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La Découverte
EAN : 9782707196514
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 300
Format : 135 x 220 mm

Au temps des Vikings

Alban GAUTIER (Préface), Philippe PIGNARRE (Traducteur)
Date de parution : 11/01/2018
Au temps des Vikings​ nous plonge au sein d'une civilisation fascinante, loin des clichés virils et barbares dont on l'a longtemps affublée : on découvre ici d'habiles navigateurs que le sens du commerce a menés plus loin que tout autre. Fort des plus récentes découvertes archéologiques, l'ouvrage d'Anders Winroth se lit comme une saga, rénovée et au plaisir de lecture intact.
Le temps des Vikings, de 800 à 1100, c’est ce moment de l’histoire du Moyen Âge où de farouches guerriers venus du Nord sèment la terreur dans de nombreuses villes européennes accessibles par mer ou voie fluviale. Ils pillent, s’emparent des trésors des églises et des monastères, enlèvent des habitants... Le temps des Vikings, de 800 à 1100, c’est ce moment de l’histoire du Moyen Âge où de farouches guerriers venus du Nord sèment la terreur dans de nombreuses villes européennes accessibles par mer ou voie fluviale. Ils pillent, s’emparent des trésors des églises et des monastères, enlèvent des habitants qu’ils échangent contre une rançon ou vendent comme esclaves.
On ignore néanmoins souvent que ces marchands exceptionnels ont ouvert de nouvelles voies commerciales entre le Nord, le califat arabe et l’Empire byzantin. Ils se sont installés en Russie, dans les îles Britanniques, en Irlande, en Islande et au Groenland. Ils ont développé une poésie d’un raffinement inégalé, mettant en scène les prouesses des guerriers et les aventures des dieux de leur panthéon. Mais les Vikings ne constituaient pas un peuple. Contrairement à ce que des conceptions raciales ont prétendu, il n’était pas nécessaire qu’un sang scandinave coulât dans les veines du guerrier pour qu’il soit reconnu comme un Viking.
L’auteur met à profit les plus récentes découvertes archéologiques ainsi que les récits des ambassadeurs arabes pour raconter le monde quotidien des paysans comme des seigneurs de guerre et des rois – un monde où la magie et les fantômes ont toute leur place.
Loin des barbares sanguinaires ordinairement décrits, les Vikings ont ainsi été des acteurs de premier plan au Moyen Âge, avant de disparaître avec l’évangélisation de la Scandinavie et la création des trois royaumes de Norvège, de Suède et du Danemark. 
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EAN : 9782707196514
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 300
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Dans notre imaginaire collectif, les Vikings portaient des casques à cornes, étaient sanguinaires, vénéraient des dieux terribles et abandonnaient à leurs femmes la gestion du foyer. […]
Par une lecture scrupuleuse des chroniques de l'époque, [Anders Winroth] montre que lors de premières razzias, les Vikings étaient des combattants amateurs qui compensaient leurs lacunes par leur vitesse de déplacement, ce qui leur permettait d'éviter les combats avec des armées plus équipées mais moins mobiles. Surtout, Winroth raconte que ces hommes ne faisaient pas quepiller et rapporter chez eux leur butin, il leur arrivait de s'installer.
 
Xavier de La Porte / L'Obs

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • robardet Posté le 8 Octobre 2019
    Lecture érudite et fin de préjugés sur les vikings
  • Horizon_du_plomb Posté le 19 Janvier 2019
    "Fondé sur une solide érudition, le livre fourmille de détails concrets, d'anecdotes et de petits récits - qui ne sont d'ailleurs jamais rapportés gratuitement, mais qui viennent toujours illustrer un argument, répondre à une interrogation." Si la préface d'Alban Gautier est une fine analyse, pertinente sur le livre, j'ai regretté qu'elle livre aussi les principales conclusions du livre dés le départ. "Pour commencer, les emblématiques casques ornés de cornes n'ont jamais existé, ou tout au moins pas avant la première de "L'anneau du Nibulingen" de Wagner en 1876." "Mais comme ils ont, à la différence de Charlemagne, attaqué ceux qui avaient le monopole de l'écriture, c'est ce qu'ils ont fait, eux et non pas Charlemagne, qui est resté dans l'histoire comme infamant, irrationnel et sanguinaire." Voilà assurément le genre de livre tout récent qui allie érudition et mises en scène historiques avec brio. Autant préciser dés le départ que son auteur est un des pontes mondiaux de la recherche médiévale donc je m’attendais à un bouquin assez studieux, sauf que non, l’auteur s’amuse à faire des reconstitutions historiques, traite de tous les aspects des Vikings, du chef guerrier au paysan et clairement cela marche tout en étant objectif. "De nombreux "navires de... "Fondé sur une solide érudition, le livre fourmille de détails concrets, d'anecdotes et de petits récits - qui ne sont d'ailleurs jamais rapportés gratuitement, mais qui viennent toujours illustrer un argument, répondre à une interrogation." Si la préface d'Alban Gautier est une fine analyse, pertinente sur