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        Je suis ici pour vaincre la nuit

        Fleuve éditions
        EAN : 9782265115705
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 352
        Format : 130 x 200 mm
        Je suis ici pour vaincre la nuit
        Yo Laur (1879 - 1944)

        Date de parution : 24/08/2017
        « Il est désormais trop tard pour reculer. Trop tard pour ne pas sauter à pieds joints dans le cercle.»
        Paris-Alger-Ravensbrück. Trois lieux pour retracer l’existence d’Yvonne Bellot, née Yvonne Brunel-Neuville, dite « Yo Laur », fille d’artiste, artiste elle-même et arrière-grand-tante auréolée de mystère de l’auteure et narratrice de ce livre.
         
        Enfant douée dans l’ombre de son père, élève talentueuse en quête de modernité, observatrice singulière dans la casbah d’Alger, Yo Laur...
        Paris-Alger-Ravensbrück. Trois lieux pour retracer l’existence d’Yvonne Bellot, née Yvonne Brunel-Neuville, dite « Yo Laur », fille d’artiste, artiste elle-même et arrière-grand-tante auréolée de mystère de l’auteure et narratrice de ce livre.
         
        Enfant douée dans l’ombre de son père, élève talentueuse en quête de modernité, observatrice singulière dans la casbah d’Alger, Yo Laur fut tout cela, et aussi une épouse toquée de son homme, une frondeuse, une aventurière… jamais une mère. Elle a traversé des décennies de progrès, de beauté et de sauvagerie mêlés, défié les normes de son genre, croisé les légendes, de Gertrude Stein à Charles Nungesser, vécu comme elle l’entendait avant de s’éteindre parmi les femmes et les enfants du camp où elle fut déportée.
        En reconstituant le puzzle familial à l’aide des pièces d’archives et de son imagination, Marie Charrel a tenu le pari d’éloigner sa peintre des ténèbres de l’oubli. Au-delà du témoignage sur cette femme exceptionnelle, se font écho, à cent ans d’écart, deux existences qui résonnent d’un même désir : vaincre la nuit pour vivre libre.
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        EAN : 9782265115705
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 352
        Format : 130 x 200 mm
        Fleuve éditions
        19.90 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • nicolashouguet Posté le 16 Juillet 2018
          Certains livres arrivent par hasard et par chance. J’allais partir de cette soirée d’anniversaire. Il se faisait tard. Un mec jouait de la guitare dans le petit café où j’avais été convié. J’avais fini mon mojito et la nuit était rythmée par les premiers départs. Je n’avais pas parlé à tous ceux que je voulais, comme c’est le regret qui conclut parfois ce genre de réunion. En sortant, je croise une amie qui me tance gentiment de m’avoir encore manqué. Alors je reste encore un peu. En face d’elle, il y a Marie Eugène, éditrice de chez Fleuve, que je ne connais pas. Elle me parle de ce roman de Marie Charrel. Je lui oppose paresseusement l’amas de livres qui attendent ma lecture et dont je commence à comprendre au fond que je n’en viendrai jamais à bout et que c’est toute la beauté de la chose. Mais ici, elle me plait. Sa flamme et sa passion me touchent. Quelque chose de profond s’écoule dans ce livre, je le devine déjà. Je sais que lorsqu’il arrivera, je le lirai, sourd à toutes mes autres obligations. Parce qu’il y avait dans son regard quelque chose d’impérieux, le reflet d’une émotion sincère. Parce... Certains livres arrivent par hasard et par chance. J’allais partir de cette soirée d’anniversaire. Il se faisait tard. Un mec jouait de la guitare dans le petit café où j’avais été convié. J’avais fini mon mojito et la nuit était rythmée par les premiers départs. Je n’avais pas parlé à tous ceux que je voulais, comme c’est le regret qui conclut parfois ce genre de réunion. En sortant, je croise une amie qui me tance gentiment de m’avoir encore manqué. Alors je reste encore un peu. En face d’elle, il y a Marie Eugène, éditrice de chez Fleuve, que je ne connais pas. Elle me parle de ce roman de Marie Charrel. Je lui oppose paresseusement l’amas de livres qui attendent ma lecture et dont je commence à comprendre au fond que je