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        Jeanne d'Arc, Vérités et légendes

        Perrin
        EAN : 9782262029517
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 240
        Format : 140 x 210 mm
        Jeanne d'Arc, Vérités et légendes

        Date de parution : 02/10/2008

        La médiéviste Colette Beaune est en colère ! Peut-on laisser tout dire, tout écrire au prétexte que la « grande » histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez « folklorique » ? En quelques chapitres courts, incisifs, l'historienne bat en brèche tous les lieux communs qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.

        Jeanne, la petite bergère de Domrémy… Une putain doublée d'une sorcière… Fille cachée du roi, elle ne serait pas morte sur le bûcher à Rouen en 1431…
        La médiéviste Colette Beaune est en colère ! Peut-on laisser tout écrire au prétexte que la " grande " histoire serait parfois trop complexe, ou...

        Jeanne, la petite bergère de Domrémy… Une putain doublée d'une sorcière… Fille cachée du roi, elle ne serait pas morte sur le bûcher à Rouen en 1431…
        La médiéviste Colette Beaune est en colère ! Peut-on laisser tout écrire au prétexte que la " grande " histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez " folklorique " ?
        Dans un livre court, incisif, et avec beaucoup d'humour, l'historienne bat en brèche les nombreuses légendes qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.

        Historienne du Moyen Age, Colette Beaune est professeur émérite à l'université de Paris X. Elle a notamment publié Naissance de la nation France et Journal d'un bourgeois de Paris. Sa biographie Jeanne d'Arc a reçu le prix du Sénat du meilleur livre d'histoire.

        • Presse:

          "Colette réfute brillamment les idées fausses qui sont véhiculées sur la Pucelle"
          "Un ouvrage salutaire."
          Nicolas Offenstadt, Le Monde des livres, 10 Octobre 08

          "..un plaidoyer drôle et convaincant pour la vérité."
          La Nouvelle République, 12 Octobre 08

          "L'historienne Colette Beaune met à mal les légendes qui courent sur la Pucelle."
          "Colette Beaune conteste la méthode qui consiste à suggérer que les historiens fabriqueraient une vérité officielle pour mieux cacher des vérités "gênantes" que le grand public attendrait qu'on lui dévoile."
          Paul-François Paoli, Le Figaro Littéraire, 16 Octobre 08

          "Court, dense, personnel, maniant l'humour, l'ouvrage est polémique - au sens étymologique du terme : l'auteur part en guerre, comme l'assure le bandeau de l'éditeur, "pour en finir avec ceux qui racontent n'importe quoi !""
          Jean Sévillia, Le Figaro Magazine, 25 Octobre 08

