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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350874685
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 382
Format : 140 x 205 mm

Au Jardin des fugitifs

Josee Kamoun (Traducteur)
Date de parution : 24/01/2019
Au crépuscule de sa vie, Royce, mécène richissime, veut renouer avec Vita, sa protégée d'autrefois. Contre toute attente, elle accepte de rompre un lourd silence de vingt ans… à condition de suivre les règles du jeu.
Des ruines de Pompéi à l'effervescence du Cap, les fantômes du passé mènent la danse de ce pas de deux, où chacun délivre les secrets enfouis qui les ont condamnés à la solitude.
Au jardin des fugitifs explore les cavités souterraines du désir et de la culpabilité avec une grâce et une subtilité magistrales. Entres les lignes de cette liaison dangereuse, Ceridwen Dovey nous interpelle : notre vie est-elle le récit que l'on s'en fait ?
EAN : 9782350874685
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 382
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • vratajczak257 Posté le 18 Avril 2019
    Au jardin des fugitifs de Ceridwen Dovey est ce que l’on peut appeler un roman épistolaire... érudit, il demande du temps, de la maturation, de l’analyse et du recul... on y parle de deux histoires de deux personnages: celle de Royce, soixante dix ans, à l’origine de ce jeu épistolaire, qui va évoquer sa vie à travers l’être aimé et celle de Vita, qui va régler ses comptes avec son pays d’origine, l’Afrique du Sud. Les lettres ne connaissent que très peu d’interactions, elles sont comme deux récits parallèles. Cela peut déstabiliser le lecteur... en outre, c’est un récit extrêmement pointu, intelligent et psychologique, qui ne laisse que peu de place pour l’empathie... on n’est pas dans le ressenti avec ces lettres factuelles, ce qui peut poser problème pour certains lecteurs... j’avoue que j’ai apprécié la langue utilisée, le travail de l’auteur, le carnet de voyage, l’histoire mais j’ai manqué l’émotion, les sentiments et la catharsis que peuvent dégager un roman. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas l’objectif de ce récit. A lire pour les amoureux de littérature ...
  • traversay Posté le 22 Février 2019
    Ceridwen Dovey doit-elle être considérée comme une romancière australienne ou sud-africaine ? Les deux puisqu'elle possède la double nationalité mais son histoire personnelle et celle, douloureuse, de son pays natal l'incitent plutôt à évoquer l'Afrique dans ses textes. On a découvert cette auteure avec son premier livre, Les liens du sang, très prenant, et après Animals la voici qui nous transporte Au jardin des fugitifs. Techniquement, il s'agit d'un roman épistolaire puisque les deux personnages principaux, qui ne se sont pas vus depuis 17 ans, communiquent par courriels : un mécène au crépuscule de sa vie et son ancienne protégée, désormais quadragénaire. L'un et l'autre vont se confier une histoire intime qui a bouleversé leur vie et s'est terminée par une mort ou une disparition. Ce qui est gênant dans Au jardin des fugitifs c'est que chacun des deux protagonistes se concentre sur son propre récit en réagissant peu ou prou à celui de son interlocuteur. Comme deux monologues qui suivent chacun leur sillon sans presque jamais se croiser et c'est évidemment frustrant. Il est question de Pompéi, d'une part, et du passé de l'Afrique du Sud, d'autre part. Ce n'est pas sans intérêt même si parfois dilué comme un... Ceridwen Dovey doit-elle être considérée comme une romancière australienne ou sud-africaine ? Les deux puisqu'elle possède la double nationalité mais son histoire personnelle et celle, douloureuse, de son pays natal l'incitent plutôt à évoquer l'Afrique dans ses textes. On a découvert cette auteure avec son premier livre, Les liens du sang, très prenant, et après Animals la voici qui nous transporte Au jardin des fugitifs. Techniquement, il s'agit d'un roman épistolaire puisque les deux personnages principaux, qui ne se sont pas vus depuis 17 ans, communiquent par courriels : un mécène au crépuscule de sa vie et son ancienne protégée, désormais quadragénaire. L'un et l'autre vont se confier une histoire intime qui a bouleversé leur vie et s'est terminée par une mort ou une disparition. Ce qui est gênant dans Au jardin des fugitifs c'est que chacun des deux protagonistes se concentre sur son propre récit en réagissant peu ou prou à celui de son interlocuteur. Comme deux monologues qui suivent chacun leur sillon sans presque jamais se croiser et c'est évidemment frustrant. Il est question de Pompéi, d'une part, et du passé de l'Afrique du Sud, d'autre part. Ce n'est pas sans intérêt même si parfois dilué comme un documentaire trop détaillé et rehaussé par le style élégant de Ceridwen Dovey bien que parfois un tantinet précieux. La honte et la culpabilité étreignent les deux personnages principaux qui l'un et l'autre ont bien du mal avec l'indifférence de l'être qu'ils ont chéri. Beaucoup de lecteurs américains de l'ouvrage ont regretté leur manque de caractère et la difficulté d'éprouver de la sympathie à leur égard. La remarque est valable mais elle n'empêche pas d'apprécier, sans enthousiasme démesuré, toutefois, ce roman où Ceridwen Dovey réécrit vraisemblablement, et en partie, son histoire personnelle.
