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Plon
EAN : 9782259191340
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 228
Format : 140 x 225 mm

Fritna

Date de parution : 14/10/1999

"Tout ce que je suis, tout ce que j'ai fait, c'est, peut-être, parce que ma mère ne m'aimait pas.". Gisèle Halimi analyse, d'une manière à la fois très fine et très violente, la profonde blessure de son enfance, l'élément déterminant de sa psychologie et de sa vie entière.

"Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire - rare - et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de Juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au...

"Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire - rare - et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de Juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au mur où dans des habits de bédouine, ses cheveux sombres glissant jusqu'aux reins, d'immenses anneaux aux oreilles, une jarre (on disait une gargoulette) de terre accrochée au dos tenue par une cordelette sur la tête, elle, ma mère dont je frôlais les mains, le visage pour qu'elle me touche, m'embrasse enfin, elle, ma mère, ne m'aimait pas." - G.H.
Dans une réflexion à la fois intimiste et profonde, la mal-aimée tente l'analyse de ce manque obsédant et de ses traces. "Tout ce que je suis, tout ce que j'ai fait, c'est, peut-être, parce que ma mère ne m'aimait pas." Livre d'émotion mais aussi de violence où le mythe de l'amour maternel vole en éclats et où, malgré les "substituts", se construit une personnalité en révolte contre l'injustice.

