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Robert Laffont
EAN : 9782221250532
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 122 x 182 mm

Dieu, le temps, les hommes et les anges - Édition collector - Tirage limité

Christophe Glogowski (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 05/11/2020
« Pour les anges, les événements sont une espèce de rêve, de film en boucle ; ils sont incapables de s’y impliquer : les événements ne leur sont d’aucune utilité. Les événements prodiguent à l’homme un enseignement, augmentent sa connaissance du monde et de lui-même, ils lui servent de miroir, circonscrivent ses limites, illustrent ses possibilités, l’aident à formuler des noms. »
Le roman qui a fait connaître Olga Tokarczuk, récompensée du prix Nobel de littérature.

Antan semble n’être qu’un paisible village polonais. Pour ses habitants s’y succèdent le temps d’aimer, le temps de souffrir et le temps de mourir. Antan est situé au centre de l’univers – coeur du monde, coeur des hommes, coeur de l’histoire. Mais qui préside à son destin ? Dieu, qui...

Antan semble n’être qu’un paisible village polonais. Pour ses habitants s’y succèdent le temps d’aimer, le temps de souffrir et le temps de mourir. Antan est situé au centre de l’univers – coeur du monde, coeur des hommes, coeur de l’histoire. Mais qui préside à son destin ? Dieu, qui du haut des cieux lui envoie les maux et les bonheurs dévolus aux humains, ou le châtelain Popielski, envoûté par le Jeu du labyrinthe que lui a offert le rabbin et qui, d’un coup de dés, renverse peut-être l’ordre des choses ? Un homme se transforme en bête, les âmes des morts errent dans le bourg jusqu’à se croire vivantes, au cours ordinaire de la vie se substituent brutalement la guerre et son cortège d’événements diaboliques...
Un conte ponctué de purs moments d’émotion, de fragiles instants de vérité saisis au vol par une plume d’une fraîcheur et d’une originalité peu communes, celle d’Olga Tokarczuk.

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EAN : 9782221250532
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mouche307 Posté le 12 Novembre 2021
    Dieu, le temps, les hommes et les anges sont-ils distincts, Identiques ? Ce récit plein de poésie ressemble à un conte, on y trouve un temps dont on ne sait s'il s'écoule très vite ou très lentement, une forêt enchantée qui disparaît dans le brouillard, des soldats violents et cruels, un châtelain fantasque jouant avec ses figurines ressemblant étrangement aux personnages du roman, personnages dont on ne sait s'ils sont des humains et leurs anges gardiens ou bien un peu des deux à la fois. Les petits chapitres "Le temps de ..." rendent la lecture très agréable et aisée, tout en soulevant une multitude de questions auxquelles le lecteur devra lui-même trouver des réponses, à moins qu'elles ne restent éternellement (le temps de Dieu ?) en suspens.
  • Creisification Posté le 3 Novembre 2021
    Le grec Empédocle tout d'abord, puis d'autres philosophes et savants, dont notamment Giordano Bruno ou Blaise Pascal, ont suggéré que Dieu, selon les uns, l'Univers selon les autres, seraient comparables à «une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part». Il en découle que le centre du monde, donc, ne pourrait correspondre à un point géographique en particulier. Ce qui, bien sûr, n'évite nullement que dans notre imaginaire individuel ou collectif, suivant les époques et les circonstances, on en vienne régulièrement à le situer, ce centre, à des endroits précis: localités réelles ou fictives, Delphes ou Rome, Alexandrie ou Jérusalem, Gotham City, Macondo, ou ailleurs (et tant qu'on y est, pourquoi pas, comme l'avait proposé ce cher Salvador Dali, la gare de Perpignan?). Dans DIEU, LE TEMPS, LES HOMMES ET LES ANGES, Olga Tokarczuk le place à Antan, village qui, d'après elle, serait «situé au milieu de l'univers». «Imaginer - nous dit l'auteure -, c'est en somme créer, jeter un pont entre la matière et l'esprit. Surtout quand on pratique cet exercice aussi souvent qu'intensivement. L'image se transforme alors en gouttelette de matière et s'intègre aux courants de la vie». En