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Robert Laffont
EAN : 9782221127438
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 135 x 215 mm

Confession inachevée

Janine HÉRISSON (Traducteur), Joshua GREENE (Préface)
Date de parution : 13/10/2011

« Il y avait quelque chose de spécial chez moi, et je savais ce que c'était. J'étais le genre de fille qu'on retrouve morte dans une chambre minable, un flacon de somnifères vide à la main. »
Marilyn Monroe, 1954.

C’est en 1954 que l’agent de Marilyn, Charles Feldman, contacta Ben Hecht pour lui demander d’aider l’actrice à écrire ses mémoires. À 28 ans, elle a déjà tourné une vingtaine de films, dont ses premiers succès - Niagara et Les hommes préfèrent les blondes -, et elle est lasse des...

C’est en 1954 que l’agent de Marilyn, Charles Feldman, contacta Ben Hecht pour lui demander d’aider l’actrice à écrire ses mémoires. À 28 ans, elle a déjà tourné une vingtaine de films, dont ses premiers succès - Niagara et Les hommes préfèrent les blondes -, et elle est lasse des inventions et potins des feuilles à scandale. Elle lui dicte les mots qu’il couche sur le papier… Pour des raisons personnelles, elle ne poursuivit pas ces séances de travail, mais confia le texte inachevé au photographe Milton Greene, son ami de toujours. Vingt ans après avoir recueilli ces feuillets, douze ans après cette soirée d’août où Marilyn s’est endormie à jamais dans la solitude de sa villa, Milton Greene décida de révéler au public ce que la star elle-même avait à dire…
Qui était Marilyn Monroe ? Une blonde un peu gourde qui pose nue sur des calendriers, sex-symbol et actrice ingénue ? Ou une jeune femme mélancolique, perfectionniste, cultivée, passionnée de littérature ? Lire cette Confession inachevée, c’est se rapprocher d’elle, entendre sa voix bien reconnaissable dévoiler les deux faces de sa personnalité, raconter les étapes de sa brève existence. D’abord Norma Jean, l’enfant dont la mère est internée, ballottée entre différentes familles d’accueil, puis la jeune fille qui crie son manque d’amour, son besoin constant d’attirer l’attention, et épouse le premier homme qu’elle fréquente. Enfin Marilyn, le sex-symbol qui côtoie et déteste Hollywood, avec ses ratés, ses dragueurs et ses escrocs, qui se heurte à la jalousie des femmes, mais qui reste lucide sur la tragédie de son milieu d’adoption – « À Hollywood, la vertu d’une jeune fille a beaucoup moins d’importance que le style de sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, pas sur le reste. Hollywood, c’est un endroit où on vous offre mille dollars d’un baiser et cinquante cents de votre âme. Je le sais, j’ai assez souvent refusé la première proposition et tenu bon pour les cinquante cents. » Tiraillée entre les paillettes et les coulisses, entre la beauté et la souffrance, ce n’est pas qu’une fragile Marilyn qui se livre ici, mais aussi une observatrice lucide et intelligente.

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EAN : 9782221127438
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 135 x 215 mm

Ils en parlent

" On avait oublié Confession inachevée, qui sera réédité par Robert Laffont fin octobre, et c'est comme un petit coffre aux trésors de lucidité, de malice et d'humour. [...] Une vision cash des rapports hommes-femmes ou femmes-femmes. Le tout avec un art poétique et drôle de la métaphore. Comme quoi, on peut avoir un nègre, c'est avant tout la voix qui compte. Marilyn, meilleur écrivaine que certains de nos contemporains ? "