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EAN : 9782259191340
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 228
Format : 140 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Despagesetdeslettres Posté le 6 Novembre 2020
    J’ai choisi de lire ce livre parce qu’il a été écrit par Gisèle Halimi, dont je connaissais le parcours. Elle est connue auprès du grand public pour avoir été l’avocate de deux jeunes femmes violées. Ce procès et sa médiatisation fera évoluer la loi, afin que le viol soit considéré comme un crime et non plus un délit. Elle a également défendue une jeune femme qui a avorté et a signé le fameux manifeste des 343. Ce récit ne porte pas sur ces combats. Il raconte sa relation avec sa mère, à qui elle reproche de ne pas l’avoir aimée. Elle se met à revivre son passé, à la recherche d’événements pouvant expliquer son indifférence. Elle commence par sa naissance : elle est née fille, pas de chance. Elle raconte ensuite comment la mort de son petit frère, une maladie de son père, ont été, aux yeux de sa mère selon l’autrice, sa faute. Finalement, sa mère meurt, en ayant refusé de répondre à la question qui la taraudait temps : « Pourquoi tu ne m’aimes pas ? ». En guise de toile de fond, ce livre nous fait voyager entre le quotidien d’une famille tunisienne modeste et une chambre d’hôpital... J’ai choisi de lire ce livre parce qu’il a été écrit par Gisèle Halimi, dont je connaissais le parcours. Elle est connue auprès du grand public pour avoir été l’avocate de deux jeunes femmes violées. Ce procès et sa médiatisation fera évoluer la loi, afin que le viol soit considéré comme un crime et non plus un délit. Elle a également défendue une jeune femme qui a avorté et a signé le fameux manifeste des 343. Ce récit ne porte pas sur ces combats. Il raconte sa relation avec sa mère, à qui elle reproche de ne pas l’avoir aimée. Elle se met à revivre son passé, à la recherche d’événements pouvant expliquer son indifférence. Elle commence par sa naissance : elle est née fille, pas de chance. Elle raconte ensuite comment la mort de son petit frère, une maladie de son père, ont été, aux yeux de sa mère selon l’autrice, sa faute. Finalement, sa mère meurt, en ayant refusé de répondre à la question qui la taraudait temps : « Pourquoi tu ne m’aimes pas ? ». En guise de toile de fond, ce livre nous fait voyager entre le quotidien d’une famille tunisienne modeste et une chambre d’hôpital française. A cheval sur deux pays, comme l’est Gisèle Halimi. Ce livre peut-être très parlant pour les femmes et hommes qui ont l’impression de n’avoir jamais été aimé par leur mère. Construit à partir de questionnements et de quête sans fin, il lassera sans doute plus vite les autres. Et vous, vous l’avez lu ? aimé ? Avez-vous lu d’autres livres de cette actrice ?
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  • PickItUp Posté le 12 Mai 2018
    Toute sa vie durant, Gisèle Halimi s'est toujours demandé pourquoi sa mère, Fortunée, alias Fritna, ne l'aimait pas et ne lui avait jamais témoigné de signes de tendresse. Heureusement qu'il y avait Edouard, son père qui, lui, était très affectueux avec ses deux filles, Gisèle et Gaby... Malgré ce manque d'amour maternel, Gisèle est devenue avocate pour défendre becs et ongles la cause des femmes, des opprimés. Récit auto-biographique très émouvant.
  • talou61 Posté le 1 Août 2016
    Une belle et triste histoire pourquoi ma mère ne m'a jamais aimée ?
  • ADAMSY Posté le 24 Janvier 2015
    Une femme raconte son enfance, l'espoir d'une petite fille d'être aimée par sa mère. Elle-même mère aujourd'hui, alors que sa mère est sur le point de mourir, elle essaye de comprendre pourquoi sa mère ne l'a jamais aimée.
  • dedanso Posté le 17 Juillet 2014
    Cette lecture me laisse vraiment perplexe. J'ai l'impression, assez désagréable, d'être passée à côté de ce que Gisèle Halimi voulait partager avec son lecteur. Car il est vrai que Fritna, sa mère, était distante, trop distante. Gisèle Halimi a beaucoup souffert de ce qu'elle appelle le non amour de sa mère. Pour ma part, je pense que sa mère l'a aimée, à sa façon, certes fort peu démonstrative. J'ai la sensation qu'elles sont passées à côté l'une de l'autre, ne sachant pas se comprendre. C'est étrange de voir comme l'amour est si proche de la haine parfois. Dans son récit, Gisèle Halimi ressent vivement les deux (en cela le récit de la mort et de l'enterrement de sa mère est poignant). Elle y laisse également libre cours à son amertume : envers Fritna - cette figure maternelle vacillante, envers la médecine ("De toute manière je n'aime pas les médecins. Non pas à cause de leur ignorance ou de leurs erreurs, nous sommes sans grande illusion."), envers les fonctionnaires parfois, envers les hommes bien-sûr. Je la trouve en cela très excessive et manichéenne. D'ailleurs ses fils, dont elle dépeint à maintes reprises les liens les unissant à Fritna et à elle-même, le lui... Cette lecture me laisse vraiment perplexe. J'ai l'impression, assez désagréable, d'être passée à côté de ce que Gisèle Halimi voulait partager avec son lecteur. Car il est vrai que Fritna, sa mère, était distante, trop distante. Gisèle Halimi a beaucoup souffert de ce qu'elle appelle le non amour de sa mère. Pour ma part, je pense que sa mère l'a aimée, à sa façon, certes fort peu démonstrative. J'ai la sensation qu'elles sont passées à côté l'une de l'autre, ne sachant pas se comprendre. C'est étrange de voir comme l'amour est si proche de la haine parfois. Dans son récit, Gisèle Halimi ressent vivement les deux (en cela le récit de la mort et de l'enterrement de sa mère est poignant). Elle y laisse également libre cours à son amertume : envers Fritna - cette figure maternelle vacillante, envers la médecine ("De toute manière je n'aime pas les médecins. Non pas à cause de leur ignorance ou de leurs erreurs, nous sommes sans grande illusion."), envers les fonctionnaires parfois, envers les hommes bien-sûr. Je la trouve en cela très excessive et manichéenne. D'ailleurs ses fils, dont elle dépeint à maintes reprises les liens les unissant à Fritna et à elle-même, le lui reprochent assez, à leur manière. A l'instar de l'auteur, la question qui m'a taraudé tout le long de ma lecture reste sans réponse au final, seule la question change : quand l'amour n'est pas démontré physiquement et verbalement, est-ce que cela signifie qu'il n'y a pas d'amour?
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