l'occurrence, c'est plutôt par un torrent impétueux, résolument... Le grec Empédocle tout d'abord, puis d'autres philosophes et savants, dont notamment Giordano Bruno ou Blaise Pascal, ont suggéré que Dieu, selon les uns, l'Univers selon les autres, seraient comparables à «une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part». Il en découle que le centre du monde, donc, ne pourrait correspondre à un point géographique en particulier. Ce qui, bien sûr, n'évite nullement que dans notre imaginaire individuel ou collectif, suivant les époques et les circonstances, on en vienne régulièrement à le situer, ce centre, à des endroits précis: localités réelles ou fictives, Delphes ou Rome, Alexandrie ou Jérusalem, Gotham City, Macondo, ou ailleurs (et tant qu'on y est, pourquoi pas, comme l'avait proposé ce cher Salvador Dali, la gare de Perpignan?). Dans DIEU, LE TEMPS, LES HOMMES ET LES ANGES, Olga Tokarczuk le place à Antan, village qui, d'après elle, serait «situé au milieu de l'univers». «Imaginer - nous dit l'auteure -, c'est en somme créer, jeter un pont entre la matière et l'esprit. Surtout quand on pratique cet exercice aussi souvent qu'intensivement. L'image se transforme alors en gouttelette de matière et s'intègre aux courants de la vie». En l'occurrence, c'est plutôt par un torrent impétueux, résolument diluvien, que l'imagination débridée de l'auteure aura réussi à cristalliser ici la matière première de son livre. Thaumaturge de très haut vol, l'esprit d'Olga Tokarczuk excelle à y forger une cosmogonie à part entière et, par un tour de force supplémentaire, à faire tenir celle-ci dans le périmètre exigu d'un tout petit village polonais. Plaçant en même temps son lecteur d'un point de vue de l'éternité («sub specie æternitatis»), tel un enfant qui contemplerait la neige tombant sur un hameau de montagne enchâssé dans une cloche de verre tenue au creux de sa main, l'on suit littéralement enchantés par sa prose directe et sensible, la vie et le destin de quelques habitants d'Antan, ou de la forêt qui l'entoure, sur une période allant de la Première Grande Guerre jusqu'aux années 60-70. Le microcosme créé à Antan par DIEU, LE TEMPS, LES HOMMES ET LES ANGES pourrait à un premier niveau de lecture être considéré comme une sorte de métaphore de l'histoire passée et de la laborieuse constitution d'une nouvelle identité polonaise. Pays historiquement maintenu sous la coupe de puissances étrangères, démembré ou découpé au gré des alliances ou des conflits entre ces dernières (notamment Prusse, Autriche et Russie, à partir du XVIIIème siècle, et Allemagne,URSS au XXème), le peuple polonais aura encore une fois été particulièrement malmené durant la période couverte par le livre. En dehors du génocide qui a ravagé presque entièrement la plus importante communauté juive d'Europe, la population civile polonaise qui incluait d'importantes minorités, allemandes, lituaniennes, biélorusses, ukrainiennes, a été victime de nombreux actes d'épuration ethnique, de massacres et déportations. Sous tutelle de l'Union Soviétique à partir de 1952, le pays n'accédera en fin de compte à une véritable indépendance et souveraineté par rapport à son territoire qu'à partir de la fin de années 1980. Par son isolement farouche et méfiant envers le reste du monde, le village d'Antan recèle à l'intérieur de ses frontières, les vestiges toujours vivants d'une Pologne ancestrale, encore souveraine, profondément catholique, dont l'apogée jamais inégalé remonterait au XVème siècle. Antan, sorte de dernier bastion moyenâgeux d'une âme polonaise épuisée par des siècles de soumission à des envahisseurs étrangers, serait-il alors l'image d'une Pologne qui se referme sur elle-même afin de résister à la malédiction des assauts cycliques qui l'ont toujours menacée de l'extérieur ? Ainsi, dans DIEU, LE TEMPS, LES HOMMES ET LES ANGES, au-delà de ses frontières gardées par les quatre archanges, Raphaël, Gabriel, Michel et Uriel, les quatre visages de Dieu, créateurs des quatre éléments, plus rien ne semble exister, et personne n'ose s'y aventurer. Au-delà d'Antan, c'est le pur néant. Aussi, la temporalité des éléments de la création