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            Du vent

            Belfond
            EAN : 9782714458261
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 432
            Format : 134 x 190 mm
            Du vent

            Collection : Belfond Pointillés
            Date de parution : 13/10/2016
            Et si la littérature était davantage que du vent ?
             
            Dans une ville portuaire, le lieutenant Bénédicte Gardier vient prendre ses nouvelles fonctions au
            sein d’un important dépôt stratégique. Tandis qu’elle gagne son hôtel, comment se douterait-elle
            des ennuis qui l’attendent ?
            Dans le port sicilien de Lilybée, le triumvir Lépide débarque avec ses légions. Il vient prêter main forte à son collègue...
            Dans une ville portuaire, le lieutenant Bénédicte Gardier vient prendre ses nouvelles fonctions au
            sein d’un important dépôt stratégique. Tandis qu’elle gagne son hôtel, comment se douterait-elle
            des ennuis qui l’attendent ?
            Dans le port sicilien de Lilybée, le triumvir Lépide débarque avec ses légions. Il vient prêter main forte à son collègue Octave, dont l’ambition démesurée commence à l’inquiéter. Pourquoi ne prendrait-il pas enfin la part de pouvoir qui lui revient ?
            Entre ces deux débuts d’histoires, quel lien ?
            Leur auteur ! Le romancier Jérôme Walque s’est lancé dans une double entreprise de narration.
            Seulement voilà... La littérature serait-elle davantage que du vent ? Quand les récits se mettent à déborder sur la réalité et que de mystérieux personnages, éditeurs ou policiers, s’en mêlent, Jérôme commence à douter.
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            EAN : 9782714458261
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 432
            Format : 134 x 190 mm
            Belfond
            19.00 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • yv1 Posté le 23 Décembre 2016
              Xavier Hanotte est généreux, il écrit, non pas un, ni même deux, mais trois romans en un. Le premier, celui qui ouvre Du vent, est celui du lieutenant Bénédicte Gardier qui arrive dans sa nouvelle affectation et qui, avant de prendre ses fonctions descend dans un hôtel dans lequel elle est immobilisée et ficelée pendant que son agresseur, Sophie Opalka prend sa place. Le deuxième est celui de Lépide qui contre la volonté d’Octave entre en Sicile et avance en gagnant ses batailles. Il sait qu’Octave lui en voudra, d’autant plus que Lépide a la fâcheuse tendance à ne pas exécuter ses adversaires. Enfin, le troisième roman est celui de Jérôme et Jérémie. Ces trois histoires forment un roman profond et léger, d’un humour à la Devos, absurde et érudit, intelligent quoi. A l’instar de son personnage Xavier Hanotte est minutieux et si le diable n’est pas forcément dans ses détails, l’humour lui, y est, d’abord parce qu’il s’amuse à nous raconter comment il a récolté tel ou tel particularité de telle ou telle corde, son immersion au sein d’un magasin de bricolage est une scène joyeuse, et ensuite parce qu’une fois qu’il a les informations, on les attend dans le récit,... Xavier Hanotte est généreux, il écrit, non pas un, ni même deux, mais trois romans en un. Le premier, celui qui ouvre Du vent, est celui du lieutenant Bénédicte Gardier qui arrive dans sa nouvelle affectation et qui, avant de prendre ses fonctions descend dans un hôtel dans lequel elle est immobilisée et ficelée pendant que son agresseur, Sophie Opalka prend sa place. Le deuxième est celui de Lépide qui contre la volonté d’Octave entre en Sicile et avance en gagnant ses batailles. Il sait qu’Octave lui en voudra, d’autant plus que Lépide a la fâcheuse tendance à ne pas exécuter ses adversaires. Enfin, le troisième roman est celui de Jérôme et Jérémie. Ces trois histoires forment un roman profond et léger, d’un humour à la Devos, absurde et érudit, intelligent quoi. A l’instar de son personnage Xavier Hanotte est