Lisez! icon: Search engine
Julliard
EAN : 9782260030003
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 504
Format : 1 x 225 mm

Eugenia

Date de parution : 01/03/2018

À la fin des années trente, parce qu’elle est tombée sous le charme d’un romancier d’origine juive, Eugenia, une jeune et brillante étudiante roumaine, prend soudain conscience de la vague de haine antisémite qui se répand dans son pays. Peu à peu, la société entière semble frappée par cette gangrène...

À la fin des années trente, parce qu’elle est tombée sous le charme d’un romancier d’origine juive, Eugenia, une jeune et brillante étudiante roumaine, prend soudain conscience de la vague de haine antisémite qui se répand dans son pays. Peu à peu, la société entière semble frappée par cette gangrène morale, y compris certains membres de sa propre famille. Comment résister, lutter, témoigner, quand tout le monde autour de soi semble hypnotisé par la tentation de la barbarie ?
Avec pour toile de fond l’ascension du fascisme européen, ce roman foisonnant revient sur un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale, l’effroyable pogrom de Jassy. Portrait d’une femme libre, animée par le besoin insatiable de comprendre l’origine du mal, ce livre est aussi une mise en garde contre le retour des heures les plus sombres de l’Histoire.

Prix Anaïs-Nin 2019

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782260030003
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 504
Format : 1 x 225 mm
Julliard

