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        Eloge du voyage

        Nil
        EAN : 9782841116737
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 322
        Format : 130 x 205 mm
        Eloge du voyage
        Sur les traces d'Arthur Rimbaud

        Date de parution : 28/03/2013

        Un voyage dans l’espace et le temps, de Djibouti à Alexandrie, sous le patronage d’Arthur Rimbaud.

        Sébastien de Courtois est né grand voyageur. À l'instar de son ami et compagnon de route Sylvain Tesson, le voyage est pour lui une longue plongée intérieure d’où l’on n’est pas sûr de revenir… Certains, les « ensablés », y sont d'ailleurs restés.
        Sébastien de Courtois est parti en Afrique sans...

        Sébastien de Courtois est né grand voyageur. À l'instar de son ami et compagnon de route Sylvain Tesson, le voyage est pour lui une longue plongée intérieure d’où l’on n’est pas sûr de revenir… Certains, les « ensablés », y sont d'ailleurs restés.
        Sébastien de Courtois est parti en Afrique sans aucune volonté de défi ou d’exploit. Il est même de ceux qui les fuient. Sa démarche ? Laisser surgir le choc du dépaysement. S’ouvrir au monde et à ses habitants, écouter, observer, rencontrer, retrouver le temps long, la fatigue physique provoquée par la marche, les nuits difficiles.
        C’est ainsi ouvert au monde, à Djibouti, ce bout de désert au bord de la mer Rouge, que l’auteur a croisé le chemin d’Arthur Rimbaud l’Africain. Après une longue errance, le poète a passé ses dix dernières années en Afrique de l’Est. Il y a cherché la vie hors des livres, hors de sa propre littérature, pour continuer à « danser sa vie », selon ses mots. Il y a développé dans la solitude une activité commerciale entre le Yémen, Djibouti et le royaume d’Éthiopie, en vendant du café, de l’ivoire, de l’or, des produits manufacturés, et des armes.
        Sébastien de Courtois a suivi ses traces, jusqu'à Alexandrie, retrouvé les vestiges de son passage, ressenti ses tourments. Il superpose avec beaucoup de talent l’Afrique d’alors et la nouvelle, celle qu’il vit et celle des livres, persuadé que les remèdes du moment sont autant à chercher dans l’expérience vécue que dans la littérature. Et il confirme ainsi cette certitude que chacun possède une histoire universelle.
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        EAN : 9782841116737
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 322
        Format : 130 x 205 mm
        Nil
        21.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • ramettes Posté le 26 Juillet 2013
          Sébastien nous raconte son voyage, ses rencontres, ses états d'âmes, ses motivations... il nous raconte ce qu'il trouve sur Rimbaud. J'ai été très intéressée par l'aspect littéraire, il inclut des citations d'auteurs qui ont écrit sur cette partie de l'Afrique. La Corne de l'Afrique.
        • Nelcie Posté le 20 Juillet 2013
          D’Arthur Rimbaud, je connaissais les poèmes, son amitié avec Verlaine, et je savais qu’il était allé en Afrique. Mais j’ignorais tout à propos de ce périple. Aussi, lorsque Livraddict a proposé de suivre ses traces à travers le livre de Sébastien de Courtois, je n’ai pas hésité. Merci donc à Livraddict et les éditions Nil de m’avoir permis cette lecture. Voilà une lecture fort intéressante et instructive ! A travers ce récit, Sébastien de Courtois nous propose un voyage qui va mettre en parallèle son propre parcours et celui d’Arthur Rimbaud. Nous traversons la corne d’Afrique en sa compagnie, découvrons les cultures, les coutûmes, la vie de ces gens tel que le vit Sébastien de Courtois, mais également tel que l’a vécu Rimbaud ou d’autres personnes. Et il est intéressant de voir que si certaines chose ont changé, d’autres restent immuables, comme figées dans le temps. La plume de l’auteur reflète parfaitement cet état d’esprit de voyageur : Des descriptions de paysages précises qui incitent à la contemplation. Des gens rencontrés, dont on aimerait en savoir plus, tout en sachant que ce ne sont que des personnes qui ne font que