Lisez! icon: Search engine

Ce vain combat que tu livres au monde

Julliard
EAN : 9782260029366
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 130 x 205 mm
Ce vain combat que tu livres au monde

Date de parution : 18/08/2016

Assis à la terrasse d’un café parisien, Ali et Malika bavardent paisiblement. À les voir ainsi, jeunes et amoureux, un avenir radieux devant eux, qui pourrait croire que leur existence va bientôt basculer dans l’enfer ?
Ce vain combat que tu livres au monde met en scène quatre personnages aux prises...

Assis à la terrasse d’un café parisien, Ali et Malika bavardent paisiblement. À les voir ainsi, jeunes et amoureux, un avenir radieux devant eux, qui pourrait croire que leur existence va bientôt basculer dans l’enfer ?
Ce vain combat que tu livres au monde met en scène quatre personnages aux prises avec l’Histoire. La dérive mortelle d’un jeune Franco-Marocain de Paris à Raqqa, les réactions de son entourage, le dilemme qu’affronte sa compagne et, en arrière-plan, les événements tragiques qui ont récemment secoué l’Europe constituent la trame du récit. Fustigeant tous les fondamentalismes, mais ouvert aux points de vue les plus divers, l’auteur nous livre avec ce roman humaniste et engagé un regard indispensable sur notre temps.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782260029366
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 130 x 205 mm
Julliard