n’en viendrai jamais à bout et que c’est toute la beauté de la chose. Mais ici, elle me plait. Sa flamme et sa passion me touchent. Quelque chose de profond s’écoule dans ce livre, je le devine déjà. Je sais que lorsqu’il arrivera, je le lirai, sourd à toutes mes autres obligations. Parce qu’il y avait dans son regard quelque chose d’impérieux, le reflet d’une émotion sincère. Parce que je sais d’ores et déjà que je ne résisterai pas à son titre mystérieux et très beau. « Je suis ici pour vaincre la nuit ». Et ce nom étrange en sous-titre : « Yo Laur (1879-1944) » Les romans sont des secrets qu’on arrache à l’obscurité. A l’indifférence du temps qui passe et qui, inexorablement, charrie l’oubli. Il arrive que l’on n’écoute plus les voix des disparus dans le silence, dans les non-dits qui hantent les familles, dans les trous de mémoires. Mais parfois, on s’arrête, le présent s’estompe et on entend la rumeur de ceux qui nous ont précédés. Lire ce livre c’est accorder cette attention-là. Le sentiment que leur tragédie et leur passage sur terre aura besoin de nous pour s’incarner, pour qu’on se souvienne de leur nom et de leur importance. Rien n’est plus triste que ces noms que l’on a oubliés et qu’on balaie d’un œil distrait quand on les croise dans les cimetières ou sur les monuments aux morts. Les artistes qu’on oublie… Et leurs vies fulgurantes balayées par une postérité arbitraire. Ce livre est un passé qu’on recompose. Un tableau croisé au hasard d’un repas de famille. Une lumière particulière. Un regard singulier qui transperce la toile. Quelle en est l’histoire ? Qui s’en souvient encore ? Dans ce livre, on traquera les mots des vivants avant qu’ils se perdent dans la mort ou dans l’extrême vieillesse. Quand une histoire s’éteint avec ses derniers témoins, quand elle perd le souvenir des visages qui la rendaient vibrante. C’est ainsi que l’auteure va raconter son aïeule, Yo Laur, à partir d’un tableau de famille qui a retenu son attention. Elle va tout faire pour évoquer le parcours de cette femme mystérieuse. Recomposer sa vie pour comprendre son passé. Celui qu’elle n’a pas connu et qui pèse sur elle comme une ombre et une fascination. Marie Charrel met d’abord en scène sa recherche. La biographe devient le sujet, la structure encadrante du récit, et sa quête est aussi passionnante que le personnage dont elle suit les traces. Peu à peu le voile se lève, de témoignages en archives, en écumant les bibliothèques. Elle fait la lumière sur ce nom qui peu à peu s’effaçait. Yo Laur était la fille d’un peintre. Talentueux et assez reconnu, peignant de manière classique, bien souvent des chats. Sa fille va lui emboiter le pas et creuser le même sillon, jusqu’à égaler et surpasser son père. Elle va étudier l’art. Observer la révolution des fauves, subir un choc esthétique devant l’œuvre de Matisse. Elle va surtout faire de sa vie une aventure. Elle est insaisissable et libre. Elle est une artiste ambitieuse en quête de son identité. Elle va épouser un aviateur et voyager, connaître en particulier la lumière d’Algérie et sortir des clichés coloniaux pour peindre des portraits sublimes de femmes arabes, sans les breloques et le folklore qu’on leur apposait alors. Elle ne cessera de dessiner. De traverser son époque et d’y apposer son trait. Jusqu’à sa déportation à Ravensbruck. C’est le lieu du premier chapitre, une sorte de prologue. On découvre la mémoire de cette femme, son ressenti écrit en italique. On sait que c’est ici que ça finira, dans ce terrible camp. Et comme toujours quand on se projette dans les mots de ceux qui ont subi cette horreur, le regard se fait autre, grave, comme pris à témoin et l’émotion devient puissante et douloureuse. Et puis il y a le présent de la narratrice qui va déterrer ce passé sous les silences, dans les bibliothèques et dans les correspondances, dans les réponses inattendues que ses bouteilles à la mer provoquent. Dans son effort de mémoire qui ranime les fantômes, leurs joies et leurs souffrances qui sommeillaient dans les greniers et les malles entassées, oubliées dans un coin. Je me suis dit qu’on oubliait les gens de la même façon, quand on arrête de rabâcher