Lisez! icon: Search engine
Presses de la cité
EAN : 9782258150584
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 225 mm

Dans la vallée

KARINE REIGNIER-GUERRE (Traducteur)
Date de parution : 13/09/2018
« Certains êtres sont différents. Ils sont nés comme ça, sur le bord du monde. Ils savent voir ce que d’autres ne voient pas. Pour eux, les rivières ne coulent pas de la même façon. »
Le temps semble s’être arrêté dans ce village du sud de l’Irlande égaré dans la vallée et battu par la famine. Nóra Leahy a perdu son mari et sa fille et se retrouve seule avec son petit-fils de quatre ans, infirme. Pourtant, Nóra s’en souvient : quelques années plus tôt,... Le temps semble s’être arrêté dans ce village du sud de l’Irlande égaré dans la vallée et battu par la famine. Nóra Leahy a perdu son mari et sa fille et se retrouve seule avec son petit-fils de quatre ans, infirme. Pourtant, Nóra s’en souvient : quelques années plus tôt, Micheál marchait et commençait déjà à parler. Que lui est-il arrivé ? A-t-il été changé, remplacé pendant la nuit par les fées qui auraient posé une autre créature dans le berceau ? Est-ce à lui que la vallée doit la malédiction qui la frappe ? Mary, la jeune servante que Nóra vient d’engager, se laisse impressionner par les commérages du village et les rapporte à sa maîtresse. Ensemble, les deux femmes se mettent
en quête de la seule personne en mesure de sauver Micheál : une originale, qui vit seule dans la lande et parle le langage des plantes. Car, même si tout le monde s’en méfie, on sait que la vieille Nance Roche a le don. Qu’elle communique avec le peuple invisible. Et qu’il n’y a qu’elle pour faire revenir ceux qui ont été enlevés…
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782258150584
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

" L’auteure brosse le portrait de femmes courage, dont le cœur, dans cette vallée rude comme un hiver irlandais, brûle d'humanité. Audacieux et magnifique."
La Voix du Nord

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bartzella Posté le 25 Août 2021
    Un superbe roman, écrit tout en finesse et en douceur, c'est tellement beau ! L'histoire se passe dans l'Irlande des années 1825, une époque où les traditions ancestrales étaient encore bien vivantes. Une époque où les croyances au monde magique, celui des fées et autres créatures, faisaient partie de la vie quotidienne des villageois. Tout y était relié. Que l'on parle de malheurs ou de bonne chance, les Bonnes Gens en étaient responsables. Pour eux, la religion et le monde magique sont deux choses différentes. Au lieu de parler d'anges, on parle de fées. D'ailleurs le curé n'approuve pas du tout ces pratiques et ces croyances ! Mais au fond, le résultat est le même. Que ce soit la volonté de Dieu ou des gobelins d'empêcher les vaches de produire du lait ou les poules de pondre, ça ne change pas grand-chose... Ici, la grand-mère Nora tente par tous les moyens de récupérer son petit-fils, dont elle croit que le corps est possédé par une de ces créatures. Elle veut le sauver et retrouver le petit garçon tel qu'elle l'a connu il y a de cela quelques années. Pour ce faire, elle fait appel à la guérisseuse de la région,... Un superbe roman, écrit tout en finesse et en douceur, c'est tellement beau ! L'histoire se passe dans l'Irlande des années 1825, une époque où les traditions ancestrales étaient encore bien vivantes. Une époque où les croyances au monde magique, celui des fées et autres créatures, faisaient partie de la vie quotidienne des villageois. Tout y était relié. Que l'on parle de malheurs ou de bonne chance, les Bonnes Gens en étaient responsables. Pour eux, la religion et le monde magique sont deux choses différentes. Au lieu de parler d'anges, on parle de fées. D'ailleurs le curé n'approuve pas du tout ces pratiques et ces croyances ! Mais au fond, le résultat est le même. Que ce soit la volonté de Dieu ou des gobelins d'empêcher les vaches de produire du lait ou les poules de pondre, ça ne change pas grand-chose... Ici, la grand-mère Nora tente par tous les moyens de récupérer son petit-fils, dont elle croit que le corps est possédé par une de ces créatures. Elle veut le sauver et retrouver le petit garçon tel qu'elle l'a connu il y a de cela quelques années. Pour ce faire, elle fait appel à la guérisseuse de la région, Nance Roche, reconnue pour ses bienfaits mais aussi crainte par les villageois à cause de sa différence et le fait qu'elle vive recluse, en dehors du monde. Au fur-et-à-mesure que l'histoire avance, on peut voir à quel point les superstitions peuvent aller loin et avoir un impact réel sur la vie des gens ! le commérage va bon train. Et le curé qui s'en mêle...On a presque l'impression de revenir au temps des sorcières ! C'est une histoire passionnante, fort bien documentée probablement, qui nous fait apprendre des tas de choses tant sur la nature de l'île que sur les superstitions irlandaises de l'époque. Une histoire choquante aussi de voir à quel point les gens peuvent être crédules. Mais cela est fait d'une façon respectueuse et on a toujours envie d'aller voir plus loin, de connaître l'issue, et les personnages sont tantôt attachants, tantôt haïssables... Et surtout, c'est d'une belle qualité de plume ! Presque poétique. J'ai adoré "Dans la Vallée" et le recommande sans hésiter ! Une pépite, vraiment !
