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Les Escales
EAN : 9782365695787
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 145 x 240 mm

D'Amour et de guerre - Grand Prix du Roman Métis 2021

Collection : Domaine français
Date de parution : 04/03/2021
La quête éperdue d’amour et de liberté d’un jeune soldat kabyle propulsé dans un monde devenu fou.
1939, dans les montagnes de Kabylie. Adam a vingt ans et rêve de construire une maison pour Zina, son grand amour, la plus belle fille de Bousoulem. La vie serait si simple, si douce. Mais la guerre en décidera autrement. Arraché à son village et à sa fiancée, Adam est... 1939, dans les montagnes de Kabylie. Adam a vingt ans et rêve de construire une maison pour Zina, son grand amour, la plus belle fille de Bousoulem. La vie serait si simple, si douce. Mais la guerre en décidera autrement. Arraché à son village et à sa fiancée, Adam est enrôlé de force par l’armée pour tuer des Allemands qu’il ne connaît pas, dans une France qu’il ne connaît pas.
Après s’être évadé d’un camp de travail réservé aux soldats coloniaux, il découvre avec ses compagnons un Paris occupé où il doit apprendre à survivre, entre rafles et marché noir, mauvaises rencontres et mains tendues. Guidé par ses rêves de liberté, retrouvera-t-il son Algérie et sa Zina bien-aimée ?
Ce roman, véritable bijou d’humanité, est un hymne aux grands oubliés de l’histoire de France.
GRAND PRIX DU ROMAN METIS 2021
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EAN : 9782365695787
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 145 x 240 mm

Ils en parlent

« On l'oublierait presque, cette histoire simple mais rondement menée d’amants séparés par l’histoire, tant Akli Tadjer met du soin et de la minutie à peindre en guise d’arrière-plan une ambitieuse fresque historique en trois volets. Jolie prouesse. »
Zoé Courtois / Le Monde

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • WolfgangBarth Posté le 31 Décembre 2021
    Le 4 novembre 2021, à l'Institut français de Bremen (Allemagne), j'ai eu le grand honneur de faire la connaissance personnelle de Monsieur Ali Tadjer lors d'une lecture débat de « La meilleure façon de s'aimer » (JC Lattès, 2012 ; traduction allemande par Schirin Nowrousian « Die beste Art zu lieben », Sujet Verlag, 2014) que je dirigeais avec Madame Phanie Bluteau, directrice de l'Institut français de Bremen. Pour bien me préparer à cette intervention j'ai lu entre autres le roman « D'amour et de Guerre » (Les Escales, 4 mars 2021), oeuvre récente du même auteur. Cette lecture m'a profondément marqué. Je partage complétement le jugement qu'on lit, par exemple, dans la description par la librairie en ligne Amazon : « Ce roman est un hymne aux grands oubliés de l'histoire de France, mais également un véritable bijou d'humanité et de tendresse. » J'admire, comme dans plusieurs autres textes d'Akli Tadjer que j'ai eu la joie de lire, la grande maîtrise narrative de l'auteur qui nous saisit d'emblée, son amour du détail vécu, ses descriptions authentiques qui rendent vivant cet univers bien particulier à cheval sur les cultures algérienne et française. Mais le roman « D'amour et de guerre... Le 4 novembre 2021, à l'Institut français de Bremen (Allemagne), j'ai eu le grand honneur de faire la connaissance personnelle de Monsieur Ali Tadjer lors d'une lecture débat de « La meilleure façon de s'aimer » (JC Lattès, 2012 ; traduction allemande par Schirin Nowrousian « Die beste Art zu lieben », Sujet Verlag, 2014) que je dirigeais avec Madame Phanie Bluteau, directrice de l'Institut français de Bremen. Pour bien me préparer à cette intervention j'ai lu entre autres le roman « D'amour et de Guerre » (Les Escales, 4 mars 2021), oeuvre récente du même auteur. Cette lecture m'a profondément marqué. Je partage complétement le jugement qu'on lit, par exemple, dans la description par la librairie en ligne Amazon : « Ce roman est un hymne aux grands oubliés de l'histoire de France, mais également un véritable bijou d'humanité et de tendresse. » J'admire, comme dans plusieurs autres textes d'Akli Tadjer que j'ai eu la joie de lire, la grande maîtrise narrative de l'auteur qui nous saisit d'emblée, son amour du détail vécu, ses descriptions authentiques qui rendent vivant cet univers bien particulier à cheval sur les cultures algérienne et française. Mais le roman « D'amour et de guerre » transporte une valeur supplémentaire qui me donne vraiment envie de le traduire: il porte un regard particulier sur nous, les Allemands, pendant la Seconde Guerre mondiale. Le regard des Français sur moi, fils d'un officier allemand, pourtant accueilli avec amour par la famille de ma première épouse, repose en moi comme un trésor et a formé toutes mes connaissances