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Fleuve éditions
EAN : 9782265116948
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 210 mm

Elastique nègre

Collection : Fleuve noir
Date de parution : 09/02/2017
« Elle n’a pas senti mon amour se gâter à l’ombre grandissante de ma colère. Rien n’est venu et j’ai décidé ce soir de relâcher l’orage. »
Vieux-Bourg, Guadeloupe.
Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d’hommes dans la mangrove. C’est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu’on retrouve le corps d’une femme blanche.
Qui était-elle ?
Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d’amantes à la peau lisse et noire...
Vieux-Bourg, Guadeloupe.
Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d’hommes dans la mangrove. C’est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu’on retrouve le corps d’une femme blanche.
Qui était-elle ?
Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d’amantes à la peau lisse et noire comme celle des boas. Il mène l’enquête sur le cadavre du canal des Rotours, mais se heurte au mutisme et à la méfiance. En tête des suspects, le jeune dealer Vegeta, cerveau du réseau local, roi parmi les chiens, consumé par une douleur secrète.
Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n’a d’égale que la bestialité qui sommeille au fond des hommes.
 
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EAN : 9782265116948
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 210 mm

Ils en parlent

« Un roman choral maîtrisé superbement avec des personnages très attachants. » Lamia Toumi, Librairie Gibert Barbès - Paris

« Oubliez la carte postale avec palmier, sable blanc et mer turquoise. Dans ce roman il est question de trafic, de morts, de violence. Un roman choral très bien construit. On ne s'ennuie pas une seconde. » Bruno Lamarque, librairie La Renaissance - Toulouse

« C'est un roman puissant, plein d'émotions, et qui prend aux tripes. » Valérie Caffier, librairie Le Divan - Paris

« Découvrez les visages d'une Guadeloupe tour à tour sombre ou fascinante dans un premier polar incroyablement maitrisé et puissant. Une intrigue multiple, une plongée dans le réalisme social et cette violence au Paradis. » Benoît Minville, Fnac La Défense

« Stéphane Pair utilise les meilleurs codes des polars américains pour nous emmener dans une Guadeloupe loin des clichés. Un roman dur, âpre. Une vraie réussite ! » Amanda Spiegel, librairie Folies d'encre - Montreuil

