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Écriture
EAN : 9782359053029
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 251
Format : 139 x 225 mm

En collaboration

Date de parution : 16/10/2019
Joseph Laborieux, policier rayé des cadres à la Libération pour intelligence avec l'ennemi, a une obsession : démasquer le tueur en série qui, depuis 1926, abandonne des cadavres de femmes vidées de leur sang. Le dernier de ces meurtres se produit en 1945 à Sigmaringen, où il a suivi les collabos français dans leur fuite. L'étau se resserre sur le coupable... mais les troupes alliées s'approchent. Le premier polar d'Émile Brami.
Enquête à Sigmaringen  Aujourd’hui, mercredi 3 juillet 1946, j’ai été condamné à mort. » Ainsi commence la confession de Joseph Laborieux, ex-officier de police judiciaire, rayé des cadres en novembre 1944 pour n’avoir pas eu l’intelligence de jouer double jeu sous l’Occupation.  Comme son collègue Verjus, Laborieux a pourchassé les... Enquête à Sigmaringen  Aujourd’hui, mercredi 3 juillet 1946, j’ai été condamné à mort. » Ainsi commence la confession de Joseph Laborieux, ex-officier de police judiciaire, rayé des cadres en novembre 1944 pour n’avoir pas eu l’intelligence de jouer double jeu sous l’Occupation.  Comme son collègue Verjus, Laborieux a pourchassé les juifs, les rouges et les « terroristes apatrides » du groupe Manouchian. Mais ce flic irréprochable n’avait en réalité qu’une idée en tête : démasquer le tueur en série qui, depuis 1926, dépose sur les quais de Paris les cadavres de très jeunes femmes vidées de leur sang. Le dernier de ces assassinats s’est produit en mars 1944, sous le Pont-Neuf. Et toujours aucune piste...  Cinq mois plus tard, Laborieux n’a eu que le temps d’emporter les clichés de ses « Ophélie » dans sa fuite jusqu’à Sigmaringen, où la fine fleur des collabos continue d’espérer la victoire nazie. Et c’est là, un matin de février 1945, qu’une nouvelle victime est retrouvée sur une crique du Danube... Le coupable se trouve donc parmi les quelques centaines d’individus de l’enclave française. L’avancée des Alliés laissera-t-elle à Laborieux le temps de boucler cette enquête devenue son unique raison d’être et, qui sait, sa seule chance de rédemption ?  Sur les traces d’un enquêteur buté et d’un tueur obstiné, Émile Brami entraîne le lecteur dans les recoins les plus sombres de « Sig », dernier carré des ultras de la Collaboration.
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EAN : 9782359053029
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 251
Format : 139 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • 1001histoires Posté le 16 Février 2020
    En collaboration : il y a eu deux débâcles en France durant la Seconde Guerre mondiale, celle de juin 1940 et celle d'août 1944 qui voit l'armée allemande se replier devant les troupes alliées. C'est au tour de ceux qui ont collaboré avec le nazisme de connaître l'exode. Je connaissais peu cet épisode. J'attendais beaucoup de la lecture de ce roman et je n'ai pas été déçu. J'ai été littéralement transporté pour vivre la fin d'un épisode noir de notre Histoire, un peu occulté par l'euphorie de la Libération. Émile Brami offre au lecteur un exceptionnel récit historique, reposant sur une documentation rigoureuse. Août 1944, la Libération de Paris approche, inéluctablement. La fuite vers l'Allemagne est la seule issue pour ceux qui ont collaboré. Nancy puis l'Allemagne à Baden-Baden, Neustadt an der Weinstrasse et c'est finalement Sigmaringen qui devient par la volonté de Hitler une enclave française au sein du Reich. Sigmaringen et sa colonie de collabos avec un pseudo gouvernement français héritier de Vichy. Pétain, Laval, Darnand et la Milice, Marcel Déat, Jacques Doriot du PPF et bien d'autres politiciens fantoches sont mis en scène de façon réaliste. Émile Brami se révèle un conteur hors pair, toujours passionnant et... En collaboration : il y a eu deux débâcles en France durant la Seconde Guerre mondiale, celle de juin 1940 et celle d'août 1944 qui voit l'armée allemande se replier devant les troupes alliées. C'est au tour de ceux qui ont collaboré avec le nazisme de connaître l'exode. Je connaissais peu cet épisode. J'attendais beaucoup de la lecture de ce roman et je n'ai pas été déçu. J'ai été littéralement transporté pour vivre la fin d'un épisode noir de notre Histoire, un peu