Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221140512
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 456
Format : 135 x 215 mm

Grand chasseur blanc

Date de parution : 09/01/2014

« On ne peut pas disparaître et rester vivant. On a besoin de poursuivants. »

Que reste-t-il de l’amour libre, des utopies des années soixante-dix, du rêve d’une vie à l’autre bout du monde ? À travers les tribulations asiatiques de Simon Sorreau, écrivain en cavale, Grand chasseur blanc brosse le portrait doux-amer – et néanmoins épique – de toute une génération.

« J’ai franchi plusieurs frontières, toujours vers l’est. L’extrême est. Avec un passeport d’homme blanc dans la poche. Et pas grand-chose d’autre. Quelques routes du ciel, quelques chemins d’Asie. Je me suis retrouvé un jour à Bali. J’y suis resté. Ça faisait déjà trop longtemps que j’étais parti ou alors... « J’ai franchi plusieurs frontières, toujours vers l’est. L’extrême est. Avec un passeport d’homme blanc dans la poche. Et pas grand-chose d’autre. Quelques routes du ciel, quelques chemins d’Asie. Je me suis retrouvé un jour à Bali. J’y suis resté. Ça faisait déjà trop longtemps que j’étais parti ou alors c’est que j’étais fatigué de regarder derrière moi. J’avais l’impression d’être dans le cul-de-sac de ma vie, à cinquante ans, comme un vieux hippie.
L’indigène était jeune, bienveillant, il avait un smartphone. Les ponts aériens déversaient des touristes mondialisés. On signalait la disparition inquiétante des dieux. Moi, dans mon coin de rizière, je léchais mes plaies.
C’est là que j’ai rencontré Jean-Bat, qui était gigantesque, québécois et homo. Ce qui faisait beaucoup pour un seul homme. C’est là que Jeanne m’est tombée dessus avec ses seins flottants et toutes ses joies de vivre. Ce qui était trop pour en faire une passion. Heureusement, il y avait de la bière et de la mousson pour noyer tout ça comme on noie des chatons. Et des réseaux sociaux pour interroger hier, quand on était jeune, dans une autre vie. Quand on était beau et criminel. »
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221140512
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 456
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • koatiraleur Posté le 17 Août 2019
    j’ai été happée par ce livre ! j’ai aimé ce livre ! mais, parce qu’il y a un mais, il ne faut pas craindre certaines descriptions un peu « osées »… l’auteur appelle un chat, un chat (et pas de mauvais jeu de mots !) j’ai passé l’âge de m’offusquer pour si peu, ce n’est pas graveleux, mais « décomplexé » (si l’on peut dire !), cela peut choquer, je dirai que c’est un livre de « mec ».. On vit l’exil volontaire de Simon Sorreau qui a fui la France et a trouvé refuge à Bali… on découvre peu à peu qui est cet homme… un indice : c’est un écrivain à succès... Des descriptions sans complaisance et au vitriol, de sa vie d’avant, de sa vie d’aujourd’hui, de l’univers qu’il côtoyait dans sa vie d’avant et celui qu’il côtoie aujourd’hui… Les titres de chapitres sont du style « quand je serai grand, je ferai zombie et je pourrai enfin vivre ma mort ! » Denis Parent était journaliste cinématographique, il est actuellement scénariste et bien sûr écrivain ! on ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre le personnage de son roman et lui… mais bon, c’est un roman.
  • Loubhi Posté le 22 Avril 2014
    Ce roman ce sont un peu les chroniques douces - amères d'un écrivain fort d'un premier et unique succés, d'une ancienne personnalité de premier plan en fuite sous les tropiques à la recherche de son prochain livre, de l'inspiration et de l'oubli. Pourquoi Didier Neveu, ancienne star mondaine se retrouve t-il dôté d'un faux passeport au nom de Simon Sorreau, en stop prolongé à Bali ? Entre description des sites touristiques de cette destination, de son peuple, de rencontres plus ou moins heureuses avec d'autres expatriés, il s'installe là à enchaîner les cuites, les négociations à distance avec sa maison d'édition, les coups de fil avec son ami d'enfance pourvoyeur d'argent liquide, sa propre jeunesse en délivrant à ses lecteurs des bribes d'information sur sa fuite, ses relations violentes avec son ex-femme, sa rupture avec ses enfants et ses arbitrages éloignés entre sa mère et son beau-père.... Peut-on toujours échapper à son histoire personnelle, à ses démons intérieurs, ses souvenirs d'enfance, son pays d'origine ? C'est la quotidien de sa vie d'exilé que nous vivons par le menu. C'est aussi , dans une certaine mesure, un exposé touristique sur cette destination, sur la culture locale, le