Nelly Kaprièlian / Les Inrocks

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ALDAMO21 Posté le 13 Mars 2021
    Décidément les préjugés continueront d’être acerbes et injustes sur Marilyn. Une femme mangeuse d’homme, qui était superficielle, sans cervelle et sans culture. Un de mes proches m’a même dit un jour, que Marilyn n’était qu’une « pute de luxe ». Cela m’avait fait mal à entendre! Mais moi, avec mes plus de 25 biographies sur elle, mes plus de 300 photos-cartes postales d’elle, j’ai toujours su qui était la vraie Marilyn. Je n’avais pas encore lu « Confession Inachevée », un livre qui rassemble les mémoires de cette icône En 1954, Marilyn qui avait vingt -huit ans, commença à dicter ses mémoires à l’écrivain Ben Hecht. Pour une raison inconnue, la star ne poursuivit pas son travail. Et son manuscrit resta inachevé et fut confié à Milton Greene, l’ami de toujours de Marilyn. Son témoignage est poignant, émouvant et déchirant. Marilyn s’y livre sans retenue et surtout sans colère, mais souvent amère. Elle a déjà une vingtaine de films à son actif, mais elle écrit qu’elle n’est toujours pas et ne se sent pas aimée d’Hollywood. Même le célèbre producteur Darryl F. Zanuck, la considérera, jusqu’à la fin, comme une moins que rien. Marilyn affolait, désorientait trop les hommes, sans même le vouloir, dégageant cette sensualité,... Décidément les préjugés continueront d’être acerbes et injustes sur Marilyn. Une femme mangeuse d’homme, qui était superficielle, sans cervelle et sans culture. Un de mes proches m’a même dit un jour, que Marilyn n’était qu’une « pute de luxe ». Cela m’avait fait mal à entendre! Mais moi, avec mes plus de 25 biographies sur elle, mes plus de 300 photos-cartes postales d’elle, j’ai toujours su qui était la vraie Marilyn. Je n’avais pas encore lu « Confession Inachevée », un livre qui rassemble les mémoires de cette icône En 1954, Marilyn qui avait vingt -huit ans, commença à dicter ses mémoires à l’écrivain Ben Hecht. Pour une raison inconnue, la star ne poursuivit pas son travail. Et son manuscrit resta inachevé et fut confié à Milton Greene, l’ami de toujours de Marilyn. Son témoignage est poignant, émouvant et déchirant. Marilyn s’y livre sans retenue et surtout sans colère, mais souvent amère. Elle a déjà une vingtaine de films à son actif, mais elle écrit qu’elle n’est toujours pas et ne se sent pas aimée d’Hollywood. Même le célèbre producteur Darryl F. Zanuck, la considérera, jusqu’à la fin, comme une moins que rien. Marilyn affolait, désorientait trop les hommes, sans même le vouloir, dégageant cette sensualité, ce sex-appeal naturel. Elle faisait même peur aux autres hommes. Mais surtout elle rendait toutes les femmes folles de jalousie et agressives. Et une Zsa Zsa Gabor ou une Joan Crawford n’ont fait que la salir toute sa vie. Si bien que Marilyn n’avait aucune amie dans le monde très féroce du cinéma américain de l’époque. Marilyn écrit aussi tous ses souvenirs tristes et dramatiques de sa jeunesse. Elle ne s’est jamais séparée de cette « Norman Jean » qu’elle était. Cette jeune fille qui faisait les familles d’accueil et parfois les orphelinats, qui n’avait qu’une robe bleue et une blouse blanche pour toute garde-robe. Cette Norman Jean qui était parfois plusieurs jours sans manger, lorsqu’elle n’avait plus un seul sou en poche. Seule dans son petit studio… Marilyn y parle aussi de sa famille, de sa gentille tutrice Grace McKee, qu’elle adorait. Elle parle de sa mère et de ses problèmes psychiatriques, de son grand-père maternel mort dans un hôpital psy, de son arrière-grand-père lui aussi mort dans un hôpital psy. Que de malheur et de détresse à chaque génération ! Seul l’amour des hommes de sa vie, la sauvera un moment du naufrage. Le manuscrit s’arrête sur Joe DiMaggio, la grande star du baseball de l’époque, que Marilyn épousa en 1954. Elle parle de lui avec amour et admiration, car ce fut un des rares qui ne l’a jamais « utilisée », et qui a su l’apprécier et l’aimer à sa vraie valeur.
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  • nineentreleslignes Posté le 7 Novembre 2020