occulté par l'euphorie de la Libération. Émile Brami offre au lecteur un exceptionnel récit historique, reposant sur une documentation rigoureuse. Août 1944, la Libération de Paris approche, inéluctablement. La fuite vers l'Allemagne est la seule issue pour ceux qui ont collaboré. Nancy puis l'Allemagne à Baden-Baden, Neustadt an der Weinstrasse et c'est finalement Sigmaringen qui devient par la volonté de Hitler une enclave française au sein du Reich. Sigmaringen et sa colonie de collabos avec un pseudo gouvernement français héritier de Vichy. Pétain, Laval, Darnand et la Milice, Marcel Déat, Jacques Doriot du PPF et bien d'autres politiciens fantoches sont mis en scène de façon réaliste. Émile Brami se révèle un conteur hors pair, toujours passionnant et abordable à travers le regard du narrateur, un personnage fictif, français ordinaire qui a vécu l'occupation à Paris sans trop réfléchir aux conséquences de ses actes et dont la présence à Sigmaringen tient un peu du hasard. Les artisans de la collaboration intellectuelle sont aussi à Sigmaringen, parmi eux Louis-Ferdinand Céline, redevenu Docteur Destouches. Émile Brami est par ailleurs l'auteur d'une biographie de Céline qu'il nous présente ici dans toute sa complexité. Sigmaringen et son château des Hohenzollern comme cadre d'une fin pathétique qui pourrait être ridicule si sans cesse la réalité ne ramenait le lecteur à la tragédie. Ce subtil et habile mélange structure le récit historique de l'auteur. Dans son roman Émile Brami dresse aussi le portrait particulièrement fouillé de Joseph Laborieux, personnage fictif. C'est le narrateur, orphelin timide, solitaire et renfermé qui à mon avis s'est laissé entrainé durant l'occupation. Joseph est énigmatique, presque inquiétant, parfois attachant, certainement influençable mais fidèle à sa parole. Il n'a pas vu la fin arriver et il a négligé le petit détail qui lui aurait permis comme tant d'autres d'être blanchi ou de se faire oublier. D'une manière général dans ce roman, tous les portraits dressés par l'auteur sont justes grâce à un vocabulaire riche, précis et évocateur. Ce récit est aussi un polar car Joseph Laborieux est policier. Mais sa carrière est banale. C'est peut-être le fait d'être obéissant et disponible qui l'a fait déraper pendant l'occupation. Le dimanche 7 mars 1926, sa vie a basculé suite à la découverte du cadavre d'une très jeune femme d'une quinzaine d'années abandonnée au bord de l'eau, vidée de son sang, enveloppée dans une longue robe de lin blanc. Près d'elle, un message évoquant Hamlet et citant des vers de Rimbaud. Par la suite, chaque année presqu'à la même époque un crime identique est commis et un cadavre avec la même mise en scène évoque Ophélie du tableau de Millais. Chaque année, une nouvelle Ophélie. Et cela devient l'obsession de Joseph Laborieux. Il suit toutes les pistes qui s'offrent à lui. Toutes sont des impasses. Et chaque année, une nouvelle Ophélie, y compris à Sigmaringen en 1945 au bord du Danube. Inlassablement Laborieux poursuit ce qui est devenu une quête plus qu'une enquête. Et chaque année, une nouvelle Ophélie, jusqu'en 1957. Joseph Laborieux est bien sûr toujours là, pour ses Ophélie. Le face-à-face final avec le coupable est d'une intensité psychologique efficace et le titre "En collaboration" prend alors tout son sens. Merci aux Éditions Écriture
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  • stef6534 Posté le 5 Février 2020
    Joseph Laborieux, enfant trouvé, est né le 1er mai jour de la « Saint Joseph le travailleur » et de la fête du travail d’où son blaze. Médaillé après la 1ère guerre mondiale Joseph rentre dans la police d'abord « hirondelle » puis inspecteur durant l’Occupation. Ce qui l'occupe Joseph ce n'est pas la présence des Allemands mais les meurtres annuels commis par un tueur en série qui sévit depuis 1926 à Paris. Inspecteur laborieux, homme des basses besognes Joseph va traquer des juifs, des rouges durant l’Occupation sans recul sur ses actes sans aucune introspection et sans états d’âmes. Il applique les ordres, rien que les ordres. Tout cela lui vaudra de gros ennuis à la Libération contrairement à son binôme Verjus qui saura naviguer en eaux troubles. Obsédé par le tueur Joseph suivra même, à Sigmaringen, les collabos en fuite suite à l’arrivée des Alliés. C’est cette partie du roman qui est la plus intéressante à mes