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Plon
EAN : 9782259278720
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 196
Format : 135 x 210 mm

Je ne veux pas être jolie

Date de parution : 09/01/2020
Un roman puissant et lumineux à l'image de son héroïne, empreint de justesse et d'émotion.
« Tout le monde m’appelle Jo. Mon frère, ma sœur, mon oncle, ma tante.
Je déteste.
Jo, c’est un raccourci pour ne pas flâner en chemin, c’est le dernier des frères Dalton, un boxeur, une peluche, un chien, mais ce n’est pas Georgia.
Pour aller vite, ma mère aussi m’appelle Jo. Georgia c’est...
« Tout le monde m’appelle Jo. Mon frère, ma sœur, mon oncle, ma tante.
Je déteste.
Jo, c’est un raccourci pour ne pas flâner en chemin, c’est le dernier des frères Dalton, un boxeur, une peluche, un chien, mais ce n’est pas Georgia.
Pour aller vite, ma mère aussi m’appelle Jo. Georgia c’est trop long à dire, et il y aurait tant à dire.
" Jo, mets ta chemise ! Tu es très jolie avec."
Ça aussi je déteste. 
Si j’avais pu ne pas être jolie, rien, peut-être, ne serait arrivé.»

Georgia aurait dû rester, pleurer. Pleurer sa mère. Cette mère dont elle a attendu, espéré, pendant plus de trente ans, un geste, un mot. Cette mère pour qui aujourd'hui, elle revient à l'Hôtel du Bord des vagues où justement tout est arrivé. Elle rejoint sa famille qui ne sait rien. Mais voudra-t-elle vraiment savoir? 
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EAN : 9782259278720
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 196
Format : 135 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cathbouquinade Posté le 4 Octobre 2021
    Découvert au salon du livre de Villeneuve sur Lot, j'ai été attirée par la couverture représentant cette jolie petite fille et ce titre pas très parlant et pourtant .... La 4eme de couverture évoque, un problème relationnelle avec une mère. Ce sujet me parle... Je plonge et ça pique. Les réflexions, les situations évoquées par l'auteure sonnent justes. Lu en en une journée, le ventre serré et la gorge nouée je constate que cet opus est puissant, bien écrit. Est-il exutoire ? Ce serait bien. Et bien non, Jo (désolée...) Georgia !!! n'arrivera pas à faire fuir ses démons. L'importance de savoir parler d'un événement tragique est ici largement évoquée. Trop tard, ne se conjugue pas au futur. Quand il est trop tard, les autres ne comprennent pas, n'entendent pas, ne veulent pas entendre. Jo en sera la première blessée au plus profond d'elle. Mais les secrets ne s’arrêtent pas là, la vie serait-elle un éternel recommencement ? Ce livre nous le confirme. J'ai trouvé à travers la plume de l'auteure une sensibilité évoquant le poids d'un drame silencieux. Les chapitres (notamment le dernier) sont percutants et précisent toute la meurtrissure d’une enfant blessée au plus profond d’elle même. J'ai été le... Découvert au salon du livre de Villeneuve sur Lot, j'ai été attirée par la couverture représentant cette jolie petite fille et ce titre pas très parlant et pourtant .... La 4eme de couverture évoque, un problème relationnelle avec une mère. Ce sujet me parle... Je plonge et ça pique. Les réflexions, les situations évoquées par l'auteure sonnent justes. Lu en en une journée, le ventre serré et la gorge nouée je constate que cet opus est puissant, bien écrit. Est-il exutoire ? Ce serait bien. Et bien non, Jo (désolée...) Georgia !!! n'arrivera pas à faire fuir ses démons. L'importance de savoir parler d'un événement tragique est ici largement évoquée. Trop tard, ne se conjugue pas au futur. Quand il est trop tard, les autres ne comprennent pas, n'entendent pas, ne veulent pas entendre. Jo en sera la première blessée au plus profond d'elle. Mais les secrets ne s’arrêtent pas là, la vie serait-elle un éternel recommencement ? Ce livre nous le confirme. J'ai trouvé à travers la plume de l'auteure une sensibilité évoquant le poids d'un drame silencieux. Les chapitres (notamment le dernier) sont percutants et précisent toute la meurtrissure d’une enfant blessée au plus profond d’elle même. J'ai été le témoin de ce(s) secret(s), constatant une nouvelle fois qu'il n'est pas facile de casser le lien avec ce qui est toxique : conjoint, famille, amis... Le sujet : " #Me Too" est hélas loin d'être épuisé.
