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EAN : 9782749141527
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 154 x 240 mm
Journal
et autres carnets inédits
Francis Cabrel (préface de), Jean-Michel Boris (préface de)
Collection : Brassens d'abord
Date de parution : 23/10/2014
Éditeurs :
Cherche midi

Journal

et autres carnets inédits

Francis Cabrel (préface de), Jean-Michel Boris (préface de)
Collection : Brassens d'abord
Date de parution : 23/10/2014
Inédit - le carnet de bord authentique de Georges Brassens enfin édité.
Georges Brassens a parfois fait allusion à un carnet dans lequel il notait tout ce qui lui passait par la tête. Ce carnet – en fait, un cahier d’écolier –,... Georges Brassens a parfois fait allusion à un carnet dans lequel il notait tout ce qui lui passait par la tête. Ce carnet – en fait, un cahier d’écolier –, le voici.


Ce Journal inédit, que Brassens a tenu de 1963 à 1981, est atypique et hétéroclite : les événements intimes y...
Georges Brassens a parfois fait allusion à un carnet dans lequel il notait tout ce qui lui passait par la tête. Ce carnet – en fait, un cahier d’écolier –, le voici.


Ce Journal inédit, que Brassens a tenu de 1963 à 1981, est atypique et hétéroclite : les événements intimes y voisinent avec des aphorismes ou des ébauches de chansons. Et pas n’importe quelles ébauches !


C’est dans ces pages à petits carreaux que l’on voit surgir Mourir pour des idées, Cupidon s’en fout, Les quat’z’arts, Le pluriel, La ballade des gens qui sont nés quelque part, Les deux oncles, Don Juan, Mélanie, Tempête dans un bénitier, etc. Au total, 41 chansons.

 
Dans ce Journal, Georges Brassens est égal à lui-même, constant dans ses convictions et sa manière d’être : libertaire et tolérant, truculent et discret, lucide et courageux.

 
Inédits aussi, et ajoutés au Journal, Le vent des marécages (un premier journal datant de la période 1946-1953) et trois agendas (des années 1953 et 1955) viennent préciser l’autoportrait d’un homme qui ne s’est jamais caché derrière son petit doigt.
 

Faut-il encore mettre les points sur les i ? Georges Brassens n’hésite pas à le faire dans son Journal : « Quand on écoute mes chansons avec une oreille un peu fine, on entend que je ne suis pas du côté de la guillotine, de la loi, du côté de l’armée, du côté de l’exploitation de l’homme et de la femme qu’on force à se prostituer, du côté de la religion, du côté du profit, du côté du béton et des grands ensembles. Tout cela, je l’ai quand même écrit noir sur blanc ! »