qui composent le village, de chaque être naturel ou surnaturel, humain, animal, végétal, minéral, de chaque objet créé par la main de l'homme, s'écoule-t-elle selon ses critères propres. Elle sera déclinée en chapitres-sablier consacrés à chacun d'eux, à tour de rôle. Les objets inanimés, par exemple, résistent mieux au temps purement chronologique (dont un moulin à café qui, occupant une place emblématique dans le récit, aura droit à chapitre-sablier qui lui est entièrement dédié). «Les gens croient vivre plus intensément que les animaux, les plantes et -à plus forte raison- les choses. Les animaux pressentent que leur vie est plus intense que celle des plantes et des choses. Les plantes rêvent qu'elles vivent plus intensément que les choses. Les choses, cependant, durent ; et cette durée relève plus de la vie que quoi que ce soit d'autre». Tous ces éléments hétéroclites, tangibles ou intangibles, réels ou imaginaires, éphémères ou permanents, y compris Dieu lui-même (en tout cas tel qu'Il figure dans le grand jeu que joue inlassablement le châtelain Popielski), isolés les uns des autres, ignorent que «tout ce qui semble dispersé et transitoire coexiste pour l'éternité». L'homme certainement, qui à la différence des autres éléments de la création, ne peut pas éviter le piège « (d'atteler) le temps au char de sa souffrance. Il souffre à cause du passé et il projette sa souffrance dans l'avenir. de cette manière, il crée le désespoir(…) les humains veulent que la vie ait un sens car ils sont prisonniers du temps». En voulant se réfugier dans le passé et dans les rôles qui leur ont été historiquement assignés, les habitants d'Antan (la Pologne ?) risquent ainsi de courir inexorablement à leur perte et de se voir condamnés à finir leur temps dans le désespoir et dans le ressentiment… Au-delà de simple parabole dédiée aux vicissitudes historiques de la construction identitaire de son pays, le véritable tour de force d'Olga Tokarczuck réside cependant, de mon point de vue, dans le fait de réussir à nous livrer une récit d'une ampleur universelle et d'une profondeur incroyable, par l'intermédiaire d'un allégorie pourtant accessible à tous, haute en couleurs, absolument ensorcelante, habitée par une atmosphère et des personnages à la fois réalistes et magiques (dont les mi-fantastiques «la Glaneuse» et «le Mauvais Bougre», figures en marge de la société, hors norme et libres, personnages magnifiques dépositaires d'un savoir autre). C'est ainsi que, dans un style clair, poétique et limpide, bordées par un conte merveilleux pour (grands) enfants, des considérations d'ordre métaphysique de très grande envergure s'installent tout naturellement dans nos esprits de lecteur. Comme si, confortablement installés au coin du feu, alors que la neige tombait dehors, un grand-père nommé Platon, ou Spinoza, nous racontait en toute simplicité une histoire qui se terminerait ainsi : «Et enfin ils comprirent et vécurent heureux leur temps à eux, fait de fragments d'éternité.»
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  • Nuageuse Posté le 3 Novembre 2021
    C'est la période idéale pour lire Dieu, le temps, les hommes et les anges. Je ressors éblouie par le style d'Olga Tokarczuk. Je trouve que ce roman ressemble à Sur les ossements des morts par son côté énigmatique et féerique. Ici, la féerie prend parfois des airs dramatiques : notamment pendant la seconde guerre mondiale où le village d'Antan est envahi par l'armée russe. Tous les habitants partent sauf Michel et sa femme qui vont vivre dans le moulin. Les périodes sombres du roman ressortent plus sombres grâce à la poésie qui s'en dégage. J'avais déjà remarqué ce phénomène en lisant Herta Müller, autre prix Nobel de littérature. Au milieu de tous ces personnes habite le châtelain Popielski qui joue à un jeu étrange sur la création du monde et sur l'existence de Dieu. J'ai beaucoup aimé les pages "Le temps du Jeu" et les réflexions philosophiques qui en découlent. Olga Tokarczuk nous pousse à travers ses écrits à réfléchir sur le sens de la vie, sur le bien-être animal, sur la trace que nous laissons sur cette terre. Elle est un grand écrivain.
