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First Éditions
EAN : 9782754081177
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 96
Format : 132 x 201 mm

Homère, Virgile, indignez-vous ! Pour sauver le grec et le latin

Collection : First Document
Date de parution : 03/09/2015
Homère et Virgile ont tant à nous apprendre...
La réforme du collège proposée par l'actuel gouvernement et les menaces qu'elle fait peser sur les Humanités sont incompréhensibles ! Pourquoi s'acharner à défaire ce qui permet encore à beaucoup d’exclus de la culture de se distinguer ? Comment comprendre que le besoin d'école et d'égalité soient aujourd'hui devenus contradictoires ?... La réforme du collège proposée par l'actuel gouvernement et les menaces qu'elle fait peser sur les Humanités sont incompréhensibles ! Pourquoi s'acharner à défaire ce qui permet encore à beaucoup d’exclus de la culture de se distinguer ? Comment comprendre que le besoin d'école et d'égalité soient aujourd'hui devenus contradictoires ? Lorsque nous rabotons ainsi l’enseignement des langues anciennes, sommes nous conscients de ce à quoi nous renonçons ? Et pourquoi se couper de cet héritage toujours vif ? Comment le faire vivre dans l'esprit des jeunes générations ? Peut-il aider à combattre les attendus d'une société toujours plus prisonnière des tyrannies de l'actualité et de la rentabilité ?
Cet essai est un plaidoyer pour les Humanités au service de l'humanité qui est en chacun de nous. On y apprend comment L'Eneide de Virgile parle de nos migrants modernes, comment le coup de boule de Zidane se comprend au-delà du match, comment Nietzsche défend une haute idée de l'enseignement des langues anciennes, et comment le mathématicien Poincaré vient à la rescousse des enseignants de lettres classiques. À travers le récit d'un parcours personnel qui n'est ni celui d'un enseignant ni celui d'un partisan, l'auteur entend défendre et faire partager son goût pour les Humanités.
 
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EAN : 9782754081177
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 96
Format : 132 x 201 mm
First Éditions

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bleuchocolat Posté le 3 Novembre 2015
    J'ai lu l'ouvrage de Thierry Grillet dans le cadre de "masse critique". Professeur de lettres classiques, je ne peux qu'apprécier cet ouvrage qui revient sur ce que l'on doit au latin et au grec (grand oublié des discussions touchant la réforme du collège) et qui évoque bien le travail de sape progressif concernant les langues anciennes. On en arrive à la réforme actuelle, véritable fossoyeuse du latin et du grec (après avoir supprimé la spécificité du CAPES de lettres classiques). Il faut désormais choisir l'anecdotique, l'utile, le rentable, contre la culture, l'esprit de finesse, l'initiation à la rationalité. Il serait souhaitable que cet essai soit mis entre les mains de "non initiés", parents d'élèves ou tout venant car les universitaires, chercheurs ou professeurs de langues anciennes sont déjà acquis et convaincus de cela. Espérons que le bouche à oreilles fonctionne ! je commence cet après-midi en commençant à le faire tourner dans un groupe pour qui le latin remonte aux lointaines années collège. A mettre entre toutes les mains ! merci babelio !
