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EAN : 9782862748498
Façonnage normé : BROCHE

De la haine à la vie

Date de parution : 07/03/2001

En 1977, Philippe Maurice est mis en prison parce que, deux ans plus tôt, il a voulu aider son frère, incarcéré pour un trafic de voitures, à s'évader. Il entrera ainsi dans l'engrenage fatal de la délinquance. Ayant tué un policier lors d'un échange de coups de feu, il sera...

En 1977, Philippe Maurice est mis en prison parce que, deux ans plus tôt, il a voulu aider son frère, incarcéré pour un trafic de voitures, à s'évader. Il entrera ainsi dans l'engrenage fatal de la délinquance. Ayant tué un policier lors d'un échange de coups de feu, il sera condamné à mort le 28 octobre 1980. Gracié par François Mitterrand en mai 1981, il passera près de vingt-trois ans derrière les barreaux, subissant toutes les humiliations et toutes les souffrances qui sont le lot des prisonniers de droit commun. Il saura résister au découragement, commencera des études d'histoire, obtiendra une licence, préparera une thèse de doctorat, tout en luttant contre la tentation du suicide pendant plusieurs années, tant le milieu carcéral était hostile à son désir de réinsertion. Il parviendra à soutenir sa thèse pour laquelle il obtiendra les félicitations du jury.

Devenu, en prison, un spécialiste de l'histoire médiévale, Philippe Maurice a obtenu la liberté conditionnelle en mars 2000. La vie a fini par l'emporter sur la haine qui le dévorait mais il n'a rien oublié et c'est une parole marquée au fer rouge qu'il nous donne à lire.

Telle est l'aventure extraordinaire, au sens fort du terme, vécue par Philippe Maurice. Une formidable leçon de courage et d'espoir en les capacités de l'être humain à se reconstruire et à se transformer.

Voici, plus convaincant et plus fort que toute fiction, le récit d'une renaissance.

