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Presses de la cité
EAN : 9782258193901
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 376
Format : 140 x 225 mm

Faiseurs d'histoires

CLAIRE-MARIE CLEVY (Traducteur)
Date de parution : 17/09/2020
Rentrée littéraire 2020

« Je sais bien pourquoi je suis là – je suis venue parce que le monde est en train de tourner le dos aux réfugiés, parce que l’Amérique n’est plus l’Amérique, et que l’Europe suit le même chemin. »
Dina Nayeri a une enfance heureuse à Ispahan, malgré la rigueur de la société iranienne. Jusqu’au jour où sa mère, convertie au christianisme, est menacée de mort et fuit le pays avec ses enfants. Pendant deux ans, la famille vit dans la clandestinité avant d’obtenir l’asile aux États-Unis. Dina entreprend alors... Dina Nayeri a une enfance heureuse à Ispahan, malgré la rigueur de la société iranienne. Jusqu’au jour où sa mère, convertie au christianisme, est menacée de mort et fuit le pays avec ses enfants. Pendant deux ans, la famille vit dans la clandestinité avant d’obtenir l’asile aux États-Unis. Dina entreprend alors une métamorphose douloureuse qui la conduit à Princeton, puis à une brillante carrière et un beau mariage. Mais cette existence finit par lui sembler vide de sens. En 2016, pour mieux comprendre son passé et la crise humanitaire qui se joue aux portes de l’Europe, elle part à la rencontre d'autres réfugiés.
Au fil des pages, sa voix se mêle à celle des déracinés dont elle a croisé la route. Il y a Valid et Taraa, partis d’Afghanistan pour échapper aux Talibans, Kaweh, un jeune militant kurde devenu avocat ou encore Kambiz, qui s’immolera par le feu...
D'une plume aussi émouvante qu'affûtée, Dina Nayeri aborde les thèmes essentiels à la compréhension des réfugiés et de leur expérience. Comment un individu traumatisé doit-il mettre son histoire en scène pour qu'on le juge crédible ? Qui "mérite" d'être sauvé ? Une lettre d'amour à la culture iranienne, une ode à la résilience et un plaidoyer pour l'entraide et l'accueil, dans un monde qui semble se refermer sur lui-même.
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EAN : 9782258193901
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 376
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Des histoires de familles, des histoires de convertis, des histoires d'Iraniens, dont la culture, pleine de légendes immémoriales, se heurte à celle des Européens bien plus pragmatiques, et surtout méconnaissant la réalité d'un régime politique très particulier.
Ce texte est peut-être un chemin de thérapie pour l'auteur, il sera probablement l'occasion d'une prise conscience pour le lecteur. C'est en tout cas un récit nécessaire et douloureux, mais plein d'espérance. N'hésitez pas ! »
Bernadette de Labarthe / Librairie La Procure de Rouen

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Matildany Posté le 3 Novembre 2020
    Ce document retrace les vies de la petite Dina, celle de son enfance quand elle grandit en Iran, celle de l'exil, dans un camp de réfugiés en Italie, celle de l'assimilation, aux États-unis. Elle fuit son pays à dix ans avec son frère et leur mère, persécutée par le régime après sa conversion au christianisme. La difficulté de leur fuite, la dureté du régime, est raconté par une Dina adulte, marquée au plus profond par le statut de réfugiée qui sera toujours imprimé en elle. Leur arrivée en Italie, sa vie au camp nous sont livrés avec ses yeux d'enfant. Le récit alterne entre souvenirs de son propre exil et sa prise de conscience de l'évolution du statut de réfugiés dans un monde qui se referme de plus en plus. On y retrouve également les histoires tragiques et poignantes de plusieurs migrants. Si son enfant à Ispahan semble dure, pour nos yeux occidentaux, si son passage en Italie confirme la tristesse et l'isolement des réfugiés parqués entre eux, son adaptation aux États-unis et la cruauté de ses camarades de classe m'ont fort touchée aussi. Dina se surpasse, réussit ses études, sa vie professionnelle et familiale, mais il y a toujours un vide... Ce document retrace les vies de la petite Dina, celle de son enfance quand elle grandit en Iran, celle de l'exil, dans un camp de réfugiés en Italie, celle de