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EAN : 9782260055013
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 140 x 189 mm
Cité
Date de parution : 06/01/2022
Éditeurs :
Julliard

Cité

Date de parution : 06/01/2022
Et si une simple image suffisait à semer la terreur dans les consciences ?
Avec ce premier roman noir, à la puissance hypnotique, Nicolas Geibel, sidère par l’originalité de son univers.
« Ils découvrent la première photographie sur le trottoir de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, à quelques mètres du croisement avec la rue Faidherbe, au niveau du feu, devant l’ancienne fontaine de... « Ils découvrent la première photographie sur le trottoir de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, à quelques mètres du croisement avec la rue Faidherbe, au niveau du feu, devant l’ancienne fontaine de Montreuil. Eux, ce sont deux collégiens en survêtement, qui se trouvent à cet endroit par pur hasard, tout comme ils... « Ils découvrent la première photographie sur le trottoir de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, à quelques mètres du croisement avec la rue Faidherbe, au niveau du feu, devant l’ancienne fontaine de Montreuil. Eux, ce sont deux collégiens en survêtement, qui se trouvent à cet endroit par pur hasard, tout comme ils trouvent la photographie par pur hasard. Ils sont partis à travers ce quartier embrasé par un deuil tacite, étouffant, dont les vigiles à l’entrée des supermarchés, et une plaque au mur d’un foyer pour femmes de la rue Faidherbe, témoignent silencieusement. Un deuil envahissant. Ils se trouvent là, à ce feu, en train de chahuter, de se bousculer quand l’un d’eux trébuche et tombe ; il se tord la cheville ; pose sa main sur le macadam. Sa main glisse, et touche la photographie. »
 
 Et si une simple image suffisait à semer la terreur ?
 Avec ce premier roman noir, à la puissance hypnotique, Nicolas Geibel, sidère par l’originalité de son univers.
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EAN : 9782260055013
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 140 x 189 mm

Ils en parlent

« Loin d’être seulement maîtrisée, [la langue] se dévoile surtout métaphorique, fluide, audacieuse. C’est par elle que peut s’effectuer l’entrée dans l’univers aussi complexe qu’angoissant – si terriblement réel – construit par Nicolas Geibel. »
 
