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Plon
EAN : 9782259191340
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 228
Format : 140 x 225 mm

Fritna

Date de parution : 14/10/1999

"Tout ce que je suis, tout ce que j'ai fait, c'est, peut-être, parce que ma mère ne m'aimait pas.". Gisèle Halimi analyse, d'une manière à la fois très fine et très violente, la profonde blessure de son enfance, l'élément déterminant de sa psychologie et de sa vie entière.

"Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire - rare - et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de Juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au...

"Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire - rare - et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de Juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au mur où dans des habits de bédouine, ses cheveux sombres glissant jusqu'aux reins, d'immenses anneaux aux oreilles, une jarre (on disait une gargoulette) de terre accrochée au dos tenue par une cordelette sur la tête, elle, ma mère dont je frôlais les mains, le visage pour qu'elle me touche, m'embrasse enfin, elle, ma mère, ne m'aimait pas." - G.H.
Dans une réflexion à la fois intimiste et profonde, la mal-aimée tente l'analyse de ce manque obsédant et de ses traces. "Tout ce que je suis, tout ce que j'ai fait, c'est, peut-être, parce que ma mère ne m'aimait pas." Livre d'émotion mais aussi de violence où le mythe de l'amour maternel vole en éclats et où, malgré les "substituts", se construit une personnalité en révolte contre l'injustice.

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EAN : 9782259191340
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 228
Format : 140 x 225 mm
Plon

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • PickItUp Posté le 12 Mai 2018
    Toute sa vie durant, Gisèle Halimi s'est toujours demandé pourquoi sa mère, Fortunée, alias Fritna, ne l'aimait pas et ne lui avait jamais témoigné de signes de tendresse. Heureusement qu'il y avait Edouard, son père qui, lui, était très affectueux avec ses deux filles, Gisèle et Gaby... Malgré ce manque d'amour maternel, Gisèle est devenue avocate pour défendre becs et ongles la cause des femmes, des opprimés. Récit auto-biographique très émouvant.
  • talou61 Posté le 1 Août 2016
    Une belle et triste histoire pourquoi ma mère ne m'a jamais aimée ?
  • ADAMSY Posté le 24 Janvier 2015
    Une femme raconte son enfance, l'espoir d'une petite fille d'être aimée par sa mère. Elle-même mère aujourd'hui, alors que sa mère est sur le point de mourir, elle essaye de comprendre pourquoi sa mère ne l'a jamais aimée.
  • dedanso Posté le 17 Juillet 2014
    Cette lecture me laisse vraiment perplexe. J'ai l'impression, assez désagréable, d'être passée à côté de ce que Gisèle Halimi voulait partager avec son lecteur. Car il est vrai que Fritna, sa mère, était distante, trop distante. Gisèle Halimi a beaucoup souffert de ce qu'elle appelle le non amour de sa mère. Pour ma part, je pense que sa mère l'a aimée, à sa façon, certes fort peu démonstrative. J'ai la sensation qu'elles sont passées à côté l'une de l'autre, ne sachant pas se comprendre. C'est étrange de voir comme l'amour est si proche de la haine parfois. Dans son récit, Gisèle Halimi ressent vivement les deux (en cela le récit de la mort et de l'enterrement de sa mère est poignant). Elle y laisse également libre cours à son amertume : envers Fritna - cette figure maternelle vacillante, envers la médecine ("De toute manière je n'aime pas les médecins. Non pas à cause de leur ignorance ou de leurs erreurs, nous sommes sans grande illusion."), envers les fonctionnaires parfois, envers les hommes bien-sûr. Je la trouve en cela très excessive et manichéenne. D'ailleurs ses fils, dont elle dépeint à maintes reprises les liens les unissant à Fritna et à elle-même, le lui... Cette lecture me laisse vraiment perplexe. J'ai l'impression, assez désagréable, d'être passée à côté de ce que Gisèle Halimi voulait partager avec son lecteur. Car il est vrai que Fritna, sa mère, était distante, trop distante. Gisèle Halimi a beaucoup souffert de ce qu'elle appelle le non amour de sa mère. Pour ma part, je pense que sa mère l'a aimée, à sa façon, certes fort peu démonstrative. J'ai la sensation qu'elles sont passées à côté l'une de l'autre, ne sachant pas se comprendre. C'est étrange de voir comme l'amour est si proche de la haine parfois. Dans son récit, Gisèle Halimi ressent vivement les deux (en cela le récit de la mort et de l'enterrement de sa mère est poignant). Elle y laisse également libre cours à son amertume : envers Fritna - cette figure maternelle vacillante, envers la médecine ("De toute manière je n'aime pas les médecins. Non pas à cause de leur ignorance ou de leurs erreurs, nous sommes sans grande illusion."), envers les fonctionnaires parfois, envers les hommes bien-sûr. Je la trouve en cela très excessive et manichéenne. D'ailleurs ses fils, dont elle dépeint à maintes reprises les liens les unissant à Fritna et à elle-même, le lui reprochent assez, à leur manière. A l'instar de l'auteur, la question qui m'a taraudé tout le long de ma lecture reste sans réponse au final, seule la question change : quand l'amour n'est pas démontré physiquement et verbalement, est-ce que cela signifie qu'il n'y a pas d'amour?
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  • Latviane Posté le 28 Décembre 2013
    Une biographie et autobiographie pleine d'émotions aussi diverses que fortes (amour, souffrance, révolte). Comment se construire en tant que fille, face à la violence d'un amour maternel si peu ou si mal exprimé à l'égard du féminin ? Est-ce cela aussi la "résilience" ?
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