          "Dans son dernier livre, un petit bijou d'érudition et de colère, l'éminente médiéviste traque, une par une, les idées reçues sur la Pucelle."
          Clara Dupont-Monod, L'Histoire, Décembre 08
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        EAN : 9782262029517
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 240
        Format : 140 x 210 mm
        Perrin
        18.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Lazlo23 Posté le 22 Octobre 2015
          Écrit par une médiéviste, spécialiste reconnue de Jeanne d'Arc, ce livre est né d'un mouvement d'humeur suite à la publication d'un ouvrage à sensation sur la Pucelle d'Orléans. Le but avoué de Colette Beaune est ici de tordre le cou à un certain nombre d'idées reçues, voire de bobards, qui courent sur Jeanne. Il est vrai que de son vivant, déjà, Jeanne est un mythe, dont les objets et vêtements sont considérés comme sacrés. Très vite, des légendes courent sur son compte : les Armagnacs, partisans du roi, la disent bergère, ce qui est une manière de la relier à des figures positives comme Abel ou les bergers de la nativité. On la présente aussi comme une prophétesse, dont elle aurait les principaux attributs : sa venue a été annoncée, elle est vierge, entend des voix, porte des signes de prédestination sur le corps (une tache rouge derrière l’oreille) et sait prédire l’avenir. Tout cela, en plus de son martyre quasi christique, la désigne très tôt comme une sainte, même si sa canonisation n’intervient pas avant 1920. A l’opposé, ses adversaires (les Bourguignons), la dépeignent sous les traits d’une vachère ou d’une servante, c’est-à-dire de la catégorie sociale la... Écrit par une médiéviste, spécialiste reconnue de Jeanne d'Arc, ce livre est né d'un mouvement d'humeur suite à la publication d'un ouvrage à sensation sur la Pucelle d'Orléans. Le but avoué de Colette Beaune est ici de tordre le cou à un certain nombre d'idées reçues, voire de bobards, qui courent sur Jeanne. Il est vrai que de son vivant, déjà, Jeanne est un mythe, dont les objets et vêtements sont considérés comme sacrés. Très vite, des légendes courent sur son compte : les Armagnacs, partisans du roi, la disent bergère, ce qui est une manière de la relier à des figures positives comme Abel ou les bergers de la nativité. On la présente aussi comme une prophétesse, dont elle aurait les principaux attributs : sa venue a été annoncée, elle est vierge, entend des voix, porte des signes de prédestination sur le corps (une tache rouge derrière l’oreille) et sait prédire l’avenir. Tout cela, en plus de son martyre quasi christique, la désigne très tôt comme une sainte, même si sa canonisation n’intervient pas avant 1920. A l’opposé, ses adversaires (les Bourguignons), la dépeignent sous les traits d’une vachère ou d’une servante, c’est-à-dire de la catégorie sociale la plus méprisable, mais aussi d’une sorcière ou encore d’une putain : ces accusations permettront de la faire condamner en 1431. Avec le temps, d’autres fables courront sur son compte : on dira d’elle qu’elle était un page déguisé en femme ; on en fera une demi-sœur de Charles VII (d’où la facilité avec laquelle celui-ci accepta de la recevoir, à Chinon) ; on prétendra que ce n’est pas elle mais une autre condamnée qui a été brûlée vive à Rouen ; quant à ses fameuses voix, on les attribuera à l’hystérie, à la schizophrénie, voire à un lien incestueux au père. Avec l’avènement de la 3è République, au 19è siècle, Jeanne d’Arc devient la vedette des manuels scolaires illustrés : sa naissance paysanne, son statut de petite bergère, font d’elle une icône parfaite pour incarner une nation essentiellement rurale ; en outre, elle est née en Lorraine, province conquise par les Prussiens en 1870 : rien d’étonnant donc à ce qu’elle devienne le symbole d’une certaine France revancharde. De là à faire de Jeanne, héroïne de la lutte contre l’envahisseur étranger, une lointaine inspiratrice de la formule « La France aux Français », il n’y a qu’un pas, que l’extrême-droite ne tardera pas à franchir, donnant ainsi une lecture ultra nationaliste et xénophobe de ce destin hors du commun. En conclusion, "Jeanne d'Arc, vérités et légendes" est un livre passionnant, même pour un non spécialiste comme moi. Écrit simplement et de façon didactique, il resitue dans la durée un certain nombre de débats d'actualité.
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        • herveloth Posté le 18 Mai 2013
