Lisez! icon: Search engine
Belfond
EAN : 9782714443489
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm

Dans la ville des veuves intrépides

Robert DAVREU (Traducteur)
Date de parution : 06/03/2008

Déjà lauréat du Prix des Lecteurs de la ville de Vincennes à l'occasion du festival America, James Cañón a remporté le Prix du Premier Roman étranger 2008 avec Dans la ville des veuves intrépides, son livre baroque, foisonnant, éblouissant de fantaisie.  La chronique tragico-burlesque d'une bourgade perdue au fin fond de la Colombie, un roman brillant, inventif, hilarant, par le fils spirituel de García Márquez et de Vargas Llosa.

Depuis ce jour où les guérilleros ont débarqué et réquisitionné tous les hommes de la ville, Mariquita tombe en ruine. Seules, livrées à elles-mêmes, les femmes ne savent plus à quel saint se vouer.
Qu'à cela ne tienne. De ménagères soumises, d'épouses dociles, les femmes vont se transformer en leaders...

Depuis ce jour où les guérilleros ont débarqué et réquisitionné tous les hommes de la ville, Mariquita tombe en ruine. Seules, livrées à elles-mêmes, les femmes ne savent plus à quel saint se vouer.
Qu'à cela ne tienne. De ménagères soumises, d'épouses dociles, les femmes vont se transformer en leaders politiques de choc, instigatrices flamboyantes d'un nouvel ordre social.
Ainsi, les très moustachues sœurs Morales décident de remédier à leur condition de célibataires frustrées en créant un bordel ambulant ; Francisca, la veuve d'un grippe-sou notoire, mène la grande vie après avoir découvert le magot de son mari.
Et surtout, la ville de Mariquita peut compter sur la tenace Rosalba, la veuve du brigadier, auto-proclamée maire, et sur padre Rafael, seul rescapé de la gent masculine, qui n'hésite pas à se porter volontaire pour assurer la procréation de la nouvelle génération…

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782714443489
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« L'auteur colombien oppose à la violence de la guérilla, de l'armée et des hommes, un gouvernement de veuves et de mères maquerelles. Un premier roman aussi magique que réaliste. [...] Une utopie savamment élaborée, savoureuse, délicieusement optimiste. »
Raphaëlle Rérolle / Le Monde

