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        Déchirés

        Super 8
        EAN : 9782370560186
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 400
        Format : 14 x 20 mm
        Déchirés

        PIERRE SZCZECINER (Traducteur)
        Date de parution : 28/08/2014
        J'ai peut-être raté ma vie mais, au moins, j'ai toujours ma tête et mes bras.
        Accro à la méthamphétamine, Chase Daniels est un junkie minable sans cesse en quête d’un nouveau fix. Quand il se réveille un beau matin pour voir une fillette déchiqueter un Rottweiler, il ne s’inquiète pas plus que ça. Ouais, peut-être qu’il devrait.
        Car la fin des temps est là : les...
        Accro à la méthamphétamine, Chase Daniels est un junkie minable sans cesse en quête d’un nouveau fix. Quand il se réveille un beau matin pour voir une fillette déchiqueter un Rottweiler, il ne s’inquiète pas plus que ça. Ouais, peut-être qu’il devrait.
        Car la fin des temps est là : les rues grouillent de zombies avides de chair humaine, et survivre est devenu un objectif à très court terme. Mais que signifie l’apocalypse, se demande Chase, quand la société a déjà tiré sur vous un trait définitif ? Et cette malédiction, qui semble toucher tout le monde sauf lui et son ami Typewriter, n’est-elle pas l’occasion qu’il attendait... celle de prendre un nouveau départ et d’accomplir enfin quelque chose de grandiose ?
        Dans un monde livré au chaos et aux flammes, le « nouveau » Chase Daniels, perdu dans ses rêves de rédemption et d’amour fou, se met en tête de retrouver son ex-petite amie et de la sauver. Les règles du jeu ont changé : désormais, c’est tuer, ou être tué, fuir sans penser au lendemain. Hanté par les fantômes du passé, dévoré par le manque, Chase ne court-il pas au-devant de sa dernière désillusion ?
        Comédie noire, thriller horrifique, à la fois cruel et atrocement comique, Déchirés n’est pas seulement un grand roman de zombies porté par une écriture survoltée : c’est aussi, à mi-chemin entre The Walking dead et Breaking Bad, Hubert Selby Jr. et Las Vegas Parano, l’histoire d’amour la plus extrême et déchirante que vous ayez jamais lue.
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        EAN : 9782370560186
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 400
        Format : 14 x 20 mm
        Super 8
        21.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • rpfab Posté le 25 Juillet 2017
          Mon premier livre avec des zombies, comme quoi il faut bien un début à tout. Et pourtant j'ai apprécié cette lecture, pris dans l'action et dans le trip de l'auteur.
        • hellza24 Posté le 9 Janvier 2017
          Le moins que je puisse dire, c'est qu'il est impossible de sortir indemne de la lecture de ce roman. Quelle baffe ! Le récit est immersif : on suit les méandres brumeux, égoïstes et pleins de culpabilité de Chase, jeune toxico qui squatte chez son pote Sténo. Émergeant d'une semaine de défonce, il ouvre un œil et croit vivre un bad trip particulièrement corsé quand il voit une fillette égorger un molosse à pleines dents. Le temps de comprendre que ce n'est pas la drogue qui lui provoque des hallucinations, Chase et Sténo commencent un road movie cahotique, motivés par l'unique but de leur vie : trouver de la meth. Et quand ils se rendent compte que seuls les drogués ont survécu, qu'en quelque sorte ça leur a servi d'immunité contre ce qui a tué une partie de la population et zombifié les autres, et bien...Cool, on va devoir se droguer le reste de notre vie, quel est le problème ? Ah, si : trouver de la meth, justement, pour lutter contre le virus. J'ai trouvé le thème "zombie" traité avec originalité. Les morts-vivants de ce roman sont particulièrement flippants avec leurs ricanements de hyène. Les rues sont vides, il n'y... Le moins que je puisse dire, c'est qu'il est impossible de sortir indemne de la lecture de ce roman. Quelle baffe ! Le récit est immersif : on suit les méandres brumeux, égoïstes et pleins de culpabilité de Chase, jeune toxico qui squatte chez son pote Sténo. Émergeant d'une semaine de défonce, il ouvre un œil et croit vivre un bad trip particulièrement corsé quand il voit une fillette égorger un molosse à pleines dents. Le temps de comprendre que ce n'est pas la drogue qui lui provoque des hallucinations, Chase et Sténo commencent un road movie cahotique, motivés par l'unique but de leur vie : trouver de la meth. Et quand ils se rendent compte que seuls les drogués ont survécu, qu'en quelque sorte ça leur a servi d'immunité contre ce qui a tué une partie de la population et zombifié les autres, et bien...Cool, on va devoir se droguer le reste de notre vie, quel est le problème ? Ah, si : trouver