yeux. L'auteur se sert de son intrigue, la recherche du tueur, pour nous plonger dans la fin de la Collaboration. Il dépeint avec une grande justesse les politiques déçus et déchus, les diplomates véreux, les journalistes collabos, les écrivains suspects dont Céline qui fut objet d'étude de l'auteur.... Joseph Laborieux, enfant trouvé, est né le 1er mai jour de la « Saint Joseph le travailleur » et de la fête du travail d’où son blaze. Médaillé après la 1ère guerre mondiale Joseph rentre dans la police d'abord « hirondelle » puis inspecteur durant l’Occupation. Ce qui l'occupe Joseph ce n'est pas la présence des Allemands mais les meurtres annuels commis par un tueur en série qui sévit depuis 1926 à Paris. Inspecteur laborieux, homme des basses besognes Joseph va traquer des juifs, des rouges durant l’Occupation sans recul sur ses actes sans aucune introspection et sans états d’âmes. Il applique les ordres, rien que les ordres. Tout cela lui vaudra de gros ennuis à la Libération contrairement à son binôme Verjus qui saura naviguer en eaux troubles. Obsédé par le tueur Joseph suivra même, à Sigmaringen, les collabos en fuite suite à l’arrivée des Alliés. C’est cette partie du roman qui est la plus intéressante à mes yeux. L'auteur se sert de son intrigue, la recherche du tueur, pour nous plonger dans la fin de la Collaboration. Il dépeint avec une grande justesse les politiques déçus et déchus, les diplomates véreux, les journalistes collabos, les écrivains suspects dont Céline qui fut objet d'étude de l'auteur. Querelles, inimitiés, suspicions sont le quotidien de ce gouvernement fantoche et de sa cour. Fin pathétique du régime de Vichy, déliquescence de ces hommes et femmes qui ont cru à la victoire de la Grande Allemagne et qui ne pensent qu’à sauver leur peau. Tel est le tableau très bien dépeint par Emile Brami. Pour compléter ce roman et si vous êtes intéressé par Sigmaringen je vous recommande de lire également « D’un château l’autre » dudit Céline ainsi que Sigmaringen de Pierre Assouline. Le roman atteint un équilibre parfait entre la fiction et le contexte historique. La narration est entraînante, l’auteur restitue à merveille ce qui est indicible ainsi que la noirceur des personnages historiques qui peuplent son roman. Je remercie les Editions Ecriture et Babelio de m’avoir permis de découvrir cet agréable roman historique.
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  • bibiouest Posté le 1 Février 2020
    Un livre fascinant, un policier, politique qui nous compte une page sombre de notre histoire; l'épuration. L'auteur nous emmène jusque dans le «gouvernement en exil de la France Vichyste à Sigmarigen (Allemagne)», le dernier bastion des ultras de la collaboration. Le héros Joseph Laborieux, inspecteur a le sens de la hiérarchie et de l'obéissance il deviendra l' exécuteur des «basses oeuvres» Il n'a aucun recul ni états d'âmes il exécute les ordres sans «réfléchir» il arrête les Juifs puis le groupe Manouchian sans aucun scrupule. Lui ce qui l'obsède c'est la traque d'un tueur en série qui sévit depuis les années 20. c'est dans ce contexte que nous suivons cette «débâcle à l'envers» la fuite de tous les collabos bien pire que notre héros, on y croise les pires collabos, Darnand, Rebatet, Laval, Céline etc ce livre est formidable et ferait un excellent film. Un grand merci à la Masse Critique de babelio, au groupe l'Archipel et aux éditions Ecriture pour l'envoi de ce magnifique ouvrage.
  • cvd64 Posté le 9 Décembre 2019
    Connaître et savoir ce qui s'est passé durant quelques mois, loin des frontières pour une poignées d'Hommes qui croyaient en la victoire de l'Allemagne mais aussi de tous les laissés pour compte, broyés par l'Histoire. Partie congrue d'une Patrie incongrue, voilà l'Histoire de France qui s'exile en Allemagne pour, comme le phénix, mieux renaitre de ses cendres; selon certains hauts fonctionnaires fantoches d'un gouvernement fantôme et de patriotes collabos. l'enquête policière se perd un peu dans ces dédales pour revenir aux deux tiers du livre avec un dénouement sans surprise (dommage). Emile Brami utilise, durant les échanges entre le Dr Destouches et le narrateur (qui n'est autre que le policier, personnage principal , anti-héros et peu amène) du même style d'écriture que Céline ( sans doute un clin d'œil d'auteur à auteur) avec ces bouts de phrases et ces points….
