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L'Archipel
EAN : 9782809823578
Façonnage normé : BROCHE
Format : 141 x 226 mm

Bob Dylan et le rôdeur de minuit

Collection : Roman & évasion
Date de parution : 07/02/2018
En délicatesse avec sa maison de disques, Bob Dylan reçoit en 1962 le soutien du « man in black » : le légendaire Johnny Cash. Leur amitié devient le roman de l'Amérique.
Dès la sortie de son premier album, Bob Dylan peut compter sur un soutien de poids au sein de sa maison de disques : celui du chanteur Johnny Cash, alors au faîte de sa carrière, qui voit en lui le continuateur d’une folk music en péril.Devenus amis, les deux hommes... Dès la sortie de son premier album, Bob Dylan peut compter sur un soutien de poids au sein de sa maison de disques : celui du chanteur Johnny Cash, alors au faîte de sa carrière, qui voit en lui le continuateur d’une folk music en péril.Devenus amis, les deux hommes entament une correspondance. En marge d’une décennie tragique – celle de la guerre du Vietnam, des assassinats de JFK et Martin Luther King –, ces lettres suivent la vie chaotique de deux monstres sacrés de la culture populaire, reflétant leurs coups de génie... et leurs coups de blues.De Nashville à Saigon et de Newport à Paris, on suit les compères chez les moonshiners, ces fabricants d’alcool clandestin. On assiste au mythique concert de Cash à la prison de Folsom, en 1968. Et l’on croise une Marilyn Monroe défoncée à la benzédrine, un Richard Nixon gravement offensé, un Alice Cooper superbe et généreux, un Kris Kristofferson en homme de ménage dans les studios Columbia.En filigrane, Michel Embareck et son double – le vieil animateur de radio connu sous le nom de « Rôdeur de minuit » – revisitent avec verve l’histoire américaine, de la lutte sanglante pour les droits civiques jusqu’à l’élection d’Obama.
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EAN : 9782809823578
Façonnage normé : BROCHE
Format : 141 x 226 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • FelicieAussi Posté le 22 Mai 2018
    Aujourd’hui c’est « MiuZique ». Tu ne le sais pas encore mais la mélodie prend aussi une bonne place dans ma vie. Toujours du son dans la barque, très éclectique, mais il y a des bases, si tu vois ce que je veux dire.. Alors quand l’Archipel a proposé ce livre en service presse, j’ai été tout de suite très tentée et j’ai eu la chance d’être sélectionnée. Mais je le dis de suite.. j’ai été à demi déçue. Oui, ça arrive. Et pour le coup, c’est de ma faute. Le titre accrocheur parle de Bob Dylan et le rôdeur de minuit, un célèbre animateur radio. Le résumé et le bandeau rouge laissent apparaitre un non moins célèbre Johnny Cash. Du lourd encore. Mais c’est sans compter sur ma précipitation à le lire, je n’ai pas vu qu’il s’agissait d’un roman et non pas d’une biographie. Qu’à cela ne tienne, j’ai un livre à lire. Dans ce roman, Michel Embareck racontera une partie de l’histoire de la musique folk, du point de vue de ses deux stars du rock américain des années 60/70 et après.. C’est à la veille de se faire virer de sa maison de disques, que Bob Dylan fait... Aujourd’hui c’est « MiuZique ». Tu ne le sais pas encore mais la mélodie prend aussi une bonne place dans ma vie. Toujours du son dans la barque, très éclectique, mais il y a des bases, si tu vois ce que je veux dire.. Alors quand l’Archipel a proposé ce livre en service presse, j’ai été tout de suite très tentée et j’ai eu la chance d’être sélectionnée. Mais je le dis de suite.. j’ai été à demi déçue. Oui, ça arrive. Et pour le coup, c’est de ma faute. Le titre accrocheur parle de Bob Dylan et le rôdeur de minuit, un célèbre animateur radio. Le résumé et le bandeau rouge laissent apparaitre un non moins célèbre Johnny Cash. Du lourd encore. Mais c’est sans compter sur ma précipitation à le lire, je n’ai pas vu qu’il s’agissait d’un roman et non pas d’une biographie. Qu’à cela ne tienne, j’ai un livre à lire. Dans ce roman, Michel Embareck racontera une partie de l’histoire de la musique folk, du point de vue de ses deux