l'assimilation, aux États-unis. Elle fuit son pays à dix ans avec son frère et leur mère, persécutée par le régime après sa conversion au christianisme. La difficulté de leur fuite, la dureté du régime, est raconté par une Dina adulte, marquée au plus profond par le statut de réfugiée qui sera toujours imprimé en elle. Leur arrivée en Italie, sa vie au camp nous sont livrés avec ses yeux d'enfant. Le récit alterne entre souvenirs de son propre exil et sa prise de conscience de l'évolution du statut de réfugiés dans un monde qui se referme de plus en plus. On y retrouve également les histoires tragiques et poignantes de plusieurs migrants. Si son enfant à Ispahan semble dure, pour nos yeux occidentaux, si son passage en Italie confirme la tristesse et l'isolement des réfugiés parqués entre eux, son adaptation aux États-unis et la cruauté de ses camarades de classe m'ont fort touchée aussi. Dina se surpasse, réussit ses études, sa vie professionnelle et familiale, mais il y a toujours un vide en elle. Elle entame alors une recherche sur les conditions des réfugiés, en se rendant dans des camps en Grèce. La part introspective sur l'image qu'elle a d'elle-même est également intéressante, même s'il y a parfois des répétitions, et éclaire le récit d'une ambivalence sur son état, où elle ne se sent finalement jamais légitime.
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  • Coragales Posté le 28 Octobre 2020
    Dans Faiseurs d’histoires, Dina Nayeri croise sa propre histoire d’émigrée iranienne, ou immigrée (selon le parti pris choisi, et cette distinction est en filigrane le cœur de son essai), à celle de nombreux autres dont elle a croisé le chemin, eux aussi ayant fui ou été arrachés à leur pays d’origine. Pour parler des réfugiés aujourd’hui, le message de Dina Nayeri est clair : il ne faut pas seulement raconter, il faut bien raconter. « Ecrire une histoire digne du New Yorker pour être entendu ». Et Dina Nayeri raconte bien. En cinq parties distinctes – La fuite, Les camps, L’asile, L’assimilation et Le rapatriement culturel, elle décrit la longue route des réfugiés qui n’a rien d’un voyage. Elle pose la question de la différence entre migrants, réfugiés, clandestins. Elle met l’Occident face à ses contradictions : que ceux qui pensent que la charité et l’accueil sont synonymes se détrompent. Le texte est dérangeant parfois, émouvant tout du long. Le ton est juste et la remise en question de notre société inévitable. Le droit d’asile est bien un droit fondamental, combat d’aujourd’hui. Mais Dina Nayeri va plus loin : c’est le droit à la dignité qui doit devenir celui de... Dans Faiseurs d’histoires, Dina Nayeri croise sa propre histoire d’émigrée iranienne, ou immigrée (selon le parti pris choisi, et cette distinction est en filigrane le cœur de son essai), à celle de nombreux autres dont elle a croisé le chemin, eux aussi ayant fui ou été arrachés à leur pays d’origine. Pour parler des réfugiés aujourd’hui, le message de Dina Nayeri est clair : il ne faut pas seulement raconter, il faut bien raconter. « Ecrire une histoire digne du New Yorker pour être entendu ». Et Dina Nayeri raconte bien. En cinq parties distinctes – La fuite, Les camps, L’asile, L’assimilation et Le rapatriement culturel, elle décrit la longue route des réfugiés qui n’a rien d’un voyage. Elle pose la question de la différence entre migrants, réfugiés, clandestins. Elle met l’Occident face à ses contradictions : que ceux qui pensent que la charité et l’accueil sont synonymes se détrompent. Le texte est dérangeant parfois, émouvant tout du long. Le ton est juste et la remise en question de notre société inévitable. Le droit d’asile est bien un droit fondamental, combat d’aujourd’hui. Mais Dina Nayeri va plus loin : c’est le droit à la dignité qui doit devenir celui de demain. Son récit nous plonge dans un Iran aussi magnifié par elle enfant que détesté par l’adolescente dont l’assimilation culturelle à des Etats-Unis pourtant désunis est la seule solution. Ce récit parfois long mais très fort résonne particulièrement à l’heure où nous nous réfugions tous chez nous par nécessité, et où je me demande : où se réfugient les réfugiés ? « Je voulais être chez moi » dit Dina à 10 ans – « où que ce soit ».