de la meth, justement, pour lutter contre le virus. J'ai trouvé le thème "zombie" traité avec originalité. Les morts-vivants de ce roman sont particulièrement flippants avec leurs ricanements de hyène. Les rues sont vides, il n'y a aucune trace de panique de la population, d'exode, que l'on trouve généralement dans les romans de ce type : ce qui montre avec quelle brutalité la maladie ou quoi que ce soit d'autre est arrivé. D'ailleurs, il n'est pas question ici pour les personnages de rejoindre un bunker du gouvernement, ou une base médicale qui détiendrait l'antidote, ce scénario n'est pas envisagé par les personnages parce que leur survie après l'apocalypse dépend de la même chose qu'avant l'apocalypse : trouver leur dose. A tout prix. Au fil des pages, j'ai eu la sensation de m'engluer dans un vrai cauchemar, une toile d'araignée faite de puanteur et de désespoir. Les zombies sont presque facultatifs pour en faire un roman d'horreur : parce que le désespoir, la peur, les personnages les connaissent déjà à travers leur dépendance à la méthamphétamine. Ils sont si vides , si dépendants, si obsessionnels que les survivants de l'apocalypse apparaissent comme les véritables zombies du roman, finalement. Savoir que l'humanité est réduite à une poignée de toxicomanes suffisamment défoncés pour avoir survécus au virus, ça ne donne pas un grand espoir pour l'avenir de ladite humanité. Ils sont tous égoïstes, prêts à trahir pour une dose, dangereux ou suicidaires. Le camp des ricanants contre celui des défoncés, les deux aussi puants et moribonds , cerveaux en bouillies et monomanies. C'est un roman brutal, sans concession, et à la fois émouvant. Parce que Chase, Steno, Kay, sont finalement comme des enfants prisonniers d'un cauchemar depuis des années déjà, et n'ont qu'une envie : se réveiller dans les bras de leurs parents. C'est le premier roman de zombies où je ressens la nostalgie de "l'avant" avec une telle force, et un tel désespoir. D’habitude, c'est assez jouissif de suivre les aventures des personnages qui traversent un monde désolé et luttent pour survivre. Là, on sait que tout est joué d'avance, parce qu'ils avaient déjà perdu tous leurs combats dans leur ancienne vie, éloigné les gens qu'ils aimaient, renoncé à leur avenir, à leur identité. L'apocalypse, ils l'ont déjà vécu quand la drogue a pris le pas sur leurs études, leur famille, leur santé. Il y a beaucoup de tristesse dans ce roman, la lutte y est vaine. J'ai beaucoup aimé Déchirés, il m'a tordu les tripes, donné envie de vomir, de pleurer, et m'a presque fait préférer les morts vivants aux vivants parfois...
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        • ange77 Posté le 17 Août 2016
          《Je regarde par la vitre, il fait tellement noir. Je pense à une émission télé que j'ai vue sur ce que deviendra le monde quand l'homme aura disparu. Comment les sanctuaires qu'on a bâtis au nom de l'argent, de la sécurité, du bonheur et de l'amour seront réduits en poussière en une seconde à l'échelle géologique. J'ai conscience de vivre le moment le plus important de l'histoire de l'humanité – oubliez l'invention de la roue, la découverte accidentelle de la pénicilline, le champignon atomique d'Hiroshima, Internet – car ce qui se passe en ce moment même est d'une portée biblique, c'est tout simplement la fin du monde.》 Nombre de lecteurs ayant chroniqué - et apparemment apprécié - ce petit livre s'accordent à parler d'un savant et savoureux mélange entre 'Breaking Bad' et 'Walking Dead', avec une pincée de 'Shaun or the dead' vs 'Trainspotting' pour le côté humour déjanté, et je ne dérogerais pas à la règle : c'est évidemment à ça que l'on pense au tout premier abord. "Rien n'est jamais tout noir, mais rien n'est jamais tout blanc non plus." Nous apprenons que les seuls rescapés du "virus" sont de profonds toxicomanes, des junkies complétement accros à la méthamphétamine. Que... 《Je regarde par la vitre, il fait tellement noir. Je pense à une émission télé que j'ai vue sur ce que deviendra le monde quand l'homme aura disparu. Comment les sanctuaires qu'on a bâtis au nom de l'argent, de la sécurité, du bonheur et de l'amour seront réduits en poussière en une seconde à l'échelle géologique. J'ai conscience de vivre le moment le plus important de l'histoire de l'humanité – oubliez l'invention de la roue, la découverte accidentelle de la pénicilline, le champignon atomique d'Hiroshima, Internet – car ce qui se passe en ce moment même est d'une portée biblique, c'est tout simplement la fin du monde.》 