Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221145869
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 1 x 215 mm

High-Opp

Patrick Dusoulier (traduit par), Gérard Klein (postface de)
Collection : Ailleurs et Demain
Date de parution : 18/09/2014
Le roman inédit de l’auteur de Dune.

Après des décennies de désordres, un gouvernement mondial s’est imposé sur notre planète. Il tire – du moins officiellement – sa légitimité de l’opinion publique et fonde ses décisions sur des sondages quotidiens. Le Coordinateur assume l’autorité suprême sur les bureaux : Bur-Opp, le Bureau des Opinions, Bur-Cont, Bur-Psy, Bur-Trans...

Après des décennies de désordres, un gouvernement mondial s’est imposé sur notre planète. Il tire – du moins officiellement – sa légitimité de l’opinion publique et fonde ses décisions sur des sondages quotidiens. Le Coordinateur assume l’autorité suprême sur les bureaux : Bur-Opp, le Bureau des Opinions, Bur-Cont, Bur-Psy, Bur-Trans et autres administrations , dont les dirigeants se livrent à d’incessantes luttes d’influence.
Chargé d’assurer l’entente entre les bureaux, Daniel Movius est le Liaitor. Mais, victime d’un conflit avec un rival, le voilà débarqué, perdant ses privilèges de High-Opp et renvoyé dans les rangs des Low-Opps, qui occupent les emplois subalternes et survivent misérablement dans les Terriers. Ici, le mécontentement gronde, et une crise pourrait bien survenir qui risquerait de mettre en péril la civilisation sur toute la planète.
Instruit par sa chute et sa découverte du monde clandestin des Seps, les Séparatistes, qui défendent la valeur de l’individu contre la machine bureaucratique, Movius reprendra-t-il le chemin des sommets ?
Demeuré inédit jusqu’à ce jour, refusé à l’époque et sans doute retrouvé dans les archives d’un agent littéraire, High-Opp est le roman des débuts de Frank Herbert. Il annonce les chefs-d’oeuvre ultérieurs, dont Dune et Dosadi, par sa richesse d’idées et sa défense des valeurs humaines contre toute forme de tyrannie.
Une postface de Gérard Klein replace ce roman dans son époque et tente d’expliquer pourquoi il a si longtemps été ignoré.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221145869
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 1 x 215 mm
Robert Laffont
En savoir plus