stars du rock américain des années 60/70 et après.. C’est à la veille de se faire virer de sa maison de disques, que Bob Dylan fait l’heureuse rencontre avec celui qui deviendra comme un mentor, Johnny Cash. Ce dernier croit en lui et en naitra une profonde amitié. Nous partirons en balade au milieu d’un savant mélange d’anecdotes musicales, de tranches de vie, d’amour, de concerts, de bouteilles d’alcool, de jalousies et rivalités entre stars de l’époque, de bagarres, de différents politiques, de souvenirs de guerre du Vietnam… On y découvre un Bob Dylan très sensible, qui ne se rend pas bien compte de son talent, très loin de ces effets marketing qui commencent à pointer le bout du nez, qui ne comprend pas la folie de ses compères anglais, les Beatles, qui aime sa tranquillité et ses pinceaux ! Mais on en apprend surtout sur un Johnny Cash, beaucoup moins calme, une réputation de fonceur et qui n’en n’est pas à son premier coup de gueule, et quelle grande gueule ! Derrière un incroyable talent, ses frasques font souvent rager.. Après lecture il s’avère que le livre est principalement acté sur Johnny Cash et c’est un de mes petits regrets par rapport à l’accroche qui m’a fait vouloir se livre. Au milieu de ces anecdotes, il y a le coté épistolaire qui m’a vraiment plu, peut être ce qui m’a le plus plu. Ces correspondances amicales, limite fraternelles entre Bob D. et Johnny C.. De l’admiration de la part du plus jeune, de l’estime et du soutien de la part de l’autre, les confidences se font de plus en plus intimes entre ces deux là. Je ne vais pas lire les retours de lecteurs.trices avant ma propre lecture, j’aime bien mieux me faire mon propre avis. Ne pouvant difficilement discuter avec l’auteur une fois le roman fini, je suis donc allée piocher une interview qu’il a fait pour la sortie de ce livre. Et c’est là que j’ai appris que les correspondances du roman étaient fictives.. O déception.. Mais ces lettres – même introuvables aujourd’hui, ont réellement existé et finalement, les faire ‘revivre’ de cette manière enrichi parfaitement l’histoire. Le livre se terminera sur le dernier concert de Johnny Cash, en 2003. Une belle façon de tirer sa révérence avant d’aller mettre un peu d’ambiance là haut dans les étoiles.. En bref, bien que ce roman soit fictif sur un partie qui m’avait beaucoup plu, j’ai vraiment aimé me perdre dans l’histoire de ces deux monstres du Folk. Il est bien évident que je recommande ce livre à tous les amoureux de bonne musique, la vraie.. ainsi que l’écoute de leurs albums respectifs, why not ! Je remercie infiniment Mylène et les Éditions Archipel pour ce très bel envoi !
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  • Cheznousonlit Posté le 17 Mai 2018
    Un livre empruntant les voix (et quelles voix!) de Bob Dylan et de Johnny Cash et je n'en avais pas entendu parler? Fan absolu de l'Homme en Noir et admirateur du Prix Nobel de Littérature de l'année dernière, je me suis rué sur ce roman, écrit par un critique rock deja romancier pour un "Jim Morrison et le diable boiteux" paru en 2016. Une belle édition (@editions_archipel) que je ne connaissais pas et deux de mes héros rock absolu! Embareck imagine une correspondance entre Johnny et Bob débutant au moment où Columbia hésite à renouveler son contrat avec Dylan. Puis le roman déroule ses doubles croches, notes harmonieuses et dissonances sur plus de 20 ans d'amitié et de brouilles, de chansons et collaborations mythiques, sur fond de Vietnam, mort de JFK ou de Luther King... l'Amérique et ses grands chantres et poètes. Le tout est raconté par le prisme d'un DJ à la retraite qui doit préparer une conférence dans la bibliothèque de sa ville: le fameux Midnight Rambler. Le style est percutant et rock mais les échanges épistolaires m'ont un peu déçu car le style ne variait que trop peu entre les 2 chanteurs (qui écrivent quand même fichtrement bien...). A découvrir pour... Un livre empruntant les voix (et quelles voix!) de Bob Dylan et de Johnny Cash et je n'en avais pas entendu parler? Fan absolu de l'Homme