Ils en parlent

« Dans la tête des hommes et dans l’histoire des nations, Lionel Duroy cherche les clefs de la haine de l’autre et sonde l’impensable. Les familiers de l’auteur retrouveront sa sensibilité, ses motifs – la famille, l’amour, le désir, le mal, la mémoire, l’écriture – et une liberté de questionnement qui s’attaque à  l’immense sujet, cette banalité du mal, ce cœur maléfique, "the vicious heart" dont parlait l’américain Meyer Levin. » 
Alice Ferney / Le Figaro Littéraire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nanou3250 Posté le 7 Juin 2020
    Personnage féminin saisissant, Eugenia est libre, passionnée .... Elle veut comprendre ... Pourquoi cette haine féroce des juifs ? Comment l'Homme peut-il en arriver à cette extrême cruauté, à tuer toute humanité en lui ? A travers ce personnage, bien des questions sont posées, sur l'acceptation des victimes entre autres. Un livre fort, bouleversant, qui entre en résonnance avec l'actualité d'aujourd'hui, la montée en puissance du populisme en Europe ravive des craintes et nous rapproche de cette époque terrible
  • Tandarica Posté le 14 Avril 2020
    „Sper ca romanul meu, Eugenia, s#259;-l fac#259; cunoscut pe Mihail Sebastian publicului francez“ (« J'espère que mon roman fera connaître au public français Mihail Sebastian », traduit du roumain et extrait d'une interview accordée à « Observator Cultural » [https://www.observatorcultural.ro/articol/sper-ca-romanul-meu-eugenia-sa-l-faca-cunoscut-pe-mihail-sebastian-publicului-francez/] ) C'est ce que le romancier appelle de ses voeux, les plus chers je dirais. En ce qui me concerne, je vais me montrer un peu rabat-joie et constater que l'oeuvre de Mihail Sebastian n'est pas plus accessible, au sens premier du terme, qu'avant cette « opération » de vulgarisation. En effet, on aurait pu espérer une concertation éditoriale pour une meilleure distribution du « Journal » en question, mais eu lieu de cela on a une version scandaleusement illisible (à cause des diacritiques « ratées ») en e-book par un grand éditeur français (cela a déjà été relevé ici comme ailleurs). Que dire d'autre qui n'a pas déjà été abordé ? L'histoire sentimentale est un simple prétexte à mon sens et n'est pas des plus réussies, mais vous savez qu'en général j'applaudis facilement, quand on parle de la Roumanie. Je suis même sincèrement contente qu'il ait autant plu (plus de 50 critiques s'est appréciable, s'agissant d'une livre sur la Roumanie et son anitsémitisme). Se pose subsidiairement la question de la... „Sper ca romanul meu, Eugenia, s#259;-l fac#259; cunoscut pe Mihail Sebastian publicului francez“ (« J'espère que mon roman fera connaître au public français Mihail Sebastian », traduit du roumain et extrait d'une interview accordée à « Observator Cultural » [https://www.observatorcultural.ro/articol/sper-ca-romanul-meu-eugenia-sa-l-faca-cunoscut-pe-mihail-sebastian-publicului-francez/] ) C'est ce que le romancier appelle de ses voeux, les plus chers je dirais. En ce qui me concerne, je vais me montrer un peu rabat-joie et constater que l'oeuvre de Mihail Sebastian n'est pas plus accessible, au sens premier du terme, qu'avant cette « opération » de vulgarisation. En effet, on aurait pu espérer une concertation éditoriale pour une meilleure distribution du « Journal » en question, mais eu lieu de cela on a une version scandaleusement illisible (à cause des diacritiques « ratées ») en e-book par un grand éditeur français (cela a déjà été relevé ici comme ailleurs). Que dire d'autre qui n'a pas déjà été abordé ? L'histoire sentimentale est un simple prétexte à mon sens et n'est pas des plus réussies, mais vous savez qu'en général j'applaudis facilement, quand on parle de la Roumanie. Je suis même sincèrement contente qu'il ait autant plu (plus de 50 critiques s'est appréciable, s'agissant d'une livre sur la Roumanie et son anitsémitisme). Se pose subsidiairement la question de la fiction et du traitement de l'Histoire. Des ambiguïtés politiques sont mises en avant dans un travail qui n'est pas un essai et donc un risque de confusion peut subsister chez le lecteur. Bref, si la bibliographie utilisée et citée était plus facile à se procurer, je dirais lisez-là directement plutôt que ce roman. Mais tel ne semble pas être le cas, alors... On peut tout de même y glaner d'autres noms d'auteurs roumains à découvrir (cf. mes citations) : Emil Gulian ou Max Blecher .
    Lire la suite
    En lire moins
  • JMLire17 Posté le 29 Mars 2020