« Je sors d'Elastique Nègre, in extremis et pas tout à fait indemne! Chapeau Stéphane! Écriture au cordeau avec un grand sentiment d'étrangeté. C'est nouveau, c'est vraiment très bon ! » Luc Widmaier, librairie Bisey - Mulhouse
 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • manonaimelire971 Posté le 14 Avril 2021
    Un polar noir et envoûtant, intrigue qui se déroule en partie en Guadeloupe, mon île 😍 ce qui le rend plus intéressant. L'auteur nous dépeint une Guadeloupe différente de celle sur les cartes postales, on est loin des plages paradisiaques de Sainte Anne mais plutôt de la triste réalité sur fond de chômage , le ravage du crack, la violence, les quartiers chauds, des jeunes en perte de repères...Autant le dire ce roman ne plaira pas à tout le monde, une multitude de personnages, il faut suivre car tout le roman est à la première personne avec un language très familier.Livre très atypique, très bien documenté à découvrir..
  • collectifpolar Posté le 26 Décembre 2019
    Voici un livre qui se mérite. Un livre exigeant. Un livre différent ! J'ai failli passer à coté de ce premier roman. Mais heureusement mon ami Yvan a rectifié ça ! En effet j'ai lu ce titre dans le cadre du  salon du polar de Mulhouse. Il était sur la liste des 6 finalistes du premier prix du Festival Sans Nom. Et en tant que membre du jury, je me devais de le découvrir. Je me suis donc lancée dans cette lecture tête baissée afin d’honorer le rôle que l'on me prêtait. Et très vite au bout d'une trentaine de page, je me suis aperçu que j'avais beaucoup de mal à rentrer dans cette lecture. Aussi je me suis obligée à poursuivre, 30 pages de plus, 40 pages de plus... Mais au bout de 2 heures de lectures, je suis allée voir mes petit(e)s camarades juré(e)s et je leur est annoncé tout de go : "Je suis dans Elastique Nègre. Et vous savez quoi, ça va pas le faire !" Aussitôt quelques-uns qui l'avaient déjà lu, où qui étaient un cours de lecture, me confirmèrent  qu'il avait eu du mal à rentrer dedans. Que sa lecture n'était pas simple. Mais qu'il fallait que je... Voici un livre qui se mérite. Un livre exigeant. Un livre différent ! J'ai failli passer à coté de ce premier roman. Mais heureusement mon ami Yvan a rectifié ça ! En effet j'ai lu ce titre dans le cadre du  salon du polar de Mulhouse. Il était sur la liste des 6 finalistes du premier prix du Festival Sans Nom. Et en tant que membre du jury, je me devais de le découvrir. Je me suis donc lancée dans cette lecture tête baissée afin d’honorer le rôle que l'on me prêtait. Et très vite au bout d'une trentaine de page, je me suis aperçu que j'avais beaucoup de mal à rentrer dans cette lecture. Aussi je me suis obligée à poursuivre, 30 pages de plus, 40 pages de plus... Mais au bout de 2 heures de lectures, je suis allée voir mes petit(e)s camarades juré(e)s et je leur est annoncé tout de go : "Je suis dans Elastique Nègre. Et vous savez quoi, ça va pas le faire !" Aussitôt quelques-uns qui l'avaient déjà lu, où qui étaient un cours de lecture, me confirmèrent  qu'il avait eu du mal à rentrer dedans. Que sa lecture n'était pas simple. Mais qu'il fallait que je m'accroche car cela en valait le coup. Oui, j'ai eu du mal à rentrer dedans car l'auteur nous écrit
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  • StefEleane Posté le 13 Février 2018
    Bienvenue en Guadeloupe, la température extérieure est de 28°. Le soleil est à son zénith. J’espère que vous avez prévu des tenues adéquates et surtout de la crème solaire dans votre valise, car le roman qui suit va vous éprouver plus que la météo. Autant être à votre aise. Une jeune femme blanche est retrouvée morte dans la mangrove. Sans identité, les gendarmes se lancent dans des mois d’enquêtes qui vont les plonger dans les méandres d’un trafic de drogue. Je ne sais pas si vous avez un jour ressenti ça avec quelqu’un mais j’ai l’impression que je fais partie de lui ou bien qu’il fait parti de moi. J’ai peur parfois de devenir lui. Il est sale parce qu’il vient droit du garage. Et cette odeur autour de lui, et qu’il amène jusqu’ici, c’est aussi le garage. Valvoline. Et cette farine ? Valvoline. Parlons avant tout de la construction du roman. Un roman choral un peu particulier tout de même, car non seulement vous avez à chaque chapitre un personnage différent (d’où le roman choral hé oui je reste cohérente) mais en plus