minutieux et si le diable n’est pas forcément dans ses détails, l’humour lui, y est, d’abord parce qu’il s’amuse à nous raconter comment il a récolté tel ou tel particularité de telle ou telle corde, son immersion au sein d’un magasin de bricolage est une scène joyeuse, et ensuite parce qu’une fois qu’il a les informations, on les attend dans le récit, et lorsqu’on les lit, c’est la récompense ultime. Ce qui, pour certains, pourrait paraître comme des digressions oiseuses, des divagations ou des danseuses d’auteur intellectuel est ce qui m’a fait le plus d’effet, j’ai ri, souri (un peu moins sur le roman sur Lépide, moins drôle et un peu plus long). Mais franchement, avez-vous lu des lignes plus belles et plus drôle bien qu’inutiles au déroulement de l’histoire que celles-ci : "Le soir tombait avec nonchalance. Dans les coulisses du firmament, le soleil invisible pliait bagage à l’anglaise, trop honteux de sa prestation du jour pour conférer à son coucher une quelconque solennité. Profitant de sa dérobade, le ciel et la terre essayaient des cocktails variés de gris qui, avec la lenteur propre aux crépuscules, teintaient indifféremment les campagnes rases, les bois dévêtus et les bourgs engourdis."(p.325) ? Xavier Hanotte aborde pas mal de thèmes dans son roman, mais l’essentiel est celui de l’écriture, du travail de l’écrivain et surtout la littérature. Comment naît-elle ? Commente et qui décide de ce qui est littérature ou pas ? L’éternelle question sur la bonne ou la mauvaise littérature : les livres de Jérémie sont-ils moins nobles que ceux de Jérôme ? Il est un fait que certains sont plus exigeants à lire et à écrire car écrits dans un langage plus soutenu et demandant une documentation importante. Du vent est un pur plaisir à lire, on croise les histoires sans se perdre, mais au contraire avec l'envie de retrouver chaque héros. Malgré un fond sérieux et cartésien, au départ au moins, le livre part et se déconnecte de la réalité, l’auteur n’hésite pas à recourir à des explications ou des personnages étonnants et barrés. Décidément, j'aime celle collection chez Belfond grâce à laquelle je découvre un auteur belge qui écrit depuis une vingtaine d'années. Franchement -si je suis les conseils de l'éditeur, je devrais arrêter adverbes et adjectifs... j'essaie- n'hésitez pas à lire Du vent, je me suis régalé de bout en bout. Lu et approuvé.
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            • hcdahlem Posté le 21 Décembre 2016
              Du vent ne se résume pas, ou du moins, ne peut se résumer simplement. Car l’auteur ne nous offre pas un roman, mais plusieurs romans soigneusement imbriqués les uns dans les autres. On commence par un John Le Carré pour suivre avec du Jean Giraudoux tout en oubliant pas d’entrelarder le tout avec de l’Italo Calvino. Rassurons d’emblée les lecteurs qui pourraient être effrayés par cette construction audacieuse. Le roman se lit facilement, l’humour n’est jamais très loin et une bonne dose d’autodérision vient couronner ce petit jeu qui est fort souvent un double je, à l’image de la première protagoniste à entrer en scène, le lieutenant Bénédicte Gardier. Elle n’a pas le temps de s’installer dans la chambre 307 de l’Hôtel moderne qu’elle se retrouve ficelée comme un saucisson. Tandis que Sophie Opalka prend sa place pour fanfaronner auprès des autorités militaires, se jouant de tous les contrôles, Bénédicte va essayer de trouver un moyen de sortir de ce mauvais pas. Ou plus exactement, Jérôme Walque. Car c’est lui le démiurge qui a imaginé ce scénario et qui doit désormais faire avancer l’intrigue. Car ce romancier a fini par donner son accord à Jérémie, son ami écrivain en panne d’inspiration, afin... Du vent ne se résume pas, ou du moins, ne peut se résumer simplement. Car l’auteur ne nous offre pas un roman, mais plusieurs romans soigneusement imbriqués les uns dans les autres. On commence par un John Le Carré pour suivre avec du Jean Giraudoux tout en oubliant pas d’entrelarder le tout avec de l’Italo Calvino. Rassurons d’emblée