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Plon
EAN : 9782259211499
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 180
Format : 140 x 225 mm

J'ai choisi d'être médecin chez les Touaregs

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Date de parution : 01/04/2010

Dans la lignée de Soeur Emmanuelle, Docteur Sœur Anne-Marie Salomon livre dans un témoignage inédit l’expérience héroïque de son quotidien dans le désert  auprès des touaregs.

Elle est docteur en médecine. Et religieuse. Depuis un quart de siècle, cette angevine appartenant à la congrégation de la Retraite soigne, presque seule, les habitants et les nomades touaregs d’un coin perdu du sud saharien, qui viennent, à dos de chameau, faire panser leurs plaies, alimenter leurs bébés squelettiques...

Elle est docteur en médecine. Et religieuse. Depuis un quart de siècle, cette angevine appartenant à la congrégation de la Retraite soigne, presque seule, les habitants et les nomades touaregs d’un coin perdu du sud saharien, qui viennent, à dos de chameau, faire panser leurs plaies, alimenter leurs bébés squelettiques et soigner tous leurs maux. Elle revient régulièrement à Vic-sur-Cère, son village qui est aussi le siège de l'association qu'elle a fondée pour soutenir son action.
Quand on la rencontre, quand on voit ce qu’elle a réussi à réaliser et quand elle s’explique avec une surprenante liberté de parole, on s’interroge et on a même un peu honte : comment a-t-on pu si longtemps ignorer cette étonnante épopée d’une femme de foi et de vérité au cœur du désert et de la brousse ?

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EAN : 9782259211499
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 180
Format : 140 x 225 mm
Plon