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  • ckdkrk169 Posté le 27 Janvier 2019
    Un roman sous forme de causerie entre deux êtres qui se penchent sur leur passé. Royce, soixante dix ans, contacte Vita, une ancienne protégée avec laquelle il n’a pas échangé depuis dix-sept ans. Brisant le silence, il lui propose de reprendre contact sachant que les jours lui sont comptés. Chacun raconte sa vie, une confession qui convoque les démons du passé. Subtilement, par petites touches, l’auteure évoque leurs destins contrariés. Au travers de leurs témoignages, nous comprenons progressivement que leurs secrets se ressemblent. Royce est amoureux d’une jeune femme brillante passionnée par Pompéi. Ayant hérité d’une grosse fortune, il la met à son service afin qu’elle puisse mener tous les travaux sur le site. Vita, elle, étudie l’anthropologie et le cinéma dans une université américaine. Sud africaine de naissance, elle décide de se rendre dans la ville du Cap pour renouer avec ses origines. Ce livre brillant et érudit nous entraîne sur plusieurs continents aux côtés de deux êtres baignant dans le monde artistique : l’archéologie pour l’un et le cinéma pour l’autre. Il est aussi question de racisme et de l’apartheid pour Vita alors que Royce raconte le pouvoir irrésistible qu’un être peut exercer sur un autre. Ajoutons à ces thématiques les belles descriptions sur... Un roman sous forme de causerie entre deux êtres qui se penchent sur leur passé. Royce, soixante dix ans, contacte Vita, une ancienne protégée avec laquelle il n’a pas échangé depuis dix-sept ans. Brisant le silence, il lui propose de reprendre contact sachant que les jours lui sont comptés. Chacun raconte sa vie, une confession qui convoque les démons du passé. Subtilement, par petites touches, l’auteure évoque leurs destins contrariés. Au travers de leurs témoignages, nous comprenons progressivement que leurs secrets se ressemblent. Royce est amoureux d’une jeune femme brillante passionnée par Pompéi. Ayant hérité d’une grosse fortune, il la met à son service afin qu’elle puisse mener tous les travaux sur le site. Vita, elle, étudie l’anthropologie et le cinéma dans une université américaine. Sud africaine de naissance, elle décide de se rendre dans la ville du Cap pour renouer avec ses origines. Ce livre brillant et érudit nous entraîne sur plusieurs continents aux côtés de deux êtres baignant dans le monde artistique : l’archéologie pour l’un et le cinéma pour l’autre. Il est aussi question de racisme et de l’apartheid pour Vita alors que Royce raconte le pouvoir irrésistible qu’un être peut exercer sur un autre. Ajoutons à ces thématiques les belles descriptions sur Pompéi et son jardin des fugitifs ainsi qu’une langue riche et fluide. Une grande œuvre littéraire. Pourquoi s’en priver alors ?
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