leurs anecdotes. Je me suis dit qu’il fallait prendre garde au radotage des anciens. Je me suis dit qu’il fallait attentivement regarder les photos, les tableaux, les mots tracés d’une plume désuète, car sommeillent là nos épopées. Car plutôt qu’une biographie classique, on est entrainé dans le souffle d’un destin, dans du romanesque pur. Dans un portrait de femme absolument fascinant. Puisque cette Yolande Bellot, nom anodin dormant sur les registres a l’allure d’une héroïne de roman. En fouillant dans le passé familial, en interrogeant sans trop d’espoir ceux qui s’en souviennent encore un peu, de fausses pistes en fausses pistes, la narratrice arrache cette figure à la nuit qui la menaçait. Ce beau titre évoque autant sa tâche que le destin de son héroïne. En faisant cela, elle ravive son monde. J’ai songé aux premières scènes du Titanic de James Cameron, quand le passé retrouve ses couleurs et ses protagonistes à la grâce d’un dessin, miraculeusement retrouvé. J’ai songé au souffle que j’ai tant aimé dans Le Patient anglais, à ces vies passionnées, emportées, émancipées, envoyant les usages du monde au diable. J’ai songé à ce pan de l’histoire de l’art que Yannick Grannec a décrit dans Le Bal mécanique, cette correspondance du présent au passé. J’aime ce qui nous enracine. J’aime ce qui nous rappelle que l’on fait partie de cette époque, de cette histoire, et qu’on n’est pas en paix avec ce passé-là, qu’il faut inlassablement lui rendre sa dimension humaine. Pour autant, il ne s’agit pas d’un livre de pur témoignage, ou seulement d’une œuvre de mémoire. Très vite, on se moque de savoir ce qui est réel et ce qui est inventé. On est simplement emportés par l’audace de cette femme qui très jeune a brisé les conventions et les carcans pour vivre une vie à sa hauteur, librement, farouchement, avec un anticonformisme qui n’est pas sans rappeler Alexandra David Neel. On traverse les temps qu’elle a vécu avec son audace et son courage comme seuls flambeaux. Et ce bel amour qu’elle nourrit toute sa vie pour cet époux de qui elle est si souvent séparée. L’état d’esprit de Yo Laur finit par irradier le roman. Par inspirer. Elle est une exploratrice, une aventurière de la lumière, une triomphatrice de la nuit, dans son art et dans sa vie. Au bout du livre, ressentant l’opiniâtreté des recherches de l’auteure, partageant les souvenirs de Yo Laur, ressentant sa sensibilité très fortement, dans ces chapitres en italique, j’ai eu le sentiment de me souvenir. De l’écriture du livre et de la trajectoire de cette femme extraordinaire. De connaître sa voix. De connaître son nom pour ne plus l’oublier. Baudelaire, parfois a tort. Aux yeux du souvenir, le monde peut être immense. Et parfois, il arrive à la nuit d’être bel et bien vaincue, Puisqu’à présent je n’oublierai pas le nom de Yo Laur.
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        • Eve94 Posté le 13 Janvier 2018
          Marie Charrel nous fait vivre, à travers son livre, la découverte de son arrière grand 'tante et les démarches qu'elle a entreprises pour mieux connaître son aïeule. Des chapitres courts rendent vivants le discours retraçant les recherches et montrent l'opiniâtreté et la détermination de l'auteur à en apprendre davantage malgré les difficultés, les aléas et les discours dissuasifs. Ces chapitres alternent avec un témoignage romancé de Yo Laur : artiste peintre, influencée par son père dans un premier temps, reconnue pour son talent dès lors qu'elle retrouve la terre d'Alger. Une femme intègre, obstinée, libre, courageuse et généreuse ; nombre des caractères dont a également dû faire preuve Marie Charrel dans l'envie de découvrir et faire connaître la vie de son arrière grand' tante. Un très bel hommage à cette femme qui a choisi de vivre pleinement à travers son art et sa vie de femme ; elle a rencontré des hommes au destin remarquable, a aimé un homme tout autant libre qu'elle et souhaité témoigner de la vie des prisonnières à travers ses derniers croquis en Allemagne alors qu'elle y était déportée.....Madame j'ai été enchantée de faire votre connaissance. Merci Marie Charrel : avez-vous rencontré Nathan Lumbroso ?