  • Tiburtina Posté le 31 Octobre 2015
    Écrit en réaction à l'actuelle réforme du Collège qui signe la disparition programmée des langues anciennes, ce petit essai de Th. Grillet s'interroge sur l'attaque en règle que connaît aujourd'hui la Culture, et défend ardemment l'enseignement du latin et du grec. L'auteur s'en prend tout d'abord à l'argument de "l'égalité" - la fameuse "égalité", la fière "justice sociale" revendiquée comme figure de proue de la réforme ministérielle. Il revient sur les réformes successives qui ont affecté le collège au cours du XXe siècle, et qui ont échoué à garantir à tous les mêmes chances. Le latin dans tout cela ? Sapé peu à peu au nom d'un élitisme indésirable, il semble bien aujourd'hui connaître l'ultime assaut. Or ces attaques sont injustes, et même dangereuses : c'est ce que Th. Grillet s'emploie à démontrer, n'hésitant pas à faire appel à son expérience personnelle pour appuyer ses propos. Le latin et le grec, des langues mortes, certes, mais susceptibles d'éveiller la curiosité chez les jeunes esprits par l'attrait de l'étrange, du mystérieux qu'elles suscitent. Des langues qui portent en elle les codes du monde contemporain. Pourquoi, comment y renoncer ? Dans quel monde voulons-nous donc vivre ? N'est-il pas périlleux de nous... Écrit en réaction à l'actuelle réforme du Collège qui signe la disparition programmée des langues anciennes, ce petit essai de Th. Grillet s'interroge sur l'attaque en règle que connaît aujourd'hui la Culture, et défend ardemment l'enseignement du latin et du grec. L'auteur s'en prend tout d'abord à l'argument de "l'égalité" - la fameuse "égalité", la fière "justice sociale" revendiquée comme figure de proue de la réforme ministérielle. Il revient sur les réformes successives qui ont affecté le collège au cours du XXe siècle, et qui ont échoué à garantir à tous les mêmes chances. Le latin dans tout cela ? Sapé peu à peu au nom d'un élitisme indésirable, il semble bien aujourd'hui connaître l'ultime assaut. Or ces attaques sont injustes, et même dangereuses : c'est ce que Th. Grillet s'emploie à démontrer, n'hésitant pas à faire appel à son expérience personnelle pour appuyer ses propos. Le latin et le grec, des langues mortes, certes, mais susceptibles d'éveiller la curiosité chez les jeunes esprits par l'attrait de l'étrange, du mystérieux qu'elles suscitent. Des langues qui portent en elle les codes du monde contemporain. Pourquoi, comment y renoncer ? Dans quel monde voulons-nous donc vivre ? N'est-il pas périlleux de nous couper ainsi de l'héritage de la Renaissance ? Le style de Th. Grillet est vif, clair, facile d'accès ; les exemples sont parlants. L'ouvrage peut prétendre toucher un large public. Pourtant, je m'interroge sur le public, précisément, qui achètera ce livre. Les enseignants touchés par la réforme, les universitaires, les acteurs du monde de la Culture n'y apprendront pas grand chose. Et les autres ? Comment les amener à ouvrir ce petit ouvrage - qui coûte quand même 10 euros ? L'auteur tire sa légitimité de ce qu'il n'est "ni enseignant, ni partisan" : en effet, son apologie n'en a que plus de poids, privée des accusations de parti pris. Mais après ? Le titre, qui "surfe" sur la vague des "indignations", suffira-t-il à éveiller l'intérêt de quelques-uns ? Au moins cet ouvrage a-t-il le mérite d'exister, et d'apporter sa pierre au mouvement de protestation soulevé dans le milieu intellectuel par la réforme de notre actuelle ministre de l’Éducation. De mon côté, peut-être irai-je déposer mon exemplaire sur quelque banc public, dans l'espoir qu'il tombe entre les mains d'un citoyen lambda curieux qui découvrira les enjeux réels de cette réforme. Et qui déplorera l'absence de débat sur une question aussi importante. Et, soyons fous, qui le déposera à son tour sur un banc... Merci à Babelio et aux éditions First de m'avoir fait découvrir ce livre dans le cadre de l'opération "Masse critique".
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  • ATOS Posté le 14 Octobre 2015