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mouche307 Posté le 24 Décembre 2021
    Dans le futur, les décisions politiques sont soumises au vote d'un échantillon aléatoire de la population. Cela devrait éviter les dérives totalitaires, mais bien sûr, chaque système a ses failles et la multiplication des Bureaux (Bur-Opp, Bur-Cont, Bur-Psy) n'empêche pas certains individus de vouloir s'emparer du pouvoir. Dans cette société, Daniel Movius est repéré pour son "coefficient de loyauté élevé". Mais à qui va cette loyauté ? "Low-oppé", il rencontre les "Sed" qui fomentent une révolution et n'ont besoin que d'un chef à leur tête. Frank Herbert n'a pas écrit que Dune et cette dystopie dans les arcanes du pouvoir mérite aussi d'être découverte.
  • Darjeelingdo Posté le 15 Novembre 2021
    Ce roman d’anticipation, publié pour la première fois en 2012, daterait du milieu des années 50. C’est une dystopie politique, dans laquelle on retrouve une société divisée en deux classes sociales : les high-opps, citoyens privilégiés travaillant pour le gouvernement, habitant les grands appartements dans les hautes tours de la ville et les low-opps de la classe ouvrière, habitant les Terriers, « immenses tapis crasseux et enfumés » d’appartements minuscules des quartiers éloignés du centre. Le gouvernement est mondial et centralisé et un coordinateur suprême a autorité sur des bureaux, équivalents de ministères (Bur-Opp, le Bureau des Opinions, Bur-Cont, Bur-Psy, Bur-Trans et autres .....) qui bien sûr se livrent à d’incessantes luttes d’influence, d’où la fonction du Liaitor, chargé d’ assurer l’entente entre eux. Le gouvernement tire sa légitimité de l’opinion publique qui s’exprime quotidiennement par sondages. Daniel Movius, en charge du Liator va en faire les frais : «  Pour des raison d’économies fiscales, seriez-vous en faveur de l’élimination du département surnuméraire du Liaitor ? » Et parce qu’il y a eu 79 % de Oui, «La fonction gouvernementale de Liaitor est déclarée abolie . Puisse la Majorité toujours diriger », et Daniel Movius perd son travail et est « low-oppé ».... Ce roman d’anticipation, publié pour la première fois en 2012, daterait du milieu des années 50. C’est une dystopie politique, dans laquelle on retrouve une société divisée en deux classes sociales : les high-opps, citoyens privilégiés travaillant pour le gouvernement, habitant les grands appartements dans les hautes tours de la ville et les low-opps de la classe ouvrière, habitant les Terriers, « immenses tapis crasseux et enfumés » d’appartements minuscules des quartiers éloignés du centre. Le gouvernement est mondial et centralisé et un coordinateur suprême a autorité sur des bureaux, équivalents de ministères (Bur-Opp, le Bureau des Opinions, Bur-Cont, Bur-Psy, Bur-Trans et autres .....) qui bien sûr se livrent à d’incessantes luttes d’influence, d’où la fonction du Liaitor, chargé d’ assurer l’entente entre eux. Le gouvernement tire sa légitimité de l’opinion publique qui s’exprime quotidiennement par sondages. Daniel Movius, en charge du Liator va en faire les frais : «  Pour des raison d’économies fiscales, seriez-vous en faveur de l’élimination du département surnuméraire du Liaitor ? » Et parce qu’il y a eu 79 % de Oui, «La fonction gouvernementale de Liaitor est déclarée abolie . Puisse la Majorité toujours diriger », et Daniel Movius perd son travail et est « low-oppé ». Mais le Bur-Psy et les Seps ( les Séparatistes) s’intéressent à lui, et il devient le leader de la révolution qui couve. Ce qui est décrit ici est un système politique en apparence parfaitement démocratique, mais où la population est manipulée par des sondages soigneusement orientés (on connaît l’importance de la formulation des questions dans lesdits sondages ! ) Le roman est aussi une charge contre l’hyper bureaucratisation et les privilèges et inégalités qu’elle suscite et met en scène un « héros » qui agit d’abord par vengeance personnelle mais qui devient, un peu malgré lui, un leader révolutionnaire. J’avoue avoir eu du mal au début avec toutes les abréviations, les différents bureaux et leurs chefs et les luttes intestines entre ces bureaux.... Passé cet obstacle, on a envie de savoir comment toute cette histoire va se terminer et on ne peut pas s’empêcher de lui trouver une certaine modernité.... «  Pour des raisons d’économies fiscales, seriez-vous prêts à.... / en faveur de .... » A vous de compléter ! Et bien sûr « Puisse la Majorité toujours diriger » !
    Lire la suite
    En lire moins
  • askarticle Posté le 28 Juin 2021
    Movius a été low-oppé. Fini l’appartement dans les beaux quartiers, la voiture avec chauffeur, les privilèges. Retour dans les Terriers, habitations pour le peuple, qu’il a connu dans son enfance. Mais la colère y gronde et les Seps (séparatistes) vont le recruter pour mener la révolution. Une fois apprivoisé les High-opp, Low-opp, PE, PEA, Bur-Trans, Bur-Psy, Bur-Cont et autres, la lecture est facile et agréable. Je ne suis pas fan de science-fiction ou littérature d’anticipation mais ce fut une agréable surprise. Frank Herbert est l’auteur de Dune et ce livre est une œuvre antérieure.
  • JanisJoplinInWonderland Posté le 28 Décembre 2020
    Lorsque nous parlions d'une potentielle séquence commune sur la dystopie et que nous envisagions d'exploiter un épisode de la série Black Mirror, une collègue m'a conseillé de lire High-opp. En effet, la société présentée dans ce roman, régie par les sondages peut faire penser à l'épisode dans lequel la classe sociale est déterminée par une note. Chaque citoyen, en fonction de ses actions, obtient une note qui lui permet de prétendre à un certain niveau de vie. On retrouve cet aspect-là, la menace d'un déclassement, dans High-opp, dont le nom correspond à la classe sociale privilégiée et dominante, en opposition aux Low-opp, condamnés à vivre dans des conditions spartiates et insalubres. La comparaison peut s'arrêter là. Dans High-opp, un nouveau groupe se détache : les Sep, des révolutionnaires qui veulent renverser ce système totalitaire. Appréciant tout particulièrement les dystopies politiques, j'ai beaucoup aimé ce roman qui en reprend les éléments principaux. Ma seule déception concerne la fin que j'ai trouvée expéditive et survolée. J'aurais aimé que Frank Herbert s'attarde davantage sur le dénouement.
  • Mangouste86 Posté le 3 Mai 2018
    Une oeuvre de jeunesse est toujours porteuse de maladresses et de promesses. Celle-ci ne fait pas exception. Derrière la fable, la plume est acide avec une époque où la loi du nombre prime, où la majorité a raison parce qu'elle est majoritaire et où les masses se font manipuler parce qu'elles ont abdiqué leur liberté et leur esprit d'analyse, où la sémantique sublime la propagande...finalement, une époque pas si éloignée que cela de notre temps. La lecture de ce livre comme certains soirs d'élection nous apprend à nous méfier des sondeurs et cela ne peut qu'être bon...
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.