  • yv1 Posté le 23 Octobre 2019
    Quelle drôle et formidable idée que de faire mener une enquête sur un tueur en série, dans la France occupée, puis à Sigmaringen, enclave française en Allemagne pendant plusieurs mois, par un flic obéissant à tous les ordres même lorsque ceux-ci lui font faire le pire. A la base, Laborieux n'est pas un mauvais bougre, ce sont les circonstances, son aveuglement et surtout son inébranlable respect des consignes données en haut lieu qui vont le perdre. Il n'est pas dupe pour autant, notamment pendant son procès : "Le procureur, un vieillard chenu et catarrheux à la voix grave et cassée de gros fumeur, qui a dû en son temps jurer fidélité au maréchal Pétain comme la quasi-totalité de la magistrature française, s'est levé difficilement pour un bref discours dont la conclusion ne laissait aucune place à l'équivoque..." (p. 16) En effet, comment croire que ceux qui demandaient et obtenaient la tête d'autres n'avaient pas eux-mêmes des casseroles ? En fait, Laborieux s'en moque, son seul espoir est de pouvoir démasquer le tueur qu'il cherche depuis des années. Son séjour à Sigmaringen ne le fera pas dévier de sa mission. Sigmaringen : "Ainsi, vue de l'extérieur, Sigmaringen pouvait apparaître comme... Quelle drôle et formidable idée que de faire mener une enquête sur un tueur en série, dans la France occupée, puis à Sigmaringen, enclave française en Allemagne pendant plusieurs mois, par un flic obéissant à tous les ordres même lorsque ceux-ci lui font faire le pire. A la base, Laborieux n'est pas un mauvais bougre, ce sont les circonstances, son aveuglement et surtout son inébranlable respect des consignes données en haut lieu qui vont le perdre. Il n'est pas dupe pour autant, notamment pendant son procès : "Le procureur, un vieillard chenu et catarrheux à la voix grave et cassée de gros fumeur, qui a dû en son temps jurer fidélité au maréchal Pétain comme la quasi-totalité de la magistrature française, s'est levé difficilement pour un bref discours dont la conclusion ne laissait aucune place à l'équivoque..." (p. 16) En effet, comment croire que ceux qui demandaient et obtenaient la tête d'autres n'avaient pas eux-mêmes des casseroles ? En fait, Laborieux s'en moque, son seul espoir est de pouvoir démasquer le tueur qu'il cherche depuis des années. Son séjour à Sigmaringen ne le fera pas dévier de sa mission. Sigmaringen : "Ainsi, vue de l'extérieur, Sigmaringen pouvait apparaître comme la capitale d'une certaine France en exil, avec son gouvernement, ses ministères, ses délégués, ses bureaux, ses combinazione, quand ce n'était en réalité qu'un théâtre d'ombres où se jouait une bien mauvaise farce, une fiction ridicule dont le grotesque cachait mal l'arrière-plan tragique, puisque, sans pouvoir se l'avouer, nul n'ignorait que tout ceci finirait vraisemblablement dans la honte, le déshonneur et le sang." (p. 72/73) La majorité du roman se déroule dans cette ville, on y croise ceux qui paradaient à Parsi quelques semaines auparavant : Doriot, Déat, Rebatet, Luchaire, Céline, ... L'auteur, fort bien documenté raconte le quotidien dans cette enclave, les haines, les jalousies, les coups en douce, les trahisons, car la fin approchant chacun tente de sauver sa peau. Il écrit avec grâce et élégance, tout en finesse, c'est vraiment un très beau texte : un roman policier littéraire. A aucun moment, on ne s'y ennuie même lorsque Émile Brami relate des anecdotes sur l'un des personnages connus et réels de la communauté de Sigmaringen. Il faut parfois se faire violence pour ne pas réagir aux propos des antisémites et fascistes de l'époque. Seul Céline semble lucide et traîne sa carcasse mal fagotée et son franc-parler. L'intrigue policière qui tient du début à la fin permet au romancier de partir dans ces apartés aisément et de revenir sans perdre le lecteur, au contraire. C'est un vrai plaisir que de suivre l'enquête de Joseph Laborieux et de tenter de comprendre comment un homme simple peut se laisser entraîner dans des actes terribles. Car c'est aussi cela ce roman, tous les Français n'ont pas été des résistants -ni des collaborateurs. Emile Brami ne juge pas Laborieux ni ne le défend, chacun se fera son idée. Pour ma part, je reste sur celle du non-jugement, qui peut être certain de ce qu'il aurait fait dans de telles circonstances ? Et surtout, je reste sur l'impression d'avoir lu un excellent roman de ceux qui restent en mémoire tant pour l'histoire que pour les personnages.
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