    Alors les bases du débat auraient pu être assez simples, si le débat avait eu lieu. Fâcheuse tendance des pouvoirs en place. Prenez un mot. Celui qui concerne le sujet de ce livre : Réforme. Une réforme… ou re-forme ? Si l'on considère que l'on met au rebut, à la casse, au grenier, aux oubliettes sacrées, l'objet, alors il s'agit bien d'une réforme. Obsolescence décrétée et non votée… Mais bon, nous commençons à en avoir l'habitude. Participer, oui, à l'effort, et jamais à la réflexion. Ère de la politique participative ? Elle fut également très vite... réformée. Mais Thierry Grillet en homme de Lettres ne prend pas l'épée (oui d’ailleurs pourquoi nos chers académiciens et académiciennes ne se sont-ils pas manifestés à ce sujet ?…), mais il prend la plume et cela, avec fermeté. Nostalgie, amertume, regret, indignation. « Le grec » et « le latin » doivent être sauvés ? Le latin a su éveiller son intérêt d'apprentissage. Le grec a renforcé son appétit d'étudiant. Alors oui, ce latiniste et helléniste a le droit de citer. Il a pu et su goûter les textes des penseurs romains, respirer les parfums de l'Olympe philosophale. Pourquoi retirer de la tête de nos enfants ces huiles essentielles à nos pleines... Alors les bases du débat auraient pu être assez simples, si le débat avait eu lieu. Fâcheuse tendance des pouvoirs en place. Prenez un mot. Celui qui concerne le sujet de ce livre : Réforme. Une réforme… ou re-forme ? Si l'on considère que l'on met au rebut, à la casse, au grenier, aux oubliettes sacrées, l'objet, alors il s'agit bien d'une réforme. Obsolescence décrétée et non votée… Mais bon, nous commençons à en avoir l'habitude. Participer, oui, à l'effort, et jamais à la réflexion. Ère de la politique participative ? Elle fut également très vite... réformée. Mais Thierry Grillet en homme de Lettres ne prend pas l'épée (oui d’ailleurs pourquoi nos chers académiciens et académiciennes ne se sont-ils pas manifestés à ce sujet ?…), mais il prend la plume et cela, avec fermeté. Nostalgie, amertume, regret, indignation. « Le grec » et « le latin » doivent être sauvés ? Le latin a su éveiller son intérêt d'apprentissage. Le grec a renforcé son appétit d'étudiant. Alors oui, ce latiniste et helléniste a le droit de citer. Il a pu et su goûter les textes des penseurs romains, respirer les parfums de l'Olympe philosophale. Pourquoi retirer de la tête de nos enfants ces huiles essentielles à nos pleines d'humanités ? Le latin. Le grec. Lequel des deux mériterait d'être sauvé ? Mais les deux mon Capitaine ! Même si en ce moment nous avons tristement l'impression que le latin regarde le grec se noyer, en considérant que leurs destins ne sont pas liés… Mais laissons l'état de l'Europe. D'ailleurs l'allemand également sera également réformé… Autre sujet, quoiqu'en y regardant de plus près je pense que c'est un point qu'il ne faut pas non plus laisser de côté, surtout lorsqu'il s'agit de marche forcée. L'enseignement du grec et du latin au collège est depuis longtemps grignoté, sapé, chaque tendance a voulu en croquer. À coup de « manque de professeur » (quid du capes lettres classiques ?…), à coup de pénurie d'heures, à coup de pas assez d'élèves, à coup d'égalitarisme à comportement déséquilibré qui ne fait que couper les têtes qui dépassent et qui ne s'interroge jamais du nombre de têtes qui restent plantées en regardant leurs pieds. Alors posons les questions telles que l'auteur les a posées à travers cet l'exposé de son essai. L'enseignement du latin et du grec est-il condamné ? Assurément selon l'auteur. Il est vrai que les deux disciplines disparaissent. Programme, postes, tout y passe. Leur enseignement, en tronc commun (ouf la revoilou Miss égalité) sera saupoudré, édulcoré, lénifié, dans les Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et… EC. Le tout étant d'en perdre son latin, et là, déjà en cinq lettres c'est gagné. L'idée n'est pas mauvaise, croiser, entrecroiser les disciplines (sauf que là le latin et le grec n'ont plus valeur de disciplines), émulsionner l'ensemble, mais le système éducatif est-il prêt, est-il formé ? Ce n'est pas nouveau. Je me souviens d'un temps, bon soit, un peu ancien, où je fus jeune élève de l'école publique et républicaine et où notre institutrice, vieille normalienne, nous faisait travailler autour d'un thème où les différentes disciplines trouvaient support à s'exercer. Au collège, à l'époque nous disions CES, il n'était pas rare non plus de travailler en français, en latin, en histoire, en géographie autour d'un même thème, d'ouvrir des ateliers. Donc nous savions le faire. Nous savions apprendre de cette façon. En n'excluant rien, ni personne, et en ne lésant (presque) aucune matière. Alors pourquoi jeter à présent le latin et le grec à la mer ? Pour alléger la galère ? L'enseignement du latin et du grec a-t-il un coût si important ? Représente-t-il un privilège ? Est-il un droit ? Un devoir ? Est-il garant d'un retour sur investissement ? Quel est l’intérêt pour l'élève et une société de conserver l'enseignement de ces disciplines ? Est-il l'ennemi du peuple ? Est-il un symbole de classe ? Est-il un symbole d'inégalité ? De futilité ? D'un dandysme culturel poussiéreux et démodé ? Comment