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  • celinepassion Posté le 1 Août 2021
    Sujet difficile que le viol d'un enfant par un membre de sa famille, la réaction de l'entourage et le poids porté par la victime. L'histoire se déroule principalement à deux époques de la vie de la victime : l'année du drame et au moment du décès de sa mère, électrochoc faisant remonter le souvenir du viol.
  • sofyling Posté le 19 Juillet 2021
    Un livre extrêmement bien écrit et très bien construit. Un livre tout en retenu et bouleversant de justesse. Un livre tout en sensibilité qui raconte le poids du drame silencieux. Un livre percutant qui dit toute la meurtrissure d’une enfant blessée au plus profond d’elle même. Un livre tout en poésie qui fait de nous le témoin de ce secret. Un livre lumineusement sombre. Un livre d’une beauté brûlante.
  • Little_stranger Posté le 18 Juillet 2021
    Un roman court d'un auteur que je ne connais pas, mais un prénom Georgia, qui lui me parle tout de suite à cause de la chanson "Georgia on my mind" et de son interprétation unique par Ray Charles (même si en l'occurrence la chanson parle de l'état de Georgie aux Etats Unis). C'est l'histoire d'une jeune femme, mère de famille de deux enfants, Anaïs et Pablo. Elle a chassé son conjoint, Romain, du domicile familial, récemment et a rencontré Raphaël avec lequel elle vit une douce histoire d'amour, une bulle d'oxygène dans une vie de mère de famille qui court. Les relations avec Romain, stewart, sont complexes : il a tout du gendre idéal, mais s'est révélé un individu méprisable dans la réalité. Georgia dite Jo par tous les membres de sa fille, apprend le décès de sa mère, Elisabeth et ne ressent rien. Sa mère est morte d'une longue maladie, mais les liens entre Georgia et celle qui lui a donné la vie sont mort alors que Georgia avait 8 ans. La mort de sa mère fait ressurgir le hideux passé de Georgia, comme on soulève le couvercle d'une cocotte dont l'eau bout. Ce n'est bien sûr pas un livre gai,... Un roman court d'un auteur que je ne connais pas, mais un prénom Georgia, qui lui me parle tout de suite à cause de la chanson "Georgia on my mind" et de son interprétation unique par Ray Charles (même si en l'occurrence la chanson parle de l'état de Georgie aux Etats Unis). C'est l'histoire d'une jeune femme, mère de famille de deux enfants, Anaïs et Pablo. Elle a chassé son conjoint, Romain, du domicile familial, récemment et a rencontré Raphaël avec lequel elle vit une douce histoire d'amour, une bulle d'oxygène dans une vie de mère de famille qui court. Les relations avec Romain, stewart, sont complexes : il a tout du gendre idéal, mais s'est révélé un individu méprisable dans la réalité. Georgia dite Jo par tous les membres de sa fille, apprend le décès de sa mère, Elisabeth et ne ressent rien. Sa mère est morte d'une longue maladie, mais les liens entre Georgia et celle qui lui a donné la vie sont mort alors que Georgia avait 8 ans. La mort de sa mère fait ressurgir le hideux passé de Georgia, comme on soulève le couvercle d'une cocotte dont l'eau bout. Ce n'est bien sûr pas un livre gai, mais il est plein de vie : celle de Georgia, celle de ses enfants, celle des arbres dont elle soigne les maladies. Les arbres sont la victoire de Georgia sur l'horreur de l'acte qu'elle a subi, sur le silence familial soigneusement entretenu (maternel d'abord, fraternel ensuite). Georgia ou la grâce de l'enfance abîmée par un monstre contre lequel elle n'avait pas de défense, une enfance qui se répète de mère en fille, un silence assourdissant, qui se brise quand on casse le lien avec ce qui est toxique : conjoint, famille, amis ...