décalage entre notre monde occidental, nos... Ce roman ce sont un peu les chroniques douces - amères d'un écrivain fort d'un premier et unique succés, d'une ancienne personnalité de premier plan en fuite sous les tropiques à la recherche de son prochain livre, de l'inspiration et de l'oubli. Pourquoi Didier Neveu, ancienne star mondaine se retrouve t-il dôté d'un faux passeport au nom de Simon Sorreau, en stop prolongé à Bali ? Entre description des sites touristiques de cette destination, de son peuple, de rencontres plus ou moins heureuses avec d'autres expatriés, il s'installe là à enchaîner les cuites, les négociations à distance avec sa maison d'édition, les coups de fil avec son ami d'enfance pourvoyeur d'argent liquide, sa propre jeunesse en délivrant à ses lecteurs des bribes d'information sur sa fuite, ses relations violentes avec son ex-femme, sa rupture avec ses enfants et ses arbitrages éloignés entre sa mère et son beau-père.... Peut-on toujours échapper à son histoire personnelle, à ses démons intérieurs, ses souvenirs d'enfance, son pays d'origine ? C'est la quotidien de sa vie d'exilé que nous vivons par le menu. C'est aussi , dans une certaine mesure, un exposé touristique sur cette destination, sur la culture locale, le décalage entre notre monde occidental, nos valeurs et celles de la société indonésienne...un hommage en quelque sorte. Puis viennent se créer des liens d'amitié, de quasi fraternité avec cet autre expatrié, homme d'affaires québécois, Jean - Bart, entre deux amants, des chroniques triviales ou croquignolesque de ces deux anti-héros mais aussi une relation avec la veuve indonésienne si perspicace.... Un armistice court avant que n'arrive le nouvel amour en la personne de Jeanne, leur relation fusionnelle, passionnée mais aussi le passé encombrant avec le passage et la rencontre inopinée d'un ancien ami d'enfance mettant en péril la poursuite de la cabale ou bien encore la vaine tentative de renouer une forme de dialogue avec le fils avec lequel on a rompu, brisé par la haine et la volonté de destruction de sa femme. Beaucoup d'éléments finalement traités de façon plus ou moins égale autour de cette retraite et cabale..... Peut-elle se poursuivre indéfiniment ? Peut-on changer à ce point de personnalité et tuer son ennemi intérieur ? Un écriture de qualitén un récit ordonné, malgré quelques longueurs et le bilan d'une génération, celle des années 70, perdue et libertaire
    Lire la suite
    En lire moins
  • Ancolie Posté le 14 Mars 2014
    Simon, la cinquantaine, s’est exilé en Asie. Il se retrouve à Bali où il fait la connaissance de Jean-Bat, un québécois homo qui va le prendre sous son aile. Simon raconte ce qui lui arrive, parle de son passé, de ses errances et de ce qu’il ressent, entre nostalgie, désillusions et espoirs. De Simon, au début du roman, on ne sait pas grand-chose. C’est petit à petit que nous en apprenons plus sur lui et que va se dérouler le fil de son passé. Ancien écrivain médiatique, divorcé, deux enfants, il fuit un procès dont on ne connaitra la raison qu’à la fin de son périple. Le ton du roman est à la verve et à l’exotisme. Nous sommes en Indonésie et on le ressent parfaitement. L’écriture imagée nous plonge dans le décor. C’est fort bavard et ça parle d’alcool, de sexe, d’amitié virile, de famille et, aussi, de création littéraire. Simon s’interroge sur les idéaux de son adolescence, sur tout ce qui est parti en vrille depuis son mariage. On est balloté entre gravité et légèreté et souvent, c’est drôle avec une touche de cynisme. Une phrase de la quatrième de couverture résume à elle seule l’essence du roman : «... Simon, la cinquantaine, s’est exilé en Asie. Il se retrouve à Bali où il fait la connaissance de Jean-Bat, un québécois homo qui va le prendre sous son aile. Simon raconte ce qui lui arrive, parle de son passé, de ses errances et de ce qu’il ressent, entre nostalgie, désillusions et espoirs. De Simon, au début du roman, on ne sait pas grand-chose. C’est petit à petit que nous en apprenons plus sur lui et que va se dérouler le fil de son passé. Ancien écrivain médiatique, divorcé, deux enfants, il fuit un procès dont on ne connaitra la raison qu’à la fin de son périple. Le ton du roman est à la verve et à l’exotisme. Nous sommes en Indonésie et on le ressent parfaitement. L’écriture imagée nous plonge dans le décor. C’est fort bavard et ça parle d’alcool, de sexe, d’amitié virile, de famille et, aussi, de création littéraire. Simon s’interroge sur les idéaux de son adolescence, sur tout ce qui est parti en vrille depuis son mariage. On