Nombre de lecteurs ayant chroniqué - et apparemment apprécié - ce petit livre s'accordent à parler d'un savant et savoureux mélange entre 'Breaking Bad' et 'Walking Dead', avec une pincée de 'Shaun or the dead' vs 'Trainspotting' pour le côté humour déjanté, et je ne dérogerais pas à la règle : c'est évidemment à ça que l'on pense au tout premier abord. "Rien n'est jamais tout noir, mais rien n'est jamais tout blanc non plus." Nous apprenons que les seuls rescapés du "virus" sont de profonds toxicomanes, des junkies complétement accros à la méthamphétamine. Que c'est justement cette dépendance - pourtant mortelle, appréciez le sens du paradoxe de l'auteur ! - qui les protège, les maintient en relative bonne santé, et que pour rester en vie donc, ils vont devoir continuer à se droguer "éternellement". Au début, pour un toxico, une telle vision de l'avenir, c'est plutôt le pied... Sauf qu'après réflexion, ce n'est pas une vie non plus... Que se passerait-il s'ils devaient réellement repeuplé la planète ? Faudrait-il droguer les bébés, déjà nés accros, toute leur vie durant ? (La question, bien que posée à un moment donné, ne trouve pas de réponse ici ; chacun ira de sa petite idée...) "Eh, les gars, dit Sténo, Vous savez ce que ça signifie ? Je sais, mais je ne dis rien. Ça veut dire qu'on est condamné à se droguer jusqu'à la fin de nos jours." Nous avons donc, pour le combat du siècle, d'un côté : Les zombies : appelés morbacs, comprenez morts back, ou les 'Z' Et en face, Les héros : des junkies complétement accros, mais terriblement attachants. Outre le besoin de se procurer les produits nécessaires, il leur faudra se défendre contre ces monstres au trait de caractère assez spécial et plutôt désarmant - tout en étant hyper flippant quand même ^^ - : ils rigolent, ils se marrent... ils se fendent la tronche quoi... C'est tout de même autre chose que les gimmicks gutturaux auxquels nous sommes habitués ! 'Elle sourit, elle ricane et elle se dirige droit sur nous. Je me suis souvent demandé comment je mourrais, mais jamais je ne m'étais imaginé que ce serait une prostituée zombie russe qui aurait ma peau." Et les principaux protagonistes, eux, sont donc perpétuellement à l'ouest, défoncés. Déchirés. Vous imaginez un peu le délire. Il leur faudra d'ailleurs un petit temps avant de comprendre qu'ils ne sont pas dans un "bad trip"... "Ce qu'on est en train de vivre n'a pas de sens." Si l'on retrouve évidemment les poncifs inhérents aux séries précédemment citées, Déchirés est cependant beaucoup plus. Tellement plus... Bien sûr, il y aura du sang, des tripes et des morts à la pelle. Ce n'est pourtant pas ce qui ressort uniquement de ce roman : entre les envolées philosophiques du narrateur, roublard au grand coeur capable autant de nous subjuguer par sa force morale que de nous décevoir fondamentalement lorsque le toxico en lui prend le dessus ; l'amitié profonde et palpable qui le lie à son meilleur ami Sténo ; l'Amour avec un A majuscule qu'il voue à Kay, malgré que la drogue les avait séparés quelques temps avant cette tragédie apocalyptique ; un langage tantôt cru tantôt poétique... on peut dire que l'auteur ne nous épargne en rien, et ça c'est bon ! La structure spéciale de la narration est également très originale : les dialogues sont directement intégrés au texte sans "coupures", ni tirets ni guillemets pour nous prévenir. J'avoue que c'est assez déstabilisant au début et ça pourrait même rebuter certains lecteurs, malgré cela, l'osmose se fait rapidement. On s'y habitue, on y adhère pleinement tant cela devient de plus en plus naturel au fil des pages, et ajoute même un rythme assez puissant au récit. L'impression extraordinaire d'être toujours en plein coeur de l'action - même dans les moments les plus calmes - , comme dans un super film dont on serait incapable de lâcher l'histoire. C'est à mon avis ce style haché, quasi cinématographique, qui fait un des principaux attraits de cet ouvrage. Sinon que l'on y retrouve pléthore de sentiments bien plus humains que ceux que l'on voit souvent dans les films du genre justement. En bref, un très bon moment de lecture certes, mais aussi une découverte qui vient d'ici. C'est en effet grâce à quelques critiques alléchantes que je m'y suis intéressée - même si avec un titre pareil et une telle 4ème de couv, je n'aurais probablement pas hésité bien longtemps ^^ Pourtant, je dois avouer que je n'ai pas vraiment aimé la fin... même si je suis forcée d'admettre que c'était certainement la seule finalité plausible, et qu'elle découle logiquement du reste de l'histoire, c'est vrai. Néanmoins, cette fin m'a laissée plus perplexe que véritablement déçue. [masquer] J'en suis encore à me dire "mais pourquoi ?", et paradoxalement, je savais pertinemment q'un happy end n'était pas envisageable... [/masquer] "Six balles. Six morts. Ce serait si simple. Épargner aux derniers survivants de l'apocalypse une mort pire que la mort."