Sophie Benard / L'Eclaireur

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • fuji Posté le 8 Avril 2022
    Cette lecture n’a pas été aussi simple que je le supposais. J’ai, tout d’abord, été intriguée par quelque chose qui pourrait être anodin, et pour cela je vais placer ce roman dans son contexte. Rue du Faubourg Saint-Antoine et du croisement de la rue Faidherbe. Deux gosses s’amusent en chahutant et l’un d’eux tombe, ce qui est à priori banal, le main du gosse à terre se saisit d’un polaroïd qui git comme lui à cet endroit. Le môme hurle à se casser les cordes vocales, imité par son copain, les passants qui veulent leur venir en aide sont pris du même délire vocal. « Son ami, figé par ce cri qui l’arrache maintenant lui aussi à leur jeu, s’agenouille pour l’aider à se relever. Lui aussi, il voit. Et il crie. » C’est la panique, les forces de l’ordre arrivent, et sèment encore plus la panique. En un mot c’est le chaos. Ce qui m’a attiré l’œil c’est qu’un ministre intervienne, et donc celui habilité à le faire serait le ministre de l’Intérieur, mais l’adresse donnée par l’auteur est celle du ministère de l’Education. Donc un mystère pour moi. « Le ministre se réveille rue Keller. » Tout l’art de l’auteur n’est pas dans la résolution de l’affaire,... Cette lecture n’a pas été aussi simple que je le supposais. J’ai, tout d’abord, été intriguée par quelque chose qui pourrait être anodin, et pour cela je vais placer ce roman dans son contexte. Rue du Faubourg Saint-Antoine et du croisement de la rue Faidherbe. Deux gosses s’amusent en chahutant et l’un d’eux tombe, ce qui est à priori banal, le main du gosse à terre se saisit d’un polaroïd qui git comme lui à cet endroit. Le môme hurle à se casser les cordes vocales, imité par son copain, les passants qui veulent leur venir en aide sont pris du même délire vocal. « Son ami, figé par ce cri qui l’arrache maintenant lui aussi à leur jeu, s’agenouille pour l’aider à se relever. Lui aussi, il voit. Et il crie. » C’est la panique, les forces de l’ordre arrivent, et sèment encore plus la panique. En un mot c’est le chaos. Ce qui m’a attiré l’œil c’est qu’un ministre intervienne, et donc celui habilité à le faire serait le ministre de l’Intérieur, mais l’adresse donnée par l’auteur est celle du ministère de l’Education. Donc un mystère pour moi. « Le ministre se réveille rue Keller. » Tout l’art de l’auteur n’est pas dans la résolution de l’affaire, nous ne saurons pas ce qu’il y a sur cette photo, sinon que le terme Polaroïd nous dit que ce n’est pas une photo récente. L’art consiste à nous embarquer dans une construction comme une invitation à naviguer à l’intérieur du Darkness. C’est une atmosphère pesante, intrigante, opaque. Le mot terrorisme n’est jamais employé. Les agents qui interviennent Pierre et Julien font partie d’une brigade obscure que Julien a baptisé la Nébuleuse, les ordres arrivent par SMS, ils ne savent pas vraiment qui tire les ficelles, ils se doivent d’être efficaces et sur le pont en permanence. Pierre dérape : « Non. Parce que tu as pris ton pied à lui fracasser la gueule. Tu aurais pu le laisser aux mecs qui étaient devant la porte. Ils ont des Taser. Ça aurait été plus professionnel. » En f ait Nicolas Geibel vous fait pénétrer dans le monde de la violence, il tisse sa toile dans une construction impeccable qui vous happe, et vous ne savait plus si le bien existe. Un premier roman prometteur. Un style abrupt et réaliste pour une vision du monde très noire. Merci à Masse Critique Babelio et aux éditions Julliard pour cette lecture. ©Chantal Lafon
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  • TambaMera Posté le 19 Février 2022
    Ce texte est une belle découverte en ce début d'année 2022 dont la rentrée littéraire est dominée par Houellebecq et son projet anéantir. L'auteur, allemand de langue française, nous plonge dans une cité de la terreur. Nous suivons le quotidien de deux policiers entre salles d' interrogatoires et perquisitions. On y découvre un monde d'une violence inouïe avec des enfants qui font le mort pour jouer pendant la récréation, des "anges aseptisés", un ministre dépassé par la tournure des évènements et bien d'autres personnages, tous effrayés et menés par plus fort qu'eux: la peur. Lecture hautement recommandée.
  • musemania Posté le 16 Janvier 2022
    « Cité » est le premier roman de Nicolas Geibel, agrégé d’allemand et enseignant en banlieue parisienne. Ce livre de la rentrée littéraire hivernale est totalement déroutant et saisissant. Un matin, une photographie tombe sur un trottoir de la rue Faidherbe à Paris. Deux jeunes garçons tombent dessus et à sa vue, après avoir poussé des cris, tombent en prostration. Des passants alertés sombrent dans la folie à la vision de cette photo insoutenable. Plus tard, une seconde photo arrive dans un bureau de Pôle Emploi et la secrétaire qui a ouvert l’enveloppe est dévastée par cette vision. La peur envahit peu à peu la population. Deux enquêteurs d’une unité spéciale sont alors envoyé pour enquêter à la demande expresse du ministre de tutelle. Doté d’un style d’écriture maîtrisé, Nicolas Geibel a choisi le français comme langue d’écriture principale. A la fois très brut et très figuratif, ce roman noir agit un peu comme lesdites photographies avec un pouvoir hypnotique. Le mystère reste entier au fil des pages quant à savoir ce qui peut bien figurer sur ces photos qui ont plongé des individus lambda dans la folie. Mais aussi sur le ou les coupable(s) et la motivation d’engendrer une telle déraison. Le... « Cité » est le premier roman de Nicolas Geibel, agrégé d’allemand et enseignant en banlieue parisienne. Ce livre de la rentrée littéraire hivernale est totalement déroutant et saisissant. Un matin, une photographie tombe sur un trottoir de la rue Faidherbe à Paris. Deux jeunes garçons tombent dessus et à sa vue, après avoir poussé des cris, tombent en prostration. Des passants alertés sombrent dans la folie à la vision de cette photo insoutenable. Plus tard, une seconde photo arrive dans un bureau de Pôle Emploi et la secrétaire qui a ouvert l’enveloppe est dévastée par cette vision. La peur envahit peu à peu la population. Deux enquêteurs d’une unité spéciale sont alors envoyé pour enquêter à la demande expresse du ministre de tutelle. Doté d’un style d’écriture maîtrisé, Nicolas Geibel a choisi le français comme langue d’écriture principale. A la fois très brut et très figuratif, ce roman noir agit un peu comme lesdites photographies avec un pouvoir hypnotique. Le mystère reste entier au fil des pages quant à savoir ce qui peut bien figurer sur ces photos qui ont plongé des individus lambda dans la folie. Mais aussi sur le ou les coupable(s) et la motivation d’engendrer une telle déraison. Le thème du terrorisme n’est jamais très loin malgré l’absence de violence à proprement parler. L’aspect psychologique des personnages est mis de côté. L’atmosphère distillée dans cette enquête est oppressante et c’est tout un univers particulier que l’auteur met en forme. Une lecture qui vous hantera longtemps.
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