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Presses de la cité
EAN : 9782258197060
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 120 x 210 mm

Autodafés

L'art de détruire les livres

Date de parution : 26/08/2021
Omerta, chasse aux sorcières et calomnie…
Qui donc organise la censure par le silence, promeut de mauvais livres par la connivence idéologique, organise la désinformation par le discrédit ?
Ce dernier demi-siècle a connu de grandes polémiques où la pensée dominante a défendu les idéologies qui lui servent de fondations : le maoïsme que Simon Leys démontait dans Les Habits neufs du président Mao (1971) ; le marxisme qu’effondrait L’Archipel du Goulag (1973) de Soljenitsyne; l’antiracisme que Paul Yonnet... Ce dernier demi-siècle a connu de grandes polémiques où la pensée dominante a défendu les idéologies qui lui servent de fondations : le maoïsme que Simon Leys démontait dans Les Habits neufs du président Mao (1971) ; le marxisme qu’effondrait L’Archipel du Goulag (1973) de Soljenitsyne; l’antiracisme que Paul Yonnet dénonçait dans Voyage au centre du malaise français (1993); l’impérialisme islamiste dont Samuel Huntington prophétisait la menace dans Le Choc des civilisations (1996); la psychanalyse que ridiculisait Le Livre noir de la psychanalyse (2005); le mythe d’un islam civilisateur de l’Occident que décomposait Aristote au mont Saint-Michel (2008) de Sylvain Gouguenheim.
Michel Onfray raconte l’histoire de ce qu’Orwell, dans 1984, nommait les « crimes par la pensée ».
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EAN : 9782258197060
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 120 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lune Posté le 11 Octobre 2021
    Des livres voudraient exister. Une omerta s’organise. La « bien-pensance » ou dite telle monte aux barricades. Il y a ceux qui sont refusés, ceux que des critiques ignorent volontairement, ceux qui sont chroniqués de telle manière qu’ils ne puissent se lire, ceux encore qui sont annoncés comme pamphlets leur ôtant ainsi toute valeur d’étude circonstanciée… Michel Onfray nous raconte quelques « cas » de cette liberté d’expression bafouée. « Le premier qui dit la vérité » suivi de « Il doit être exécuté » donne le ton du livre. D’un côté présentation du livre, des objectifs de l’auteur, de l’autre les réactions journalistiques, médias, universitaires, philosophes, historiens, etc… Successivement nous parcourons le maoïsme (Simon Leys), le marxisme et les goulags (Soljenitsyne), la France de gauche et l’antiracisme (Paul Yonnet), les civilisations et l’islamisme (Samuel Huntington), la noirceur de la psychanalyse (Collectif), l’islam à l’origine de notre civilisation (un mythe) (Sylvain Gougenheim). Une introduction et une conclusion précisent les propos et les pensées de l’auteur. Michel Onfray, dont on sait qu’il va au fond des faits, appelant la raison raisonnante, ne s’embarrasse pas de ménager qui ou quoi que ce soit si telle est son opinion qu’il estime fondée, preuves à l’appui. Les mots sont durs parfois, ils disent et dénoncent ce qui doit l’être. Ils... Des livres voudraient exister. Une omerta s’organise. La « bien-pensance » ou dite telle monte aux barricades. Il y a ceux qui sont refusés, ceux que des critiques ignorent volontairement, ceux qui sont chroniqués de telle manière qu’ils ne puissent se lire, ceux encore qui sont annoncés comme pamphlets leur ôtant ainsi toute valeur d’étude circonstanciée… Michel Onfray nous raconte quelques « cas » de cette liberté d’expression bafouée. « Le premier qui dit la vérité » suivi de « Il doit être exécuté » donne le ton du livre. D’un côté présentation du livre, des objectifs de l’auteur, de l’autre les réactions journalistiques, médias, universitaires, philosophes, historiens, etc… Successivement nous parcourons le maoïsme (Simon Leys), le marxisme et les goulags (Soljenitsyne), la France de gauche et l’antiracisme (Paul Yonnet), les civilisations et l’islamisme (Samuel Huntington), la noirceur de la psychanalyse (Collectif), l’islam à l’origine de notre civilisation (un mythe) (Sylvain Gougenheim). Une introduction et une conclusion précisent les propos et les pensées de l’auteur. Michel Onfray, dont on sait qu’il va au fond des faits, appelant la raison raisonnante, ne s’embarrasse pas de ménager qui ou quoi que ce soit si telle est son opinion qu’il estime fondée, preuves à l’appui. Les mots sont durs parfois, ils disent et dénoncent ce qui doit l’être. Ils nous obligent à nous méfier, à ne pas donner foi à une seule personne, un seul quotidien, une seule chaîne d’infos … Ne pas lancer des affirmations sans vérifications, ne pas être dupes des intérêts politiques, financiers, ego qui tentent de nous manipuler. Au-delà des ouvrages pris en exemple, le livre interpelle le lecteur. On ressent le malaise qu’ont dû éprouver les auteurs qui, après des années de recherches et de travail, ont vu leur ouvrage balayé d’un revers souvent nauséabond, une destruction concertée … Ah! Le poids des mots! Des noms sont cités et étonnent, des journaux pointés du doigt … Michel Onfray réussit, une fois de plus, à montrer et démontrer les failles d’un système et la descente aux enfers d’une civilisation, pour l’instant, en déroute.