le livre, j'ai regretté qu'elle livre aussi les principales conclusions du livre dés le départ. "Pour commencer, les emblématiques casques ornés de cornes n'ont jamais existé, ou tout au moins pas avant la première de "L'anneau du Nibulingen" de Wagner en 1876." "Mais comme ils ont, à la différence de Charlemagne, attaqué ceux qui avaient le monopole de l'écriture, c'est ce qu'ils ont fait, eux et non pas Charlemagne, qui est resté dans l'histoire comme infamant, irrationnel et sanguinaire." Voilà assurément le genre de livre tout récent qui allie érudition et mises en scène historiques avec brio. Autant préciser dés le départ que son auteur est un des pontes mondiaux de la recherche médiévale donc je m’attendais à un bouquin assez studieux, sauf que non, l’auteur s’amuse à faire des reconstitutions historiques, traite de tous les aspects des Vikings, du chef guerrier au paysan et clairement cela marche tout en étant objectif. "De nombreux "navires de pierre" ont été érigés au-dessus des tombes. Les Scandinaves ont construit ces navires symboliques pendant toute la préhistoire, à partir du Néolithique, mais nombre d'entre eux datent du temps des Vikings." L’information file parfois très vite comme les longs navires des Vikings. Avec tous ses détails, l'auteur va reconstituer la mosaïque des Vikings. C’est exactement comme en archéologie où on accumule des faits minutieusement et avec patience pour atteindre une reconstitution générale d’un site. D'ailleurs, tous ces faits diversifiés ne représentent que la complexité de la réalité que l'auteur tente de reconstituer. J’ai aimé cet aspect mais il peut en rebuter plus d’un. " De manière caractéristique, le récit en prose est une redite ultérieure et une réélaboration de ce que le poète avait dit, ce qui suggère que les auteurs des sagas en prose avaient peu ou pas d'autres informations sur les évènements dont ils faisaient le récit. C'est pour cette raison que la plupart des historiens évitent d'utiliser les sagas soi-disant historiques comme sources pour l'époque viking ; ils préfèrent reconstituer les évènements à prtir de la poésie, qui, elle, date bien de ce temps - en travaillant parallèlement aux auteurs de textes historiques du Moyen-Âge central, plutôt qu'en les suivant." Outre des cartes et de très belles illustrations, le livre est rempli de poésie (dont les kennings, ces reformulations poétiques d'un terme), on croise les inévitables "dits" et l’Edda poétique, ainsi que la légende de Beowulf. "Le mot traduit ici par "serviteur" (bjónn) ne s'appliquait à l'origine qu'aux esclaves et aux serfs. Au temps des Vikings, traiter ainsi un guerrier aurait constitué une insulte impardonnable, et un chef qui aurait qualifié ses hommes de "serviteurs" n'aurait pas bénéficié longtemps de leur loyauté. De nouveaux usages linguistiques avaient cependant gagné la Scandinavie avec le christianisme, pour lequel tous les chrétiens étaient des "serviteurs", voire des "esclaves" de Dieu. Avec ce nouveau langage, apparurent de nouvelles idées concernant les relations sociales. Le roi devint un chef désigné par Dieu et tous les autres devinrent ses serviteurs." Dans le livre, ce qui est frappant aussi, c'est le rôle intriguant de l'église chrétienne encore plus que l'influence des États de l'Europe de l'Ouest surtout quand on sait que son aura était déjà présente avant le temps des Vikings en Scandinavie. "Le commerce et les échanges étaient tombés a un niveau très bas après la chute de l'Empire romain, même s'ils avaient amorcé une reprise avant même que les premiers navires vikings n'apparaissent à la fin du VIIIème siècle. Ce redémarrage était néanmoins freiné par le manque criant de monnaie. (…) L’Europe était assoiffée d'or et d'argent ; le commerce européen avait besoin d'une injection de métaux précieux, que les Viking ont fournies. (…) Même si on ne dispose d'aucune statistique, on peut penser que les Scandinaves en exportant, entre autres, des esclaves, des fourrures et d'autres marchandises vers e califat arabe et Byzance, ont rééquilibré pour un temps le solde de la balance commerciale entre l'Europe de l'Ouest et l'Orient, mettant un point d'arrêt, voire peut-être inversant le flux d'argent et d'or qui s'échappaient de l'économie occidentale. Cet influx a renforcé le stock d'argent européen, favorisé la frappe de monnaie et donc le commerce. C'est au temps des Vikings que l'économie européenne a finalement recommencé à croître progressivement, conduisant à l'hégémonie économique, politique et culturelle de l'Europe à l'époque moderne." Au final, le livre tout en étant court est instructif, illustratif et accessible au néophyte mais on aura plus de plaisir à sa lecture si on aime l'Histoire (œuf corse de dragon) et l'archéologie en particulier. Alors que j'ai fait un tour de Scandinavie sans avoir l’occasion d’y passer, la lecture de ce livre m’a donné envie d’aller voir Gotland. "Au moyen-âge, le pouvoir devait se voir." Cette critique ne serait pas complète si l'on ne précisait pas qu'Alban Gautier donne des conseils de lecture pour le francophone à la fin du livre.