est balloté entre gravité et légèreté et souvent, c’est drôle avec une touche de cynisme. Une phrase de la quatrième de couverture résume à elle seule l’essence du roman : « portrait doux-amer – et néanmoins épique ». Je n’aurais pas pu mieux dire. J’ai reçu ce roman dans le cadre de Masse critique et quand je l’ai découvert, j’ai eu peur de ne pas aimer. L’introspection ne fait pas partie de mes préférences littéraires - surtout quand elle s’étale sur quatre cents pages - mais j’ai apprécié le périple de Simon. Ecriture convaincante ? Sympathie pour les personnages, profondément humains ? Richesse des thèmes abordés ? Un peu de tout cela sûrement a fait de ma lecture un moment de plaisir. Si j’ai parfois été agacée par les nombreuses soulographies des personnages et le vocabulaire un brin vulgaire utilisé de temps à autre par l’auteur, j’ai, au final, été charmée. On a ici un roman tout à fait abouti et prenant, qui nous offre une réflexion sur la vie en général, sur la société post soixante-huitarde et c’est intelligent, pas pompeux pour un sous et bien ficelé.
    Lire la suite
    En lire moins
  • blablablamia Posté le 9 Mars 2014
    J'aimerais tant parvenir à bien vous parler de Grand chasseur blanc et vous donner envie d'aller à la découverte de cette histoire de désillusions-réalités qui sautent au visage à un moment d'une vie. De cet écrivain en cavale, qui, pour des raisons que l'on ignore durant une bonne partie du roman, s'exile et se retrouve encore plus coupé du monde et des siens, et du coup se rapproche de lui même et reprend le contrôle. En plein coeur de Bali, isolé dans une vie insulaire (...), il dérive et se livre à une importante introspection: sa fuite, son passé, la nostalgie de certains souvenirs, la déception d'un présent très amer... Tout cela aurait pu être "pénible" sur 460 pages, mais ça ne l'est pas le moins du monde, parce que ce n'est pas que nostalgique, c'est aussi drôle. Désabusé, ironique, oui, mais terriblement drôle. Oui il est drôle avec son analyse et son recul. Et parfois les sourires sont attendris, car il est touchant, Simon/Didier, cet homme qui change d'identité et fuit pour rester libre. Pour ne pas payer le prix d'un geste (ô combien punissable, il en convient) résultant d'un burn-out personnel. Denis Parent nous donne un point de vue masculin... J'aimerais tant parvenir à bien vous parler de Grand chasseur blanc et vous donner envie d'aller à la découverte de cette histoire de désillusions-réalités qui sautent au visage à un moment d'une vie. De cet écrivain en cavale, qui, pour des raisons que l'on ignore durant une bonne partie du roman, s'exile et se retrouve encore plus coupé du monde et des siens, et du coup se rapproche de lui même et reprend le contrôle. En plein coeur de Bali, isolé dans une vie insulaire (...), il dérive et se livre à une importante introspection: sa fuite, son passé, la nostalgie de certains souvenirs, la déception d'un présent très amer... Tout cela aurait pu être "pénible" sur 460 pages, mais ça ne l'est pas le moins du monde, parce que ce n'est pas que nostalgique, c'est aussi drôle. Désabusé, ironique, oui, mais terriblement drôle. Oui il est drôle avec son analyse et son recul. Et parfois les sourires sont attendris, car il est touchant, Simon/Didier, cet homme qui change d'identité et fuit pour rester libre. Pour ne pas payer le prix d'un geste (ô combien punissable, il en convient) résultant d'un burn-out personnel. Denis Parent nous donne un point de vue masculin sur la vie de couple, de la rencontre à la douleur d'une séparation, les enfants (qui prennent parti, s'éloignent...), les souvenirs, les hérissons que l'on laisse derrière soi (...), les coups bas, la violence d'un divorce, et la ruine... (ce qui ne l'empêchera pas de se laisser encore surprendre et de revivre de beaux emportements...). Grand chasseur blanc est aussi une jolie histoire de rencontres entre "hommes", une amitié (débutant de manière hilarante) entre deux hommes très différents mais toujours présents l'un pour l'autre; et une rencontre avec les balinais pour qui les occidentaux restent des énigmes (et d'intéressants gagne-pain). C'est aussi le parcours d'un écrivain à succès qui se dédouble, se défait de son nom et de l'image "glamour" de l'auteur, pour en observer avec ironie les effets pervers. Et c'est surtout l'amour d'un fils loin de ses parents vieillissants, d'une mère attaquée dans sa féminité, des parents dont l'espérance de vie rallonge tout en ne ralentissant pas leur déclin...
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.