de cette époque qui dès lors se sont élargies et généralisées par la vie temporaire en France, les contacts perpétuels et surtout par la lecture (entre autres d' Irène Némirovski). Le mérite d'Akli Tadjer est d' y avoir ajouté un regard qui vient de plus loin encore et qui s'inscrit dans cette époque postcoloniale qui peine tant à reconnaitre ce qui a été : c'est le regard des soldats coloniaux enroulés de force dans l'armée française pour combattre, dans un pays inconnu, des Allemands qu'ils ne connaissent pas. Et ce regard porte sur les Allemands et les Français. J'ai ainsi appris qu'il y avait des camps allemands (Stalag) particuliers pour les soldats coloniaux gardés par des prisonniers français, que les Allemands avaient en tête de s'appuyer sur des nationalistes algériens (Mohamed El Maadi )pour répandre leur pouvoir, que la Mosquée de Paris a joué un rôle important dans le sauvetage des refugiés des Nazis (n'importe leur religion.) Les connaissances s'inscrivent aussi dans une histoire continue depuis la Première Guerre mondiale que nous apprenons par le récit d'Adam de sa vie au pays avant d'être enroulé. Et ainsi de suite. Je conseille fortement la lecture de ce grand roman.
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  • Tostaky61 Posté le 27 Décembre 2021
    D'amour et de guerre, c'est de ça qu'est faite la vie d'Adam (prononcez le "m") dans le roman d'Akli Tadjer. L'amour qu'il porte à la jeune Zina pour qui il rêve de construire une maison et un avenir. La guerre, c'est ce qui va bouleverser son destin et celui de ses amis Tarik (le musulman qui veut devenir Imam) et Samuel (le jeune Juif). Nous sommes en 1939, en France. Enfin, en Algérie, alors colonie française, pas de discussion possible c'est la France qui gouverne, point barre. D'ailleurs le père d'Adam en a fait une de guerre pour la nation, la Grande comme on l'appelle, il est allé combattre le boche et il en est revenu avec, comme récompense, une sale blessure. Parce que pour ce qui est de la reconnaissance, les médailles ou autres pensions ont du mal à traverser la mer... Quand le nouveau conflit mondial éclate, Adam, lui n'a pas du tout l'intention d'aller donner sa vie pour ce pays qu'il ne connaît pas, il a d'autres projets. Mais voilà, on ne discute pas les ordres... D'amour et de guerre, c'est une histoire d'hommes, d'amitiés, de destins croisés. Tadjer, dans un récit humaniste, nous raconte le périple de ces trois amis, unis (au-delà de leurs croyances) pour... D'amour et de guerre, c'est de ça qu'est faite la vie d'Adam (prononcez le "m") dans le roman d'Akli Tadjer. L'amour qu'il porte à la jeune Zina pour qui il rêve de construire une maison et un avenir. La guerre, c'est ce qui va bouleverser son destin et celui de ses amis Tarik (le musulman qui veut devenir Imam) et Samuel (le jeune Juif). Nous sommes en 1939, en France. Enfin, en Algérie, alors colonie française, pas de discussion possible c'est la France qui gouverne, point barre. D'ailleurs le père d'Adam en a fait une de guerre pour la nation, la Grande comme on l'appelle, il est allé combattre le boche et il en est revenu avec, comme récompense, une sale blessure. Parce que pour ce qui est de la reconnaissance, les médailles ou autres pensions ont du mal à traverser la mer... Quand le nouveau conflit mondial éclate, Adam, lui n'a pas du tout l'intention d'aller donner sa vie pour ce pays qu'il ne connaît pas, il a d'autres projets. Mais voilà, on ne discute pas les ordres... D'amour et de guerre, c'est une histoire d'hommes, d'amitiés, de destins croisés. Tadjer, dans un récit humaniste, nous raconte le périple de ces trois amis, unis (au-delà de leurs croyances) pour un seul objectif, le retour sur leur terre natale. Leur transformation, leur prise de conscience aussi face aux épreuves traversées. Les choix qu'ils devront faire. Leur vie immédiate et future en dépend. Grâce à ce roman, j'ai appris. Les camps dans lesquels on enfermait les soldats de nos colonies, les Allemands refusant de les envoyer dans leur pays. La mansuétude de l'occupant vis-à-vis de la communauté musulmane à qui l'on va jusqu'à délivrer des autorisations de circuler, bien évidemment orchestrée, dans le but de s'en faire une alliée. Dans ce livre il n'y a pas vraiment de héros, seulement des hommes, loin de chez eux. Personne ne semble s'inquiéter de leur sort, ni l'armée française (grande absente du récit d'ailleurs) ni l'envahisseur qui a d'autres chats à fouetter. Peut-être qu'il m'a manqué un peu d'émotion dans cette lecture, peut-être que l'auteur s'est trop attaché à Adam, Tarik et Samuel sont eux aussi deux personnages importants qui auraient mérité d'être un peu plus exploités. Mais il reste une belle histoire... d'amour et de guerre.
