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EAN : 9782221250525
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 122 x 182 mm
Avec vue sur l'Arno - Édition collector - Tirage limité
Charles Mauron (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 05/11/2020
Éditeurs :
Robert Laffont

Avec vue sur l'Arno - Édition collector - Tirage limité

Charles Mauron (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 05/11/2020
« D’un pas alerte ils avancèrent dans le taillis de plus en plus épais. Le bord du promontoire était maintenant tout proche et l’ample paysage rôdait à leur entour, mais morcelé par le réseau brun des branchages. Sans oublier un instant son cigare, il gardait courbés pour elle les rameaux flexibles. Elle jouissait de son évasion hors de la grisaille : nul pas, nulle branche, ne lui demeuraient indifférents. »

Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle...

Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson...

Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson et son fils George, également pensionnaires, ont l’impertinence de proposer leurs propres chambres qui, elles, donnent sur l’Arno. Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n’est pas grand…
Avec finesse et humour, E. M. Forster livre ici une délicieuse satire des préjugés et convenances qui contraignent les affinités naturelles. Au monde terne et étriqué de la bienséance, côté cour, s’oppose l’évasion promise par cette fameuse vue. Le récit du combat intérieur que mène Lucy pour affirmer ses désirs est une ode délicate et sensible à la liberté.

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EAN : 9782221250525
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Taraxacum Posté le 11 Avril 2022
    Quel chef d'œuvre que ce roman ! Débutant à Florence, il conte le destin de Lucy qui se débat entre les traditions et son destin tout tracé et ses désirs inavoués d'un monde différent, plus libre. De très beaux portraits de personnages, avec des pointes d'humour discret, le tout avec une superbe plume.
  • Splash18 Posté le 3 Mars 2022
    Avec vue sur l’Arno se déroule entre l’Italie et l’Angleterre et nous raconte l’histoire de Lucy, jeune femme qui va, au fil des pages s’émanciper un peu plus, écoutant ses envies et son cœur. La jeune fille s’ouvre sur un monde nouveau et à la pièce fermée et austère habitée par un de ses prétendants s’oppose la vue sur l’Arno et un avenir radieux que lui propose l’autre. Si le début du roman est un peu abrupt, de par le fait que l’action commence in medias res, la suite est très prenante et Avec vue sur l’Arno se lit avec beaucoup de facilité. L’évolution du personnage de Lucy nous a particulièrement marquée et c’est ce qui est ici bien évidemment au centre de l’ouvrage. Il nous a semblé qu’elle aurait aussi bien pu être une héroïne austinienne, [masquer] rêvant d’un homme qui lui « est apparu un instant comme un personnage de livre » après avoir été au centre d’une scène romantique au milieu d’un champ de violettes qui nous a, pour notre part, rappelée la rencontre de Marianne et Willoughby dans Raison et Sentiments, la pluie en moins. [/masquer]
  • Felina Posté le 21 Septembre 2021
    E. M. Forster de son nom complet Edward Morgan Forster, est un célèbre auteur anglais. Il est notamment connu pour son roman « Howards end » ou encore « Maurice » qui fut édité à titre posthume selon la demande de l'auteur, son thème principal étant l'homosexualité. Les romans d'E. M. Forster ont atteint le grand public surtout par le biais du cinéma. Miss Honeychurch est en voyage à Florence en Italie, sous le chaperonnage de la cousine de sa mère, Miss Bartlett. Alors qu'elles arrivent à la pension de famille où elles doivent loger, elles n'ont pas la chambre escomptée donnant sur l'Arno. Les occupants, M. Emerson et son fils Georges, leur proposent d'échanger. C'est ainsi que les Emerson entre dans la vie de Lucy. E. M. Forster se fait un plaisir de jouer avec les codes sociaux et de s'en amuser. La cousine Miss Bartlett, en est un bel exemple. Lucy est une jeune femme moderne, que le carcan de la société et des convenances étouffent. Elle a ses propres aspirations, mais lutte avec cœur pour rentrer dans le moule. Chose qui n'est pas si facile que cela en a l'air. L'auteur marque d'ailleurs nettement la différence de... E. M. Forster de son nom complet Edward Morgan Forster, est un célèbre auteur anglais. Il est notamment connu pour son roman « Howards end » ou encore « Maurice » qui fut édité à titre posthume selon la demande de l'auteur, son thème principal étant l'homosexualité. Les romans d'E. M. Forster ont atteint le grand public surtout par le biais du cinéma. Miss Honeychurch est en voyage à Florence en Italie, sous le chaperonnage de la cousine de sa mère, Miss Bartlett. Alors qu'elles arrivent à la pension de famille où elles doivent loger, elles n'ont pas la chambre escomptée donnant sur l'Arno. Les occupants, M. Emerson et son fils Georges, leur proposent d'échanger. C'est ainsi que les Emerson entre dans la vie de Lucy. E. M. Forster se