les lecteurs qui pourraient être effrayés par cette construction audacieuse. Le roman se lit facilement, l’humour n’est jamais très loin et une bonne dose d’autodérision vient couronner ce petit jeu qui est fort souvent un double je, à l’image de la première protagoniste à entrer en scène, le lieutenant Bénédicte Gardier. Elle n’a pas le temps de s’installer dans la chambre 307 de l’Hôtel moderne qu’elle se retrouve ficelée comme un saucisson. Tandis que Sophie Opalka prend sa place pour fanfaronner auprès des autorités militaires, se jouant de tous les contrôles, Bénédicte va essayer de trouver un moyen de sortir de ce mauvais pas. Ou plus exactement, Jérôme Walque. Car c’est lui le démiurge qui a imaginé ce scénario et qui doit désormais faire avancer l’intrigue. Car ce romancier a fini par donner son accord à Jérémie, son ami écrivain en panne d’inspiration, afin de rédiger les premiers chapitres de cet ouvrage de commande qui doit inaugurer une nouvelle collection consacrée au bondage. Lancée par les éditions B B (Blaise et Butte, encore un duo), cette collection offre une récréation bienvenue à Jérôme qui est un peu empêtré dans son roman historique. Car contrairement à son ami Jérémie, qui prend la littérature à la légère, il est un écrivain «sérieux», même s’il ne rechigne pas à donner un coup de main à son double. Ainsi quand Jérémie avait signé chez deux gros éditeurs parisiens pour un même roman. Aidé d’un bon traitement de texte, il «avait remeublé de fond en comble l’un des deux opus» et fait paraître ce second livre sous pseudonyme. Il avait même fini par concurrencer le premier dans la course aux prix. Passant de la comédie romantique au thriller psychologique, le voilà donc lancé dans une tentative de réhabilitation de la figure de Lépide, l’oublié du Second triumvirat qui préside aux destinées de l’empire romain à compter de 43 avant J.-C. Seulement voilà, à l’image de ses héros, encalminés dans un port, son inspiration attend aussi le souffle libérateur de ce roman qui s’intitule aussi Du vent. Le pouvoir Octave, c’est vent Le vent, Lépide, souffle où il veut ! Les lecteurs attentifs remarqueront que dans chacun des récits de petits indices sont habilement semés par l’auteur. Comme un jeu… de miroirs qui vont réfléchir la lumière de l’un vers l’autre. L’éditeur qui affirme avec emphase « Monsieur Walque, nous sommes les Socrate de la littérature dite légère », Jérémie qui encourage son confrère avec ce conseil « Un peu de créativité, un minimum de vocabulaire technique, et vogue la galère ! » ou, aussi paradoxal que cela puisse paraître, Bénédicte qui parvient à téléphoner à Jérôme Walque afin de le sortir de son mauvais pas. Avant d’avouer que « c’était la première fois de sa vie qu’un personnage lui inspirait autant de mauvaise conscience.», on se sera régalé avec l’auteur qui se sera cette fois documenté avec la BD américaine Les Aventures de Gwendoline. « On appelle ça littérature, ô grand pontife. Et comme tout pouvoir, ce n’est guère plus que du vent. » Mais c’est un sacré vent de fraîcheur que Xavier Hanotte fait souffler, prouvant avec délectation que quand on a le pouvoir des mots, on a le pouvoir !
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            • nanet Posté le 6 Décembre 2016
              Du vent ! On en retrouve dans tous les chapitres du roman de Xavier Hanotte, du plus sage au plus coquasse... J'ai trouvé ce livre très divertissant, sauf pour les parties sur Lépide. Ces dernières sont particulièrement bien écrites et rapportent la création d'un nouveau Triumvirat, après celui de Caesar. Malheureusement, je ne peux pas passer outre pour la notation, puisque cela représente 1/4 du roman. Sans ces chapitres, j'aurais accordé facilement une étoile supplémentaire. Les mots pour : style, humour, sujet principal Les mots contre : parties sur Lépide En bref : un roman découpé en trois parties et dont l'une n'a pas su me convaincre malgré une plume experte. Des deux autres je retiens beaucoup d'humour et un joli travail narratif.