en Noir et admirateur du Prix Nobel de Littérature de l'année dernière, je me suis rué sur ce roman, écrit par un critique rock deja romancier pour un "Jim Morrison et le diable boiteux" paru en 2016. Une belle édition (@editions_archipel) que je ne connaissais pas et deux de mes héros rock absolu! Embareck imagine une correspondance entre Johnny et Bob débutant au moment où Columbia hésite à renouveler son contrat avec Dylan. Puis le roman déroule ses doubles croches, notes harmonieuses et dissonances sur plus de 20 ans d'amitié et de brouilles, de chansons et collaborations mythiques, sur fond de Vietnam, mort de JFK ou de Luther King... l'Amérique et ses grands chantres et poètes. Le tout est raconté par le prisme d'un DJ à la retraite qui doit préparer une conférence dans la bibliothèque de sa ville: le fameux Midnight Rambler. Le style est percutant et rock mais les échanges épistolaires m'ont un peu déçu car le style ne variait que trop peu entre les 2 chanteurs (qui écrivent quand même fichtrement bien...). A découvrir pour ceux qui ne connaissent pas encore ces deux montres sacrés et à lire pour ceux qui veulent retrouver littéralement l'univers de Johnny Cash et Bob Dylan! .
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  • viou03 Posté le 5 Mars 2018
    Un roman mêlant différents genres : épistolaire, histoire romancé et un peu de documentaire. Michel Embareck alias le rôdeur de minuit , animateur de radio, nous narrent l'histoire de l'amitié de Bob Dylan et Johnny Cash. Le roman n'est pas un documentaire car comme le dit l'auteur : il n'a pas relu les biographies des deux hommes avant d'écrire ce roman. Il s'est servi de ses souvenirs. La narration se compose de lettres échangées entre Bob Dylan et Johnny Cash. Elles sont entrecoupées de moments de vie, de réflexions, de l'animateur radio. On a aussi une alternance passé/présent . A travers le récit de l'amitié de Bob Dylan et Johnny Cash, l'auteur nous décrit la carrière des deux hommes et aussi toute le contexte musicale de l'époque ainsi que le contexte politique : assassinat de JFK, Martin Luther King, la guerre du Viêt-Nam ... Un roman riche par son contexte intimiste autour des deux personnages principaux mais aussi par la description de contexte musicale et politique de l'époque. Le tout entrecoupé de réflexion de l'auteur sur notre époque.
  • paulmaugendre Posté le 28 Février 2018
    Les vieux, c’est comme les nourrissons, il faut préciser les mois en rabiot. A quatre-vingt cinq ans et huit mois, Walker Simmons, dit le Rôdeur de minuit, revient sur sa longue carrière d’animateur de radio de nuit. Trois soirs par semaine, six heures de rang à passer les disques (et pas n’importe lesquels), à recevoir les appels téléphoniques et converser avec les auditeurs, sans oublier de balancer les réclames gagne-pain de la station KCIJ/1050, la radio de Shreveport (Louisiane) qui drainait jusqu’à plus de deux cents milles à la ronde. Comme cela ne lui suffisait pas pour remplir sa gamelle, il était également taxi le jour. Mais la radio, c’était sa passion : La radio, les radios, je pourrais en parler des heures, même si aujourd’hui tout le monde s’en tamponne le coquillard avec une patte d’alligator femelle. La radio nécessite concentration et imagination. La radio parle à l’oreille. La télé, elle, te gave par les yeux. Pas étonnant que tant de gamins deviennent obèses. Walker Simmons en a connu des chanteurs, il les revoie même en rêve, de ceux qui ont fait les beaux jours du blues, de la country, du jazz, de la musique, de la vraie. Et quand la... Les vieux, c’est comme les nourrissons, il faut préciser les mois en rabiot. A quatre-vingt cinq ans et huit mois, Walker Simmons, dit le Rôdeur de minuit, revient sur sa longue carrière d’animateur de radio de nuit. Trois soirs par semaine, six heures de rang à passer les disques (et pas n’importe lesquels), à recevoir les appels téléphoniques et converser avec les auditeurs, sans oublier de balancer les réclames gagne-pain de la station KCIJ/1050, la radio de Shreveport (Louisiane) qui drainait jusqu’à plus de deux cents milles à la ronde. Comme cela ne lui suffisait pas pour remplir sa gamelle, il était également taxi le jour. Mais la radio, c’était sa passion : La radio, les radios, je pourrais en parler des heures, même si aujourd’hui tout le monde s’en tamponne le coquillard avec une patte d’alligator femelle. La radio nécessite concentration et imagination. La radio parle à l’oreille. La télé, elle, te gave par les yeux. Pas étonnant que tant de gamins deviennent obèses. Walker Simmons en a connu des chanteurs, il les revoie même en rêve, de ceux qui ont fait les beaux jours du blues, de la country, du jazz, de la musique, de la vraie. Et quand la musique est bonne… Il se demande pourquoi il ressasse toutes ces vieilleries. Notamment Johnny Cash, qu’il a bien connu. Johnny Cash, le roi de la country, le chanteur adulé, après Hank Williams. Johnny Cash qui se souvient en permanence de son frère Jack, scié, non pas par le succès de son cadet, mais en débitant du bois. Et c’est bien parce qu’il trouve en Bob Dylan, Robert Zimmerman de son vrai nom, une ressemblance avec Jack, qu’il va encourager, protéger, conseiller et aider le jeune chanteur qui va à contre-courant de la mode musicale. La folk musique n’est plus à l’ordre jour. L’imposant même malgré les réticences du directeur financier de la maison de disques. Exerçant une sorte de chantage. Si la Columbia le vire, je reprendrai Talkin’ New York à ma façon, j’en ferai un numéro un et tout le Brill Building rigolera de la boîte. Ça leur apprendra à préférer les comptables aux saltimbanques. Si le titre du livre met en avant Bob Dylan, le corps du roman-récit est consacré à Johnny Cash, l’ombre gigantesque et tutélaire du petit gars du Minnesota qui a découvert le folk grâce à Pete Seeger. Et à travers ce récit, en suivant le parcours souvent chaotique de Johnny Cash et de Bob Dylan, familial, un peu, et professionnel, beaucoup, nous parcourons le temps de 1961 jusqu’à nos jours, et visitons les Etats-Unis d’Amérique dans ses travers politiques et scandaleux. La robe de Marylin Monroe qui a tendance à péter des coutures, les assassinats de J.F.K. et de Martin Luther King, les implications dans des guerres asiatiques qui ne concernaient nullement les USA, sauf pour l’anticommunisme primaire qui agitait les esclavagistes et suprématistes, mais ils n’étaient pas les seuls, le racisme qui se lézardait en façade mais tenait bon, des événements qui se répercutaient sur l’Europe, car bien entendu tout se qui se passe Outre-Atlantique concerne aussi le Vieux Monde, puisque les migrants en furent originaires avant de s’imposer sur la terre natale des Indiens et d’exploiter les Noirs et les Chinois. Mais à côté de ces épisodes pas toujours glorieux, les parcours des deux amis en compagnie d’autres personnages qui sont restés dans la mémoire de ceux qui ont connu cette époque, Merle Kilgore par exemple ou encore Kriss Kristofferson, leurs embrouilles maritales, le concert de Bob Dylan à Newport en 1965, une catastrophe évitée de jutesse, celui de Johnny Cash à la prison de Folsom en 1968, ou la virée chez les Moonshiners, les fabricants clandestin de whisky de contrebande, et bien d’autres péripéties. Comme la rencontre en 1982 de Bob Dylan en France, à Tours, avec Norbert d’Azay, de son véritable patronyme Norbert Pagé, plasticien reconnu, le chanteur s’adonnant lui-aussi à la peinture. Voir la suite ci-dessous :
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  • encoredunoir Posté le 26 Février 2018