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  • Afleurdelivres Posté le 22 Avril 2021
    Le récit sensible et poignant d’un drame intime aggravé par le poids du silence. « ...ne le dis à personne. C’est un secret ». Quand Georgia entend ces paroles chuchotées dans l’obscurité elle a huit ans et en quelques minutes vieillit d’une dizaine d’années. Aujourd’hui adulte ces choses tues ont laissé en suspens une souffrance non résolue chez « Jo » ce surnom réducteur qu’elle déteste. C’est au décès de sa mère que va ressurgir ce « sale secret », ce traumatisme enfoui ouvrant enfin une voie à la libération de parole. L’annonce de sa mort la laisse sans larmes entre réminiscences, préparatifs de l’enterrement et retour à l’hôtel du bord des vagues de son enfance chez son oncle et sa tante elle lutte pour chasser le spectre de sa mère omniprésent « ...je ne veux ni d’elle ni de sa mort ». Sa mort physique est moins douloureuse que la mort affective qu’elle lui a infligée de son vivant. A travers la narratrice-victime l’écrivaine révèle les dégâts causés par les non-dits intrafamiliaux qui pèsent sur plusieurs générations et condamnent à la perpétuation du mal si la parole ne vient pas briser la fatalité. Le choix maternel du déni alimente la souffrance de sa fille car elle choisit... Le récit sensible et poignant d’un drame intime aggravé par le poids du silence. « ...ne le dis à personne. C’est un secret ». Quand Georgia entend ces paroles chuchotées dans l’obscurité elle a huit ans et en quelques minutes vieillit d’une dizaine d’années. Aujourd’hui adulte ces choses tues ont laissé en suspens une souffrance non résolue chez « Jo » ce surnom réducteur qu’elle déteste. C’est au décès de sa mère que va ressurgir ce « sale secret », ce traumatisme enfoui ouvrant enfin une voie à la libération de parole. L’annonce de sa mort la laisse sans larmes entre réminiscences, préparatifs de l’enterrement et retour à l’hôtel du bord des vagues de son enfance chez son oncle et sa tante elle lutte pour chasser le spectre de sa mère omniprésent « ...je ne veux ni d’elle ni de sa mort ». Sa mort physique est moins douloureuse que la mort affective qu’elle lui a infligée de son vivant. A travers la narratrice-victime l’écrivaine révèle les dégâts causés par les non-dits intrafamiliaux qui pèsent sur plusieurs générations et condamnent à la perpétuation du mal si la parole ne vient pas briser la fatalité. Le choix maternel du déni alimente la souffrance de sa fille car elle choisit un autre camp que celui de son enfant. Sans le soutien parental le silence prend le pouvoir et devient pilote de la destinée de Giorgia, sa toxicité poursuivant son œuvre dans le temps. Questions évitées, réprimandes, rejet sont le quotidien de cette petite depuis le secret et la séparation de ses parents qui a mis à mal sa mère, peu attentive à elle depuis. Ne pointant que ses insuffisances, sa beauté est la seule qualité qu’elle lui consent. Malgré les signaux de souffrances allant de l’énurésie nocturne aux claquements de portes personne ne cherche à comprendre Giorgia. Un « chut, surtout tais-toi » flotte tacitement. Même après ses révélations chocs sa famille esquive car il faut garder la face et puis « La famille perdrait l’équilibre si ... La famille ne doit pas disparaître. » Le déni du clan familial trace sa route. Ici la prise de parole est moins réparatrice que libératrice. Elle se reconstruit auprès de ses deux enfants, des arbres qu’elle soigne et de son nouvel amour, non sans difficultés. Dans une écriture percutante l’écrivaine retranscrit avec véracité le ressenti de cette enfant meurtrie mais combative tiraillée entre la peur et un conflit de loyauté paralysant. Au fil des pages une petite fille silencieuse et courageuse vous prend par la main pour vous montrer ce qu’elle ne pouvait dire faisant du lecteur un témoin et, souhaitons-le, un transmetteur.
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