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        Histoire de l'abolition de la peine de mort

        Perrin
        EAN : 9782262036287
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 420
        Format : 154 x 240 mm
        Histoire de l'abolition de la peine de mort
        Deux cents ans de combats

        Robert BADINTER (Préface)
        Date de parution : 07/04/2011

        En 2011 seront célébrés les trente ans de l'abolition de la peine de mort en France. Une idée qui cheminait depuis deux siècles et donna lieu à des combats et des débats d'une extrême violence. La loi Badinter en 1981 allait en marquer la fin... Jean-Yves Le Naour raconte ici la genèse dans une synthèse remarquable.

        « Si je prouve que la société en faisant mourir un de ses membres ne fait rien qui soit nécessaire ou utile à ses intérêts, j'aurai gagné la cause de l'humanité. » Par ces mots, Cesare Beccaria invente en 1764 l'abolitionnisme qui ouvre le débat sur la peine de mort...

        « Si je prouve que la société en faisant mourir un de ses membres ne fait rien qui soit nécessaire ou utile à ses intérêts, j'aurai gagné la cause de l'humanité. » Par ces mots, Cesare Beccaria invente en 1764 l'abolitionnisme qui ouvre le débat sur la peine de mort au siècle des Lumières. De Voltaire à Camus, en passant par Lamartine, Victor Hugo ou Jean Jaurès, la peine capitale est denoncée comme l'expression d'une justice aussi sommaire que cruelle et contraire à la simple humanité.
        De fait, ce pouvoir - laisser vivre ou « donner la mort » - suscite un malaise grandissant dans la France catholique. Fonctionnant à l'aube depuis 1832, à même le sol et non plus sur une estrade depuis 1870, la guillotine finit par être reléguée en prison en 1939, tandis que les circonstances atténuantes et la grâce présidentielle réduisent sans cesse le nombre de têtes abandonnées au bourreau. Cependant, de 1959 à 1981, dix-sept personnes sont encore décapitées.
        En racontant plus de deux siècles de débats politiques et philosophiques, appuyés sur une riche et rigoureuse documentation, l'historien Jean-Yves Le Naour éclaire cette part d'ombre au pays des droits de l'homme. De la Terreur des révolutionnaires à la guerre d'Algérie, la guillotine fut, on ne le sait pas assez, trop souvent élevée au rang d'instrument de gouvernement.
        Il faudra attendre 1981 et Robert Badinter, ministre de la Justice, pour clore le débat : « Le temps est venu d'assumer nos angoisses et de nous appliquer à en réduire les causes. Le temps est venu de se comporter en adultes, même devant le crime. » Grâce à lui, la peine de mort fut officiellement abolie le 9 octobre 1981.

        Historien du XXe siècle, professeur en classes préparatoires, Jean-Yves Le Naour est l'auteur de nombreux ouvrages, dont récemment chez Perrin
        Les Soldats de la honte.

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        EAN : 9782262036287
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 420
        Format : 154 x 240 mm
        Perrin
        23.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • iti1801 Posté le 22 Juin 2011
          Pour nombre de jeunes nés après 1981, comme moi, que la peine de mort soit abolie semble une évidence. Comme le souligne Robert BADINTER dans la préface, dès les premières lignes : « La peine de mort est (…) un sujet d’étude, en histoire, en littérature ou en philosophie (…). » En effet, dans mon cas, cela a pris la forme d’une dissertation en seconde, et qu’on put ne serait-ce que penser qu’on puisse l’appliquer de nouveau nous semblait une aberration ! Bien sûr je savais que cela n’avait pas toujours été le cas et qu’il avait fallu attendre 1981 pour que la France l’abolisse définitivement. Mais c’était à peu près tout. Dommage que je ne sois pas tombé sur un tel livre alors à l’époque pour mieux me rendre compte des difficultés qu’il a fallut surmonter et surtout du lent cheminement pris dans les consciences pour en arriver là. Si on peut imaginer que le combat fit rage dès les Lumières entre partisans de l’abolition et ceux de la peine capitale, on se doute moins des querelles qui ont secoué les abolitionnistes entre eux. Car, abolir la peine de mort est une chose, mais faut-il alors la remplacer par une peine tout... Pour nombre de jeunes nés après 1981, comme moi, que la peine de mort soit abolie semble une évidence. Comme le souligne Robert BADINTER dans la préface, dès les premières lignes : « La peine de mort est (…) un sujet d’étude, en histoire, en littérature ou en philosophie (…). » En effet, dans mon cas, cela a pris la forme d’une dissertation en seconde, et qu’on put ne serait-ce que penser qu’on puisse l’appliquer de nouveau nous semblait une aberration ! Bien sûr je savais que cela n’avait pas toujours été le cas et qu’il avait fallu attendre 1981 pour que la France l’abolisse définitivement. Mais c’était à peu près tout. Dommage que je ne sois pas tombé sur un tel livre alors à l’époque pour mieux me rendre compte des difficultés qu’il a fallut surmonter et surtout du lent cheminement pris dans les consciences pour en arriver là. Si on peut imaginer que le combat fit rage dès les Lumières entre partisans de l’abolition et ceux de la peine capitale, on se doute moins des querelles qui ont secoué les abolitionnistes entre eux. Car, abolir la peine de mort est une chose, mais faut-il alors la remplacer par une peine tout aussi sévère ? Et si oui laquelle ? Qui puisse marquer les esprits si possible pour ne pas encourager les esprits criminels qui pourraient croire qu’on peut agir en tout impunité… Mais avant d’arriver là, il a fallu se poser la question de savoir quel crime méritait la mort : le vol de quelque textile ou de nourriture valait-il d’être aussi sévèrement puni qu’un meurtre ? Fallait-il alors tuer immédiatement ou faire souffrir le coupable – donc le torturer – pour qu’il regrette ? Autant de questions qui n’ont cessé de traverser les deux cents ans de combats de cette lutte, et que Jean-Yves LE NAOUR narre de manière limpide et non rébarbative, et rend la lecture vraiment passionnante ! On a parfois l’impression de se trouver aux côtés des philosophes ou des députés à qui cette idée tenait si chèrement ! Cet ouvrage permet aussi de prendre conscience de la force de l’opinion publique mais surtout de l’influence néfaste que peuvent avoir les medias dès le début du XX ème siècle pour vendre du papier. Sans oublier la pusillanimité des dirigeants et/ou des députés qui préfèrent flatter le bon peuple et le brosser dans le sens du poil pour se faire réélire plutôt que d’avoir le courage de voter une loi foncièrement juste mais terriblement impopulaire… Et on serait tenter de penser que décidément parfois rien ne semble changer sous le soleil… Voilà un livre qui devrait être lu par tous leslycéens et que les professeurs devraient faire connaître ! Assurément aussi un bon moyen de passer le temps intelligemment si on ne sait pas quoi faire pendant les vacances !
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        • lonesloane Posté le 25 Mai 2011
          La peine de mort. Qui ne s'est pas pausé la question quant à la nécessité ou non d'un tel châtiment ? Devons nous être aussi inhumain que l'homme le plus inhumain ? Cet ouvrage retrace deux cent années d'un combat qui, jusqu'au bout, a pu semblé vain, et qui, aujourd'hui, encore suscite bien des débats de par la monde. Deux cent ans de cheminement vers un petit peu plus d'humanité, vers l'appropriation d'un conscience collective. Une leçon de vie, une leçon de courage, magistralement écrite par un Jean-Yves Le Naour plein de verve... Un ouvrage à mettre entre toutes les mains, qui force à la réflexion... sans nul doute une forme de remise en question bien nécessaire...
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