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • eliselark Posté le 30 Octobre 2020
    Fantastique! Un livre étonnant, envoûtant! je l'ai lu en trois jours sans même m'en rentre compte. C'est, touchant, vrai, beau, drôle, original... Une belle leçon de courage et surtout une belle façon de voir le monde ! Ces femmes qui été soumises à leur triste sort, (battues par leur mari, maltraitées par la vie et la société, enlisées dans des principes et des règles imposées par la religion la société et qui n'ont jamais osé être elles-mêmes) qui remettent tout en question, parce que leur survie en dépend et qui finissent par se détacher de tout ça, pour notre plus grand plaisir. Un roman simple et profond. Porteur de beaux messages. Les mots sont crus à certains moments et peuvent choquer, on peut aussi être septique sur l'avis que l'on s'en fait mais au final, on se rend compte que l'on a passé un super moment et qu'on a lu un livre que l'on n'oubliera certainement jamais.
  • Givry Posté le 23 Septembre 2020
    Cette histoire se situe dans un village colombien, à notre époque. Il n'y vivent que des femmes, les hommes ayant été tués ou embrigadés de force par les guerilleros. Elles construisent leur société peu à peu, les hommes ayant disparu récemment semble-t-il. Chaque chapitre est séparé par une brève description d'une situation d'un guerillero ou d'un paramilitaire, englué dans la guerre et préocupé de sa survie. C'est un peu déjanté, drôle, cruel, peut-être un tout petit peu trop long.
  • cami_mondo Posté le 21 Août 2020
    Dans le village colombien de Mariquita, au milieu de la jungle, l’ensemble des hommes a été soit réquisitionné par les guérilleros, soit tué. Les femmes doivent apprendre à survivre seules. Après quelques temps d’anarchie, elles vont créer leur propre communauté, avec leur propres règles et reprendre les rênes de leur village. Dans la veine des romans sud-américains, avec leur galerie de personnages extravagants, cette histoire est racontée sur le ton de l’humour. Et mieux vaut en rire que pleurer ! Certains passages dépeignant les hommes à la guerre sont franchement tristes et tranchent avec le loufoque de la vie à Mariquita. Malgré quelques longueurs, ce roman burlesque au ton féministe est plus profond qu’il n’y parait et pose des questions éthique et écologique. Peut-on vivre sans les hommes ? Comment préserver ses maigres ressources en environnement hostile? Que faire si les hommes reviennent? Il dénonce également les dictatures et prône la tolérance et l’amour pour tous et toutes. Un roman facile à lire et optimiste, que l’auteur a dédié à toutes les femmes sur terre !
  • visages Posté le 22 Janvier 2020
    Après le très bon roman de J.G Vasquez " le bruit des choses qui tombent" j'avais envie d'une autre promenade en Colombie, plus légère et pourquoi pas plus folklorique. La superbe couverture de Botero (du moins je pense car cela n'est pas précisé) m'a invitée à entrer " Dans la ville des veuves intrépides". Aucun regret même si ce roman n'est pas "que léger" ! Il est construit un peu comme un conte philosophique car il nous raconte comment la petite ville de Mariquita va devoir faire avec un nouveau paradigme, celui d'un monde sans homme depuis que les guérilleros les ont tous enrôlés de force en 1992. Tous les sujets de société sont abordés avec humour, sarcasme, parodie mais aussi tendresse: la démocratie, l'instruction, la sexualité, la religion, l'autoritarisme, l'homosexualité, le travail etc. Rosalba est désignée maire de la commune. Très fière de cette mission elle s'y acharne avec force mais pas toujours avec bon sens ni respect. Elle devra beaucoup cheminer et essuyer bien des déboires avant de parvenir à créer une communauté égalitaire, solidaire, écologiste et prospère. Je ne veux pas dévoiler comment elle y parvient pour préserver tout le plaisir des futurs lecteurs mais plusieurs notions m'ont... Après le très bon roman de J.G Vasquez " le bruit des choses qui tombent" j'avais envie d'une autre promenade en Colombie, plus légère et pourquoi pas plus folklorique. La superbe couverture de Botero (du moins je pense car cela n'est pas précisé) m'a invitée à entrer " Dans la ville des veuves intrépides". Aucun regret même si ce roman n'est pas "que léger" ! Il est construit un peu comme un conte philosophique car il nous raconte comment la petite ville de Mariquita va devoir faire avec un nouveau paradigme, celui d'un monde sans homme depuis que les guérilleros les ont tous enrôlés de force en 1992. Tous les sujets de société sont abordés avec humour, sarcasme, parodie mais aussi tendresse: la démocratie, l'instruction, la sexualité, la religion, l'autoritarisme, l'homosexualité, le travail etc. Rosalba est désignée maire de la commune. Très fière de cette mission elle s'y acharne avec force mais pas toujours avec bon sens ni respect. Elle devra beaucoup cheminer et essuyer bien des déboires avant de parvenir à créer une communauté égalitaire, solidaire, écologiste et prospère. Je ne veux pas dévoiler comment elle y parvient pour préserver tout le plaisir des futurs lecteurs mais plusieurs notions m'ont beaucoup plu, comme l'abandon du "concept masculin traditionnel du temps, dans lequel celui ci est tout entier tourné vers la productivité..." et la création du calendrier féminin.Les portraits de ces veuves sont magnifiques et me font regretter de ne pas être metteur en scène ! Entre chaque chapitre qui compose l'épopée de ces femmes, James Canon insère des minis témoignages de guérilleros, de para-militaires (fictifs). Ces morceaux de vie viennent rompre avec la fantaisie et les frasques des veuves de Mariquita en replongeant le lecteur dans la réalité violente, parfois insoutenable de cette "guerre". C'est en cela que ce roman n'est pas si léger qu'il y paraît. J'ai pu parfois trouver quelques longueurs mais plus ma lecture avançait et plus elle me plaisait.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Des_potron_minet Posté le 25 Mai 2018
    Ce roman confirme mon amour pour la littérature sud américaine, avec cette petite dose de surréalisme et de poésie. En lisant Dans la ville des veuves intrépides, j'ai retrouvé ce que j'avais tant aimé dans Cent ans de solitude de Garcia Marquez, un village peuplé d'habitant attypique et très touchants où ils leur arrivent des choses parfois extraordinaires. J'ai beaucoup aimé la construction du roman, où chaque chapitre met en avant une habitante et une anecdote du village. Les fins de chapitre sur les guérilleros, nous ramène à la réalité du monde et à l'horreur de la guerre, pour mieux repartir dans ce village fantastique. C'est très intéressant qu'une telle histoire ai été écrite par un homme, aurait elle était différente si l'auteur avait été une femme?
Toute l'actualité des éditions Belfond
Découvrez les auteurs en vogue et les nouveautés incontournables de la scène internationale.