Ils en parlent

« Laroui raconte avec une proximité impressionnante la radicalisation d’un jeune musulman marocain sur fond de grande histoire du Moyen-Orient… L’écrivain démonte avec une grande finesse d’analyse le système qui conduit un individu ordinaire, heureux de vivre à Paris, vers les chemins de mort de la radicalisation, et ça fait froid dans le dos. » 
Yves Viollier / La Vie
« Au moyen d'interludes historiques sur les relations entre Occident et Orient, Laroui, très didactique, explique comment ses personnages sont en fait prisonniers d'un passé qui les dépasse. »  
Gladys Marivat / le Monde des Livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Emilyvalentine Posté le 11 Août 2019
    C’est l’histoire de quatre personnes: Malika ( institutrice née en France de parents maghrébins) est en couple avec Ali (informaticien franco- marocain), Claire, l’amie d’enfance de Malika et Brahim, le cousin d’Ali. Malika et Ali sont amoureux depuis six mois quand Ali lui propose de vivre avec lui. Ce qu’ils font malgré la réprobation de Brahim qui essaie de dissuader Ali eu égard à leur religion. Ali refuse de l’écouter: ils sont en France et non au Maroc. Tout se déroule bien jusqu’au jour où Ali apprend qu’on ne veut plus de lui sur un projet en raison de ses origines. Il ne comprend pas, lui qui n’a jamais mis les pieds dans une mosquée, lui qui mène une vie à la « française »,... Tout bascule. Il ne sait plus qui il est, il ne comprend pas. L’auteur nous raconte la grande histoire au travers de la petite histoire. Il nous raconte aussi la radicalisation sans jugement mais bien dans une volonté de compréhension, pourquoi alors qu’on a jamais mis les pieds dans une mosquée de toute sa vie, on se retrouve en Syrie.... Un chapitre m’a particulièrement intéressée car tout à fait ignorante de ce que ce chapitre révèle ( merci internet... C’est l’histoire de quatre personnes: Malika ( institutrice née en France de parents maghrébins) est en couple avec Ali (informaticien franco- marocain), Claire, l’amie d’enfance de Malika et Brahim, le cousin d’Ali. Malika et Ali sont amoureux depuis six mois quand Ali lui propose de vivre avec lui. Ce qu’ils font malgré la réprobation de Brahim qui essaie de dissuader Ali eu égard à leur religion. Ali refuse de l’écouter: ils sont en France et non au Maroc. Tout se déroule bien jusqu’au jour où Ali apprend qu’on ne veut plus de lui sur un projet en raison de ses origines. Il ne comprend pas, lui qui n’a jamais mis les pieds dans une mosquée, lui qui mène une vie à la « française »,... Tout bascule. Il ne sait plus qui il est, il ne comprend pas. L’auteur nous raconte la grande histoire au travers de la petite histoire. Il nous raconte aussi la radicalisation sans jugement mais bien dans une volonté de compréhension, pourquoi alors qu’on a jamais mis les pieds dans une mosquée de toute sa vie, on se retrouve en Syrie.... Un chapitre m’a particulièrement intéressée car tout à fait ignorante de ce que ce chapitre révèle ( merci internet qui a complété les informations du livre). L’auteur aborde les découvertes faites, au travers des siècles, par plusieurs personnalités arabes mais qui ne sont pas connues du grand public (dont je fais partie) et en plus, elles sont attribuées à des Occidentaux. L’auteur dit d’ailleurs: « Ça n’enlève rien aux mérites de Descartes - mais enfin, si on parlait un peu de tous ces pèlerins, avec leurs noms à coucher dehors, dans les lycées de la République, peut-être que ça aiderait un peu à créer un roman qui ne serait plus, pour le coup, seulement national, mais qui s’étendrait à toute l’humanité, toute l’espèce humaine, ou alors un roman qui serait national dans un sens beaucoup plus généreux, plus... inclusif. » L’intervention de l’auteur dans certains chapitres peut dérouter mais pour moi, c’est le seul bémol. C’est un livre avec lequel on apprend de manière plaisante et c’est aussi un livre qui donne à réfléchir. J’ai déjà lu « L’insoumise de la Porte de Flandre» de cet auteur et je n’en resterai pas là: j’aime sa plume, j’aime le regard qu’il pose sur le monde et les questions qui en découlent pour nous, lecteurs, j’aime sa tolérance, son humanité,... Cet auteur me bouleverse. Merci Monsieur Fouad Laroui, à la prochaine.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Stemilou Posté le 28 Décembre 2017