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EAN : 9782862748498
Façonnage normé : BROCHE
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MIP Posté le 23 Septembre 2018
    J'ai ce livre depuis 2001. Je me souviens avoir vu Philippe Maurice à la télévision lors d'un interview. Je m'étais dit alors qu'il fallait que j'achète son livre mais je ne l'ai lu que maintenant. Je crois que je n'étais pas attiré en fin de compte par cette histoire. Il y a quelques jours, j'ai commencé ce livre et j'ai plongé dans l'univers de Philippe Maurice. Ce gamin de 20 ans condamné à mort puis gracié en 1981. Il raconte sa descente avec son frère et son copain Serge. Il raconte surtout la prison, les matons, les émeutes, la haine et puis sa force pour s'en sortir en suivant des études qui le conduisent au doctorat et à la liberté en 2000. Un livre fort, souvent émouvant.
  • abfabetcie Posté le 12 Février 2015
    Que dire de ce document ? Terrible, brillant réquisitoire contre l’enfermement, l’isolement, les QHS, la peine de mort et la « machine à déshumaniser » qu’est la prison. L’auteur nous démontre, à la fin d’un récit inégal et lourd – de par l’emploi du passé simple qui le rend souvent emphatique – à quel point l’humanité peut se perdre dans les murs de la prison, dans les méandres de l’administration pénitentiaire et de l’appareil judiciaire. La haine est le fil rouge de ce livre, même si les dernières pages, et la fin que l’on sait « heureuse », laissent filtrer un peu de vie et un peu d’espoir. On achève péniblement la lecture, tellement la réalité qui nous y est dépeinte de l’univers carcéral est supportable, inconcevable, tellement elle dépasse l’entendement. Sans doute cette lecture difficile n’est que le reflet du difficile chemin de « vie », pour ne pas dire chemin de croix, d’un détenu qui ne sait ni quand ni si il sortira, et de la dureté de ces longues peines d’emprisonnement faites d’humiliations, de brimades, de tortures que rien ne vient éclairer. Et ce livre pose aussi une question essentielle, celle de la peine de mort et de la... Que dire de ce document ? Terrible, brillant réquisitoire contre l’enfermement, l’isolement, les QHS, la peine de mort et la « machine à déshumaniser » qu’est la prison. L’auteur nous démontre, à la fin d’un récit inégal et lourd – de par l’emploi du passé simple qui le rend souvent emphatique – à quel point l’humanité peut se perdre dans les murs de la prison, dans les méandres de l’administration pénitentiaire et de l’appareil judiciaire. La haine est le fil rouge de ce livre, même si les dernières pages, et la fin que l’on sait « heureuse », laissent filtrer un peu de vie et un peu d’espoir. On achève péniblement la lecture, tellement la réalité qui nous y est dépeinte de l’univers carcéral est supportable, inconcevable, tellement elle dépasse l’entendement. Sans doute cette lecture difficile n’est que le reflet du difficile chemin de « vie », pour ne pas dire chemin de croix, d’un détenu qui ne sait ni quand ni si il sortira, et de la dureté de ces longues peines d’emprisonnement faites d’humiliations, de brimades, de tortures que rien ne vient éclairer. Et ce livre pose aussi une question essentielle, celle de la peine de mort et de la responsabilité individuelle et collective face à cette question.
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  • DOMS Posté le 19 Octobre 2014
    J’ai commencé ce livre sans avoir réellement envie de le lire. Avec l’impression de me faire avoir : complaisance pour les méchants garçons qui en sont là parce qu’ils n’ont pas pu faire autrement et que la société, etc. Et pourtant au fil des pages j’ai apprécié : le regard justement sans complaisance de Philippe Maurice, ses explications sur le pourquoi j’en suis arrivé là, comment, mais surtout comment j’ai souffert, ce que j’ai vécu au cours de ses années de prison, de haine envers les autres mais aussi de haine de la part des autres. La vie de prison, la vie pas très simple de chaque jour où il faut se méfier de tous pour continuer à vivre une forme de « normalité » Mais aussi, et surtout d’ailleurs, la modification des comportements, comment un individu peut, dans cet univers aussi hostile, se trouver, évoluer, passer de la haine à la compréhension des autres, changer, vouloir se réinsérer, comprendre soi mais aussi les autres. Passer non pas de la haine à la violence, mais de la haine au pardon, à l’amour, à la vie en fait. C’est un beau message pour chacun : ne pas se laisser aveugler par ses impressions sans chercher... J’ai commencé ce livre sans avoir réellement envie de le lire. Avec l’impression de me faire avoir : complaisance pour les méchants garçons qui en sont là parce qu’ils n’ont pas pu faire autrement et que la société, etc. Et pourtant au fil des pages j’ai apprécié : le regard justement sans complaisance de Philippe Maurice, ses explications sur le pourquoi j’en suis arrivé là, comment, mais surtout comment j’ai