croiser le chemin… J’ai apprécié découvrir cette partie du monde que je ne connais absolument... D’Arthur Rimbaud, je connaissais les poèmes, son amitié avec Verlaine, et je savais qu’il était allé en Afrique. Mais j’ignorais tout à propos de ce périple. Aussi, lorsque Livraddict a proposé de suivre ses traces à travers le livre de Sébastien de Courtois, je n’ai pas hésité. Merci donc à Livraddict et les éditions Nil de m’avoir permis cette lecture. Voilà une lecture fort intéressante et instructive ! A travers ce récit, Sébastien de Courtois nous propose un voyage qui va mettre en parallèle son propre parcours et celui d’Arthur Rimbaud. Nous traversons la corne d’Afrique en sa compagnie, découvrons les cultures, les coutûmes, la vie de ces gens tel que le vit Sébastien de Courtois, mais également tel que l’a vécu Rimbaud ou d’autres personnes. Et il est intéressant de voir que si certaines chose ont changé, d’autres restent immuables, comme figées dans le temps. La plume de l’auteur reflète parfaitement cet état d’esprit de voyageur : Des descriptions de paysages précises qui incitent à la contemplation. Des gens rencontrés, dont on aimerait en savoir plus, tout en sachant que ce ne sont que des personnes qui ne font que croiser le chemin… J’ai apprécié découvrir cette partie du monde que je ne connais absolument pas. Cependant, et justement parce que j’ignore beaucoup de choses de cette région, j’ai parfois eu l’impression de recevoir trop de nouveauté à la fois, et pour le coup il m’est arrivé plusieurs fois de revenir quelques pages en arrière pour me remémorer quelques bribes d’informations. J’ai aimé également en savoir plus sur le périple d’Arthur Rimbaud. Un Rimbaud qui m’était totalement inconnu. Il est d’ailleurs intéressant d’apprendre que l’homme n’a pas laissé que de bons souvenirs là où il est passé. Les morceaux de sa correspondance avec sa mère s’avèrent très instructifs, et personnellement je serais curieuse d’en savoir un peu plus à ce propos. En conclusion, j’ai pris plaisir à lire ce récit, à voyager avec Sébastien de Courtois, Arthur Rimbaud ou d’autres, à découvrir des traditions éthiopiennes. Et si personnellement ce n’est pas le genre de voyage que j’ai envie d’effectuer « pour de vrai », je comprends aisément que certains soient tentés après cette lecture.
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        • Parthenia Posté le 13 Juillet 2013
          A travers ce récit de voyage, l'auteur superpose l'Afrique telle que l'a connue Rimbaud à celle d'aujourd'hui, l'Afrique des gestes quotidiens immuables à celle de la littérature. Pour mieux nous imprégner de cette vision polyphonique, Courtois alterne des extraits des lettres que Rimbaud a écrit à sa mère et des citations de Char, Kessel, Levi-Strauss, Cendrars ou ses propres impressions... Il nous entraîne non seulement sur les traces de Rimbaud mais également sur celles de tous les aventuriers français ou anglais qui se sont risqués avant ou après le poète dans ces contrées arides et hostiles, tels Monfreid dans les années 1910, ou l'anglais Burton, ou bien encore Bardey... En décembre 1886, Rimbaud est à Tadjoura : il monte une caravane pour amener des armes au roi Ménélik. Rimbaud est un nomade dans l'âme; il a abandonné la poésie à 21 ans pour se jeter dans une vie aventureuse à travers le monde; en Afrique, il apprend l'arabe et donne même des conférences sur le Coran. Près d'Obock, les enfants d'aujourd'hui gardent le souvenir que c'est à cet endroit que "Rambo" (sic) venait cacher ses armes. L'image que Rimbaud a laissé de lui auprès des indigènes n'est apparemment guère flatteuse. Nous en apprendrons le... A travers ce récit de voyage, l'auteur superpose l'Afrique telle que l'a connue Rimbaud à celle d'aujourd'hui, l'Afrique des gestes quotidiens immuables à celle de la littérature. Pour mieux nous imprégner de cette vision polyphonique, Courtois alterne des extraits des lettres que Rimbaud a écrit à sa mère et des citations de Char, Kessel, Levi-Strauss, Cendrars ou ses propres impressions... Il nous entraîne non seulement sur les