dans chaque chapitre vous trouvez des sortes de sous-chapitres qui se situent au présent comme au passé et parfois... Bienvenue en Guadeloupe, la température extérieure est de 28°. Le soleil est à son zénith. J’espère que vous avez prévu des tenues adéquates et surtout de la crème solaire dans votre valise, car le roman qui suit va vous éprouver plus que la météo. Autant être à votre aise. Une jeune femme blanche est retrouvée morte dans la mangrove. Sans identité, les gendarmes se lancent dans des mois d’enquêtes qui vont les plonger dans les méandres d’un trafic de drogue. Je ne sais pas si vous avez un jour ressenti ça avec quelqu’un mais j’ai l’impression que je fais partie de lui ou bien qu’il fait parti de moi. J’ai peur parfois de devenir lui. Il est sale parce qu’il vient droit du garage. Et cette odeur autour de lui, et qu’il amène jusqu’ici, c’est aussi le garage. Valvoline. Et cette farine ? Valvoline. Parlons avant tout de la construction du roman. Un roman choral un peu particulier tout de même, car non seulement vous avez à chaque chapitre un personnage différent (d’où le roman choral hé oui je reste cohérente) mais en plus dans chaque chapitre vous trouvez des sortes de sous-chapitres qui se situent au présent comme au passé et parfois totalement irréel puisque ce sont des rêves. On pourrait trouver tout cela un peu fouillis, anarchique, alors qu’en réalité tout est construit avec intelligence . Un peu désorientant au départ, ce roman se mérite et lorsque vous aurez compris sa construction, il dévoilera tous ses secrets. Ce roman, c’est aussi un voyage dans les bidonvilles de Guadeloupe. Dans les travers d’un système pas toujours adapté à l’île. Dans la plaque tournante de la drogue. Le journaliste n’est jamais très loin. Et dans les croyances ! J’ai aimé les contes d’un des personnages. Des petites histoires dans la grande ! Sorte de bouffée d’air frais. J’ai aimé également lire le créole (à dose modérée et toujours traduite ) qui a mis du soleil dans ses lignes 🙂 Mais ne vous y trompez pas, ce roman est noir et épicé à souhait ! Vous voilà prévenu, ce livre est une rencontre et j’ai beaucoup aimé l’originalité et finalement la prise de risque de l’auteur .
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  • NathalieAtom Posté le 19 Novembre 2017
    Une poésie brutale et noire. Noire comme les hommes et les femmes de ce récit. Noire comme les âmes de certains d’entre eux. Noire comme la nuit qui s’effondre sur les Caraïbes. Une écriture complexe et difficile à appréhender. Difficile comme les images glissées entre les lignes et qu’il faut déchiffrer pour bien les comprendre. Difficile comme la concentration indispensable qui doit s’installer avant de tourner les pages de ce roman. « Élastique nègre » n’est assurément pas un roman insignifiant. Stéphane Pair y a jeté pêle-mêle des personnages complexes qui prennent, à tour de rôle, le devant de la scène. La construction de ce récit est des plus déstabilisante et peu perdre parfois ou pire : sembler confuse. Un roman presque schizophrénique qui m’a égarée dans ses changements de temps et m’a contrainte à une attention toute particulière au risque, et je l’admets en toute humilité, de passer sous les fourches caudines de l’incompréhension. Perdue dans un jardin caribéen où s’épanouissent ganja, crack et cocaïne, j’ai pris le risque de cueillir la prose de l’auteur comme on cueille des fleurs disparates pour en faire un bouquet plus coloré. La drogue s’écoulait autant, si ce n’est plus, qu’une pluie tropicale. Les destins croisés se... Une poésie brutale et noire. Noire comme les hommes et les femmes de ce récit. Noire comme les âmes de certains d’entre eux. Noire comme la nuit qui s’effondre sur les Caraïbes. Une écriture complexe et difficile à appréhender. Difficile comme les images glissées entre les lignes et qu’il faut déchiffrer pour bien les comprendre. Difficile comme la concentration indispensable qui doit s’installer avant de tourner les pages de ce roman. « Élastique nègre » n’est assurément pas un roman insignifiant. Stéphane Pair y a jeté pêle-mêle des personnages complexes qui prennent, à tour de rôle, le devant de la scène. La construction de ce récit est des plus déstabilisante et peu perdre parfois ou pire : sembler confuse. Un roman presque schizophrénique qui m’a égarée dans ses changements de temps et m’a