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        Germanicus

        Perrin
        EAN : 9782262037703
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 576
        Format : 154 x 240 mm
        Germanicus
        La jeunesse et la liberté

        Date de parution : 06/10/2016
        Un livre en forme de défi : faire revivre et donner à comprendre un personnage et une époque considérés comme familiers, et pourtant si éloignés de nous.

        Sur le Grand Camée de France, on le voit chevauchant Pégase, superbe et triomphant. Il est le prince de la jeunesse, le César que Rome et le monde espèrent lorsque reviendra le temps de la liberté. Mais Germanicus, lorsqu’il meurt à Antioche en 19, à 34 ans, emporte avec lui une...

        Sur le Grand Camée de France, on le voit chevauchant Pégase, superbe et triomphant. Il est le prince de la jeunesse, le César que Rome et le monde espèrent lorsque reviendra le temps de la liberté. Mais Germanicus, lorsqu’il meurt à Antioche en 19, à 34 ans, emporte avec lui une gloire inaccomplie. Auréolé de vertus républicaines, de courage militaire et de maîtrise intellectuelle, le petit-fils de Marc Antoine, l’époux d’Agrippine, le père de Caligula paraît avoir brûlé les étapes. Après avoir brillé en Illyrie, c’est en Germanie qu’il se distingue, infligeant une sévère défaite au légendaire Arminius. C’est en Orient qu’il s’épanouit ensuite, faiseur de roi et de paix, populaire au point de susciter la jalousie de l’empereur Tibère, son oncle et père adoptif. La mort le frappa en plein vol, le soustrayant peut-être au destin sanglant qui caractérise sa famille. La perte fut ressentie à la hauteur des espérances qu’il avait entretenues. Statues, bas-reliefs, médailles, inscriptions lui furent consacrés, magnifiant sa mémoire presque à l’égal d’un dieu. Et lorsque l’Antiquité se réinstalla dans la culture occidentale au XVIe siècle, le nom et la personne de Germanicus investirent la musique, la littérature et l’art bien plus que son destin l’aurait laissé supposer.
        En reconstituant le parcours de Germanicus, Yann Rivière nous entraîne sur les lieux que, en ces débuts de l’Empire, Rome s’attacha à conquérir, chez les peuples divers qu’elle soumit de gré ou de force, dans les subtilités de la politique et de la religion mêlées, et au cœur de cette dynastie julio-claudienne, où le génie, la folie et le meurtre se côtoyèrent.
         