fait un plaisir de jouer avec les codes sociaux et de s'en amuser. La cousine Miss Bartlett, en est un bel exemple. Lucy est une jeune femme moderne, que le carcan de la société et des convenances étouffent. Elle a ses propres aspirations, mais lutte avec cœur pour rentrer dans le moule. Chose qui n'est pas si facile que cela en a l'air. L'auteur marque d'ailleurs nettement la différence de statut entre hommes et femmes. Georges est le pendant de cette jeune femme. C'est un esprit libre, élevé dans une famille à la vision plus moderne, mais de conditions plus modestes. D'ailleurs, son père est un journaliste à la retraite. Le poids des conventions est le thème central de ce récit. Beaucoup parle de l'humour de l'auteur, mais le lecteur ne le ressentira pas au sens large du terme. C'est un humour anglais, feutré. Il faut sourire avec sobriété, le mouchoir sur les lèvres. La seule scène qui aurait mérité une plus grande mise en valeur, arrive sans prévenir, et se termine aussi vite qu'elle a commencé. Elle est la source de tout, et en même temps le lecteur se demande si il a vraiment lu ce qu'il a lu. Du coup, il relit une seconde fois la page pour être sûr.
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  • mfrance Posté le 5 Septembre 2021
    Quel épouvantable casse-tête pour une mère que de marier sa fille ! Que ce soit au début du XIXè siècle pour Jane Austen ou cent ans plus tard à celui du XXè pour EM Forster, le problème demeure aussi insurmontable ! Oui, mais il faut dire que la reine Victoria est passée par là et que durant son très long, trop long règne, il n'a guère été permis à la société anglaise de s'émanciper ! Donc après Jane Austen, EM Forster reprend peu ou prou les mêmes recettes qui ont fait le succès de Orgueil et préjugés, à savoir l'angoisse d'une mère de la bonne bourgeoisie campagnarde anglaise souhaitant bien marier sa fille et les atermoiements de cette dernière face à son destin. le lecteur peut alors constater que les mentalités de cette société n'ont guère évolué durant ce siècle écoulé ! Mais si Lucy n'a pas comme Elizabeth Bennet la chance d'avoir une armée de soeurs autour d'elle pour lui permettre de prendre conscience de qui elle est vraiment, elle a, quant à elle, accompli un voyage à Florence qui va peu à peu lui dessiller les yeux, lui permettre d'entrevoir la spontanéité italienne et donc remettre en cause la valeur... Quel épouvantable casse-tête pour une mère que de marier sa fille ! Que ce soit au début du XIXè siècle pour Jane Austen ou cent ans plus tard à celui du XXè pour EM Forster, le problème demeure aussi insurmontable ! Oui, mais il faut dire que la reine Victoria est passée par là et que durant son très long, trop long règne, il n'a guère été permis à la société anglaise de s'émanciper ! Donc après Jane Austen, EM Forster reprend peu ou prou les mêmes recettes qui ont fait le succès de Orgueil et préjugés, à savoir l'angoisse d'une mère de la bonne bourgeoisie campagnarde anglaise souhaitant bien marier sa fille et les atermoiements de cette dernière face à son destin. le lecteur peut alors constater que les mentalités de cette société n'ont guère évolué durant ce siècle écoulé ! Mais si Lucy n'a pas comme Elizabeth Bennet la chance d'avoir une armée de soeurs autour d'elle pour lui permettre de prendre conscience de qui elle est vraiment, elle a, quant à elle, accompli un voyage à Florence qui va peu à peu lui dessiller les yeux, lui permettre d'entrevoir la spontanéité italienne et donc remettre en cause la valeur du carcan social dans lequel son éducation l'a enfermé. En l'occurrence, la rencontre des Emerson père et fils, qui vont lui offrir la vue sur l'Arno et bien d'autres choses encore, sera déterminante ! Cette prise de conscience va-t-elle lui permettre d'échapper à la voie tracée d'avance à laquelle elle se trouvait condamnée ? Ce roman griffe avec humour et férocité la société étriquée de la campagne anglaise et épingle avec acuité leurs travers plus ou moins amusants, en offrant de réjouissants portraits des différents spécimens esquissés, entre autres : la gémissante vieille fille à chichi, chaperonnant sa jeune cousine en veillant à ce que les convenances, ou ce qu'elle juge telles, soient scrupuleusement respectées ! la lady, fausse intellectuelle se prenant pour un écrivain, saoulant les autres de ses bavardages futiles, le clergyman pontifiant et imbu de son savoir .... et bien d'autres Dommage que le style parfois empesé et ampoulé de l'auteur (ou est-ce dû à la traduction ?) gâche le plaisir de cette immersion très humoristique dans cette société compassée, si rigoureusement corsetée et tellement formatée de ce début du 20è siècle, dans laquelle l'auteur secoue joyeusement le cocotier !
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  • katell Posté le 14 Juillet 2021