    C'est mon premier Lionel Duroy, je savais qu'il publiait des romans d'auto-fiction sur sa famille, qu'il était " écrivain fantôme " pour des autobiographies de personnalités, et je n'imaginais pas que j'allais découvrir un romancier aussi puissant, car Eugénia est un livre qui m'a scotché. C'est fort, très fort, passionnant, romanesque, historique. C'est à la fois facile à lire grâce à l'écriture et difficile par les événements qui sont relatés dans ces 500 pages. Eugénia est une adolescente roumaine en 1935, lorsque que Mme Costinas sa prof. de lettre invite un écrivain juif Mihail Sebastian pour faire un exposé dans sa classe. Lorsqu'elle rapporte le livre dans sa famille, elle se heurte à la colère de son frère Stephan qui fait parti des légionnaires de la garde de fer, mouvement antisémite qui sévit en Roumanie. Sa famille habite Jassy, près de la frontière Russe, dans une ville avec une importante population juive. A partir de cet événement, elle va consacrer sa vie, jusqu'à la fin de la guerre, à lutter contre les idées de Stephan. Entrainée dans la guerre, elle rejoint Bucarest, et très jeune devient journaliste, elle tombe sous le charme de Mihail Sebastian, et n'aura de cesse de tenter de... C'est mon premier Lionel Duroy, je savais qu'il publiait des romans d'auto-fiction sur sa famille, qu'il était " écrivain fantôme " pour des autobiographies de personnalités, et je n'imaginais pas que j'allais découvrir un romancier aussi puissant, car Eugénia est un livre qui m'a scotché. C'est fort, très fort, passionnant, romanesque, historique. C'est à la fois facile à lire grâce à l'écriture et difficile par les événements qui sont relatés dans ces 500 pages. Eugénia est une adolescente roumaine en 1935, lorsque que Mme Costinas sa prof. de lettre invite un écrivain juif Mihail Sebastian pour faire un exposé dans sa classe. Lorsqu'elle rapporte le livre dans sa famille, elle se heurte à la colère de son frère Stephan qui fait parti des légionnaires de la garde de fer, mouvement antisémite qui sévit en Roumanie. Sa famille habite Jassy, près de la frontière Russe, dans une ville avec une importante population juive. A partir de cet événement, elle va consacrer sa vie, jusqu'à la fin de la guerre, à lutter contre les idées de Stephan. Entrainée dans la guerre, elle rejoint Bucarest, et très jeune devient journaliste, elle tombe sous le charme de Mihail Sebastian, et n'aura de cesse de tenter de le séduire. Mais parallèlement à son histoire personnelle, elle nous fait vivre l'histoire de son pays qui sera déchiré pendant toute la guerre, après le renversement du roi Carol II, le mouvement fasciste prend le pouvoir et va s'allié à Hitler. Eugènia a également un autre frère Andreï, qui se retrouve dans l'armée roumaine et embarqué dans l'offensive contre la Russie lorsque les allemands décident de rompre le pacte germano-soviétique, et d'affronter les troupes de Staline jusqu'à la bataille de Stalingrad, lors de laquelle il sera blessé. Eugénia est envoyée à Jassy, sa ville natale, par son agence de presse, car c'est de là que partent les armées roumaine et allemande. Mais il se passe alors un événement qui va marquer sa vie, au mois de Juin 1941, le massacre dans d'atroces conditions de presque la totalité des juifs de la ville. Ce qui restera dans l'histoire comme le pogrom de Jassy. Elle décide alors d'entrer dans la résistance et participera à plusieurs attentats, notamment le déraillement d'un train chargé de panzers allemands qui devaient rejoindre le front. Dés le début du livre on sait que Mihail Sebastian meurt en 1945, je ne dirais pas dans quelle circonstance, mais ce qu'il faut dire surtout ce sont les moments d'une grande intensité qui jalonnent ce roman. Les discussions de Eugénia avec ses parents qui soutiennent son frère Stephan qui mourra dans les ruines de Berlin, et qui affirment que les juifs par leur existence même, ont une part de responsabilité dans ce qui leurs arrive, ainsi que quand vers la fin de la guerre elle tente de retrouver des habitants de Jassy qui , au moment du pogrom sont devenus des assassins et se sont accaparés les maisons des juifs qu'ils ont tués. Passionnant ses rencontres avec l'écrivain journaliste italien Curzio Malaparte, l'auteur de " Kaputt " son roman qui raconte ces événements. Palpitant également, la narration des attentats auxquels elle participe, notamment le déraillement du train. Ce livre montre bien la montée du mal antisémite et met en garde contre la résurgence de ses maudites idées.
    Lire la suite
    En lire moins
  • colka Posté le 22 Mars 2020