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        EAN : 9782262037703
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 576
        Format : 154 x 240 mm
        Perrin
        29.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Bernardus Posté le 1 Mars 2017
          Caius Julius Caesar mieux connu sous le surnom de Germanicus est un personnage étonnant dans l’histoire romaine. Né en 15 avant J.C., héritier imposé à Tibère par Auguste, il était destiné à porter la pourpre impériale. Sa mort prématurée fut un drame pour le peuple romain et l’empêcha de régner sur l’empire. Pour preuve de l’adulation du peuple à son égard, on raconte qu’à sa mort les gens se précipitèrent sur les statues des dieux et les lapidèrent pour leur injustice. La disparition des héritiers de l’empire était pourtant un fléau récurrent à l’époque, pensons aux princes de la jeunesse Caius et Lucius, les petits-enfants d’Auguste, eux aussi fauchés dans la fleur de l’âge. Complot des dieux, malédiction d’Auguste ou querelle de succession ? Il est souvent difficile d’y voir clair, au point d’avoir l’impression que chacun finit assassiné ou empoisonné dans la famille impériale. Germanicus fut au cœur de cette famille et au centre du pouvoir. Songeons qu’il fut tout de même fils d’empereur (par l’adoption de Tibère), frère d’empereur (par Claude), père d’empereur (par Caligula) ou encore grand-père d’empereur (par Néron), excusez du peu ! Personnage central de la dynastie des Julio-Claudiens, il réunissait par son mariage... Caius Julius Caesar mieux connu sous le surnom de Germanicus est un personnage étonnant dans l’histoire romaine. Né en 15 avant J.C., héritier imposé à Tibère par Auguste, il était destiné à porter la pourpre impériale. Sa mort prématurée fut un drame pour le peuple romain et l’empêcha de régner sur l’empire. Pour preuve de l’adulation du peuple à son égard, on raconte qu’à sa mort les gens se précipitèrent sur les statues des dieux et les lapidèrent pour leur injustice. La disparition des héritiers de l’empire était pourtant un fléau récurrent à l’époque, pensons aux princes de la jeunesse Caius et Lucius, les petits-enfants d’Auguste, eux aussi fauchés dans la fleur de l’âge. Complot des dieux, malédiction d’Auguste ou querelle de succession ? Il est souvent difficile d’y voir clair, au point d’avoir l’impression que chacun finit assassiné ou empoisonné dans la famille impériale. Germanicus fut au cœur de cette famille et au centre du pouvoir. Songeons qu’il fut tout de même fils d’empereur (par l’adoption de Tibère), frère d’empereur (par Claude), père d’empereur (par Caligula) ou encore grand-père d’empereur (par Néron), excusez du peu ! Personnage central de la dynastie des Julio-Claudiens, il réunissait par son mariage avec Agrippine, les deux branches de cette famille. Il avait même du sang de Marc-Antoine, son grand-père maternel. Pour bien le situer dans cette dynastie, vous aurez sans doute besoin d’un arbre généalogique. Et encore ! Il vous sera difficile d’y voir clair tellement la politique matrimoniale de cette famille est imbriquée et sinueuse. Mort jeune, n’ayant pu régner, il resta de lui une image idéalisée à l’extrême, lui attribuant toutes les vertus (virtus) romaines : fidélité, clémence, autorité, fécondité,… Lisons par exemple le portrait laissé par Suetone : « On sait que Germanicus réunissait, à un degré que n'atteignit jamais personne, tous les avantages du corps et les qualités de l'esprit, une beauté et une valeur singulières, une profonde érudition et une haute éloquence dans les lettres grecques et les lettres latines, une bonté d'âme admirable, le plus grand désir de se concilier et de mériter l'affection de ses semblables, et le plus merveilleux talent pour y réussir. » On pourrait difficilement faire plus élogieux. Le portrait flatteur laissé à la postérité ne viendrait-il pas du fait que Germanicus n’eut jamais à exercer et donc à subir la corruption inhérente au pouvoir suprême ? Si Tibère était mort plus jeune, nous aurions sans doute conservé de lui une image positive, d’un général rempli de gloire, à l’instar de son frère Drusus, le père de Germanicus. Yann Rivière, en se penchant sur la vie de Germanicus va nous permettre de lancer des pistes de réflexion pour mieux comprendre la genèse de l’Empire et sa consolidation. Rappelons qu’Auguste, en créant le Principat avait entamé une révolution et était pris dans une contradiction fondamentale : il exerçait le pouvoir de manière centrale et autocratique (nécessaire pour régenter un empire), tout en gardant les apparences républicaines du pouvoir et son folklore ancestral (cursus honorum). Là va se poser la question pour Auguste de la succession. Dans une monarchie, le