            • zazy Posté le 30 Novembre 2016
              Une couverture mystérieuse, voire suggestive, parlante (après coup) comme souvent les couvertures de la collection pointillé des éditions Belfond et ma curiosité est titillée. Comment résumer un tel livre ? Là est la question ! Tout commence, je dirais, normalement. Une histoire d’espionnage lambda. Bénédicte Gardier se trouve ficelée comme un rôti dans sa chambre d’hôtel par une jeune femme qui va prendre sa place. J’ai omis de préciser que ladite Bénédicte est gradée dans l’armée (cf 4ème de couverture). L’échange verbal entre les deux femmes est drôle enlevé, enfin surtout pour la seconde, la première, bâillonnée, a un discours beaucoup plus monosyllabique. Ensuite, toujours dans la continuité, je fais connaissance avec l’auteur Jérémie Straube dans le bureau de son éditeur. Jérémie est un auteur dilettante, qui aime tout écrire à condition que cela lui rapporte de l’argent. Il saute d’un projet à l’autre. Dans le cas de Bénédicte, il passe le bébé à Jérôme Walque, son ami d’enfance, écrivain « sérieux » qui planche sur la vie de Lépide, Marcus Aemilius Lepidius, le troisième du triumvirat avec Antoine et Octave. Ici aussi, c’est un triumvirat. Trois auteurs, trois livres. Pourtant, tout n’est pas aussi simple, surtout lorsque Jérôme Walque passe de l’autre... Une couverture mystérieuse, voire suggestive, parlante (après coup) comme souvent les couvertures de la collection pointillé des éditions Belfond et ma curiosité est titillée. Comment résumer un tel livre ? Là est la question ! Tout commence, je dirais, normalement. Une histoire d’espionnage lambda. Bénédicte Gardier se trouve ficelée comme un rôti dans sa chambre d’hôtel par une jeune femme qui va prendre sa place. J’ai omis de préciser que ladite Bénédicte est gradée dans l’armée (cf 4ème de couverture). L’échange verbal entre les deux femmes est drôle enlevé, enfin surtout pour la seconde, la première, bâillonnée, a un discours beaucoup plus monosyllabique. Ensuite, toujours dans la continuité, je fais connaissance avec l’auteur Jérémie Straube dans le bureau de son éditeur. Jérémie est un auteur dilettante, qui aime tout écrire à condition que cela lui rapporte de l’argent. Il saute d’un projet à l’autre. Dans le cas de Bénédicte, il passe le bébé à Jérôme Walque, son ami d’enfance, écrivain « sérieux » qui planche sur la vie de Lépide, Marcus Aemilius Lepidius, le troisième du triumvirat avec Antoine et Octave. Ici aussi, c’est un triumvirat. Trois auteurs, trois livres. Pourtant, tout n’est pas aussi simple, surtout lorsque Jérôme Walque passe de l’autre côté du miroir pour y sauver son Alice, pardon Bénédicte. Les éditeurs, les fameux BB sont-ils ce qu’ils disent ? Heureusement l’auteur a pris soin de mettre un avertissement « les amateurs d’Histoire romaine férus de cartésianisme peuvent fort bien se porter immédiatement aux chapitres 6, 10,13 et 18 de cet ouvrage qui en contient plusieurs. » Avec humour (le fameux humour belge ?) Xavier Hanotte parle du métier d’écrivain dans ce qu’il peut avoir de vain et surfait comme Jérémie Straube ou bûcheur, sérieux, cherchant l’angle réaliste, exact ou poétique comme Jérôme Walque. Le succès et l’argent sont inversement proportionnels au talent des auteurs. Selon Jérémie « tout écrivain digne de ce nom devait suivre sa pente naturelle et sacrifier la sécurité au profit de l’audace créatrice. Au lieu de peaufiner en amateur, avec une maniaquerie de miniaturiste, ses gros romans tellement étrangers à l’esprit du temps, pourquoi Jérôme ne se lançait-il pas dans la grande foire d’empoigne du monde littéraire, où vie quotidienne et écriture se mêlaient dans une exaltante étreinte ? » Cela me rappelle certains pisse-copie ((Argot) Écrivain très fécond qui fait passer la quantité devant la qualité. Selon Wiktionnaire) que nous retrouvons à chaque rentrée littéraire. Ecrire un roman, est-ce jouer avec le vent ? Au début du livre, j’ai pensé que Jérémie et Jérôme étaient les deux faces d’un même personnage ; l’auteur écrit page 79 « il goûta la joie tranquille de redevenir, enfin, Jérôme Walque ». L’explication vient ensuite. Xavier Hanotte, que je découvre, réussit la performance d’écrire trois romans aux styles très différents avec la même qualité d’écriture. Les romans, les auteurs s’emboîtent, se télescopent, divaguent, philosophent (de comptoir), le tout avec humour. Du vent , un roman échevelé (il fallait bien que je la fasse !) où je sens le plaisir qu’a pris Xavier Hanotte à l’écrire. Il y a des rires, des sourires entre les mots avec, quelques pointes caustiques qui pimentent le livre.
