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Robert Laffont
EAN : 9782221090732
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 348
Format : 135 x 215 mm

Hell's Angels

Sylvie Durastanti (traduit par)
Collection : Pavillons
Date de parution : 06/04/2000

"Au petit matin, dans les rues encore embrumées de Frisco, Hollywood, Berdoo et Oakland, des motards sauvages bardés de chaînes, jeans graisseux et lunettes noires, s'éjectent des plumards et des snacks de nuit et déboulent des garages moites pour foncer dur la péninsule de Monterey. Le noyau dur et pur,...

"Au petit matin, dans les rues encore embrumées de Frisco, Hollywood, Berdoo et Oakland, des motards sauvages bardés de chaînes, jeans graisseux et lunettes noires, s'éjectent des plumards et des snacks de nuit et déboulent des garages moites pour foncer dur la péninsule de Monterey. Le noyau dur et pur, l'élite des enragés, c'était les HeIl's Angels, la plus redoutable borde motorisée de toute l'histoire de la chrétienté."
Au début des années 60, Thompson, alors journaliste à San Francisco, est fasciné par les Hell's Angels. Son article sur ces seigneurs de la route fait sensation, il se lance dans la version longue : un an passé à rouler et à écrire à leurs côtés.
Les cavaliers pétaradants qui hantent les routes de l'Ouest sont les survivants de l'Amérique des pionniers, les derniers vestiges d'un individualisme conquérant et hors la loi qui repousse les frontières.
Mais l'équipée se termine sauvagement : parce qu'il refuse de partager ses royalties, les Angels abandonnent l'homme de lettres sur une route, à moitié mort et le crâne défoncé à coups de pierres...
Hell's Angels scandalisa l'Amérique et signa la naissance d'un talent.