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  • zagames Posté le 4 Octobre 2021
    Notre époque souscrit à une mythologie bien éloignée de ce que l'histoire enseigne véritablement. La presse maastrichienne est prompte à débusquer des rouges-bruns partout, surtout là où ils ne sont pas. Elle traque le fasciste, le facho ou le compagnon de route de l'extrême droite dans les moindres recoins. Mais elle ne les voit pas sous son nez, progressant chaque jour comme un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage. Nul besoin d'être grand clerc pour comprendre que le gauchisme culturel et la fachosphère de gauche constituent la matrice nihiliste de notre époque. Pour empêcher la propagation d'une pensée vraie, on peut donc l'empêcher de prendre la forme d'un livre, puis une fois le livre paru, dire qu'il est un pamphlet, ce qui dispense qu'on lui accorde une minute de son temps car, bien sûr, un pamphlet c'est très exactement l'inverse d'un ouvrage scientifique et , la science, c'est évidemment l'estampille universitaire qui en décide. Une destruction méthodique des livres.
  • Passemoilelivre Posté le 14 Septembre 2021
    Dans son style habituel, érudit, énergique, direct, efficace, qui fait du bien par son honnêteté intellectuelle, même si ses propos, dictés par une sensibilité à fleur de peau paraissent parfois excessifs, Michel Onfray dénonce une forme d’autodafés moderne qui consiste à neutraliser des ouvrages qui heurtent des idées reçues bien établies en les calomniant. Pour illustrer, ce phénomène, il analyse l’accueil fait en leur temps à cinq livres importants qui osent défier des dogmes très (trop) largement partagés, dont « l’archipel du goulag » d’Alexandre Soljenitsyne paru en 1974, pourfendu par tous les souteneurs de l’URSS et pas seulement ! Chaque examen est fait selon deux items abondamment illustrés : « Le premier qui dit la vérité….. » et « Il doit être exécuté... ». L’auteur nous livre là un bel essai qui alimente la réflexion sur la fragilité de certitudes maquillées en vérités prétendues immuables et qui ne le sont pas !
  • PatriceG Posté le 4 Septembre 2021
    Michel Onfray a raison sur un point : avant de faire la critique des autres, faisons notre autocritique, et comme en général "tu vois la paille qui est dans l'oeil de ton frère et que tu ne vois pas la poutre que tu as a dans ton oeil..", il convient de s'en prévaloir dans tout examen de conscience ou dans tout rapport sociétal !.. On n'ira pas couler les cloches pour récupérer du bronze.. Le chapitre qui m'a évidemment le plus intéressé dans son centième et quelques livres est celui consacré à Soljenitsyne. C'est suffisamment rare pour être signalé que notre docte philosophe daigne enfin s'intéresser à la chose russe après cent et quelques livres ! Oui il y a asymétrie dans la perception des effets de l'idéologie selon que l'on mette le curseur sur le national socialisme ou sur le communisme soviétique, puisqu'il y a eu Nuremberg et que jusqu'à ce jour, il n'y a pas eu de procès des bolcheviks. A part le déboulonnage de quelques statues érigées à leur gloire, dans un pays où le culte de la personnalité fut aboli par Lénine qui relève plus de la forte anecdote ici, Onfray a raison de dire cela ;... Michel Onfray a raison sur un point : avant de faire la critique des autres, faisons notre autocritique, et comme en général "tu vois la paille qui est dans l'oeil de ton frère et que tu ne vois pas la poutre que tu as a dans ton oeil..", il convient de s'en prévaloir dans tout examen de conscience ou dans tout rapport sociétal !.. On n'ira pas couler les cloches pour récupérer du bronze.. Le chapitre qui m'a évidemment le plus intéressé dans son centième et quelques livres est celui consacré à Soljenitsyne. C'est suffisamment rare pour être signalé que notre docte philosophe daigne enfin s'intéresser à la chose russe après cent et quelques livres ! Oui il y a asymétrie dans la perception des effets de l'idéologie selon que l'on mette le curseur sur le national socialisme ou sur le communisme soviétique, puisqu'il y a eu Nuremberg et que jusqu'à ce jour, il n'y a pas eu de procès des bolcheviks. A part le déboulonnage de quelques statues érigées à leur gloire, dans un pays où le culte de la personnalité fut aboli par Lénine qui relève plus de la forte anecdote ici, Onfray a raison de dire cela ; mais ce n'est pas nouveau, il pourrait même rafraîchir ses notes en disant que la nouvelle Douma s'apprête à remettre le couvert d'une saucée de communistes à la docte Assemblée pour participer à un subtil équilibre démocratique dans l'autocratie de Poutine, ça ne mange pas de pain. Ca ne fera probablement que quelques dizaines de députés communistes moins qu'une centaine et quelques il y a peu, qui correspondent en fait autant à l'usure du temps qu'à une volonté farouche du Kremlin de maintenir cette représentation affligeante. Onfray pourrait même ajouter que sur le temps long; idée qui plaît au philosophe, son centième et quelques livres vaincra bien l'idée selon laquelle ce n'est pas le premier à l'avoir dit ..
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