  • Nicofamy Posté le 6 Octobre 2021
    C’est le premier roman de Olga Tokarczuk que je le lis, et certainement pas le dernier ! Tout m’a plu et ce sentiment de dévorer les 95% du livre sans vraiment oser le finir, pour ne pas en sortir, témoigne des très bons moments que j’ai passés pendant la lecture. Déjà le rythme, avec la série de petits chapitres passant d’un personnage à l’autre permettant de ne jamais installé des longueurs ou de ne jamais suivre trop longtemps un personnages qui ne nous plait pas. Ensuite la richesse des thèmes et des réflexions développés tout au long du roman : fantastique, hérédité, traditions, guerre, écologie, spiritualité, religion…. Tout le monde y trouvera son compte ! Une grande recommandation pour cette œuvre par laquelle j’ai découvert (et validé) la Prix Nobel 2018.
  • Felina Posté le 21 Septembre 2021
    Olga Tokarczuk n'est rien moins que le prix Nobel de littérature récompensé en 2018. C'est le premier roman que je lis de cette autrice polonaise, dont la plume et l'ambiance un brin onirique, ne sont pas sans me rappeler Haruki Murakami. Antan est un petit village situé au « milieu de l'univers » , protégé du reste du monde par quatre murs et quatre archanges : Gabriel, Uriel, Michel et Raphaël. Dans cet espace hors du temps, les jours passent et les vies se font et se défont. Ainsi Antan va traversé un siècle de vie, de mort, de naissance, de mariage, de tristesse, de joie, de guerre, d'oubli, etc. D'une plume poétique, Olga Tokarczuk plonge le lecteur dans un univers ordinaire et en même temps très particulier. Dès les premières pages, l'essence du conte ou de la fable se fait sentir. Avec une imagination bouillonnante, elle couple l'ordinaire à l'extraordinaire et inversement. Un entrelacement de vies et de courts chapitres font se succéder les images et les scènes de la vie, plus ou moins quotidienne. Les femmes sont principalement mises en avant, même si certains hommes ont un place de choix - et un avenir pas toujours heureux -... Olga Tokarczuk n'est rien moins que le prix Nobel de littérature récompensé en 2018. C'est le premier roman que je lis de cette autrice polonaise, dont la plume et l'ambiance un brin onirique, ne sont pas sans me rappeler Haruki Murakami. Antan est un petit village situé au « milieu de l'univers » , protégé du reste du monde par quatre murs et quatre archanges : Gabriel, Uriel, Michel et Raphaël. Dans cet espace hors du temps, les jours passent et les vies se font et se défont. Ainsi Antan va traversé un siècle de vie, de mort, de naissance, de mariage, de tristesse, de joie, de guerre, d'oubli, etc. D'une plume poétique, Olga Tokarczuk plonge le lecteur dans un univers ordinaire et en même temps très particulier. Dès les premières pages, l'essence du conte ou de la fable se fait sentir. Avec une imagination bouillonnante, elle couple l'ordinaire à l'extraordinaire et inversement. Un entrelacement de vies et de courts chapitres font se succéder les images et les scènes de la vie, plus ou moins quotidienne. Les femmes sont principalement mises en avant, même si certains hommes ont un place de choix - et un avenir pas toujours heureux - dans ces histoires. Ces petits chapitres se succèdent comme autant de pièces d'un puzzle offrant au lecteur une vision plus large de l'ensemble. Et chaque bribe d'histoires contées dans ces chapitres, se conclut dans la foulée. Certains personnages sont plus remarquables que d'autres et le lecteur aura de l'empathie pour quelqu'un, mais cela dépend de chacun. L'aspect philosophique de la vie est en filigrane tout au long du récit. Il y est également question de Dieu et du temps. Même si le lecteur peut se demander si le premier est vraiment présent à Antan, et si le second n'en ferait pas un peu qu'à sa tête.
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