    Marylin par Marylin, et surtout Marylin avant Marylin. La biographie touchante d'une jeune femme fragile et peu armée contre les requins d'Hollywood qui eurent tôt fait de s'emparer de son apparence. Une jeune femme qui se révèle cultivée et éprise de littérature, loin de l'ingénue que les studios ont fabriquée, pourtant ce sont les ors qui l'attirent. Norma Jean lève le voile et révèle les fractures et les manques qui l'ont poussée devant les caméras. Elle livre son enfance, son adolescence, ses joies et ses désillusions ! Un livre empreint de sincérité et qui pince le coeur car on en connait l'issu.
  • BenedicteBiblio Posté le 24 Mars 2020
    Marilyn Monroe, incarnation de toute une époque à nos yeux. Si je connais, je dois l’avouer, assez peu l’actrice, son personnage m’a toujours fascinée. Lorsque je suis tombée par hasard sur cette autobiographie (malheureusement inachevée), j’ai donc sauté sur l’occasion pour en apprendre davantage sur le vécu et la personnalité de Norma Jean. Ce fut une lecture surprenante. Les photographies présentées dans cette édition offrent une vraie plus-value à l’ensemble. 1954. Marilyn Monroe a vingt-huit ans lorsqu’elle commence à rédiger son autobiographie, avec l’aide de Ben Hecht, un ami écrivain et scénariste. De son enfance à ses débuts d’actrice. De ses souffrances à ses histoires sentimentales. Ces chapitres sont une mine d’or pour qui souhaite connaître Norma Jean, cachée mais bien présente derrière celle qui s’expose au public : Marilyn Monroe. J’ai d’emblée été frappée par le naturel, mais surtout toute la candeur, qui émanent de ces quelques pages. Malgré les épreuves, Norma Jean n’en veut à personne. Malgré les déceptions amoureuses, Marilyn Monroe continue son chemin. Nous la quittons ici à l’aube de son voyage de noces en Corée, en compagnie de Joe DiMaggio, joueur de baseball. J’étais loin d’imaginer qu’enfant, la petite Norma Jean avait tant souffert. Cet écrit nous présente... Marilyn Monroe, incarnation de toute une époque à nos yeux. Si je connais, je dois l’avouer, assez peu l’actrice, son personnage m’a toujours fascinée. Lorsque je suis tombée par hasard sur cette autobiographie (malheureusement inachevée), j’ai donc sauté sur l’occasion pour en apprendre davantage sur le vécu et la personnalité de Norma Jean. Ce fut une lecture surprenante. Les photographies présentées dans cette édition offrent une vraie plus-value à l’ensemble. 1954. Marilyn Monroe a vingt-huit ans lorsqu’elle commence à rédiger son autobiographie, avec l’aide de Ben Hecht, un ami écrivain et scénariste. De son enfance à ses débuts d’actrice. De ses souffrances à ses histoires sentimentales. Ces chapitres sont une mine d’or pour qui souhaite connaître Norma Jean, cachée mais bien présente derrière celle qui s’expose au public : Marilyn Monroe. J’ai d’emblée été frappée par le naturel, mais surtout toute la candeur, qui émanent de ces quelques pages. Malgré les épreuves, Norma Jean n’en veut à personne. Malgré les déceptions amoureuses, Marilyn Monroe continue son chemin. Nous la quittons ici à l’aube de son voyage de noces en Corée, en compagnie de Joe DiMaggio, joueur de baseball. J’étais loin d’imaginer qu’enfant, la petite Norma Jean avait tant souffert. Cet écrit nous présente une petite fille qui grandit dans l’ombre d’un père absent et inconnu (la future actrice ne possède de lui qu’une unique photo) et d’une mère peu disponible, qui travaille beaucoup et qui finira internée dans un hôpital psychiatrique. Pour tenter d’échapper à son statut d’orpheline, Norma Jean se marie une première fois, très tôt et à un homme dont elle n’est pas amoureuse (Jim Dougherty). Elle sent rapidement que pour exister, et se sentir vivante, elle a besoin du regard des autres. Être admirée, enviée, serait un peu comme être aimée… C’est en tout cas ce qui la fait tenir. Et c’est là que Marilyn Monroe entre en scène. Cette autobiographie n’est pas tendre envers le monde d’Hollywood, et c’est aussi ce qui a piqué ma curiosité. Si l’on croise de nombreuses vedettes de l’époque (Clark Gable en tête), Norma / Marilyn nous fait part de ses espoirs, de ses longues heures d’attente afin de peut-être décrocher un tout petit rôle dans une production, de ses accrochages avec la 20th Century, des propositions indécentes qui pourront lui être faites (celles-ci lui promettant de l’aider à entrer dans le star system…). Un univers bien loin du strass et des paillettes. Le lecteur découvre alors une jeune femme très observatrice, intéressante, mais finalement peu à l’aise et malheureuse dans le monde du cinéma. Je ne peux que vous recommander cette autobiographie si, comme moi, vous recherchez une première lecture sur Marilyn Monroe. Je compte pour ma part poursuivre l’aventure. Pourquoi pas en ouvrant un jour Blonde, de Joyce Carol Oates ?