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  • Natiora Posté le 10 Novembre 2021
    Le roman démarre en Kabylie, en 1939. Adam construit avec amour la maison qu’il habitera avec Zina, la jeune femme qu’il aime. Il doit se dépêcher avant que le fils du caïd El Hachemi ne la demande en mariage, car il est bien meilleur parti qu’Adam et l’amour des tourtereaux ne fera pas le poids face à sa fortune. Mais Adam n’aura pas le temps de demander sa main : il est appelé pour faire la guerre en France. La France, son soi-disant pays, sur lequel il n’a jamais posé le pied, qui traite les Algériens comme des « pas grand-chose ». Qui va placer ses enfants des colonies en première ligne pour servir de chair à canon. Une guerre reste une guerre ; pourtant, celle qui se présente est différente de celle de 14-18. Les deux camps ennemis n’osent s’affronter frontalement, bien qu’ils soient à portée de fusil. C’est la drôle de guerre. Le souvenir de la boucherie de 14-18 reste vivace pour l’armée, alors que politiquement ce qui va suivre avec Hitler est bien pire… Ceci n’est que le début du roman. Adam va passer par diverses épreuves qui vont atteindre à sa dignité, comme on peut s’y attendre. Il... Le roman démarre en Kabylie, en 1939. Adam construit avec amour la maison qu’il habitera avec Zina, la jeune femme qu’il aime. Il doit se dépêcher avant que le fils du caïd El Hachemi ne la demande en mariage, car il est bien meilleur parti qu’Adam et l’amour des tourtereaux ne fera pas le poids face à sa fortune. Mais Adam n’aura pas le temps de demander sa main : il est appelé pour faire la guerre en France. La France, son soi-disant pays, sur lequel il n’a jamais posé le pied, qui traite les Algériens comme des « pas grand-chose ». Qui va placer ses enfants des colonies en première ligne pour servir de chair à canon. Une guerre reste une guerre ; pourtant, celle qui se présente est différente de celle de 14-18. Les deux camps ennemis n’osent s’affronter frontalement, bien qu’ils soient à portée de fusil. C’est la drôle de guerre. Le souvenir de la boucherie de 14-18 reste vivace pour l’armée, alors que politiquement ce qui va suivre avec Hitler est bien pire… Ceci n’est que le début du roman. Adam va passer par diverses épreuves qui vont atteindre à sa dignité, comme on peut s’y attendre. Il aura l’occasion de voir la haine, le mépris, la concupiscence. Il y aura pourtant deux lueurs qui lui permettront de tenir le coup : Zina, qui lui donne la force de tenir et d’avancer au fil des mois. Et son professeur français qui a consacré sa vie aux élèves algériens et qui est retourné vivre à Paris pour sa retraite. Adam a son adresse, il fera tout son possible pour le retrouver. Plusieurs aspects de cette histoire m’ont vivement intéressée, en premier lieu le sort réservé aux citoyens des colonies. J’ai notamment appris l’existence des fronstalag, des camps de prisonniers allemands sur le territoire occupé qui regroupaient pour certains les soldats des troupes coloniales. Les Allemands les tenaient à l’écart de peur des maladies exotiques. Il n’a pas été question de les exterminer d’après ce que je comprends du roman, certains d’ailleurs ont su tirer leur épingle du jeu en collaborant. Un autre thème m’a interpellée, celui de la fraternité mise à mal lorsque la religion entre en jeu. Adam est parti d’Algérie avec Samuel et Tarik, tous deux destinés à hériter des charges de leur père : l’un rabbin, l’autre imam. Lorsque l’antisémitisme commence à se répandre de façon ostentatoire et honteuse dans le pays, l’amitié des deux algériens va se déliter. Adam sent la colère monter en lui sans pour autant se laisser envahir par la haine. Ce qu’il ressent relève davantage de la stupeur et de l’incompréhension. Comment ce à quoi il assiste, ce qu’il doit subir peut être possible ? Malgré les épreuves, les humiliations et la peur, il tâchera de rester droit et de garder en tête qu’il doit survivre pour Zina. Ce roman ne me marquera pas car il ne m’a pas assez engluée dans l’atmosphère de la guerre et de la vie en zone occupée telle que j’ai déjà pu la trouver ailleurs. Mais j’ai apprécié accompagner ce jeune homme algérien dans son périple, me donnant ainsi accès à de nouvelles informations quant à cette époque troublée et me permettant de l’aborder sous un angle inédit pour moi.