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ptitgateau Posté le 27 Avril 2017
    Avec une foi à soulever des montagnes, une force de caractère hors du commun, une intelligence déliée, Sœur Anne-Marie entreprend à quarante-cinq ans, des études de médecine et se met au service des plus démunis dans le sud saharien. Elle passe son temps entre cet endroit isolé du Sahara, à soigner les nomades, à suivre des grossesses, à vacciner, à lutter contre le sida où à le soigner, et l’Europe où elle se rend régulièrement pour trouver de l’aide afin d’accomplir au mieux sa mission. Cette femme hors du commun ne se contente pas d’agir sur le terrain, elle forme aussi des personnes qui auront les mêmes compétences qu’elle et qui lui succéderont. Mais qui sont-ils, d’où viennent-ils ces super hommes et femmes capables de faire de si grandes choses pour l’humanité (et dont on ne parle pas assez !), est-ce que chacun de nous est capable de tels choix ? c’est la grande question qui s’insinue dans mon esprit à la lecture de cet ouvrage. Un livre donc, qui fait réfléchir et que je conseille, même si j’aimerais trouver d’autres témoignages, cela doit exister, de personnes qui n’agissent pas au nom d’une religion.
  • VanessaV Posté le 1 Juillet 2010
    En suivant les journalistes durant leur séjour auprès d’Anne-Marie SALOMON, ce sont des propos francs, sans langue de bois, qui nous sont offerts et le récit de vie d’une religieuse pas comme les autres. Jeune femme, elle voulait être et religieuse et médecin mais entrera juste au couvent et deviendra pour la première partie de sa vie professeur de physique/chimie. Sa foi, sa volonté d’être là pour les autres, pour les plus pauvres, la pousse à aller en Afrique, au Mali, et pour plus d’efficacité d’aide l’entraine vers une formation de médecin à plus de quarante ans. C’est cette même motivation d’être au plus près de la pauvreté qui la dirige vers les Touaregs. De sa vie après, peu de choses si ce n’est son temps exclusivement destiné à la médecine, aux centres de soins, aux patients, cette disponibilité constante aux autres mais pas aux remontreurs de bonne conscience venus regarder son travail. De sa situation pendant la période de rébellion au Mali, peu de choses, si ce n’est une prise de conscience des dangers comme si sa vie n’était pas importante et comme si la foi l’aidait en tout. Sœur Anne-Marie présente aussi et surtout ses projets et la politique médicale... En suivant les journalistes durant leur séjour auprès d’Anne-Marie SALOMON, ce sont des propos francs, sans langue de bois, qui nous sont offerts et le récit de vie d’une religieuse pas comme les autres. Jeune femme, elle voulait être et religieuse et médecin mais entrera juste au couvent et deviendra pour la première partie de sa vie professeur de physique/chimie. Sa foi, sa volonté d’être là pour les autres, pour les plus pauvres, la pousse à aller en Afrique, au Mali, et pour plus d’efficacité d’aide l’entraine vers une formation de médecin à plus de quarante ans. C’est cette même motivation d’être au plus près de la pauvreté qui la dirige vers les Touaregs. De sa vie après, peu de choses si ce n’est son temps exclusivement destiné à la médecine, aux centres de soins, aux patients, cette disponibilité constante aux autres mais pas aux remontreurs de bonne conscience venus regarder son travail. De sa situation pendant la période de rébellion au Mali, peu de choses, si ce n’est une prise de conscience des dangers comme si sa vie n’était pas importante et comme si la foi l’aidait en tout. Sœur Anne-Marie présente aussi et surtout ses projets et la politique médicale du Mali. D’une pratique privilégiée malienne très ethnique voire familiale au début, elle met en place des centres de soins pour tous, nomades ou non où le jour de consultation se fait plus en fonction des problèmes médicaux : gynécologie, sida, tuberculose mais aussi paludisme ou bilharziose. Ses engagements et ses actions aident en partie à l’émancipation des femmes (consultation où elles viennent seules mais aussi prévention, contraception et investissement dans les discours ethnico-médicaux de mariages). L’investissement éducatif est là aussi : à chaque centre de soin une école et vis-versa. Le plus important reste la conception de l’Afrique de Sœur Anne-Marie, contre une attitude colonialiste, contre la poursuite des relations historiques entre l’Europe et le continent noir d’un dirigeant arrivé avec l’argent confronté à des mains-d’œuvre obéissantes ou résistantes. Elle n’apporte son soutien financier et de moyens que si la population locale a travaillé sur le projet, l’a étudié, se forme pour l’encadrer et le soutenir à long terme. (...) Le grand point fort de ce livre est aussi pour moi la position de cette sœur sur les occidentaux. Ce mépris des touristes cochant un lieu et cherchant un guide pour aller tâter de l’éléphant. Leur invasion même si porteurs de bons sentiments et de bonne volonté. Leur ignorance du terrain, ne se souciant pas de l’après eux. (...) Même les associations et les ONG en prennent pour leurs grades. Les interrelations des associations sont acclamées et leur processus pratique d’aide décrit. Mais les stratégies « de dons », la méconnaissance du terrain et des projets à court terme sans suivi des locaux de certaines ONG sont épinglés. Et puis deux points annexes mais pas tant que cela : la religion et la culture malienne. La culture malienne dans sa religiosité (pas au sens péjoratif), les gigots d’accouchement mais aussi leurs liens forts à la famille, aux personnages importants comme le marabout (décideur et marieur) ou la forgeronne (la griotte, la conteuse de récits et de nouvelles), la polygamie et la sexualité mais aussi des indications sur les avancées. Les propos sont aussi religieux. Sœur Anne-Marie est une Sœur de la Retraite à la spiritualité ignacienne, proche des jésuites. Et tout le parcours de cette femme semble très emprunt de religiosité (mais pas au sens kitch) : une éducation à la religion (...) Bien-sûr à la vue de son métier de médecin, Sœur Anne-Marie se positionne sur la contraception : elle est pour la pilule au cas par cas et foncièrement contre l’avortement qu’elle ne pratique pas. Mais sous ces aspects très religieux apparaissent aussi des « fantaisies » moins rencontrées (...) Une chose aussi, bien importante dans cette lecture, fut de découvrir la liberté à être religieuse. l'avis complet en suivant le lien
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