          Avec « Jeanne d’Arc, Vérités et Légendes », l’historienne et chercheuse Colette Beaune, professeur émérite à l’Université Paris X – Nanterre, règle ses comptes et démonte, méthodiquement, consciencieusement et sans pitié, les affabulations des mythographes qui, du XVe siècle à nos jours, essaient de tordre la réalité historique pour la faire coïncider avec leurs théories – souvent fumeuses et correspondant aux envies de leur public. Elle le fait sans gants, avec humour, voire un certain plaisir revanchard lorsqu’elle s’en prend aux publications les plus récentes. Un livre carré, intéressant, facile d’accès pour les historiens néophytes (comme moi), aux antipodes de toutes les théories conspirationnistes ou farfelues qui circulent encore (Jeanne aurait été la fille cachée du roi, elle ne serait pas morte sur le bûcher, elle aurait été un homme, etc.), et qui replace très précisément le personnage historique dans son contexte, tout en expliquant l’évolution de la (ou plutôt des) légende(s) qui se sont greffées autour de la Pucelle, sans non plus faire l’impasse sur les zones d’ombre ou les interrogations qui subsistent. On comprendra, dès lors, que les mythographes contemporains grincent des dents et n’aient d’autre argument à opposer à la médiéviste que de l’accuser de rejeter les... Avec « Jeanne d’Arc, Vérités et Légendes », l’historienne et chercheuse Colette Beaune, professeur émérite à l’Université Paris X – Nanterre, règle ses comptes et démonte, méthodiquement, consciencieusement et sans pitié, les affabulations des mythographes qui, du XVe siècle à nos jours, essaient de tordre la réalité historique pour la faire coïncider avec leurs théories – souvent fumeuses et correspondant aux envies de leur public. Elle le fait sans gants, avec humour, voire un certain plaisir revanchard lorsqu’elle s’en prend aux publications les plus récentes. Un livre carré, intéressant, facile d’accès pour les historiens néophytes (comme moi), aux antipodes de toutes les théories conspirationnistes ou farfelues qui circulent encore (Jeanne aurait été la fille cachée du roi, elle ne serait pas morte sur le bûcher, elle aurait été un homme, etc.), et qui replace très précisément le personnage historique dans son contexte, tout en expliquant l’évolution de la (ou plutôt des) légende(s) qui se sont greffées autour de la Pucelle, sans non plus faire l’impasse sur les zones d’ombre ou les interrogations qui subsistent. On comprendra, dès lors, que les mythographes contemporains grincent des dents et n’aient d’autre argument à opposer à la médiéviste que de l’accuser de rejeter les éléments qui ne lui conviennent pas. Ils ne se privent pourtant pas eux-mêmes d’user de pareille méthode. Toutefois, lorsque Colette Beaune écarte une affirmation, au moins le fait-elle scientifiquement, en étayant son avis de preuves solides, en se basant sur les textes et les faits, et en négligeant effectivement toute théorie sans autre fondement que le « et si ?… » Certains regretteront peut-être que le style d’écriture de Colette Beaune ne soit guère littéraire. Cela serait sans doute gênant s’il s’agissait d’un roman. Il s’agit d’un ouvrage scientifique et le style a la rigueur et la clarté requise pour ce genre d’ouvrages, sans fioriture ni rideau de fumée. Bref, une lecture indispensable pour quiconque s’intéresse à Jeanne et est déjà tombé sur des textes assurant détenir « la vérité vraie qu’on nous a si longtemps cachée »…
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        • urbanbike Posté le 12 Janvier 2009
          Depuis que je suis gamin, c'est fou le nombre de racontars que j'ai pu entendre à propos de La Pucelle…! L'explication est aisée, mes grands-parents paternels avaient une boutique rue de Bourgogne à Orléans, là où passe chaque année la fête de Jeanne d'Arc, considérée comme la libératrice de la ville depuis le 29 avril 1429. Par ailleurs Patay, Blois, Jargeau, Beaugency, Sully-sur-Loire et son quai des mariniers, Gien et bien d'autres villes où elle se rendit sont également liées à mon enfance. Certaines histoires colportées sont dignes des meilleurs chapitres de certains romans d'heroic fantasy… Il manque juste le gag du passage d'une soucoupe volante lors de la crémation de Jeanne à Rouen comme dans la vie de Bryan pour que ce soit complet…! J'ai pu lire ou entendre d'autres hypothèses amusantes comme celle d'une possible ascendance royale ou encore de belles légendes sur sa vie de mère de famille… après son exécution rouennaise… Mais aussi une très belle histoire qui parle de l'amour impossible que lui portait Gilles de Rais, exécuté à Nantes en 1440, dont la propre vie donna naissance à la légende de Barbe-Bleue… Bref, Jeanne d'Arc est devenue depuis longtemps un personnage phare de l'histoire de France... Depuis que je suis gamin, c'est fou le nombre de racontars que j'ai pu entendre à propos de