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Fabuler la fin du monde

La Découverte
EAN : 9782348037191
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 250
Format : 140 x 205 mm
Nouveauté
Fabuler la fin du monde
La puissance critique des fictions d'apocalypse

Date de parution : 29/08/2019
Omniprésentes, les fictions d’apocalypse – littéraires, cinématographiques, télévisuelles – imprègnent plus que jamais les tissus profonds de nos imaginaires. Apparues avec la Révolution industrielle, elles accompagnent les désillusions politiques des XIXe, XXe et XXIe siècles. Elles prennent racine dans un désespoir issu d’abord de l’échec de la Révolution française, puis... Omniprésentes, les fictions d’apocalypse – littéraires, cinématographiques, télévisuelles – imprègnent plus que jamais les tissus profonds de nos imaginaires. Apparues avec la Révolution industrielle, elles accompagnent les désillusions politiques des XIXe, XXe et XXIe siècles. Elles prennent racine dans un désespoir issu d’abord de l’échec de la Révolution française, puis d’une critique de l’idéologie du progrès. Bien avant qu’on forge les concepts d’anthropocène et de capitalocène, elles ont exprimé la prise de conscience de l’empreinte du capital sur la planète.
Ainsi, contrairement à ce qu’on pourrait croire, elles ne sont pas nihilistes. Figurer la fin du monde, c’est opposer au présentisme et au fatalisme contemporains une autre conception du temps et une autre idée de la lutte. C’est chercher à faire émerger un horizon encore invisible, une promesse ouverte, indéterminée et en tant que telle nécessaire à l’invention politique : l’utopie.
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EAN : 9782348037191
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 250
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

Qu’y a-t-il derrière les représentations des fins du monde ? On pense évidemment au pessimisme foncier de ces artistes, de ces écrivains, de ces cinéastes qui envisagent le pire. Mais dans quel dessein ? Pour nous faire peur ? Pour nous alerter ? La chose est sans doute plus compliquée, comme le montre Jean- Paul Engélibert dans cet essai particulièrement intéressant. [...] En butinant d’oeuvre en oeuvre, Jean-Paul Engélibert revient un peu sur l’histoire de ces visions d’apocalypse, il les « déplie », selon son expression, dans notre histoire. Et il rappelle au passage que c’est notamment en lisant que l’on prend conscience du monde. Celui qui risque de finir et celui où nous sommes irrémédiablement.
Laurent Lemire / Livres Hebdo
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