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  • dallabidi Posté le 2 Octobre 2021
    LETTRE A L’AUTEUR. Il est parfois des rencontres qui bouleversent une vie sans qu’aucun événement réel ne vienne perturber l’ordre établi. Des mots, une lecture et c’est le choc. Une déflagration… C’est ce que j’ai éprouvé à la lecture de ton roman. Parmi le florilège d’émotions qui m’ont traversée dès l’instant où mes yeux ont parcouru les premières pages, je retiens d’abord celle de l’infinie reconnaissance à ton égard pour ce formidable travail d’écrivain. Comment trouver les mots pour te dire qu’en m’invitant à la lecture de ce livre, tu m’autorisais, mieux encore, tu m’accompagnais dans un pan de mon histoire dont j’ai été confisquée, à l’instar de tous ces enfants immigrés algériens. Tu m’as autorisé à revisiter un passé occulté, un passé plombé par le silence de nos aînés. J’ai découvert la potentielle vie de mes grands-parents et de mes parents dans les années 1940 dans la France occupée et dans l’ Algérie coloniale. Ce texte m’habite véritablement, je le porte en moi comme s’il m’appartenait personnellement. En vérité il m’ a rendu aux miens que je n’ai jamais connus. Il comble des vides de mon histoire, les nourrit et m’éclaire sur des silences dont je n’avais juste qu’une... LETTRE A L’AUTEUR. Il est parfois des rencontres qui bouleversent une vie sans qu’aucun événement réel ne vienne perturber l’ordre établi. Des mots, une lecture et c’est le choc. Une déflagration… C’est ce que j’ai éprouvé à la lecture de ton roman. Parmi le florilège d’émotions qui m’ont traversée dès l’instant où mes yeux ont parcouru les premières pages, je retiens d’abord celle de l’infinie reconnaissance à ton égard pour ce formidable travail d’écrivain. Comment trouver les mots pour te dire qu’en m’invitant à la lecture de ce livre, tu m’autorisais, mieux encore, tu m’accompagnais dans un pan de mon histoire dont j’ai été confisquée, à l’instar de tous ces enfants immigrés algériens. Tu m’as autorisé à revisiter un passé occulté, un passé plombé par le silence de nos aînés. J’ai découvert la potentielle vie de mes grands-parents et de mes parents dans les années 1940 dans la France occupée et dans l’ Algérie coloniale. Ce texte m’habite véritablement, je le porte en moi comme s’il m’appartenait personnellement. En vérité il m’ a rendu aux miens que je n’ai jamais connus. Il comble des vides de mon histoire, les nourrit et m’éclaire sur des silences dont je n’avais juste qu’une intuition, une vague idée. Comment a-t-on pu passer sous silence ces épisodes effroyables pourtant constitutifs de notre identité ? Comment a-t-on pu laisser béante cette part de l’histoire commune à l’Algérie et à la France ? Ton roman nous faire suivre la trajectoire d’Adam, un personnage à la fois lumineux et courageux, il pose sur ce monde secoué par la guerre, un regard lucide mais pas désespéré malgré les horreurs qui lui sont infligées, à lui et à ses semblables. Ma mère, née en 1938, était orpheline, il me plaît d’imaginer en Adam un grand-père potentiel. Merci à toi…
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  • annieferiau Posté le 30 Septembre 2021
    Jai voyagé, j'ai découvert une autre culture, j'ai suivi avec attention le parcours d'Adam, sa lutte, ses déconvenues, sa souffrance. Ecrire encore et toujours pour clamer et croire en cet amour fort qui l'habite, qui sera le plus fort, croire qu'il sortira indemne de cette guerre dont il ne voulait pas être acteur. Ce roman permet de s'imprégner de cette période, de frissonner tant elle est compliquée, dure, sans fin. Beaucoup de sentiments forts dominent : l'amour, la haine, la tendresse, l'émotion, le partage, l'espoir, le désespoir, la peur...un livre à lire, un sujet si différent des précédents ouvrages d'Akli Tadjer. Des moments forts auxquels on s'accroche pour partager et soutenir le quotidien d'Adam. Ce livre m'a beaucoup émue et je le recommande vivement !

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