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  • mariech Posté le 23 Octobre 2020
    Dina Nayeri a quitté l’Iran avec sa maman et son petit frère avec sa maman il y a 30 ans , elle avait 8 ans à l’époque . C’est la partie du récit qui m’a paru la plus étrange , je n’ai pas bien compris les réelles motivations de sa maman qui m’a semblé ne pas se rendre compte des conséquences de l’exil , se lançant dans l’aventure sans être préparée et entraînant ses deux jeunes enfants . Et puis , il y a l’Iran qu’elle regrettera toujours un peu , car on n’emporte pas son pays avec soi , on en garde une nostalgie éternelle . A sa décharge , elle rêvait de liberté , ce qu’elle ne pouvait trouver en Iran à l’époque , ne partageait plus rien avec son mari et a assumé son choix jusqu’au bout . Leur immigration n’est pas représentative car il s’agit d’une famille aisée qui a été aidée matériellement en tout cas au début de leur exil mais c’est un témoignage intéressant puisqu’il est celui de l’auteur . J’ai beaucoup plus apprécié la partie où l’auteur va à la rencontre de migrants actuels , qui lui racontent leur histoire , leurs déconvenues , les bâtons... Dina Nayeri a quitté l’Iran avec sa maman et son petit frère avec sa maman il y a 30 ans , elle avait 8 ans à l’époque . C’est la partie du récit qui m’a paru la plus étrange , je n’ai pas bien compris les réelles motivations de sa maman qui m’a semblé ne pas se rendre compte des conséquences de l’exil , se lançant dans l’aventure sans être préparée et entraînant ses deux jeunes enfants . Et puis , il y a l’Iran qu’elle regrettera toujours un peu , car on n’emporte pas son pays avec soi , on en garde une nostalgie éternelle . A sa décharge , elle rêvait de liberté , ce qu’elle ne pouvait trouver en Iran à l’époque , ne partageait plus rien avec son mari et a assumé son choix jusqu’au bout . Leur immigration n’est pas représentative car il s’agit d’une famille aisée qui a été aidée matériellement en tout cas au début de leur exil mais c’est un témoignage intéressant puisqu’il est celui de l’auteur . J’ai beaucoup plus apprécié la partie où l’auteur va à la rencontre de migrants actuels , qui lui racontent leur histoire , leurs déconvenues , les bâtons dans les roues , les tracas administratifs, leurs rêves déçus . Leurs histoires qui ne convainquent pas toujours les employés de l’immigration , cette partie est édifiante . Dina Nayeri nous permet de nous interroger sur ce sujet sensible et complexe , comment nous positionner en restant humains , doit on faire la différence entre migrant économique et celui fuyant la guerre ou un autre danger . Questions qui n’ont pas de réponses toutes faites , pour toutes ces interrogations son livre doit être lu . Pas vraiment un coup de cœur car c’est touffu , inégal , malgré tout une lecture pertinente qui ne laisse pas indifférent.