La Pucelle…! L'explication est aisée, mes grands-parents paternels avaient une boutique rue de Bourgogne à Orléans, là où passe chaque année la fête de Jeanne d'Arc, considérée comme la libératrice de la ville depuis le 29 avril 1429. Par ailleurs Patay, Blois, Jargeau, Beaugency, Sully-sur-Loire et son quai des mariniers, Gien et bien d'autres villes où elle se rendit sont également liées à mon enfance. Certaines histoires colportées sont dignes des meilleurs chapitres de certains romans d'heroic fantasy… Il manque juste le gag du passage d'une soucoupe volante lors de la crémation de Jeanne à Rouen comme dans la vie de Bryan pour que ce soit complet…! J'ai pu lire ou entendre d'autres hypothèses amusantes comme celle d'une possible ascendance royale ou encore de belles légendes sur sa vie de mère de famille… après son exécution rouennaise… Mais aussi une très belle histoire qui parle de l'amour impossible que lui portait Gilles de Rais, exécuté à Nantes en 1440, dont la propre vie donna naissance à la légende de Barbe-Bleue… Bref, Jeanne d'Arc est devenue depuis longtemps un personnage phare de l'histoire de France et l'objet de toutes les récupérations possibles dont une tentative par le Cardinal de Richelieu lui-même… Ce livre de Colette Beaune a ceci de captivant qu'il remet de l'ordre dans un fatras de fables et contre-vérités, et cela non sans humour (!!), tant il existe d'hypothèses qui ne tiennent pas à la lumière des faits historiques… Bref, un texte érudit, polémique et drôle pour en finir avec ceux qui racontent n'importe quoi ! C'est aussi un chouette coup de gueule d'une historienne du Moyen Age, professeur émérite à l'université de Paris X, spécialiste de Jeanne d'Arc dont les travaux se retrouvèrent réfutés et instrumentalisés dans une émission de télévision…! En résumé, l'auteur a rédigé ce livre après avoir découvert comment ses interventions et celles d'autres collègues universitaires ont été "utilisées", découpées, montées dans une émission de télévision diffusée en mai 2008 pour donner le beau rôle à une hypothèse particulièrement délirante, une nouvelle vérité (sic…!) qui aurait échappée à tous les historiens depuis plus de 500 ans. Tout le monde connaît la force du rouleau compresseur de l'image télévisuelle et Colette Beaune l'explique en début d'ouvrage…! Du coup, elle a analysé les textes de ces nouveaux mythographes, ses 235 pages disloquent avec ironie et précision ces théories trop belles pour être crédibles, leurs inventions…! C'est absolument passionnant. Ce genre d'analyse serait à appliquer à bien d'autres événements, anciens ou très récents, qui se retrouvent soudainement scénarisés sous la forme d'un complot…! Les minimalistes et les mythographes, en général, n'ont aucune sympathie pour l'époque médiévale, "un monde irrationnel fait d'un mélange de symboles, de magie, de religion, de secrets, de sorcellerie…". Il leur échappe totalement que l'époque fut très créative en matière politique — elle inventa l'État moderne — comme en matière de lien social. La nation est une invention médiévale. Mais, comme l'écrit l'auteur, le héros ne meurt jamais dans l'esprit de certains… Même si une substitution fût matériellement impossible lors de l'exécution de Jeanne à Rouen le 30 mai 1431 comme l'attestent les témoins de l'époque, témoins souvent récusés par les mythographes…! Je ne vois pas en quoi les témoignages de chaudronniers comme Jean Moreau ou Husson Lemaitre, d'un apprenti comme Pierre Cusquel le sont…? Comme l'ajoute l'auteur avec ironie… Comment invalider tous ces témoignages ? Les clercs sont tous plus ou moins suspects aux mythographes. Ils ont participés au procès (c'est aussi pourquoi on les interroge !). (…) Les laïcs, eux sont récusés en fonction de l'humilité de leur condition : "il y a aussi parmi les témoins beaucoup de pauvres gens… qui n'ont pas bien compris ce qu'on leur demandait et qui ont signé (ils ne savaient pas signer !) sans hésiter le texte qu'on leur présentait." Il est vrai que, à Rouen comme à Domrémy, les juges, en fabriquant les questions, ont orienté les réponses. Y a-t-il un tribunal, hier ou aujourd'hui, où les accusés ou les témoins fabriquent les questions ? Non. C'est la limite normale des sources judiciaires. Chaudronniers ou paysans ne sont pas forcément des imbéciles. Les questions qu'on leur a posées sont factuelles ("Qu'avez-vous vu ce jour-là ?"), elles n'ont rien de théologique. Pour finir, ce livre de Colette Beaune m'a remis en mémoire le cri de guerre de Noël Godin : "Entartons, entartons les pompeux cornichons…!" L'auteur le fait ici à sa manière et c'est savoureux…!
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