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  • Elamia Posté le 28 Avril 2018
    Cela faisait un moment que je cherchais un essai simple et facile à comprendre sur les Vikings. Ni le Que-sais-je de Pierre Bauduin ni le classique Les vikings de Régis Boyer ne semblaient remplir ces conditions. Alors, quand je suis tombée sur Au temps des vikings l'autre jour en librairie, je n'ai pas hésité une seconde. En plusieurs chapitres, Anders Winroth balaye les principales interrogations que l'on peut se poser sur les Scandinaves. de leur violence présumée à leurs conquêtes, en passant par leur statut de navigateurs émérites, jusqu'à leurs religions et leur art. En terme simples et sans se perdre dans des références interminables, il fait le portrait d'une société scandinave étonnante et complexe à plus d'un titre. Anders Winroth s'appuie sur les résultats des fouilles archéologiques pour mettre à mal les préjugés et les stéréotypes existant. Il prend pour appui des personnalités historiques, des jarls scandinaves ayant réellement existé. C'est parfois ardu de s'y retrouver parmi tous ces noms aux sonorités nordiques bien éloignés de nos patronymes français. Mais l'avantage c'est que ces personnes sont mentionnées à plusieurs reprises dans le livre et petit à petit on arrive à visualiser qui est untel et pourquoi il a marqué l'histoire. J'ai... Cela faisait un moment que je cherchais un essai simple et facile à comprendre sur les Vikings. Ni le Que-sais-je de Pierre Bauduin ni le classique Les vikings de Régis Boyer ne semblaient remplir ces conditions. Alors, quand je suis tombée sur Au temps des vikings l'autre jour en librairie, je n'ai pas hésité une seconde. En plusieurs chapitres, Anders Winroth balaye les principales interrogations que l'on peut se poser sur les Scandinaves. de leur violence présumée à leurs conquêtes, en passant par leur statut de navigateurs émérites, jusqu'à leurs religions et leur art. En terme simples et sans se perdre dans des références interminables, il fait le portrait d'une société scandinave étonnante et complexe à plus d'un titre. Anders Winroth s'appuie sur les résultats des fouilles archéologiques pour mettre à mal les préjugés et les stéréotypes existant. Il prend pour appui des personnalités historiques, des jarls scandinaves ayant réellement existé. C'est parfois ardu de s'y retrouver parmi tous ces noms aux sonorités nordiques bien éloignés de nos patronymes français. Mais l'avantage c'est que ces personnes sont mentionnées à plusieurs reprises dans le livre et petit à petit on arrive à visualiser qui est untel et pourquoi il a marqué l'histoire. J'ai noté aussi un certain parti pris de l'auteur, qui excuse presque la violence dont ont fait preuve les Vikings. Il est Suédois et doit donc voir une façon de valoriser ses ancêtres mais il y a très certainement une grosse part de vérité dans ce qu'il expose. Selon lui, Charlemagne n'était pas non plus un tendre. Tout est question de contexte, et le Moyen-Âge était une époque rude. C'est là que je me rends compte qu'avec les Vikings et les Celtes, je suis fascinée par deux civilisations païennes cataloguées de barbares. Mais tant pis, il leur reste quand même des aspects fascinants, notamment leurs mythologies. Alban Gauthier qui a rédigé préface et postface de cet ouvrage écrit très bien et ce qu'il raconte est passionnant. J'ai hâte de voir s'il va à son tour, éditer un ouvrage concluant ses recherches. Au temps des Vikings est un ouvrage honnête, rigoureux et précis, qui met à mal les préjugés en s'appuyant avant tout sur les découvertes archéologiques, et non pas uniquement sur les sagas islandaises, oeuvres plutôt fictionnelles. Il se lit très rapidement et s'avère riche d'informations.
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