        • JeuneLamboley Posté le 20 Décembre 2017
          Ce livre raconte la vie de Yo Laur, artiste peintre déportée à Ravensbrück, et le cheminement d'une écrivaine pour retrouver sa trace. L'écriture est belle et on apprend beaucoup sur l'histoire de la peinture au début du XXe siècle. Dans un langage simple, la peinture est particulièrement bien décrite. La construction, mi-romanesque mi-autobiographique, permet de mêler fiction, sincérité et vérité historique. L'autrice parvient à raconter la vie des camps de concentration en gardant toute sa précision, en suivant les traces des femmes artistes qui y sont restées. Le style est direct, émouvant et immersif.
        • aurelie78260 Posté le 23 Novembre 2017
          Je remercie Marie Charrel pour l'envoi de son livre. Avec "Je suis ici pour vaincre la nuit", nous découvrons une grande dame, Yo Laur, peintre, et qui n'est autre que la grande tante de l'auteure Marie. Quand Marie était petite, elle était attirée par un tableau de Yo Laur. A chaque fois qu'elle posait des questions, tous les membres de sa famille esquivaient le sujet et ses questions restaient sans réponse. Marie n'a jamais oublié ce tableau et a décidé de mener son enquête pour savoir pourquoi le sujet était "tabou". Comme elle a su faire par le passé avec son "vrai père", elle part sur les traces de Yo Laur. Ce livre est une biographie de la peintre Yo Laur. Le livre reprend les trois grandes étapes de la vie de Yo Laur. En passant de Paris à Alger pour finir à Ravensbrück. L'auteure va se rendre à Alger puis à Ravensbrück afin de retrouver les traces de Yo Laur, de voir où elle avait vécu, de s'imprégner de sa vie... L'auteure nous raconte la vie de Yo Laur et alterne avec ses recherches de nos jours. Marie a réalisé un travail de recherche important, on voit que... Je remercie Marie Charrel pour l'envoi de son livre. Avec "Je suis ici pour vaincre la nuit", nous découvrons une grande dame, Yo Laur, peintre, et qui n'est autre que la grande tante de l'auteure Marie. Quand Marie était petite, elle était attirée par un tableau de Yo Laur. A chaque fois qu'elle posait des questions, tous les membres de sa famille esquivaient le sujet et ses questions restaient sans réponse. Marie n'a jamais oublié ce tableau et a décidé de mener son enquête pour savoir pourquoi le sujet était "tabou". Comme elle a su faire par le passé avec son "vrai père", elle part sur les traces de Yo Laur. Ce livre est une biographie de la peintre Yo Laur. Le livre reprend les trois grandes étapes de la vie de Yo Laur. En passant de Paris à Alger pour finir à Ravensbrück. L'auteure va se rendre à Alger puis à Ravensbrück afin de retrouver les traces de Yo Laur, de voir où elle avait vécu, de s'imprégner de sa vie... L'auteure nous raconte la vie de Yo Laur et alterne avec ses recherches de nos jours. Marie a réalisé un travail de recherche important, on voit que cela lui tient vraiment à coeur. Ce n'est pas un simple caprice. Il y a un réel besoin de savoir, d'un retour aux sources. Elle n'a eu de cesse d'écrire des courriers à des tas d'organismes afin de couvrir le plus de pistes possibles. Beaucoup de ses demandes n'ont pas abouti, ou d'autres se sont révélées être de vraies surprises. Les descriptions que ce soit au niveau des tableaux de Yo Laur, au niveau des paysages, des questionnements, tout est habilement expliqué pour être au plus réel. Un travail de longue haleine qui a le mérite d'être reconnu. On ne peut qu'apprécier la persévérance de Marie afin de faire lumière sur ce mystère familial. Je ne peux que vous conseiller de lire cet opus singulier qui sort du lot. Une lecture émouvante où les pages se tournent toutes seules. J'ai été littéralement embarquée par l'histoire de Yo Laur. Marie a su me faire vibrer à travers l'histoire de Yo Laur. Une histoire pas commune. Une histoire qui m'a touchée. Un livre qui s'est révélé être une vraie pépite. Un bel hommage/témoignage délivré par sa petite nièce, Marie Charrel. Si vous aussi vous voulez être transporté par le personnage de Yo Laur et l'histoire de ses peintures, lisez-le et vous ne serez pas déçu !