    Après Jim Morrison et le diable boiteux, Michel Embareck reprend dans Bob Dylan et le rôdeur de minuit à la fois son personnage du Midnight Rambler, animateur radio vétéran des grandes heures du rock, et son exploration des coulisses de cette musique. Après Gene Vincent et Jim Morrison, place donc à Bob Dylan et Johnny Cash dans un roman épistolaire entrecoupé des réflexions du Midnight Rambler et de sa propre histoire. Ainsi donc Michel Embareck déroule le fil d’une amitié fondée, au-delà des différences, par le respect mutuel qu’éprouvent Dylan et Cash et qui se traduit par cette correspondance que réinvente l’auteur et qui court de 1961 à la mort de Johnny Cash en 2003. Comme le dit en guise de citation liminaire Victor Boudreaux, héros de quelques romans d’Embareck, « Quand la véritable histoire tient en une poignée de lignes, ne reste qu’à en inventer le roman ». C’est donc de quelques éléments aussi cultes que véridiques et finalement assez peu renseignés – le début de la correspondance entre les deux hommes, leur rencontre au festival de Newport en 1964, leur enregistrement commun de 1969 – que Michel Embareck, mêlant érudition et imagination tisse le récit de cette relation et,... Après Jim Morrison et le diable boiteux, Michel Embareck reprend dans Bob Dylan et le rôdeur de minuit à la fois son personnage du Midnight Rambler, animateur radio vétéran des grandes heures du rock, et son exploration des coulisses de cette musique. Après Gene Vincent et Jim Morrison, place donc à Bob Dylan et Johnny Cash dans un roman épistolaire entrecoupé des réflexions du Midnight Rambler et de sa propre histoire. Ainsi donc Michel Embareck déroule le fil d’une amitié fondée, au-delà des différences, par le respect mutuel qu’éprouvent Dylan et Cash et qui se traduit par cette correspondance que réinvente l’auteur et qui court de 1961 à la mort de Johnny Cash en 2003. Comme le dit en guise de citation liminaire Victor Boudreaux, héros de quelques romans d’Embareck, « Quand la véritable histoire tient en une poignée de lignes, ne reste qu’à en inventer le roman ». C’est donc de quelques éléments aussi cultes que véridiques et finalement assez peu renseignés – le début de la correspondance entre les deux hommes, leur rencontre au festival de Newport en 1964, leur enregistrement commun de 1969 – que Michel Embareck, mêlant érudition et imagination tisse le récit de cette relation et, derrière cela, peint une sorte d’histoire alternative du rock – et de la country – et de l’Amérique des années 1960-1970. Et de convoquer aussi bien Martin Luther King, qu’un Nixon empêtré dans une vaine tentative de récupération de Cash, un Elvis réduit au rôle de pathétique marionnette du colonel Parker, quelques distillateurs clandestins, Townes Van Zandt ou le mythique enregistrement du concert de Johnny Cash à la prison de Folsom. Il y a donc ça, dans Bob Dylan et le rôdeur de minuit : cette plongée dans l’intime de deux génies de la musique folk qui font une partie de l’Histoire de l’Amérique et dont les blancs de leur propre histoire telle qu’on peut la connaître aujourd’hui, laissent place à l’imagination et à une sorte de reconstruction du mythe. Seul bémol, peut-être, qui pose aussi la question de la façon dont on peut discerner l’homme de l’œuvre, j’ai trouvé, pour fréquenter régulièrement l’auteur sur un célèbre réseau social, que c’était parfois un peu trop sa voix que j’entendais dans les lettres de Cash. Mais il y aussi (surtout ?) dans ce roman de Michel Embareck, à travers l’histoire des deux musiciens et du Midnight Rambler, une réflexion douce-amère sur le temps qui passe, sur les occasions manquées, sur la manière dont le bonheur réside peut-être moins dans le fait de le trouver que dans la manière dont on court plus ou moins consciemment après… sur l’angoissante inexorabilité de la mort, tout simplement. Privilège du lecteur, qui choisit de voir ce qu’il veut, c’est surtout cela que j’ai retenu, autant dans l’impossible quête de normalité d’un Dylan devenu une idole et qui échappe donc même à lui-même, que dans la belle et tragique histoire de Johnny Cash et June Carter ou dans la façon dont le Midnight Rambler traîne ses regrets. Autant dire que Michel Embareck livre là un roman qui allie avec bonheur et finesse sa manière de raconter et d’enjoliver quelques anecdotes de derrière les fagots, une vraie connaissance de l’histoire du rock et une manière pudique et touchante de se frotter à l’intime, de ses héros, de lui-même et, en fin de compte du lecteur aussi.
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