pouvoir se transmet par le sang, dans la République, on gravit les échelons par le mérite et la gloire. Dans les deux cas, les conflits sont inévitables. L’Histoire est source d’enseignements, il suffit de se pencher sur la fin d’Alexandre le Grand, qui n’avait pas prévu de politique successoral, se contentant de déclarer que le pouvoir reviendrait au plus fort. On connait la suite, morcellement de l’empire, guerres ininterrompues, affaiblissement général et finalement Rome qui se penche pour ramasser les miettes. En ce début de premier siècle, Rome est donc devenu un empire. Gouverner un tel ensemble de régions et de peuple différents amène aussi son lot de problème. Ou arrêter les conquêtes ? A qui donner le pouvoir au niveau local ? Comment s’attacher les peuples conquis et éviter les rébellions ? Comment assurer la fidélité et l’entretien des armées ? Comment assurer le ravitaillement de Rome ? Toutes ces questions se posent avec acuité. Le livre de Yann Rivière va nous aider à y apporter des réponses. Nous sommes plongés dans les campagnes militaires de Tibère et de Drusus en Germanie. Nous voyons les mâchoires de Rome se renfermer inexorablement sur ces peuples, la force irrépressible des légions en marche. Et puis arrive la bataille de Teutobourg et la destruction de 3 légions, Auguste se frappe la tête au mur, suppliant Varus de lui rendre ses légions. Ce désastre fut un traumatisme pour Rome et appelait une vengeance implacable. Ce fut Germanicus qui fut chargé de cette mission, et réussit plutôt bien puisqu’il récupérera deux aigles et enleva la femme d’Arminius. Cependant, il n’eut pas le temps de terminer la conquête de la Germanie et fut rappelé à Rome par Tibère. Lorsque nous regardons une carte de l’empire romain, ce que les Anciens n’ont jamais eu le privilège de faire, nous sommes frappés par l’étendue du limes à défendre face à la Germanie. Une frontière est beaucoup plus facilement défendable adossée à un élément naturel tel un fleuve. Alors pourquoi les romains n’ont-ils pas étendu leur frontière jusqu’à l’Elbe ? Le territoire à défendre aurait été considérablement réduit entre le Danube et l’Elbe. Certains diront qu’il était impossible de conquérir la Germanie, trop boisée, trop éloignée, et pourtant Rome avait déjà accompli de plus grands défis. La raison est ailleurs, il faut davantage la chercher dans la frilosité et le calcul politique de Tibère et le rappel prématuré de Germanicus. Si celui-ci avait eu la possibilité de mener une ou deux campagnes militaires en Germanie, il aurait très certainement réussi et aurait d’autant plus mérité son surnom. Malheureusement, il fut envoyé en Orient, où il est vrai de nombreuses affaires attendaient d’être réglées. Il fallait assurer la paix avec l’empire parthe, trouver un successeur au trône arménien et à plusieurs royaumes clients de Rome. Germanicus se couvrait-il trop de gloire en Germanie ? Pour s’assurer que ce ne fut pas le cas en Orient, Tibère décida de lui mettre des bâtons dans les roues en nommant gouverneur de Syrie un proche, hostile à Germanicus, dans la personne de Gnaeus Calpurnius Piso dit Pison. Ce dernier a parfaitement rempli son rôle et a littéralement pourri la vie de Germanicus. Sa conduite lui était-elle dictée par l’empereur ? On peut le supposer. Est-il responsable de la mort de Germanicus ? On peut en douter. Il fut de toute façon complètement lâché par Tibère et finit par se suicider. La vie de Germanicus est passionnante et ce n’est pas un hasard si elle a inspiré de si nombreuses œuvres d’art. Se pencher sur ce personnage, c’est également mieux comprendre le début de l’empire romain et les enjeux de sa pérennité. Le livre de Yann Rivière est exhaustif et dans l’ensemble assez agréable à lire. Celui qui n’a pas lu Tacite, ni Suetone y apprendra pas mal de choses. Il est écrit dans une langue claire et fourmille de détails, trop parfois peut-être. Chronique complète sur : https://www.facebook.com/romegreceantique/
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        Ils en parlent


        Avec une érudition aussi incroyable que fluide dans l'expresion, Rivière a repris le dossier dans sa totalité. Ce livre remarquable, qui utilise à merveille toutes les sources disponibles et qui, on peut le prédire, sera la biographie de référence.
        Le Figaro Histoire
        La biographie que lui consacre Yann Rivière, si elle tente de cerner au mieux l'image du prince, va bien au-delà d'un portrait intellectuel et politique. A travers la courte vue du jeune homme ( il meurt à 34 ans), c'est l'histoire des débuts du nouveau régime peu à peu mis en place par Auguste qui est présentée.
        L'Histoire
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