    Une jeune anglaise, Lucy Honeychurch, séjourne à Florence en compagnie de son chaperon et cousine Miss Charlotte Bartlett. Comme toute jeune fille de bonne famille, et de la bonne société, Lucy voyage et visite l'Italie, en l'occurrence Florence, guide Baedeker en main pour être sûre de ne pas s'égarer. Elles ont réservé une chambre avec vue dans une pension recommandée par les touristes anglais et sont très désappointées quand elles constatent qu'elles n'auront pas vue sur l'Arno. Un homme et son fils, Mr Emerson et George, cèdent leurs chambres à Lucy et Charlotte. Ces dernières s'aperçoivent, très vite, que les deux hommes sont mis à l'écart par les anglais de la pension : MM Emerson et fils ne sont pas convenables. L'Angleterre sous règne d'Edouard VII est puritaine, dans la continuité des règnes précédents. Pourtant, le monde change à grands pas en ce début du XXème siècle. Lucy se retrouve confrontée aux préjugés de classe et moraux de la « bonne société » anglaise, même à l'étranger, et découvre, également, combien la vision de l'autre est étriquée et remplie d'a priori défavorable. L'auteur, E.M. Forster, emmène son lecteur dans un chassé-croisé amoureux entre Lucy et George, attirés l'un par l'autre sans vouloir se l'avouer.... Une jeune anglaise, Lucy Honeychurch, séjourne à Florence en compagnie de son chaperon et cousine Miss Charlotte Bartlett. Comme toute jeune fille de bonne famille, et de la bonne société, Lucy voyage et visite l'Italie, en l'occurrence Florence, guide Baedeker en main pour être sûre de ne pas s'égarer. Elles ont réservé une chambre avec vue dans une pension recommandée par les touristes anglais et sont très désappointées quand elles constatent qu'elles n'auront pas vue sur l'Arno. Un homme et son fils, Mr Emerson et George, cèdent leurs chambres à Lucy et Charlotte. Ces dernières s'aperçoivent, très vite, que les deux hommes sont mis à l'écart par les anglais de la pension : MM Emerson et fils ne sont pas convenables. L'Angleterre sous règne d'Edouard VII est puritaine, dans la continuité des règnes précédents. Pourtant, le monde change à grands pas en ce début du XXème siècle. Lucy se retrouve confrontée aux préjugés de classe et moraux de la « bonne société » anglaise, même à l'étranger, et découvre, également, combien la vision de l'autre est étriquée et remplie d'a priori défavorable. L'auteur, E.M. Forster, emmène son lecteur dans un chassé-croisé amoureux entre Lucy et George, attirés l'un par l'autre sans vouloir se l'avouer. La jeune fille n'aspire qu'à prendre son envol, l'audace lui manque encore, pétrie de préjugés qu'elle sait être des oeillères, qu'à rencontrer l'inattendu, l'extraordinaire et le sublime. Le jeune homme a été élevé dans l'athéisme et une liberté de pensée faisant de lui un « bohême » attirant et intriguant. Lors d'une sortie commune avec les pensionnaires de la pension Bertolini, ils échangent un baiser au milieu des violettes de Fierone, scène extraordinaire et sublime. La conséquence de cette délicieuse folie sera la fuite de Lucy à Rome pour rejoindre la famille de Cecil Vyse. Peut-on réellement oublier un baiser passionné parmi les violettes de Fierone ? De retour en Angleterre, Lucy choisira de se fiancer au distant et froide Cecil Vyse pour oublier ses aspirations de jeune femme désirant s'émanciper. Or, l'émotion amoureuse de Florence revient frapper à la porte de Lucy quand elle apprend que les Emerson et fils ont loué un cottage non loin de chez ses parents. Le voyage initiatique de Lucy s'achèvera-t-il sur une note agréable ? Je n'en dirai pas plus sinon que la chute est surprenante. « Avec vue sur l'Arno » est une romance, de prime abord gentillette, qui s'avère être une critique, subtile et mordante, de la société anglaise sous le règne d'Edouard VII : à petits coups de dents, le carcan de préjugés de la bonne société est battu en brèche, ses travers mis en lumière, le mépris de Cecil envers les femmes est insupportable, et pas seulement parce que je suis une femme bénéficiaire de tous les combats féministes des années 70/80, tout en étant, hélas, conforme à l'époque. Les prémices du mouvement des Suffragettes sont présents en filigrane, motivant les écarts de Lucy, d'abord avec le guide Baedeker puis avec les convenances. J'ai apprécié le regard de l'auteur sur ses personnages : il s'en moque gentiment ou pas, selon le caractère de ces derniers, il les fait se remémorer peintures classiques, poèmes ou tragédies shakespeariennes, il les embarque dans des égarements artistiques ou dans des situations cocasses. J'ai suivi leur pérégrinations avec plaisir, je me suis posée à leurs côtés devant les tableaux de maîtres de la Renaissance italienne, devant l'architecture magnifique florentine ou les paysages d'un printemps méditerranéen inspirant. Une petite voix susurrait, discrètement, celle de Mr Emerson père, que tout ce beau monde, pétri de certitudes, n'aimait pas réellement son prochain donc en était d'autant plus intransigeant avec lui. Un roman qui peint, avec humour, une Angleterre « moyenâgeuse » dont les indécrottables préjugés deviennent ridicules sous la belle lumière italienne. La Renaissance des idées a toujours un accent italien pour les voyageurs du nord de l'Europe. Traduit de l'italien par Charles Mauron
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