souffert, ce que j’ai vécu au cours de ses années de prison, de haine envers les autres mais aussi de haine de la part des autres. La vie de prison, la vie pas très simple de chaque jour où il faut se méfier de tous pour continuer à vivre une forme de « normalité » Mais aussi, et surtout d’ailleurs, la modification des comportements, comment un individu peut, dans cet univers aussi hostile, se trouver, évoluer, passer de la haine à la compréhension des autres, changer, vouloir se réinsérer, comprendre soi mais aussi les autres. Passer non pas de la haine à la violence, mais de la haine au pardon, à l’amour, à la vie en fait. C’est un beau message pour chacun : ne pas se laisser aveugler par ses impressions sans chercher à comprendre, un individu est complexe et capable d’évoluer, en bien ou en mal, tout dépend aussi de certaines circonstances, événements d’une vie. Surtout ne pas se laisser influencer par une première impression, mais apprendre à connaître, prendre le temps de comprendre, c’est une beau message d’humanité valable dans de si nombreuses circonstances !.
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  • grumpydoll Posté le 28 Janvier 2014
    Je pense que je ne l'ai pas lu à fond ni entièrement. Mais en le cherchant ce soir, je ne le trouve pas. C'est amusant comme parfois mes livres semblent disparaître de mes rayons. Je ne sais comment ni pourquoi, je n'approfondirai pas le sujet, j'espère juste qu'ils ne sont pas perdus pour tout le monde et que cela profite à d'autres. Car avoir un livre, l'objet, sans le lire ni le pouvoir, est une vraie misère. Un enseignement correct qui ne dégoûte pas de lire permet sans doute de se débrouiller seul ensuite (mais comme on le dit dans "how to live on 24 hours a day", il y a d'autres passions possibles dans la vie) Ceci dit, grâce à ce livre, j'ai appris que si Mitterrand n'était pas passé, il y aurait eu un mort de plus sur la conscience de l'Etat Français. Rien que pour cela, cela valait le coup qu'il soit passé. Il faut bien représenter toutes les idées, puisqu'elles ont toutes un peu de vérité, mais de là à faire un crime supplémentaire! Parfois il faut s'avoir s'arrêter, dès qu'on le peut. A-t-il le droit de vivre "normalement" maintenant? Ou doit-il s'adapter avec les conséquences que ce passé... Je pense que je ne l'ai pas lu à fond ni entièrement. Mais en le cherchant ce soir, je ne le trouve pas. C'est amusant comme parfois mes livres semblent disparaître de mes rayons. Je ne sais comment ni pourquoi, je n'approfondirai pas le sujet, j'espère juste qu'ils ne sont pas perdus pour tout le monde et que cela profite à d'autres. Car avoir un livre, l'objet, sans le lire ni le pouvoir, est une vraie misère. Un enseignement correct qui ne dégoûte pas de lire permet sans doute de se débrouiller seul ensuite (mais comme on le dit dans "how to live on 24 hours a day", il y a d'autres passions possibles dans la vie) Ceci dit, grâce à ce livre, j'ai appris que si Mitterrand n'était pas passé, il y aurait eu un mort de plus sur la conscience de l'Etat Français. Rien que pour cela, cela valait le coup qu'il soit passé. Il faut bien représenter toutes les idées, puisqu'elles ont toutes un peu de vérité, mais de là à faire un crime supplémentaire! Parfois il faut s'avoir s'arrêter, dès qu'on le peut. A-t-il le droit de vivre "normalement" maintenant? Ou doit-il s'adapter avec les conséquences que ce passé porte sur sa vie actuelle? Car si certains apprennent de leurs erreurs, d'autres semblent n'apprendre jamais. Or la vengeance est comme une boule de neige sur une pente à ne pas suivre, vu où cela mène... Pour le paraître, tout le monde il est gentil, pour l'être on ne sait pas. Or comme on sait, être ou ne pas être, là est la question. Certainement on le reconnaîtra aux fruits, comme il est dit, mais quand? lorsqu'il sera trop tard? sauvé in extrémis : tout le monde se réjouit... ou fait semblant, ce qui est sans doute pire que de franchement critiquer... à moins que ce ne soit le début d'un effort de compréhension. Du coup même ladite "hypocrisie" n'est pas à juger, puisqu'on ne peut juger de l'intention qu'elle contient. Tout est dans l'intention réelle. Il est logique que la souffrance engendrée par la perte d'un être cher se transforme parfois en haine. Mais si la personne évolue, pourquoi rester soi-même cramponné à cette haine? L'épreuve devrait nous enseigner le pardon, autrement il est possible que l'on devienne pire que celui qui nous a appris le malheur... C'est l'occasion d'un dialogue, du genre de ceux que Desmond Tutu a mis en place entre les victimes et les bourreaux en Afrique du Sud. Comment peut-il y avoir de solutions autrement? Certainement pas dans le silence si il couve rancoeur et cie, comme une maladie qui en serait au stade de la période d'incubation. Comment un homme normal en est-il arrivé à un tel drame (pour lui-même et d'autres)?
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