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Écriture
EAN : 9782359051445
Façonnage normé : BROCHE
Format : 141 x 226 mm

Editeur !

Date de parution : 08/01/2014
Élie Benarous, écrivain, rencontre Bernard Cisse, entrepreneur cousu d'or. Ce dernier est en train de créer une maison d'édition qui s'appellera Double-Cisse : il propose à Benarous d'en devenir le directeur éditorial.Élie accepte et, alors que rien ne l'y préparait, se retrouve confronté aux aléas du métier : cohabitation difficile... Élie Benarous, écrivain, rencontre Bernard Cisse, entrepreneur cousu d'or. Ce dernier est en train de créer une maison d'édition qui s'appellera Double-Cisse : il propose à Benarous d'en devenir le directeur éditorial.Élie accepte et, alors que rien ne l'y préparait, se retrouve confronté aux aléas du métier : cohabitation difficile avec un patron aussi mégalomane qu'imprévisible, rapports conflictuels au sein l'équipe qu'il dirige, avalanche de textes illisibles, face-à-face comiques avec des auteurs suffisants et susceptibles, gestion de circuits de distribution inefficaces, presse goguenarde devant ces nouveaux venus surgis de nulle part... Mais il connaît aussi l'immense bonheur de partir à la recherche de talents ignorés, d'en découvrir quelques-uns et de pouvoir les publier. Comme il se doit, tout finira mal...Caricature drolatique et cruelle, plongée à l'intérieur d'un microcosme véhiculant d'innombrables fantasmes, Éditeur ! fera tout à la fois rire et grincer des dents.
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EAN : 9782359051445
Façonnage normé : BROCHE
Format : 141 x 226 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Christw Posté le 19 Juin 2014
    L'écrivain marocain Élie Benarous, honnête romancier qui connaît quelque succès, passionné d'art brut véritable, se voit courtiser assidûment par un extravagant autodidacte mégalomane, devenu nouveau riche grâce à ses boucheries prospères. On sait comment on l'affaiblissement mental rend malléable : dépression passagère après le décès de la mère, perte du goût de la nourriture et des choses, la galerie d'art brut va à veau-l'eau et la porte s'ouvre pour un opportuniste comme l'opulent boucher Bernard Cisse, qui se pique de littérature en apprenant par cœur les citations latines roses du dictionnaire. " - Est-ce que tu te rends compte Élie ? Diriger une maison d'édition...Une telle opportunité à ton âge, il faudrait être fou pour refuser, ce serait la consécration de tout ce que tu as fait jusqu'à présent." En acceptant de travailler pour la maison d'édition Double-Cisse financée par le parvenu – également versé dans le calembour facile –, Benarous entre dans un vrai cauchemar. On n'applique pas (on ne devrait pas appliquer) à la littérature les recettes pour réussir dans l'agroalimentaire. Même avec le renfort de millions pour s'entourer de personnes compétentes, on n'édite pas n'importe quoi, et surtout pas des livres racoleurs ni même des... L'écrivain marocain Élie Benarous, honnête romancier qui connaît quelque succès, passionné d'art brut véritable, se voit courtiser assidûment par un extravagant autodidacte mégalomane, devenu nouveau riche grâce à ses boucheries prospères. On sait comment on l'affaiblissement mental rend malléable : dépression passagère après le décès de la mère, perte du goût de la nourriture et des choses, la galerie d'art brut va à veau-l'eau et la porte s'ouvre pour un opportuniste comme l'opulent boucher Bernard Cisse, qui se pique de littérature en apprenant par cœur les citations latines roses du dictionnaire. " - Est-ce que tu te rends compte Élie ? Diriger une maison d'édition...Une telle opportunité à ton âge, il faudrait être fou pour refuser, ce serait la consécration de tout ce que tu as fait jusqu'à présent." En acceptant de travailler pour la maison d'édition Double-Cisse financée par le parvenu – également versé dans le calembour facile –, Benarous entre dans un vrai cauchemar. On n'applique pas (on ne devrait pas appliquer) à la littérature les recettes pour réussir dans l'agroalimentaire. Même avec le renfort de millions pour s'entourer de personnes compétentes, on n'édite pas n'importe quoi, et surtout pas des livres racoleurs ni même des livres de cuisine luxueux qu'on vendra dans les boucheries... Puis il y a Chita – Conchita Martinez Y Gomez –, le bras droit comptable de Cisse, caricature des garçonnes fréquentant les cafés lesbiens à Paris dans les années 30, qui situe immédiatemment le malheureux Élie : En résumé, vous êtes l'idiot du village, un gentil neuneu qui n'effraie personne car il vous manque les indispensables coordonnées personnelles de journalistes réputés, votre couvert dans quelques dîners en ville et les relations mondaines nécessaires pour lancer un écrivain. Mais bien entendu, pour Élie, il y a la bonne littérature, celle en laquelle il croit. Raillant, drôle et parfois excessif, le récit de Émile Brami nous fait vivre l'histoire d'une maison d'édition née d'un caprice. La parodie est extrême au point que la multiplication des initiatives déplorables