    Eugenia de Lionel Duroy m'a permis de découvrir un pan de l'histoire de la Seconde guerre mondiale que je connaissais mal, avec le rôle joué par la Roumanie dans ce grand conflit du XXème siècle. A travers le personnage central de Eugenia c'est toute l'histoire de la Roumanie qui défile sous nos yeux, non seulement avec la violence du fascisme et l'évocation des pogroms de Bucarest et de Jassy, mais aussi avec l'évocation des tergiversations, des revirements, des lâchetés ou compromis auxquels va être confrontée une partie de l'élite intellectuelle à laquelle appartient Eugenia et son compagnon Mihail Sebastian, écrivain et dramaturge juif roumain qui a vraiment existé. L'habilité de Lionel Duroy est d'ailleurs de mêler les faits historiques et fictionnels dans un entrelacs qui donne à voir, à sentir l'ambiance de cette époque tourmentée, avec la complexité des liens qui vont se tisser dans les milieux intellectuels, notamment chez certains écrivains comme Mircea Eliade ou Cioran. Fascinés par le fascisme ils continuent néanmoins à se prétendre les amis de Mihail ... Et même -ô ironie du sort- ceux qui comme le prince et la princesse Bibesco se déclarent résolument antifascistes, le font au nom d'une vision déformée de l'identité... Eugenia de Lionel Duroy m'a permis de découvrir un pan de l'histoire de la Seconde guerre mondiale que je connaissais mal, avec le rôle joué par la Roumanie dans ce grand conflit du XXème siècle. A travers le personnage central de Eugenia c'est toute l'histoire de la Roumanie qui défile sous nos yeux, non seulement avec la violence du fascisme et l'évocation des pogroms de Bucarest et de Jassy, mais aussi avec l'évocation des tergiversations, des revirements, des lâchetés ou compromis auxquels va être confrontée une partie de l'élite intellectuelle à laquelle appartient Eugenia et son compagnon Mihail Sebastian, écrivain et dramaturge juif roumain qui a vraiment existé. L'habilité de Lionel Duroy est d'ailleurs de mêler les faits historiques et fictionnels dans un entrelacs qui donne à voir, à sentir l'ambiance de cette époque tourmentée, avec la complexité des liens qui vont se tisser dans les milieux intellectuels, notamment chez certains écrivains comme Mircea Eliade ou Cioran. Fascinés par le fascisme ils continuent néanmoins à se prétendre les amis de Mihail ... Et même -ô ironie du sort- ceux qui comme le prince et la princesse Bibesco se déclarent résolument antifascistes, le font au nom d'une vision déformée de l'identité juive et d'un cynisme dûment assumé quant à leur vision de l'humanité. Ces deux personnages appartenant à une aristocratie qui va être balayée par le vent de l'Histoire ne sont pas les deux seuls à donner l'impression d'une danse au bord du volcan. Du printemps 1939 jusqu'à la déclaration officielle de l'entrée en guerre de la Roumanie aux côtés d'Hitler, c'est une ambiance de fêtes débridées qui règne à Bucarest, très bien rendue, entre autres, avec l'évocation du personnage de Leny Caler, actrice juive et aussi prototype de la "bouffeuse de vie" pourtant prête à sauter dans le vide. Tous les personnages du roman d'ailleurs sont une porte d'entrée pour la thématique qui m'a le plus accrochée, à savoir : comment faire face à l'inacceptable ? Chacun a sa réponse et elle est parfois complexe comme c'est le cas pour Mihail qui écrit"jour et nuit pour ne pas oublier" et en même temps s'offre comme victime sacrificielle. Plus cohérente est la position de Eugenia, qui a bien des égards, me semble être un clone de l'auteur, avec son goût immodéré de la liberté de penser et de dire sans devenir "le petit soldat d'une cause...". A l'opposé de l'engagement de Eugenia, l'hédonisme affiché du consul italien Sartori qui revendique le droit d'aller "pêcher le rouget dans la baie de Naples" au nom d'un pessimisme désabusé. Un personnage réel m'a particulièrement intéressé, celui de Curzio Malaparte dont le roman permet de percevoir toute l'ambiguïté avec l'évocation du pogrom de Jassy dans le Corriere della Serra, journal italien et dans le livre le plus emblématique de l'auteur, Kaputt paru en 1944. Mêmes faits, deux récits écrits à deux époques différentes. Le premier, mensonger. Le second , véritable réquisitoire contre les horreurs des massacres perpétrés à Jassy. Celui qui fut à la fois correspondant de guerre pendant la Seconde guerre mondiale sur le front de l'Est et en même temps écrivain, est présenté dans le roman sans jugement mais avec tous les questionnements auxquels peuvent renvoyer ses contradictions... Ce que j'ai aimé, c'est que ce roman est une grande fresque historique dans laquelle chacune ou chacun peut choisir sa porte d'entrée. Et j'ai le sentiment d'en avoir choisi une un peu particulière...
    Lire la suite
    En lire moins
  • Passemoilelivre Posté le 16 Décembre 2019
    Passionnante histoire de cette jeune roumaine qui découvre l’antisémitisme dans sa famille et parvient à y échapper. Ce livre est une excellent occasion de revoir cette période historique de ce pays .
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE JULLIARD
Les éditions Julliard sont spécialisées dans la littérature française contemporaine. Julliard ne cesse de découvrir de nouveaux talents et d'enrichir son catalogue avec des textes d'auteurs à la personnalité toujours singulière, et au style inimitable. Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.