    Comme à son habitude Fouad Laroui utilise un fait spécifique de notre vie contemporaine y ajoute un brin d'humour pour partager son avis sur la question. Dans ce roman Ali un jeune ingénieur marocain travaillant en France vit un amour simple avec Malika institutrice, il emménage ensemble et tout aurait pu aller pour le mieux sauf qu'à cause des préjugés d'un gros client américain Ali est écarté du plus important projet de sa société. Blessé par cette injustice il sombre dans la dépression avant de se tourner vers la religion et poussé par son cousin Brahim s'oriente de plus en plus vers un extrémisme dangereux qui le conduira en Syrie. Le réveil sera dur pour Ali. C'est à la lecture du roman que j'ai pu comprendre le sens du titre, Ce vain combat que tu livres au monde est réellement un combat qu'aurait pu livrer Ali pour dénoncer l'injustice mais a préféré un autre mode de lutte pas très réjouissant. Un sujet lourd qui est pourtant traité avec humour par l'auteur, le piège dans lequel Ali est tombé est devenu tellement connu depuis tous ces terribles attentats que cela ne nous est plus étranger. Nous connaissons dorénavant les façons de faire... Comme à son habitude Fouad Laroui utilise un fait spécifique de notre vie contemporaine y ajoute un brin d'humour pour partager son avis sur la question. Dans ce roman Ali un jeune ingénieur marocain travaillant en France vit un amour simple avec Malika institutrice, il emménage ensemble et tout aurait pu aller pour le mieux sauf qu'à cause des préjugés d'un gros client américain Ali est écarté du plus important projet de sa société. Blessé par cette injustice il sombre dans la dépression avant de se tourner vers la religion et poussé par son cousin Brahim s'oriente de plus en plus vers un extrémisme dangereux qui le conduira en Syrie. Le réveil sera dur pour Ali. C'est à la lecture du roman que j'ai pu comprendre le sens du titre, Ce vain combat que tu livres au monde est réellement un combat qu'aurait pu livrer Ali pour dénoncer l'injustice mais a préféré un autre mode de lutte pas très réjouissant. Un sujet lourd qui est pourtant traité avec humour par l'auteur, le piège dans lequel Ali est tombé est devenu tellement connu depuis tous ces terribles attentats que cela ne nous est plus étranger. Nous connaissons dorénavant les façons de faire des recruteurs et somme hébété de voir avec quelle facilité une tête bien pensante comme Ali a pu se faire influencer de la sorte, l'auteur intègre quelques données historiques permettant au lecteur de comprendre comment on a pu en arriver là. A côté de ce personnage complètement perdu dans une société qu'il ne comprend plus, nous suivons également Malika la petite amie qui ne sait plus comment agir avec Ali et sa meilleure amie qui représente à elle seule une société libérée de tout carcan. Roman et document à la fois, Fouad Laroui a su traiter dans ce livre un sujet grave en prenant le recul nécessaire pour ne pas juger complètement. Son humour et son art de conteur transforme cette lecture en vrai plaisir. Je n'ai pas lu toute la bibliographie de l'auteur mais j'ai, avec quelques ouvrages, adhérer totalement à son écriture.
    Lire la suite
    En lire moins
  • sorcika01 Posté le 13 Novembre 2017
    Deuxième lecture de Fouad Laroui, j'avais tellement ete étonnée de"L'insoumise de la porte de Flandre". Je suis tout aussi subjuguée par l'écriture de celui-ci. Comment un jeune homme bien sous tous rapports devient-il l'ombre de lui-même, suspicieux, morne ? Comment la manipulation mentale pourra le conduire jusqu'en Syrie ? Écriture juste et incisive sur les dérives de la société actuelle.
  • Heval Posté le 2 Mai 2017
    La quatrième de couverture m’avait attirée. L’histoire d’un jeune homme d’origine marocaine qui finit par adhérer au djihadisme a attisé ma curiosité. Je me suis demandée ce que pouvait dire ou faire l’auteur d’un thème d’une brûlante actualité. J’ai ma réponse et elle marque une certaine déception. Je n’ai pas été satisfaite par ma lecture. Elle n’a pas été à la hauteur de l’attente. La trajectoire du personnage principal n’est, pour moi, pas du tout convaincante. L’homme finit par rejoindre la Syrie un an après avoir démissionné d’une grande entreprise qui l’écarte d’un projet en raison de ses origines; une expérience qui suffit à le pousser dans les bras de l’islamisme politique, lui qui était pourtant très bien intégré à la société française. Je n’y ai pas cru. L’auteur n’a pas réussi à rendre crédible son histoire; sans doute parce qu’il ne va pas assez en profondeur, qu’il reste en surface et que son écriture est, pour moi, trop légère, trop enjouée. J’attendais un roman d’analyse, j’ai rencontré un roman "distrayant". Je conseillerai néanmoins ce livre à toutes celles et ceux qui ne connaissent rien à l’histoire du Moyen-Orient et qui pourrait, à travers lui, en apprendre un petit peu.
  • MAPATOU Posté le 11 Avril 2017
    Ali est né et a grandi au Maroc. Il vit à Paris depuis plusieurs années. Il y a poursuivi des études d’ingénieur en informatique et il a maintenant un très bon poste dans une grosse entreprise. Il dirige une équipe qui travaille sur un projet très important. Ali est amoureux de Malika, née en France de parents marocains. Malika, professeur des écoles, est une jeune femme libre et épanouie. Il lui propose de s’installer ensemble sans passer par la case mariage : ils sont suffisamment ouverts d’esprit tous les deux pour l’assumer. D’ailleurs, aucun des deux ne pratique les interdits prônés par l’islam. Quelques mois plus tard, l’entreprise qui emploie Ali, et grâce à son travail, a décroché un gros contrat avec une entreprise travaillant pour le ministère de la Défense. Mais tous les employés qui