    Lire la suite
    En lire moins
  • DrAgnodice Posté le 21 Février 2021
    Ce livre, basé sur une histoire vraie, nous emmène dans une vallée d’Irlande au XIXe siècle, mystérieuse et dépaysante, et tiraillée entre les traditions et la religion. L’intrigue, très lente, est guidée par le rythme de la nature. Mais son côté mystérieux et la tension qui s’installe au fil des pages nous fait dévorer le roman de la première à la dernière page. Enfin, ce livre est superbement écrit. Il nous imprègne de l’atmosphère de la vallée en nous décrivant les paysages brumeux de l’Irlande du XIXe siècle. Cette proximité de la nature et la description des personnages qui tentent de comprendre leur monde grâce aux traditions et à la religion sont une grande réussite. Sans parler de la couverture que je trouve magnifique.
  • myosotis93 Posté le 18 Février 2021
    J'ai lu une centaine de pages avant de rentrer dans le livre, mais une fois dedans j'ai cheminé sur ces terres irlandaises au XIX ème siècle au côté de Nora. Veuve, elle vit avec son petit-fils Michéal, un enfant infirme. Etre différent, c'est provoquer la peur, le rejet, la honte pour les proches. La nature est hostile et au milieu de ces paysages sauvages, la pauvreté s'est installée et pousse les plus pauvres à se louer pour survivre. J'ai découvert un monde peuplé d'êtres surnaturels, de fées, de bonnes gens, ces êtres maléfiques qui s'emparent des hommes et des femmes, les font souffrir et les éloignent de leurs proches. Un monde où règne la peur de l'inexplicable, un monde où les peurs ancestrales siègent en maître. Pour soigner les âmes et les corps il y a Rance, un être marginal qui connait les herbes et fréquente les Esprits. Mais, le nouveau curé lutte contre les superstitions, il combat ce qu'il considère comme du charlatanisme. Les opinions s'affrontent, mais la souffrance des vivants survit. Je vous conseille la lecture de ce livre et vous encourage à lire également "A la grâce des hommes" du même auteur.
  • MaxSardane Posté le 14 Janvier 2021
    Sorti en 2016 et découvert en train de prendre la poussière dans la bibliothèque de ma grand-mère, ce livre m'a interpellé, car il parlait d'un thème qui me passionne : les croyances folkloriques relatives aux êtres surnaturels. Ici, il s'agit des faës (fairies en anglais, laissé tel quel par le traducteur) dans l'Irlande pauvre et rurale du 19° siècle. Plus particulièrement, des superstitions et pratiques autour du changelin (ou « changeon » en vieux français), cet enfant malingre et impossible à nourrir que la croyance populaire Nord européen disait être un rejeton de « l'autre peuple », laissé à la place d'un bébé volé. Jusqu'à la BD (Courtney Crumrin et les Choses de la Nuit de Ted Naifeh), de nombreux récits ont évoqué ce thème, de manière parfois tendre, effrayante ou humoristique, mais toujours tragique. En littérature, Des hommes et des trolls, de Selma Lagerlöf pour la Suède et Jamais avant le coucher du soleil de Johanna Sinisalo sont ceux qui m'ont le plus marqué – j'en reparlerai peut-être plus tard. Cette croyance au « changelin » et les pratiques qui y étaient associées sont bien documentées dans les sources historiques également (voir le classique de l'ethnohistoire de Jean-Claude Schmitt,... Sorti en 2016 et découvert en train de prendre la poussière dans la bibliothèque de ma grand-mère, ce livre m'a interpellé, car il parlait d'un thème qui me passionne : les croyances folkloriques relatives aux êtres surnaturels. Ici, il s'agit des faës (fairies en anglais, laissé tel quel par le traducteur) dans l'Irlande pauvre et rurale du 19° siècle. Plus particulièrement, des superstitions et pratiques autour du changelin (ou « changeon » en vieux français), cet enfant malingre et impossible à nourrir que la croyance populaire Nord européen disait être un rejeton de « l'autre peuple », laissé à la place d'un bébé volé. Jusqu'à la BD (Courtney Crumrin et les Choses de la Nuit de Ted Naifeh), de nombreux récits ont évoqué ce thème, de manière parfois