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        Du tout au tout

        Robert Laffont
        EAN : 9782221216286
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 320
        Format : 135 x 215 mm
        Nouveauté
        Du tout au tout

        Date de parution : 04/01/2018

        « La jeune femme chantait pour elle-même un air saturé d’émotions. Il y avait du Billie Holiday dans cette mélopée. Elle avait un grain dans la voix qui abrasait la rugosité des jours. Elle prenait pour elle le trop-plein, l’infect et l’insoutenable, et elle le trans formait en chant. Elle...

        « La jeune femme chantait pour elle-même un air saturé d’émotions. Il y avait du Billie Holiday dans cette mélopée. Elle avait un grain dans la voix qui abrasait la rugosité des jours. Elle prenait pour elle le trop-plein, l’infect et l’insoutenable, et elle le trans formait en chant. Elle prenait ça à sa charge comme pour en libérer l’auditeur. Sa douleur, c’était notre cadeau.
        Alors, à genoux au milieu de la foule, j’ai fondu en larmes. Je savais que ce que je cherchais existait. Même si j’avais dû mourir, là à quatre pattes sur les pavés, je serais parti l’esprit tranquille. Je l’avais trouvée. »
        Pierre Pierre est un ultrasensible qui pleure à gros bouillons face à la beauté. Un jour de balade, il rencontre le fantasque fondateur d’une sorte d’arche de Noé remplie d’artistes. Pierre y est embauché, à la recherche d’une voix qui le ferait fondre… Au moment où il se cogne à la perle rare, sa boîte est rachetée par une multinationale. Très vite, les cadences s’accélèrent et à mesure que les conditions de travail se dégradent, l’arche devient galère…
        Burn-out en cascade, management absurde et invasion de la vie privée… Arnaud Le Guilcher livre une satire hilarante du monde du travail ainsi qu’un plaidoyer follement poétique en faveur de la liberté de création.