demain les enfants de nos quartiers intégreront-ils l'école des Chartes ? Pourront-ils encore espérer accéder à la rue d'Ulm ? Posons nous la question : cette réforme n'accentue-t-elle pas la notion de privilège, et ne ruine-t-elle pas la notion d'avantage ? Privilège pour certains, avantage perdu pour tous. Si la république, garante de l'esprit laïc et égalitaire de son système éducatif, décide de saper d'elle-même les barreaux de l'échelle sociale (on ne parle plus d’ascenseur, celui-là aussi est réformé. Désolée, la ficelle est pétée) combien de citoyens demain auront le droit d'accéder dans une calme mesure à la réserve commune du blé ? L'école est une chance. Un droit pour chaque citoyenne et citoyen. Un devoir pour l’État. Un avantage pour un pays. Et devient un privilège lorsque le niveau social des familles devient peu à peu une des conditions principales de la réussite de l'enfant. L'état n'a plus les moyens de financer l'enseignement des élites ? Mais remettons les choses en place. L'état doit au contraire protéger ses élites, celles issues du Public et arrêter de faire de la place aux élites issues du système privé. Prendre des décisions et cesser de réformer. Interdire le sponsoring du privé dans le privé. Interdire l'action des lobbying dans la sphère du public. Arrêter de se rendre complice d'une surconsommation des fournitures scolaires. S'interroger sur la surenchère des cours particuliers, des stages d'été. Le coup moyen institutionnalisé pour une rentrée scolaire de 6e est dans le public de 180 euros. Mais pourquoi faire ?… Le coup d'une valise de couteaux pour un débutant cuisinier est de 400 à 600 euros. Et ne parlons pas non plus des fournitures demandées aux apprentis coiffeurs, des stages non rémunérés qui suppriment des postes de travail rémunérés, des droits d'inscription démesurés dans le supérieur, etc. etc. Les bibliothèques s'amenuisent dans les établissements. Mais la commandes des livres dans les familles ne cessent d'augmenter. Tablettes, ordinateurs deviennent indispensables aux élèves. Tout cela a un coût. Pas pour l'école. Pour les familles. Un coût bien plus élevé que le coût nécessaire à l'enseignement de ces deux disciplines. Les familles sont l'école. Affaiblir les familles, c'est affaiblir l’école. On s'endette auprès des banques. Prêt étudiant. Attention danger. Voyez le débat aux USA en ce moment même justement au sujet du coût des études. De la folie, pure et simple. Il suffit de voir les chiffres. Combien d'enfants issus du monde ouvrier intégraient Centrale en 1950, en 1960 ? Et combien aujourd'hui ? Alors bien sûr on ouvre des classes à Sciences Po pour les enfants des quartiers sensibles. Mais cela reste l'exception. Et c'est l'excellence qui doit être visée. Et l'excellence dans une république doit être un projet d'ensemble et non une exception qui dissimule les règles d'un marché. La réforme est passée. Les décisions restent à prendre. Pourquoi sauver Homère ? Pourquoi sauver Virgile ? Parce qu'ils sont les bases de nos humanités. Le plus grave pour finir ce n'est pas qu'ils disparaissent de la tête de nos écoliers, le plus grave c'est qu'ils ne seront peut-être remplacés par…rien. L'antiquité grecque, l'occident classique ne sont apparemment plus d'actualité pour nos gouvernements. Soit, l'histoire est vieille comme le monde. Alors proposons autre chose : la Mésopotamie ancienne, l'orient ancien, les empires orientaux, plongeons dans nos racines. L'arbre républicain a grandi et nos racines également. Faut-il vraiment que peu à peu l’école de la république confirme ce que nous redoutons le plus ? Une école maîtresse qui formait la liberté d'esprit de ses citoyens ou une école complice qui formate la tête des consommateurs à qui on ne garantit même plus de lendemain ? Oui il faut sauver le grec et le latin, c'est en redécouvrant l’idéal humaniste, politique, philosophique et artistique de l’Antiquité, en rompant avec la pensée médiévale et l’assujettissement à Dieu, la Renaissance a établi les fondements de la pensée moderne. Alors ne refermons pas le livre. Il faut débattre, c'est la grande leçon des Anciens. Non reformatio ! Sed ….Renovatio !!! « Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne ». Victor Hugo. Alors si nous devons absolument nous enrichir que ce soit uniquement de cet enseignement. Et cessons de nous demander à quoi servent le latin et le grec. Il faut servir, parfois, pour subsister, mais il faut toujours rêver d'être bien davantage pour exister. Astrid Shriqui Garain opération Masse crtique Babelio/ First document- 10.2015
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