tendre, effrayante ou humoristique, mais toujours tragique. En littérature, Des hommes et des trolls, de Selma Lagerlöf pour la Suède et Jamais avant le coucher du soleil de Johanna Sinisalo sont ceux qui m'ont le plus marqué – j'en reparlerai peut-être plus tard. Cette croyance au « changelin » et les pratiques qui y étaient associées sont bien documentées dans les sources historiques également (voir le classique de l'ethnohistoire de Jean-Claude Schmitt, le Saint Lévrier : Guinefort, guérisseur d'enfants depuis le XIII° siècle). Elle a permis de justifier l'abandon et même le meurtre d'enfants malades, handicapés ou simplement différents pendant des siècles, et ce jusqu'à une époque récente (le dernier cas recensé, jugé en Irlande, a eu lieu en 1895). L'auteur base justement son histoire sur un fait divers de 1826, documenté par les archives, dont je ne peux rien dire au risque de révéler la chute. Interdiction, donc, de vous renseigner avant si vous voulez conserver le suspense ! Même si l'incertitude quant au sort du petit Micheál nous pousse à tourner les pages avec avidité, l'attente du dénouement n'est pas tellement le moteur principal du livre. La fascination un peu glaçante qu'on éprouve en voyant les éléments se mettre en place de manière diabolique repose surtout sur la justesse de ses personnages. On suit avec un intérêt grandissant le parcours de ces trois femmes très différentes, que le destin du petit Micheal a amené à se rencontrer : la veuve Leahy, obstinée jusqu'à la mort, la maladroite, mais généreuse Mary et surtout la vieille Nance, la cailleach qui, indifférente aux crachats et aux persécutions soigne les miséreux, donne et, parfois, reprend la vie. Des femmes humaines, pleines de failles et de forces, déterminées à survivre, quoi qu'il en coûte. Ensemble, elles chemineront dans la tempête jusqu'au dénouement final, où leurs chemins se sépareront à nouveau. Autant vous avertir : cette histoire est dure comme l'hiver irlandais. Dès les premières pages, on se trouve plongé dans le rude quotidien de ces gens qui n'ont aucun autre avenir que de sarcler des champs arides, se vendre à la ville ou mendier sur le bord des fossés ; qui, malades, doivent choisir entre un curé dogmatique complètement hors-sol et une rebouteuse prête à tout pour alléger leur fardeau (jusqu'aux solutions les plus radicales). le paysage est aussi radieux qu'un roman de Claude Seignolle. Entre messes et accusations de sorcellerie, les accidents de la vie se succèdent : mort subite en pleins travaux des champs, ébouillantage à l'huile, fausse-couche, mortalité infantile... le ciel est gris et pluvieux, la boue encrasse les pieds de ces pauvres hères sans chaussures, la pauvreté rend méchant, alcoolique et cancanier, la faim pousse à voler les patates du voisin. Les femmes battues par leur mari se vengent sur les autres et tout le monde cherche un coupable à sa misère : le voisin à l'enfant anormal, la vieille qui a choisi de vivre sans homme, les « bons voisins »… « Pas assez bons pour le paradis, mais pas assez mauvais pour l'enfer », ceux-là sont la source de tous les malheurs du monde. On les redoute et on cherche à se les concilier. Leur présence est comme une menace sourde, omniprésente ; pourtant, comme ce Dieu qu'on prie en vain, ils restent invisibles. le petit Micheál, ce petit devenu difforme, est-il humain ou fae ? S'agit-il d'un enfant malade à force de malnutrition, handicapé de naissance, ou un changelin sournois qu'il convient de renvoyer chez lui ? L'auteur ne nous donne ni solution ni interprétation. Juste l'éventail des vérités, différentes pour tous : le curé, le médecin, la rebouteuse, les voisins, la fille de ferme, et, finalement, la grand-mère, qui attendra jusqu'au bout la retour de son « vrai » petit-fils… Personne n'est montré du doigt non plus ; aucun coupable ne sera désigné à la fin de cette tragédie celte. On ressort de là bouleversé, et émerveillé par la complexité de la vie et la résilience humaine, si bien rendues par Hannah Kent.