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        • ramavirginie Posté le 1 Août 2016
          Déchirés ou comment survivre face à l'apocalypse quand on est accro... C''est le premier roman zombiesque que je lis. Je suis plus séries, films ou comics. Ce qui m'a plu de suite, c'est la couverture du roman : juste parfaite ! Avec son récit post-apocalyptique, Peter Stenson, nous brosse des personnages aux petits oignons ! Deux amis, se réveillent un matin, défoncés (comme à leurs habitudes) mais quelque chose cloche ! Pourquoi cette petite fille est devant leur porte ? Qui est-elle ? Pourquoi est-elle au dessus de ce chien ? Quand elle se retourne, leur monde bascule ! Un zombie, un morbac (mort back), comme ils les appelleront par la suite. Commence alors une course poursuite, car les deux acolytes se rendent vite compte que seuls les junkies sont restés en vie ! Le rythme est là entre moment de défonce et course contre la montre pour échapper aux mort-vivants mais comme souvent dans ce genre d'histoire ce ne sont pas forcement eux les plus dangereux ! Le style est franc aussi, l'auteur au travers des personnages appelle un chat un chat ou plutôt une chatte, une chatte (et je ne parle pas de l'animal !). Vous êtes choqué ? Alors ne lisez pas ce livre... Déchirés ou comment survivre face à l'apocalypse quand on est accro... C''est le premier roman zombiesque que je lis. Je suis plus séries, films ou comics. Ce qui m'a plu de suite, c'est la couverture du roman : juste parfaite ! Avec son récit post-apocalyptique, Peter Stenson, nous brosse des personnages aux petits oignons ! Deux amis, se réveillent un matin, défoncés (comme à leurs habitudes) mais quelque chose cloche ! Pourquoi cette petite fille est devant leur porte ? Qui est-elle ? Pourquoi est-elle au dessus de ce chien ? Quand elle se retourne, leur monde bascule ! Un zombie, un morbac (mort back), comme ils les appelleront par la suite. Commence alors une course poursuite, car les deux acolytes se rendent vite compte que seuls les junkies sont restés en vie ! Le rythme est là entre moment de défonce et course contre la montre pour échapper aux mort-vivants mais comme souvent dans ce genre d'histoire ce ne sont pas forcement eux les plus dangereux ! Le style est franc aussi, l'auteur au travers des personnages appelle un chat un chat ou plutôt une chatte, une chatte (et je ne parle pas de l'animal !). Vous êtes choqué ? Alors ne lisez pas ce livre car ils en disent bien pire ! Pour autant, ce n'est pas cela pendant tout le livre, il y a de jolis moments où les mots s'envolent où notre héros part dans des phases philosophiques. Le livre pose la question des choix que l'on peut prendre dans sa vie. Est-ce nécessaire de regarder en arrière, de les regretter ? Dernière chose, je n'ai pas parlé du personnage central de l'histoire qui est quand même le zombie. Dans chaque série ou film, il a une particularité propre, dans celui-ci, les zombies ricanent. Ils ne grognent pas, ils se marrent. Cela met une petite touche de fun dans cette ambiance plus que noire ! Voilà, un livre original dans l'univers zombie que je conseille pour les adeptes ! Merci à super 8 pour cette découverte !