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        EAN : 9782221216286
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 320
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        19.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Livresselitteraire Posté le 14 Janvier 2018
          Je pense que je n’avais pas ri comme ça avec un roman depuis cet été. Et je suis extrêmement heureuse que ce soit avec celui d’Arnaud Le Guilcher car il m’a été chaudement recommandé en librairie, mais aussi car c’était mon premier test avec l’auteur et une telle entrée en matière me fait d’ores et déjà dire que l’essai est concluant ! Du tout au tout est un roman clairement jubilatoire par son humour et sa fantaisie décalés. L’auteur nous embarque dans un univers atypique s'approchant du monde idéal avant de laisser la place à un sombre tableau du monde du travail, du burn-out, de la pression professionnelle quotidienne, de l'hyper connectivité qui prend le pas sur tout. Mais c’est aussi un doigt pointé vers le capitalisme, vers cette société de faux-semblants et du consumérisme dégueulant à outrance qui ne laisse plus sa place à la création et surtout à la liberté de création. Poussé à l’extrême, Vulcain devient la source du chaos et de la dictature, à vous en coller des frissons. « C’est le triomphe de la déraison sur la raison. La folie comme ligne de conduite. Comme moteur. » Ce roman est sans conteste un page turner,... Je pense que je n’avais pas ri comme ça avec un roman depuis cet été. Et je suis extrêmement heureuse que ce soit avec celui d’Arnaud Le Guilcher car il m’a été chaudement recommandé en librairie, mais aussi car c’était mon premier test avec l’auteur et une telle entrée en matière me fait d’ores et déjà dire que l’essai est concluant ! Du tout au tout est un roman clairement jubilatoire par son humour et sa fantaisie décalés. L’auteur nous embarque dans un univers atypique s'approchant du monde idéal avant de laisser la place à un sombre tableau du monde du travail, du burn-out, de la pression professionnelle quotidienne, de l'hyper connectivité qui prend le pas sur tout. Mais c’est aussi un doigt pointé vers le capitalisme, vers cette société de faux-semblants et du consumérisme dégueulant à outrance qui ne laisse plus sa place à la création et surtout à la liberté de création. Poussé à l’extrême, Vulcain devient la source du chaos et de la dictature, à vous en coller des frissons. « C’est le triomphe de la déraison sur la raison. La folie comme ligne de conduite. Comme moteur. » Ce roman est sans conteste un page turner, écrit avec beaucoup d’humilité mais à mon sens brillant et intelligent. Les phrases font mouches, raisonnent dans notre tête, nous font rire aux éclats. On peine à le lâcher, on voudrait prolonger l’instant avec Pierre, Mohair, Muriel, Isis, et tous les autres. C’est une satire habilement maquillée de surréalisme et il serait dommage de passer à côté d’une telle réussite.
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        • TerrainsVagues Posté le 7 Janvier 2018
          Du tout au tout ou griller tout le monde dans la file d'attente d'une pal pour les nuls. A peine né, comment repousser aux calendes Grecques une urgence littéraire en une leçon? #9834;J'étais tranquille j'étais peinard Envouté par l'auteur le livre m'est rentré dans le lard Pour l'grand plaisir de l'éditeur Et y s'est approché de moi Et y m'a chuchoté tout bas Si ça t'botte mon pote J'le carotte Je déconne pas c'est pas une blague Viens faire un tour viens terrains vagues Tu finiras Thomas Vinau Après avoir lu mon héros Embarque pour la dérision Moi j'lui dit, j'laisse béton #9835; Oui, j'ai laissé tomber provisoirement ma lecture en cours pour me jeter sur le nouveau le Guilcher. C'est bien la première fois que ça m'arrive même si ça n'aura duré que l'espace d'une journée, le temps de savourer les 300 pages. Après "Beyrouth Noir", j'avais besoin de "valeur sure" et après une escapade chez Corto Maltese (merci Acoun) j'attendais impatiemment de me replonger dans la prose Audiardesque d'Arnaud le Guilcher. Du tout au tout c'est un peu les Bisounours chez les Ewing dans l'univers impitoyable de... Du tout au tout ou griller tout le monde dans la file d'attente d'une pal pour les nuls. A peine né, comment repousser aux calendes Grecques une urgence littéraire en une leçon? #9834;J'étais tranquille j'étais peinard Envouté par l'auteur le livre m'est rentré dans le lard Pour l'grand plaisir de l'éditeur Et y s'est approché de moi Et y m'a chuchoté tout bas Si ça t'botte mon pote J'le carotte Je déconne pas c'est pas une blague Viens faire un tour viens terrains vagues Tu finiras Thomas Vinau Après avoir lu mon héros Embarque pour la dérision Moi j'lui dit, j'laisse béton #9835; Oui, j'ai laissé tomber provisoirement ma lecture en cours pour me jeter sur le nouveau le Guilcher. C'est bien la première fois que ça m'arrive même si ça n'aura duré que l'espace d'une journée, le temps de savourer les 300 pages. Après "Beyrouth Noir", j'avais besoin de "valeur sure" et après une escapade chez Corto Maltese (merci Acoun) j'attendais impatiemment de me replonger dans la prose Audiardesque d'Arnaud le Guilcher. Du tout au tout c'est un peu les Bisounours chez les Ewing dans l'univers impitoyable de Dallas puissance dix. Ce sont des doux rêveurs au pays des requins, c'est Candy prise dans les filets de Macron, c'est Canal+ version Rousselet (enfin l'image) vendue à des Vivendi, des Bolloré. C'est TF1 qui s'accapare la culture et qui à grand coups de round up va « aseptiser » les arts, principalement la musique mais aussi le cinéma, l'écriture, la peinture et la sculpture. A ces réjouissances vous ajoutez un zest (non mettez toute l'écorce), d'ambiance France Télécom à la grande époque des suicides en cascade chez les employés mis sous pression avant d'être mis en bière. C'est prêt, bon appétit. " Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité". Non cette citation n'est (malheureusement) pas tirée du bouquin mais le résume en partie. le Lay (Calife de TF1 à l'époque) s'était un peu trop lâché, tellement habitué à faire avaler de la merde à des gens qui ne réagissaient pas mais en redemandaient et en redemandent toujours aujourd'hui… Arnaud le Guilcher nous fait pénétrer dans le monde de l'entreprise où l'humain n'est plus qu'un concept has been, où l'Homme n'a même plus l'illusion d'exister, un monde où l'entreprise phagocyte tout espoir de vie en dehors d'elle, un monde où tout est lié aux statistiques où tout est formaté, fabriqué, vendu, acheté, vendu, acheté, vendu, vendu, vendu… Contrairement à "Ric Rac", "Pile entre Deux" ou "Capitaine Frites", il n'y a pas ici de personnages complètement déjantés et attachants comme tout. J'ai eu bien sur plus de sympathie pour certains que pour d'autres mais aucune tendresse particulière pour le "héros". Les dialogues sont toujours aussi savoureux et les situations naviguent entre surréalisme et monde de l'absurde. J'ai ri, j'ai souri mais sans grands éclats (de petits quand même) contrairement encore une fois à d'autres titres de le Guilcher. D'abord peut être parce qu'il n'y a plus la surprise du ton de l'écriture comme lors de ma découverte de l'auteur. Ensuite parce que le fond du sujet fait que le rire hésite parfois à jaunir tant la satire est réussie au pays du burne out (non non ya pas de faute, vous verrez si vous lisez). C'est très bien ficelé, avec des idées surprenantes à la Vian qui ne sont pas pour me déplaire. Cette sorte d'hymne à la voix toujours présent avec les évocations de Billie Holiday, Nina Simone, Amy Winehouse, Piaf, Barbara, Janis Joplin, cette plaidoirie pour l'art, le beau, la liberté arrivera-t-elle à triompher du démon algorh(y)tmé, du dieu statisticien et de l'argent maux de tous les maux ? Vous le saurez en lisant ce bon bouquin. Aucun risque puisque ce n'est pas du tout ou rien mais du tout au tout même si quelques coquilles étonnantes viennent se glisser parfois au milieu d'une phrase. de mon coté je retourne chez Thomas Vinau et sa poésie pour reprendre le bon moment que j'ai interrompu hier. "— Les enfants, vous me jurez de ne pas répéter ce que je vais vous dire. — Promis. — Je viens de faire comme les vieux bluesmen. — C'est-à-dire? — En signant avec une banque, j'ai signé un contrat avec le diable." J'entends des voix: https://www.youtube.com/watch?v=PCwtdvwVzho https://www.youtube.com/watch?v=UUbuv4Uhu9glist=RDUUbuv4Uhu9g https://www.youtube.com/watch?v=h1TQRJWLZ3s
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