contrainte à une attention toute particulière au risque, et je l’admets en toute humilité, de passer sous les fourches caudines de l’incompréhension. Perdue dans un jardin caribéen où s’épanouissent ganja, crack et cocaïne, j’ai pris le risque de cueillir la prose de l’auteur comme on cueille des fleurs disparates pour en faire un bouquet plus coloré. La drogue s’écoulait autant, si ce n’est plus, qu’une pluie tropicale. Les destins croisés se nouaient pour n’en former qu’un seul : celui d’individus poursuivis par un passé colonialiste trop récent et rongés par une forme de désespoir léthargique. Portrait sociologique d’une Guadeloupe trop éloignée de sa métropole pour qu’on y voit autre chose qu’une destination exotique, ce premier roman met en exergue les affres de l’isolement îlien et la presque impuissance de s’en extirper. Émaillé de phrases somptueuses : « Vite. Faire l’amour avant d’en savoir plus. Faire parler les corps. Confusément, dans la rage, contre l’exil. Croire y saisir quelque chose. Parce que deux corps frottés de vie sont deux signifiants. Ils solutionnent l’instant. Ils le doivent bien. Après seulement vient le regard oblique : la parole. Après viennent les exigences et la pensée chargée de bruit. On est de nouveau deux. » et d’une construction qui casse les codes et brutalise le lecteur, « Élastique nègre » est un récit qui laisse dubitatif, perplexe et rempli de doutes… mais en aucun cas insensible.
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  • Lousine Posté le 26 Octobre 2017
    Un polar des îles Elastique Nègre est le premier roman de Stéphane Pair. Il a pour toile de fond Vieux-Bourg en Guadeloupe à la fin des années 90. Le corps d’une femme blanche est retrouvé dans le canal des Rotours par un pêcheur ayant aperçu un groupe d’hommes dans la Mangrove. Les personnages principaux de ce roman sont ainsi le lieutenant colonel Gardé, venu de métropole, et le principal suspect, Aristide Tyrolien surnommé Vegeta, à la tête d’un réseau de trafic de drogue. On suit donc les péripéties de ces 2 hommes, ainsi que des personnes qui gravitent autour d’eux : Jimmy, un enfant de 10 ans ; Ayme, un pêcheur à la retraite ayant reconnu Vegeta parmi les hommes dans la Mangrove ; Tavares Newton, un très riche narcotrafiquant des Bahamas, Gina, la sœur conteuse de Jimmy ; Josette, la fille d’une « jeteuse de sorts » et Lize, étudiante américaine et petite amie du moment de Tavares. Le roman est composé de chapitres ayant pour titre le nom du personnage que l’on y suit. Chaque chapitre est également découpé en différentes parties portant chacune un titre en rapport avec ce qu’elle nous raconte. Les chapitres étant à la première personne, nous sommes en présence d’un... Un polar des îles Elastique Nègre est le premier roman de Stéphane Pair. Il a pour toile de fond Vieux-Bourg en Guadeloupe à la fin des années 90. Le corps d’une femme blanche est retrouvé dans le canal des Rotours par un pêcheur ayant aperçu un groupe d’hommes dans la Mangrove. Les personnages principaux de ce roman sont ainsi le lieutenant colonel Gardé, venu de métropole, et le principal suspect, Aristide Tyrolien surnommé Vegeta, à la tête d’un réseau de trafic de drogue. On suit donc les péripéties de ces 2 hommes, ainsi que des personnes qui gravitent autour d’eux : Jimmy, un enfant de 10 ans ; Ayme, un pêcheur à la retraite ayant reconnu Vegeta parmi les hommes dans la Mangrove ; Tavares Newton, un très riche narcotrafiquant des Bahamas, Gina, la sœur conteuse de Jimmy ; Josette, la fille d’une « jeteuse de sorts » et Lize, étudiante américaine et petite amie du moment de Tavares. Le roman est composé de chapitres ayant pour titre le nom du personnage que l’on y suit. Chaque chapitre est également découpé en différentes parties portant chacune un titre en rapport avec ce qu’elle nous raconte. Les chapitres étant à la première personne, nous sommes en présence d’un style parlé qui devient même familier pour la plupart des personnages. Nous sommes ainsi face à différentes voix prenant chacune leur tour la parole. Cela peut apporter un sentiment de confusion au premier abord mais cela permet surtout de suivre, de la manière la plus proche possible, les différents personnages du livre, le rendant ainsi très prenant pour ceux qui aiment ce type de roman à plusieurs voix.
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