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        • SMadJ Posté le 20 Février 2016
          "Déchirés" de Peter Stenson – La chronique very bad trip ! Passe passe le oinj, passe passe le oinj, y a du mort-vivant sur la corde à linge... Imaginez un monde où, après une épidémie venue d’on ne sait où, seuls les drogués auraient survécu ; le reste de la population ayant péri. Car oui, ici la drogue ça conserve ! Un "Trainspotting" zombiesque, un "Shaun of the Dead" sous meth', un "La Route" amphétaminé, c'est tout ça et bien plus "Déchirés". Mais c'est avant tout un personnage principal très réussi. Peter Stenson a réalisé un superbe travail de caractérisation. Car on s'y attache à ce salopard de Chase Daniels, son « héros » junkie, sans foi ni vergogne, quand il s'agit de trahir ou voler ses camarades pour un instant de défonce supplémentaire. Fidèle dans son cœur mais incapable de résister à l'appel du shoot. Lâche et veule mais pourtant accompagné, il est affublé de Steno-John, son lunaire et obèse compagnon de défonce ("c'est le seul obèse camé qui reste obèse malgré la came") et de la belle Kay dont la seule proéminence se situe au niveau nasal. Filiforme donc, ses seules courbes sont les nœuds qui s'enroulent dans son cerveau. Au... "Déchirés" de Peter Stenson – La chronique very bad trip ! Passe passe le oinj, passe passe le oinj, y a du mort-vivant sur la corde à linge... Imaginez un monde où, après une épidémie venue d’on ne sait où, seuls les drogués auraient survécu ; le reste de la population ayant péri. Car oui, ici la drogue ça conserve ! Un "Trainspotting" zombiesque, un "Shaun of the Dead" sous meth', un "La Route" amphétaminé, c'est tout ça et bien plus "Déchirés". Mais c'est avant tout un personnage principal très réussi. Peter Stenson a réalisé un superbe travail de caractérisation. Car on s'y attache à ce salopard de Chase Daniels, son « héros » junkie, sans foi ni vergogne, quand il s'agit de trahir ou voler ses camarades pour un instant de défonce supplémentaire. Fidèle dans son cœur mais incapable de résister à l'appel du shoot. Lâche et veule mais pourtant accompagné, il est affublé de Steno-John, son lunaire et obèse compagnon de défonce ("c'est le seul obèse camé qui reste obèse malgré la came") et de la belle Kay dont la seule proéminence se situe au niveau nasal. Filiforme donc, ses seules courbes sont les nœuds qui s'enroulent dans son cerveau. Au grand dam de Chase qui ne sait plus à quel sein se vouer. Ce qui n’empêchera pas Peter Stenson de nous composer une magnifique histoire d’amour autour de ces deux âmes abimées. Crépusculaire et nihiliste, "Déchirés" parvient néanmoins à éviter l'écueil du tout-sordide et nous propose quelques jolies plages lumineuses ou, à défaut, des situations gaguesques qui valent le détour. Ne serait-ce que dans la description des personnages secondaires que notre trio de tête va croiser au fil des pages. C'est d'ailleurs tout le roman qui est sous acide, les morts-vivants ne grognent pas, ils gloussent, ils ricanent ! Ce qui crée une ambiance moins effrayante au premier abord mais finalement aussi inquiétante au final. Malgré un récit lorgnant sur le fantastique et l'horreur, le bouquin est écrit comme un roman noir. La bonne idée ! Si on enlevait l'aspect horrifique, on se retrouverait baigné dans un pur jus de noirceur avec ses personnages paumés à qui la vie n'a pas fait de cadeaux. Le style est donc à l'avenant, sans temps morts, sans fioritures, sauf quand Chase exprime ses sensations On adorera ses envolées lyriques à chaque fois qu'il s'imagine vivant, débarrassé des zombies, et prêt à vivre une vie de rêve. C'est irrévérencieux, ça ne fait pas de promesse mais l'alchimie fonctionne. Alternant les moments de défonce et les courses-poursuites, Peter Stenson dose merveilleusement son intrigue, avec tantôt des descriptions oniriques et décalées de la défonce et tantôt, le palpitant qui s'affole, le pied qui s'agite et les malheurs qui s'abattent. Un régal ! Super8 est vraiment un super coup ! Qu'on se le dise !
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