    Lire la suite
    En lire moins
  • MonsieurLoup Posté le 20 Novembre 2020
    Lire Dans la Vallée, c'est marcher pieds nus dans l'herbe grasse, la boue qui s'insinue entre les orteils. C'est subir les assauts réguliers des trombes de pluie. C'est le vent froid qui balaie la vallée. C'est la campagne irlandaise désolée, aux masures au sol de terre battue, éparpillées sur les coteaux. C'est la brume matinale qui les cache à la vue et nous laisse esseulé·e avec le petit être qui hurle entre nos murs. Ce sont les vaches qui ne donnent plus de lait, le beurre qui ne monte plus quand on le baratte. Ce sont les médisances murmurées autour du puits, les discussions qui s'arrêtent quand on approche pour tirer de l'eau, les regards inquisiteurs. C'est le feu qui crépite dans la cheminée, le tison qu'on enfonce dans sa poche, en protection. Ce sont les pipes qu'on bourre et les discussions à la chaleur des flammes. C'est la magie de la nature, le pouvoir des plantes, connues de quelques seules. C'est voir ce qui est caché. C'est ramper nu·e à reculons sous un bosquet d'aubépines, y murmurer une langue inconnue et jeter des piseógs, des mauvais sorts. C'est chevaucher avec les Bonnes Gens, être emporté·e par les Fairies, et ne pas revenir. Ou alors changé·e. Lire Dans... Lire Dans la Vallée, c'est marcher pieds nus dans l'herbe grasse, la boue qui s'insinue entre les orteils. C'est subir les assauts réguliers des trombes de pluie. C'est le vent froid qui balaie la vallée. C'est la campagne irlandaise désolée, aux masures au sol de terre battue, éparpillées sur les coteaux. C'est la brume matinale qui les cache à la vue et nous laisse esseulé·e avec le petit être qui hurle entre nos murs. Ce sont les vaches qui ne donnent plus de lait, le beurre qui ne monte plus quand on le baratte. Ce sont les médisances murmurées autour du puits, les discussions qui s'arrêtent quand on approche pour tirer de l'eau, les regards inquisiteurs. C'est le feu qui crépite dans la cheminée, le tison qu'on enfonce dans sa poche, en protection. Ce sont les pipes qu'on bourre et les discussions à la chaleur des flammes. C'est la magie de la nature, le pouvoir des plantes, connues de quelques seules. C'est voir ce qui est caché. C'est ramper nu·e à reculons sous un bosquet d'aubépines, y murmurer une langue inconnue et jeter des piseógs, des mauvais sorts. C'est chevaucher avec les Bonnes Gens, être emporté·e par les Fairies, et ne pas revenir. Ou alors changé·e. Lire Dans la Vallée, c'est lire trois femmes. Une veuve à qui l'on confie un petit-fils qu'elle ne reconnaît plus et dont elle ne sait pas quoi faire. Une jeune fille qui loue ses services et se retrouve à veiller sur un être bien étrange. Une vieille femme qui a le don, qui sait soigner les maux ordinaires comme ceux imputables aux Fairies. C'est un village pauvre où la main et la parole compatissantes ne sont jamais bien loin de la langue acérée et du poing fermé. C'est le nouveau curé qui tente de balayer les superstitions qui y ont cours pour n'y laisser que le Christ. C'est le petit Micheál, qu'on tient caché. Lui, ses jambes malingres, ses pleurs incessants et son appétit vorace, qui n'ont rien d'humain. Lire Dans la Vallée, c'est lire l'habile mélange entre fiction et faits historiques, entre réalité et superstitions, un récit qui nous happe et ne nous lâche plus, où le fantastique du folklore, palpable, darde le bout de sa langue pour chatouiller nos oreilles et mordre nos doigts.
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions Presses de la Cité
Des comédies hilarantes aux polars les plus noirs, découvrez chaque mois nos coups de cœur et de nouvelles idées de lecture.

Lisez maintenant, tout de suite !