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            • Sharon Posté le 23 Octobre 2016
              Ce livre, je l’avais repéré dans les annonces de la rentrée littéraire 2016. Pourtant, je n’avais jamais lu aucun livre de cet auteur, je ne suis pas spécialement fan de la Rome Antique mais j’aime les livres qui sortent de l’ordinaire, et je n’ai pas été déçue. Nous avons en effet trois romans et trois romanciers pour ce livre. Le romancier de chair et d’os, bien sûr, Xavier Hanotte, mais aussi Jérémie et Jérôme, deux authentiques romanciers de papier. L’un est capable d’écrire tout et n’importe quoi, tant que ces écrits lui permettent de vivre – et de vivre bien. L’autre possède un travail alimentaire. De l’écrit, certes, mais de l’écrit administratif, sans aucune nécessité d’imagination ou de justesse stylistique. Ce travail lui permet d’écrire uniquement ce qui l’inspire – et l’inspiration fait parfois hautement défaut. Qu’à cela ne tienne : il l’écrira un jour, son grand ouvrage sur Lépide. Ce roman n’est pas déceptif, dans le sens où il va (presque) jusqu’au bout de ses intrigues – libre au lecteur, finalement, de donner la préférence à l’une des trois. Voir, à ce sujet, l’avertissement de l’auteur aux « férus de cartésianisme ». Ce livre nous interroge sur la relation entre l’auteur... Ce livre, je l’avais repéré dans les annonces de la rentrée littéraire 2016. Pourtant, je n’avais jamais lu aucun livre de cet auteur, je ne suis pas spécialement fan de la Rome Antique mais j’aime les livres qui sortent de l’ordinaire, et je n’ai pas été déçue. Nous avons en effet trois romans et trois romanciers pour ce livre. Le romancier de chair et d’os, bien sûr, Xavier Hanotte, mais aussi Jérémie et Jérôme, deux authentiques romanciers de papier. L’un est capable d’écrire tout et n’importe quoi, tant que ces écrits lui permettent de vivre – et de vivre bien. L’autre possède un travail alimentaire. De l’écrit, certes, mais de l’écrit administratif, sans aucune nécessité d’imagination ou de justesse stylistique. Ce travail lui permet d’écrire uniquement ce qui l’inspire – et l’inspiration fait parfois hautement défaut. Qu’à cela ne tienne : il l’écrira un jour, son grand ouvrage sur Lépide. Ce roman n’est pas déceptif, dans le sens où il va (presque) jusqu’au bout de ses intrigues – libre au lecteur, finalement, de donner la préférence à l’une des trois. Voir, à ce sujet, l’avertissement de l’auteur aux « férus de cartésianisme ». Ce livre nous interroge sur la relation entre l’auteur et le lecteur, sur les attentes des deux parties. Pourquoi écrit-on ? Pour le présent ou pour le futur ? Que désire le lecteur, se distraire ou se cultiver ? Et l’éditeur, quel est sa fonction ? Que désire-t-il « vendre » ? Et à qui ? A ses futurs lecteurs ou aux auteurs de son écurie ? Vaste programme. Et quand les fictions se téléscopent, l’intrigue n’est pas sans rappeler le mythe des personnages qui s’imposent à leur auteur sans que celui-ci n’y puisse rien. Du vent – un livre à découvrir dans cette rentrée littéraire touffue.
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