du ploutocrate parvenu conduit à une farce qui, à force d'être non crédible, pourrait faire oublier les dessous du monde éditorial qu'elle dénonce. Brami s'explique dans l'avertissement de cette fiction romanesque où il s'appuie sur la phrase De Pierre-Daniel Huet : "La fable représente des choses qui n'ont point été, et n'ont pu être; le roman représente des choses qui ont pu être, mais qui n'ont point été." Entre fable et roman, on ne doute pas qu'il ait fallu une bonne part de vécu (Brami est libraire et a été petit éditeur) pour griffer ainsi l'univers de l'édition. Le narrateur de la fiction, auteur d'un premier roman Baby doll, est manifestement la transposition marocaine de l'auteur tunisien Brami qui écrivit Histoire de la poupée. Le livre insiste sur des maillons moins connus de la chaîne du livre qui sont pourtant essentiels et coûteux : la distribution, où on entrepose et gère les stocks de livres, et la diffusion sans laquelle on ne vend pas, car c'est via ses agents - à convaincre - qu'un livre sera placé en autant d'exemplaires dans tel ou tel rayon de vente. On comprend que dans les tractations à ce niveau on est à mille lieues de l'homme inspiré devant sa page blanche. Alors que c'est quand même pour le travail de celui-ci, au final, que tout cela devrait fonctionner. Si l'envie vous prend de dépenser vos économies dans la promotion d'auteurs prometteurs ou dans la recherche de perles rares, s'il s'agit de vous faire publier même, réfléchissez à deux fois avant de faire votre petit Actes Sud : Éditeur! vous met en garde...
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  • pilyen Posté le 18 Janvier 2014
    Bien loin de son précédent roman " Le baiser blanc ", Emile Brami nous propose un portrait du monde de l'édition sous la forme d'une grosse farce assez savoureuse. Elie Benarous, écrivain talentueux mais méconnu, vivotant grâce à une galerie spécialisée dans l'Art brut, se retrouve harcelé par un admirateur richissime et grotesque, un dénommé Bernard Cisse, créateur d"un empire alimentaire démarré à partir d'un pâté en conserve immonde. Le puissant industriel, veut diversifier son activité en créant une nouvelle maison d"édition et nomme à sa tête notre pauvre écrivain. Habitué à diriger tout, à ce qu'on lui obéisse au doigt et à l'oeil, il va faire appliquer ses méthodes de nouveau riche et ses goûts de beauf dans le milieu ultra codé du monde de l'édition. Installé avenue Foch dans un luxueux appartement clinquant et entouré d'une bande improbable de directeurs littéraires ou financiers, le pauvre Elie va vivre deux années absolument insupportables... Visiblement Emile Brami connaît bien ce qu'il décrit ayant lui même participé à la création d'une maison d'édition. La caricature est savoureuse, drôle et bien vue et bourrée sans doute de souvenirs personnels. Par curiosité, j'ai navigué sur le site de la maison d'édition de "L'éditeur" chez... Bien loin de son précédent roman " Le baiser blanc ", Emile Brami nous propose un portrait du monde de l'édition sous la forme d'une grosse farce assez savoureuse. Elie Benarous, écrivain talentueux mais méconnu, vivotant grâce à une galerie spécialisée dans l'Art brut, se retrouve harcelé par un admirateur richissime et grotesque, un dénommé Bernard Cisse, créateur d"un empire alimentaire démarré à partir d'un pâté en conserve immonde. Le puissant industriel, veut diversifier son activité en créant une nouvelle maison d"édition et nomme à sa tête notre pauvre écrivain. Habitué à diriger tout, à ce qu'on lui obéisse au doigt et à l'oeil, il va faire appliquer ses méthodes de nouveau riche et ses goûts de beauf dans le milieu ultra codé du monde de l'édition. Installé avenue Foch dans un luxueux appartement clinquant et entouré d'une bande improbable de directeurs littéraires ou financiers, le pauvre Elie va vivre deux années absolument insupportables... Visiblement Emile Brami connaît bien ce qu'il décrit ayant lui même participé à la création d'une maison d'édition. La caricature est savoureuse, drôle et bien vue et bourrée sans doute de souvenirs personnels. Par curiosité, j'ai navigué sur le site de la maison d'édition de "L'éditeur" chez qui il fut directeur éditorial. Je n'y ai pas trouvé des titres aussi ringards que "Emile verra Rennes" ou "Quatre balles dans le Dubuffet".... Par contre, il semblerait que les magnifiques bureaux aux tentures rouges décrits dans le roman viennent bien de là et il y a bien eu quelqu'un pour demander haut et fort le jour de la fête de lancement si c'était une maison d'édition ou un lupanar (Eric Naulleau, pour ne pas le citer). Bien troussé, agréable à lire, "Editeur!" est une jolie friandise qui saura vous détendre entre deux romans plus plombants. Cependant, avant d'en terminer, je voudrai citer quelques lignes de ce roman. Emile Brami, qui brosse vraiment un sacré portrait de l'édition d'aujourd'hui, n'épargne personne dans son jeu de massacre, y compris les blogueurs qui sont présentés ainsi (page 58 ) La fin sur le blog
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