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EAN : 9782221090732
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 348
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LaBiblidOnee Posté le 25 Mars 2021
    J’avais envie d'une virée avec ces Anges de l'enfer en mode gonzo. Cette rencontre s'est révélée tenir moins du roman que du journalisme ultra-subjectif, une expérience rapportée. Pour Hunter S. Thomson, l'objectivité des journalistes est une légende, un mensonge vendu pour de la vérité. Selon ce journaliste frondeur, qui sait comme l'information peut être déformée, le meilleur moyen de rétablir la vérité est de vivre l'aventure que l'on décrit. Car si le récit en sort éminemment subjectif, décrivant ce que l'auteur a vu et ressenti, il constitue au moins sa vérité à lui, et donc une forme de vérité, contrairement à la plupart des papiers régulièrement déformés pour correspondre à ce que veut le lectorat, l'éditeur, le pouvoir politique… Ainsi, le journaliste doit être l'un des protagonistes de son reportage, qu'il écrit à la première personne. Raconter ce gang de motards, pour HS Thomson, c'est donc d'abord l'infiltrer… à ses risques et périls ! J'avais aimé le style sans filtre d'Hunter THOMSON dans son recueil de correspondances « Gonzo Highway ». Je me disais que ce genre de plume racontant les Hell's Angels, ça pouvait dépoter, brosser de jolis portraits ! Après avoir lu l'Acide test de Tom Wolfe, issu de la vague... J’avais envie d'une virée avec ces Anges de l'enfer en mode gonzo. Cette rencontre s'est révélée tenir moins du roman que du journalisme ultra-subjectif, une expérience rapportée. Pour Hunter S. Thomson, l'objectivité des journalistes est une légende, un mensonge vendu pour de la vérité. Selon ce journaliste frondeur, qui sait comme l'information peut être déformée, le meilleur moyen de rétablir la vérité est de vivre l'aventure que l'on décrit. Car si le récit en sort éminemment subjectif, décrivant ce que l'auteur a vu et ressenti, il constitue au moins sa vérité à lui, et donc une forme de vérité, contrairement à la plupart des papiers régulièrement déformés pour correspondre à ce que veut le lectorat, l'éditeur, le pouvoir politique… Ainsi, le journaliste doit être l'un des protagonistes de son reportage, qu'il écrit à la première personne. Raconter ce gang de motards, pour HS Thomson, c'est donc d'abord l'infiltrer… à ses risques et périls ! J'avais aimé le style sans filtre d'Hunter THOMSON dans son recueil de correspondances « Gonzo Highway ». Je me disais que ce genre de plume racontant les Hell's Angels, ça pouvait dépoter, brosser de jolis portraits ! Après avoir lu l'Acide test de Tom Wolfe, issu de la vague du nouveau journalisme et qui plonge son lecteur au coeur de ses délires les plus fous, je m'attendais à du lourd. Eh bien non. Sur la forme, la plume est alerte mais presque policée ou bridée, comme si, au fond, elle ne donnait qu'une partie de sa vision des faits. L'auteur s'appuie sur des articles de presse, les compare avec des écrits de justice, des témoignages de Hell's Angels, ainsi qu'à sa propre expérience. Les mêlant, il prétend faire la lumière sur la réputation de ce gang de motards, qui serait déformée par les journaux. Il imbrique les points de vue pour nous faire sentir dans un palais des glaces, avec des miroirs grossissants, amincissants, ondulants ; Et ces différents points du vue, ces différents reflets d'une même réalités, sont réfléchis, repensés par notre cerveau qui s'en fait son image de ce qu'il pense approcher la vérité, cette « réalité objective » dont on a du mal à vouloir se défaire. Pour cela, l'auteur colle aux faits : de la statistique, de la mécanique, de la stylistique du gang, de l'art d'éviter les flics sur la route, de nier ce que les journalistes disent sur le gang, mais de dérouiller ceux qui en douteraient… Mon ressenti, c'est qu'au fond, on n'est pas plus fixé après qu'avant, et on en oublie un peu les personnages principaux : J'aurais trouvé intéressant de rencontrer les individus qui se cachent derrière leurs noms de clan (Zorro, Petit Jésus, Minus, le Parano, Terry le Clodo, Ed le Dégueulasse, la Brute…), leurs barbes décolorées, leurs tatouages et leurs piercings. J'étais venue faire leur connaissance mais ils demeurent en toile de fond : on approche plus le gang en tant qu'entité. Ça se défend, dans la mesure où leur devise est « Un pour tous, tous pour un » : Ce gang existe pour qu'aucun d'entre eux ne soit seul ; Il fait peur parce qu'aucun d'entre eux n'est seul ; Ils survivent parce qu'ils ne sont pas seuls. Ils font front ensemble face à une société qui les a, selon eux, rejetés comme étant des moins que rien, et qu'ils rejettent à leur tour en ignorant ses lois, ne suivant que les leurs. Mais ça me laisse une impression de survol. Pour partie, je comprends ce choix : D'une part, si les Angels attendaient une chose de Thomson c'était « la vérité », ou du moins « leur vérité », par opposition à ce que les journaux et flics disaient d'eux ; D'autre part, il était difficile d'écrire des choses personnelles sur chacun sachant que tous allaient les lire. Enfin, l'auteur se méfiait certainement de ce qu'il écrivait sur ces personnages à la dérouille facile, car si l'emblème du gonzo est un poing à deux pouces, ceux des Hell's Angels sont réels et aguerris, comme Thomson en a fait les frais pour de vrai… Cependant, si je referme l'ouvrage avec quelques images crédibles de l'ambiance, c'est également avec le souvenir de quelques moments d'ennui, et surtout la déception d'être restée sur ma faim, de n'avoir pas appris grand chose : Pour m'intéresser à eux, j'aurais aimé les toucher de la plume, même s'il vaut mieux éviter de les chatouiller. Pour le coup, j'ai trouvé son journalisme subjectif un peu trop objectif et superficiel, à mon goût, contrairement à l'Acide test de Tom Wolfe : Lui avait su à la fois conserver sa vison journalistique, et m'immerger totalement dans le monde qu'il décrivait. J'espère donc que Las Vegas Parano sera moins sagement descriptif, Monsieur Raoul Duke ! En attendant, moi, je rêve juste de liberté avec Loevenbruck… « le reportage gonzo allie la plume d'un maître-reporter, le talent d'un photographe de renom et les couilles en bronze d'un acteur. » (Hunter S. Thompson)
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  • Thomas_Harnois Posté le 2 Décembre 2020
    « Hell’s angels » est un livre riche, intéressant qui pèche pour moi par une longueur excessive, un manque de structure et un style trop abondant qui occasionnent des répétions parfois lassantes. Il apparait néanmoins que les Hell’s angels ont tout d’une bande organisée, même si l’auteur semble minimiser les activités de trafic de drogues ou d’armes. Violents, stupides à tel point que leur idéologie pseudo patriotique est comparée à une certaine forme de fascisme, les Angels représentent une déviation de l’idéal américain ou les laissés pour compte de la société se rassembleraient en organisation indépendantes, créant leurs propres lois tout en revendiquant sous couvert de liberté sans limite, une autonomie complète. Loin de l’idéal du rebelle romantique et incompris du personnage incarné par Marlon Brando dans « L’équipée sauvage » un livre qui décrit donc un monde effrayant et écœurant similaire à celui des bandes latino-black actuelles de Los Angeles, même si celles-ci sont à mon avis 50 ans après encore plus radicalisées.
  • Vivrelivreoumourir Posté le 7 Septembre 2019
    Un journaliste (par n'importe lequel... Thompson c'est quand même un cas à part) s'immerge pendant un an dans le milieu d'un des gangs de bikers , les fameux Hell's Angels. Il nous décrit le quotidien de ces motards, leur mode de vie, leur passion, leur vie de famille, leur vie professionnelle et leurs excès (alcool, drogue, sexe, violence...) vis à vis de la bonne morale habituelle,... La lecture est facile et le livre est intéressant. On se prend à s'imaginer dans leurs chevauchées, leur arrivée dans des coins tranquilles, leurs bagarres, leurs conflits avec la police,... A titre personnel, il m'a manqué quelques détails par rapport à mes attentes initiales en prenant ce bouquin. On évoque pas l'histoire des Hell's, ni trop leur rapport aux autres bandes par exemple. Mais cela reste un bel ouvrage sur ce milieu.
  • Alicia27 Posté le 31 Juillet 2019
    J ai apprécié connaitre un peu plus de détails sur ce moto club mythique. J ai aimé également les petites phrases, notes qu on y trouvait tout au long de notre lecture.
  • Badole Posté le 1 Juillet 2018
    N'étant pas fan de ce genre de livre ni du style Gonzo, je dois reconnaître que l'analyse du phénomène 1% typiquement Américain et la critique de la société qui l'a créé est assez acerbe, juste et intéressante, un bon livre pour ceux qui veulent comprendre ce que rouler en Harley veut dire, même si l'esprit est souvent bien loin de celui des Hell's, le biker reste épris de liberté, de transgression et d'amour pour sa machine.
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