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  • Mulder_Ivy Posté le 5 Octobre 2020
    Mon avis est mitigé sur ce document. D’une part, l’écriture est de qualité, certains passages sont marquants et les témoignages poignants (l’histoire de Kambiz est tragique) d’autre part il y a ces longueurs et ces redondances. Ce qui est intéressant ici c’est de connaître cette facette du combat étalé sur des années que mènent les demandeurs d’asile afin atteindre leur objectif et destination finale. Cette partie de l’histoire qu’on ne montre jamais à la télévision, dont on parle peu. De l’Iran à l’Oklahoma en passant par Dubaï et l’Italie, l’auteure a elle-même vécu ce périple il y a trente ans. Elle revient en femme libre et diplômée dans les camps et sur son histoire pour comprendre et trouver des réponses à toutes ces questions: qu’est-ce qu’un clandestin? quelle est la différence entre un réfugié et un migrant? faut-il dire la vérité ou mentir pour avoir un dossier « crédible »? faut-il prétendre à l’homosexualité ou la conversion au christianisme? quel sera le meilleur justificatif pour obtenir les précieux papiers? Quels pièges faut-il éviter? où se trouve la frontière entre la narration et la vérité? cela dépend du pays, de l’interlocuteur. Patience, espoir, déracinement, témoignages, en tout cela, j’ai aimé le livre, pour... Mon avis est mitigé sur ce document. D’une part, l’écriture est de qualité, certains passages sont marquants et les témoignages poignants (l’histoire de Kambiz est tragique) d’autre part il y a ces longueurs et ces redondances. Ce qui est intéressant ici c’est de connaître cette facette du combat étalé sur des années que mènent les demandeurs d’asile afin atteindre leur objectif et destination finale. Cette partie de l’histoire qu’on ne montre jamais à la télévision, dont on parle peu. De l’Iran à l’Oklahoma en passant par Dubaï et l’Italie, l’auteure a elle-même vécu ce périple il y a trente ans. Elle revient en femme libre et diplômée dans les camps et sur son histoire pour comprendre et trouver des réponses à toutes ces questions: qu’est-ce qu’un clandestin? quelle est la différence entre un réfugié et un migrant? faut-il dire la vérité ou mentir pour avoir un dossier « crédible »? faut-il prétendre à l’homosexualité ou la conversion au christianisme? quel sera le meilleur justificatif pour obtenir les précieux papiers? Quels pièges faut-il éviter? où se trouve la frontière entre la narration et la vérité? cela dépend du pays, de l’interlocuteur. Patience, espoir, déracinement, témoignages, en tout cela, j’ai aimé le livre, pour son fond surtout, pour sa forme décousue un peu moins. En conclusion, Dina Nayeri se rend compte qu’en trente ans, la mentalité des occidentaux, leur vision de l’aide qu’ils sont censés fournir, leurs réactions vis à avis de la migration a bien changé … Et pourtant, à l’heure où le gigantesque camp de Moria sur l’île grecque de Lesbos vient de prendre feu, précipitant les quelques 13.000 réfugiés dans des conditions d’insalubrité encore pire que ce qu’elles étaient déjà, il est plus que temps d’ouvrir les yeux, les bras et les esprits!
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  • myfabulousreading Posté le 29 Septembre 2020
    Ne soyez pas trop à fleur de peau lorsque vous ouvrirez ce livre, car vous allez éprouver une ribambelle d'émotions toutes plus intenses les unes que les autres. #7165; Dina Nayeri nous offre un témoignage poignant et bouleversant sur le côté sombre de la vie d'un réfugié, bien loin d'un happy end hollywoodien. #7165; De son enfance en Iran à son exil aux États-Unis, nous suivons Dina dans sa quête identitaire face à son sentiment de déracinement, face à la peur, la violence, les doutes, l'espoir et le désespoir qui sont inhérents à ce "parcours du combattant". #7165; Dina va partir à la recherche de ses réponses, elle tente de déconstruire l'avant pour mieux reconstruire l'après, en mêlant sa voix à celles d'autres réfugiés, dont on apprends aussi, les histoires émouvantes. On s'interroge également avec elle sur cette crise humanitaire qui touche actuellementl'Europe . #7165; C'est un livre qui s'ancre totalement dans l'actualité, un livre à lire pour comprendre, s'interroger et réfléchir.
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