traces de Rimbaud mais également sur celles de tous les aventuriers français ou anglais qui se sont risqués avant ou après le poète dans ces contrées arides et hostiles, tels Monfreid dans les années 1910, ou l'anglais Burton, ou bien encore Bardey... En décembre 1886, Rimbaud est à Tadjoura : il monte une caravane pour amener des armes au roi Ménélik. Rimbaud est un nomade dans l'âme; il a abandonné la poésie à 21 ans pour se jeter dans une vie aventureuse à travers le monde; en Afrique, il apprend l'arabe et donne même des conférences sur le Coran. Près d'Obock, les enfants d'aujourd'hui gardent le souvenir que c'est à cet endroit que "Rambo" (sic) venait cacher ses armes. L'image que Rimbaud a laissé de lui auprès des indigènes n'est apparemment guère flatteuse. Nous en apprendrons le motif plus tard dans le livre. En attendant, Courtois nous entraîne à sa suite à la rencontre des Africains ou des exilés européens, qui le guident à la recherche du poète, ou l'initient au rituel de leur vie. En compagnie de l'auteur et d'Ali, nous apprenons à mâcher du qat, à boire du thé ou du café toute la journée, à lâcher prise ! Nous rencontrons successivement Ali à Tadjoura, Yanit la belle jeune femme travaillant à Dire Dawa, Salomon le juif Rastafari d'Abadir ou Ahmed l'Egyptien et tant d'autres autochtones serviables... A l'instar de Courtois (et de Rimbaud avant lui), nous comprenons que "le voyage permet de ralentir le temps". Nous vivons au même rythme lent, presque contemplatif de ces Africains de la Corne d'Afrique si mystérieuse où la chaleur est accablante : "chaque geste demande un effort surhumain, une patience sans limites..." (page 82). On apprend mille et unes choses surprenantes sur les Ethiopiens : les habitants laissent de grandes ouvertures au niveau du sol pour laisser passer les hyènes qui nettoient leurs ordures ; le Bateau ivre a été traduit en éthiopien; le mot "ennui" n'existe pas dans cette langue... A Harar, l'auteur rencontre le français Jean-Michel qui fait des recherches sur Rimbaud et lui apprend que celui-ci s'est fait graver un sceau au nom d'Abdallah Rimbo (page 143). Au fil des expériences qu'il vit durant son périple, des questions s'imposent à son esprit : Rimbaud s'est-il converti à l'islam ? a-t-il assisté comme lui à Harar à des soirées soufies ? avait-il une femme dans sa vie ? La seule chose sûre, c'est que le poète rebelle a été menacé de mort et d'expulsion après qu'il eut empoisonné des chiens; en effet, ce poison risquait de tuer également les hyènes, ces animaux sacrés pour les Ethiopiens... En compagnie de Jean-Michel et de sa femme éthiopienne Sinédu, Courtois part en Toyota sur la piste d'Ogaden, à l'instar de Rimbaud. Or cette région est interdite, comme au temps du poète. Ils sont arrêtés, passent tous les trois plusieurs jours sous la garde de soldats qui les prennent pour des espions (page 162). Courtois repart seul. Et à pied. "La marche donne la mesure du voyage. Un tempo intérieur." (page 133) Mais ce périple à pied peut s'avérer plein de périls : un matin, l'auteur se réveille dans le lit d'un hôtel à Awash sans se souvenir de la manière dont il y a atteri (il en conclut qu'il a dû s'effondrer en chemin); après l'épisode d'Ogaden, quand il chemine sur la route du Gondar, il est finalement recueilli par des moines alors que ses réserves en eau et en nourriture sont épuisées ! Après encore bien des rencontres, l'auteur finit son voyage à Alexandrie, là où Rimbaud avait commencé le sien. Pour conclure, j'ai beaucoup aimé découvrir ce récit de voyage, les introspections de l'auteur qui tentent, en mettant ses traces dans celles de Rimbaud, de deviner les ressentis du poète à la découverte de ce pays aride. On est immergé dans cette civilisation dont les mille et un gestes du quotidiens semblent immuables, on apprend à prendre notre temps, à laisser nos pensées vagabonder... C'était agréable et très dépaysant... même si parfois je me suis sentie un peu perdue par les aller-retours de Courtois entre le passé et le présent...
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