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  • vanessaLe Posté le 2 Mars 2016
    Un coup de foudre pour ce livre : Confession inachevée ! Je ne connaissais pas grand chose sur la vie de Marilyn Monroe quand j'ai ouvert ce livre et pourtant les pages m'ont engloutie. Le livre à aussi pour thème : les liens entre la Psychanalyse et Hollywood... Le pouvoir du Thérapeute , du transfert et contre transfert, de la limite entre le professionnel et l'intime ( la relation entre Marilyn Monroe et Ben Hecht. Je ne trouve pas que ce livre soit une simple biographie de Marilyn Monroe et il peut se lire même sans cet attrait ! Car il traite de la douleur extrême d'une femme à l'enfance brisée et qui cherche à s'en sortir avec ses moyens et son charme .
  • Takalirsa Posté le 18 Juillet 2014
    Oui je sais : on a déjà tout lu, tout vu, tout entendu sur Marilyn... Et pourtant, c'est une personnalité tellement fascinante que je ne peux m'empêcher de me replonger de temps à autre dans son terrible destin. J'ai commencé par admirer les deux carnets de photos, pertinemment commentées par le fils de Milton Greene, le photographe ami de l'actrice. Et puis je me suis plongée dans l'autobiographie, récit nostalgique d'une star prisonnière d'une douloureuse enfance malgré le chemin parcouru. Tout commence avec Norma Jean, la pauvre Norma Jean dont le père est réduit à une photo et dont la mère est précocement internée dans un asile d'aliénés. Norma Jean la mal-aimée, trimballée dans des familles d'accueil, honteuse de son statut d'orpheline et qui rêve que quelqu'un s'intéresse à elle. Et puis un jour elle découvre le pouvoir de séduction de son corps, cet "ami détenteur d'un pouvoir magique", qui lui vaudra bien des baratins de la part des dragueurs et de jalousies de la part des femmes... Car le chemin de Norma Jean à Marilyn Monroe est long et laborieux, semé d'interminables journées à subir les rejets des studios ("Vous n'êtes pas photogénique"), la misère qui oblige à mendier le moindre dollar... Oui je sais : on a déjà tout lu, tout vu, tout entendu sur Marilyn... Et pourtant, c'est une personnalité tellement fascinante que je ne peux m'empêcher de me replonger de temps à autre dans son terrible destin. J'ai commencé par admirer les deux carnets de photos, pertinemment commentées par le fils de Milton Greene, le photographe ami de l'actrice. Et puis je me suis plongée dans l'autobiographie, récit nostalgique d'une star prisonnière d'une douloureuse enfance malgré le chemin parcouru. Tout commence avec Norma Jean, la pauvre Norma Jean dont le père est réduit à une photo et dont la mère est précocement internée dans un asile d'aliénés. Norma Jean la mal-aimée, trimballée dans des familles d'accueil, honteuse de son statut d'orpheline et qui rêve que quelqu'un s'intéresse à elle. Et puis un jour elle découvre le pouvoir de séduction de son corps, cet "ami détenteur d'un pouvoir magique", qui lui vaudra bien des baratins de la part des dragueurs et de jalousies de la part des femmes... Car le chemin de Norma Jean à Marilyn Monroe est long et laborieux, semé d'interminables journées à subir les rejets des studios ("Vous n'êtes pas photogénique"), la misère qui oblige à mendier le moindre dollar et la faim qui empêche de dormir. L'arrogance des riches aussi, et les plans douteux des "agents". Et même une fois devenue (enfin !) célèbre, elle ne rencontre que du mépris de la part de ses pairs. C'est tout cela que raconte Marilyn, avec simplicité et surtout grande humilité. Non elle n'a aucune culture mais elle adore lire et suit des cours d'histoire de l'art. Peut-être n'a-t-elle aucun talent mais elle prend des leçons d'art dramatique. Oui elle a défauts mais ils sont bien de choses au regard de tous ces personnages inconsistants qui peuplent les soirées hollywoodiennes ! Il en résulte un texte émouvant empreint d'une profonde souffrance, d'un continuel sentiment de solitude aussi : "Le public était la seule famille, le seul prince charmant, le seul foyer dont j'avais jamais rêvé." Et bien sûr on regrette que l'actrice ait abandonné ce projet autobiographique (juste après son mariage avec Joe DiMaggio)...
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