travailleront sur l’exécution du projet doivent être approuvés par une commission et ladite commission a barré le nom d’Ali : en ces temps de terrorisme, mieux vaut ne pas prendre de risque… Ali, sonné, écoeuré, donnera sur le champ sa démission. Lui qui avait toujours cru avoir été accueilli, être un membre à part entière du pays des droits de l’homme, ne peut croire qu’il a ainsi... Ali est né et a grandi au Maroc. Il vit à Paris depuis plusieurs années. Il y a poursuivi des études d’ingénieur en informatique et il a maintenant un très bon poste dans une grosse entreprise. Il dirige une équipe qui travaille sur un projet très important. Ali est amoureux de Malika, née en France de parents marocains. Malika, professeur des écoles, est une jeune femme libre et épanouie. Il lui propose de s’installer ensemble sans passer par la case mariage : ils sont suffisamment ouverts d’esprit tous les deux pour l’assumer. D’ailleurs, aucun des deux ne pratique les interdits prônés par l’islam. Quelques mois plus tard, l’entreprise qui emploie Ali, et grâce à son travail, a décroché un gros contrat avec une entreprise travaillant pour le ministère de la Défense. Mais tous les employés qui travailleront sur l’exécution du projet doivent être approuvés par une commission et ladite commission a barré le nom d’Ali : en ces temps de terrorisme, mieux vaut ne pas prendre de risque… Ali, sonné, écoeuré, donnera sur le champ sa démission. Lui qui avait toujours cru avoir été accueilli, être un membre à part entière du pays des droits de l’homme, ne peut croire qu’il a ainsi été rejeté. Et là, c’est le drame… Le jeune homme, d’abord désorienté et déprimé, va tomber peu à peu dans les théories intégristes de son cousin Brahim. Il va tout d’abord changer de comportement avec Malika, devenant dur, lui reprochant d’être libre et sous l’influence de sa meilleure amie Claire qu’il accuse de la débaucher : « – Non, ça ne me suffit pas. C’est rien le corps, c’est méprisable. Ah, nous y voilà ! Vous êtes bien tous les mêmes dans toutes les religions. Judaïsme, christianisme, islam : le corps est sale, suspect, méprisable, . Le corps, il vieillit, il se flétrit, mais l’âme, l’hâââme est immortelle. Moyennant quoi, bande de tartufes, vous matez en douce le corps des femmes, dès que vous en avez l’occasion. Dans le métro, ils me déshabillent du regard dix fois par jour tes coreligionnaires…et après, je suppose qu’ils vont à la mosquée me vouer à l’enfer après s’être bien rincé l’oeil ? Et en même temps, ils bavent, l’oeil exorbité, comme le loup de Tex Avery, en pensant aux nénettes qu’ils vont se taper au paradis…Bonjour la cohérence … » Malika, après cet épisode, quittera Ali qui, lui, va tomber dans les filets de recruteurs infiltrés dans la mosquée qu’il fréquente avec son cousin Brahim. Devenu une sorte de zombie, il partira en Syrie où il va découvrir l’horreur : « On l’invitait à venir assister à une défenestration. Il crut avoir mal entendu. Eh bien,non : on défenestrait, en cet étrange califat, on précipitait du haut des remparts…non : du haut des immeubles des jeunes hommes pas assez virils, pas musculeux, pour tout dire efféminés, une question d’hormones paraît-il, une imprécision de la nature, une erreur dont personne n’est responsable. » Fouad Laroui signe là un très bon roman, d’un style très vivant (comme à son habitude) et la gravité du sujet n’empêche pas une bonne dose d’humour. Il a eu la riche idée d’introduire entre les chapitres des pages de discussion entre deux personnages qui expliquent l’Histoire entre les pays arabes et l’occident ; la façon dont les événements sont perçus et vécus par chacun des deux côtés et qui nous permet de nous faire une idée précise des raisons de la situation actuelle. Je terminerai ma chronique avec ce passage sur le kamikaze : « Qu’est ce qui conduit un être humain à se faire exploser, c’est à dire se suicider ? Et si le kamikaze était tout simplement un mélancolique, traversant parfois des épisodes maniaques ? Et s’il était le symptôme du monde arabe actuel ? Le mal pernicieux dont souffre cette grande famille humaine ne réside pas dans la théologie mais dans une mélancolie latente, masquée. Pris dans l’étau d’un rêve orgueilleux de grandeur, plongeant ses racines dans un brillant Moyen Age défunt, rêve désormais inaccessible, confronté à un présent sociopolitique médiocre, fait de mauvaise gouvernance, de disproportion abyssale des richesses, de corruption, d’impuissance politique, ce monde-là ne peut que sombrer dans la désespérance et la mélancolie. » Ce vain combat que tu livres au monde par Laroui
    Lire la suite
    En lire moins

les contenus multimédias

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE JULLIARD
Les éditions Julliard sont spécialisées dans la littérature française contemporaine. Julliard ne cesse de découvrir de nouveaux talents et d'enrichir son catalogue avec des textes d'auteurs à la personnalité toujours singulière, et au style inimitable. Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.