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Presses de la cité
EAN : 9782258064768
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 168
Format : 140 x 225 mm

Betty

Date de parution : 04/03/2004

Pour fuir la réalité, Betty boit. Ce qui a fait dire à l'un de ses amants qu'elle finirait à l'asile. Ou à la morgue...

Lorsque Betty, ivre morte, échoue une nuit au « Trou », chez Mario, amenée là par un client qui l'a cueillie dans un bar des Champs-Elysées, elle vient d'être chassée de chez elle, où elle vivait, dans l'immeuble de sa belle-famille, avec son mari et ses deux enfants. Elle a...

Lorsque Betty, ivre morte, échoue une nuit au « Trou », chez Mario, amenée là par un client qui l'a cueillie dans un bar des Champs-Elysées, elle vient d'être chassée de chez elle, où elle vivait, dans l'immeuble de sa belle-famille, avec son mari et ses deux enfants. Elle a dû renoncer à tout droit sur ceux-ci, moyennant une rente qui lui sera versée. Tel est le résultat de son inconduite devenue scandaleuse. Recueillie par l'ami de Mario, Laure, qui l'héberge dans l'hôtel où elle habite, Betty va connaître, pour la durée de quelques jours, un milieu tout nouveau : la clientèle des « tordus » qui fréquente le bar -restaurant de Mario, la calme assurance de ce dernier, bon bougre qui impressionne la jeune femme, le dévouement efficace de Laure à qui Betty révèle, par bribes et morceaux, sa vie passée... Dans la série des " romans durs " de Georges Simenon, Betty est l'un des plus âpres, des plus noirs. Cette oeuvre magistrale a fait l'objet d'une adaptation cinématographique elle aussi remarquable. A coup sûr le chef-d'oeuvre de Claude Chabrol. Et indiscutablement le plus grand rôle de Marie Trintignant, qui y signait une prestation bouleversante.

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EAN : 9782258064768
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 168
Format : 140 x 225 mm
Presses de la cité

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ArnoT Posté le 1 Décembre 2019
    Comme dans tous les romans de Simenon, l'atmosphère, la composition des personnages, qu'ils soient de premier plan ou fugitifs, sont plus importants que l'intrigue. Simenon n'est jamais aussi inspiré et à l'aise que dans la description d'une rue sous la pluie, d'une scène de café, d'une chambre ou d'un paysage. Cette facilité apparente se retrouve aussi dans la description psychologique de ses personnages : leur tourment, leur lâcheté, leur joie et leur souffrance. Ces hommes et ces femmes sont rarement sereins, franchement innocents ou coupables. Ils sont troubles. Simenon l'était lui-même.
  • LesLecturesDeRudy Posté le 25 Août 2018
    Simenon a un talent immense pour dépeindre les portraits, d' êtres humains avec leurs souffrances, leurs forces, leurs faiblesses et ce avec peu de mots à l'économie. Ainsi Betty ayant perdu ses enfants, son mari, son honneur, perdue pour toujours à moins que la vie ne lui donne un nouvel espoir quel qu'en soit le prix à payer . On ressent un certain malaise à la lecture de ce roman . Cette femme qui évolue à la manière d'un funambule sur son fil sans qu'on sache si au final elle conservera son équilibre a quelque chose de cauchemardesque. Comme souvent chez Simenon on assiste à une lente descende aux enfers d'un personnage . Un très grand roman et un magnifique portrait de femme .
  • jimpee Posté le 17 Juin 2013
    Le roman commence par l’arrivée de Betty au Trou, un bar de Versailles, où elle a suivi un homme qu’elle a levé vers les Champs. C’est juste une femme saoule qui semble être un peu pute et qui termine la soirée hurlante et malade. Elle est recueillie par Laure, plus âgée, qui l’héberge à l’hôtel, la soigne, lui raconte les « tordus » qui hante le Trou et lui fait raconter sa vie. Betty vient d’être chassée de chez elle après avoir été surprise avec son amant ; d’abord sans âge, on découvre qu’il s’agit d’une jeune femme, mariée à un grand bourgeois. La jeune femme se noie dans l’alcool, mais cette volonté de destruction remonte à plus loin. Le personnage raconte sa soumission aux hommes et son besoin de s’avilir qui remontent à son enfance. Elle profite des quelques jours où Laure s’occupe d’elle pour lui piquer Mario, le patron du Trou. C’est le premier Simenon que je lis où les personnages ne sont pas passifs devant leur destin, sont conscients de leurs actes et de leurs causes. Il fait aussi clairement allusion à la psychanalyse justifiée par le souvenir d’un ancien amant de Betty. Ce livre offre aussi un terrible portrait... Le roman commence par l’arrivée de Betty au Trou, un bar de Versailles, où elle a suivi un homme qu’elle a levé vers les Champs. C’est juste une femme saoule qui semble être un peu pute et qui termine la soirée hurlante et malade. Elle est recueillie par Laure, plus âgée, qui l’héberge à l’hôtel, la soigne, lui raconte les « tordus » qui hante le Trou et lui fait raconter sa vie. Betty vient d’être chassée de chez elle après avoir été surprise avec son amant ; d’abord sans âge, on découvre qu’il s’agit d’une jeune femme, mariée à un grand bourgeois. La jeune femme se noie dans l’alcool, mais cette volonté de destruction remonte à plus loin. Le personnage raconte sa soumission aux hommes et son besoin de s’avilir qui remontent à son enfance. Elle profite des quelques jours où Laure s’occupe d’elle pour lui piquer Mario, le patron du Trou. C’est le premier Simenon que je lis où les personnages ne sont pas passifs devant leur destin, sont conscients de leurs actes et de leurs causes. Il fait aussi clairement allusion à la psychanalyse justifiée par le souvenir d’un ancien amant de Betty. Ce livre offre aussi un terrible portrait de deux femmes. Betty cherche à se punir mais reste pleine de vie et décide en pleine conscience de ce qu’elle veut ; Laure, veuve qui ne supporte pas la solitude et dont la sollicitude est un peu équivoque : est-ce par bonté d’âme ou pour collectionner un nouveau ragot, une nouvelle déchéance ?
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