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        • eirenamg Posté le 20 Novembre 2017
          L'auteur décide de mener l'enquête autour d'un tableau qui la fascine enfant, elle découvre que dans sa famille de peintre, une jeune femme Yo Laur en est l'auteur. Pourquoi n' a t-elle jamais entendu parler d'elle? Quels sont les secrets autour de sa vie? Ceci va être le point de départ de son enquête pour essayer de comprendre pourquoi la vie de cette femme a été mise sous silence. Dans le récit enchâssé, on a à la fois les interrogations, mais aussi les bribes d'éléments qu'elle réussit à arracher aux archives, aux rares témoins aujourd'hui et la vie fictionnée de Yo Laur . Ce qui est intéressant dans ce livre c’est la quête pour comprendre les raisons de cet oubli et de cette fascination qu’elle exerce sur l’auteur. On découvre aussi le traitement des femmes de la fin du 19e au 20e, elle plus talentueuse que son père , que son enseignant Gérôme mais elle est cantonnée à son rôle d’élève car c’est une femme. Au-delà de la peinture et de son envie d’être artiste , l’auteur questionne aussi cette condition de femme. Sa volonté de se trouver un style, elle l’enfant prodige aux chats qui étouffe de plus en plus... L'auteur décide de mener l'enquête autour d'un tableau qui la fascine enfant, elle découvre que dans sa famille de peintre, une jeune femme Yo Laur en est l'auteur. Pourquoi n' a t-elle jamais entendu parler d'elle? Quels sont les secrets autour de sa vie? Ceci va être le point de départ de son enquête pour essayer de comprendre pourquoi la vie de cette femme a été mise sous silence. Dans le récit enchâssé, on a à la fois les interrogations, mais aussi les bribes d'éléments qu'elle réussit à arracher aux archives, aux rares témoins aujourd'hui et la vie fictionnée de Yo Laur . Ce qui est intéressant dans ce livre c’est la quête pour comprendre les raisons de cet oubli et de cette fascination qu’elle exerce sur l’auteur. On découvre aussi le traitement des femmes de la fin du 19e au 20e, elle plus talentueuse que son père , que son enseignant Gérôme mais elle est cantonnée à son rôle d’élève car c’est une femme. Au-delà de la peinture et de son envie d’être artiste , l’auteur questionne aussi cette condition de femme. Sa volonté de se trouver un style, elle l’enfant prodige aux chats qui étouffe de plus en plus sous l’ombre paternelle. J’ai apprécié d’être dans la tête de Yo Laur et de découvrir la peinture à travers ses yeux. J’ai aimé son côté aventureux et suivre son récit en filigrane entre le récit de l’auteur, et de découvrir cette artiste que je ne connaissais pas. J’ai apprécié la découverte de l’Algérie, subir à travers ses mots le choc du fauvisme, sa volonté d’émancipation aussi. Alors peu importe ce que l’auteur rajoute, romance, elle fait de Yo Laur un personnage de fiction fascinant, on prend plaisir à la suivre. A se laisser porter dans la vie de cette jeune femme. Un belle restitution d’une identité qui vainc les ombres pour mettre Yo Laur en pleine lumière.
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