 
Édition établie par Jean-Paul Liégeois
 
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EAN : 9782749141527
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 154 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Warrenbismuth 03/11/2021
    Il était inenvisageable que Des Livres Rances ne prenne pas part à la célébration du centenaire de la naissance de l’un des plus grands chansonniers et poètes français du XXe siècle. Aussi, ce présent billet servira d’hommage hautement respectueux pour Georges BRASSENS, né le 22 octobre 1921, il y a donc 100 ans aujourd’hui. Dans ce recueil de 2014 figurent des notes de BRASSENS prises entre 1963 et 1981, année de sa disparition. Plus précisément, il s’agit de deux journaux et trois agendas. Dans ces notes sont relayées diverses réflexions et pensées du grand Georges, mais aussi des idées de textes à peaufiner, certains deviendront d’immenses chansons du poète libertaire. En effet, 41 futurs textes chantés sont ici à l’état d’ébauche, parfois juste quelques mots griffonnés sur le papier. Certains feuillets volants rajoutés aux cahiers sont également insérés ici. BRASSENS se plaît à noter des aphorismes qui lui passent par la tête. Ils atterrissent dans ses carnets comme des cheveux sur une soupe. « Je vous le dis en vérité, j’emmerde la postérité ». BRASSENS est un homme entier, fait d’un seul bloc, avec ses valeurs anarchistes, antimilitaristes, anticléricales. Individualiste acharné, il fuit la foule et la pensée unique pour mieux se... Il était inenvisageable que Des Livres Rances ne prenne pas part à la célébration du centenaire de la naissance de l’un des plus grands chansonniers et poètes français du XXe siècle. Aussi, ce présent billet servira d’hommage hautement respectueux pour Georges BRASSENS, né le 22 octobre 1921, il y a donc 100 ans aujourd’hui. Dans ce recueil de 2014 figurent des notes de BRASSENS prises entre 1963 et 1981, année de sa disparition. Plus précisément, il s’agit de deux journaux et trois agendas. Dans ces notes sont relayées diverses réflexions et pensées du grand Georges, mais aussi des idées de textes à peaufiner, certains deviendront d’immenses chansons du poète libertaire. En effet, 41 futurs textes chantés sont ici à l’état d’ébauche, parfois juste quelques mots griffonnés sur le papier. Certains feuillets volants rajoutés aux cahiers sont également insérés ici. BRASSENS se plaît à noter des aphorismes qui lui passent par la tête. Ils atterrissent dans ses carnets comme des cheveux sur une soupe. « Je vous le dis en vérité, j’emmerde la postérité ». BRASSENS est un homme entier, fait d’un seul bloc, avec ses valeurs anarchistes, antimilitaristes, anticléricales. Individualiste acharné, il fuit la foule et la pensée unique pour mieux se blottir dans les bras d’une femme. Quelques pages sont pour elles, éblouissantes ou coquines, vengeresses ou enflammées, mais toujours respectueuses. BRASSENS n’est pas un méchant, son parcours fut empreint de pauvreté et de galères. Il les évoque à peine dans ces notes. En amoureux des bons mots, BRASSENS joue avec, les triture, les décortique, pour en extraire le jus, celui qui sortira sous forme d’une révolte ou d’un calembour grivois. BRASSENS dit « merde » à la bureaucratie, à l’autorité, à l’uniforme, aux institutions, aux militaires. La liste serait trop longue à dresser. Mais il ne se contente pas du mot de Cambronne, développant ses convictions poétiquement, jamais dogmatiquement, il est bien trop amoureux de la liberté pour se ranger derrière un drapeau ou un militantisme à oeillères, même s’il soutient toujours ses frères et sœurs anarchistes et/ou opprimés. Individualisme, maître mot de ces notes : « Non seulement je ne me suis pas engagé, mais encore je n’ai rien d’une… Je ne veux être un militant d’aucune secte. Je ne vote pas et mon devoir civique, je ne le fais pas. Je n’ai pas de solution collective. Et je ne veux pas, pour un lendemain (bonheur) hypothétique, vivre à l’ombre de la guillotine ». BRASSENS préfère décidément marcher seul, en marge. Si mai 68 ne l’a pas enthousiasmé, s’il ne s’en est pas « rapproché », c’est essentiellement dû à la violence de la rue. Il n’a pas défendu les barricades, il a observé cela de loin. Loin d’un certain fanatisme, celui des velléités meurtrières (« À mort les partisans de la peine de mort ! »). « Non, madame, je ne suis pas réactionnaire, conservateur, le cul entre deux selles. Je serais plutôt révolutionnaire, mais le sang… Déjà, quand un voleur passe avec des menottes, même si c’est normal, je ne le trouve pas. Alors, quand c’est un enchaîné politique… On pend trop, on fusille trop, on emprisonne trop ». Car BRASSENS est aussi contre la peine de mort, à une époque où elle est encore pratiquée en France. Ce monsieur déborde de culot irrévérencieux. Mais revenons aux ébauches de chansons. Certaines idées, certains vers, sont martelés, répétés, comme pour reconstituer un puzzle dont il manquerait les pièces principales. BRASSENS est un orfèvre de la langue, tout doit être précisément imbriqué, rien ne doit dépasser, traîner. Et puis cette humilité maladive, déterminée, prégnante, au-delà du respectable : « Je ne sais rien, je le sais bien ». Il lui faudra parfois de très nombreuses corrections avant de trouver le vers qui fonctionne pour ses futures chansons. BRASSENS est par ailleurs blessé par ceux qui lui reprochent de ne pas assez s’engager, de ne pas être assez « anti » dans ses textes, lui qui a pourtant brocardé tout ce qui était une entrave à la liberté, mais avec son propre langage, sans slogans clichés, sans attaques directes, écrivant à mots couverts. Il revient souvent sur ces critiques dans ses cahiers. Malin, le Georges, il enveloppe sa révolte dans un papier cadeau ou derrière un masque de clown. Et fait mouche. Alors il répond à ses détracteurs, sans vraiment répondre. Car toute sa dissidence se trouve DÉJÀ dans ses textes, et depuis longtemps, désobéissant à la désobéissance de façade. BRASSENS est un amoureux du verbe et un adversaire de l’autorité, il faut avoir l’esprit bien étroit pour ne pas s’en rendre compte, explique-t-il en substance. Dans ses carnets, il n’oublie pas de faire la part belle aux poètes adorés, François VILLON en tête. Aux femmes aussi, bien sûr, avec un profond respect teinté de grivoiseries jamais vulgaires, même si parfois ordurières. Il évoque ses proches disparus, pudiquement, comme pour se souvenir des dates, un pense-bête en somme, sans fanfare ni mouchoirs. Dans un dernier carnet, BRASSENS consigne des rendez-vous professionnels passés, donne son avis sur le public de certains de ses concerts. Cette dernière partie du livre est plus « professionnelle », plus du tout axée sur le BRASSENS contestataire, poète libre sachant se faire virulent. Elle est là cependant pour mettre en lumière ce cœur qui bat, qui ressent la vie de manière singulière. BRASSENS homme libre de refuser, encore et toujours : « Tout ça remonte assez loin dans le passé. Je me suis aperçu très tôt, très jeune, que je supportais mal les ordres et qu’il n’était pas dans ma nature d’en donner. Un besoin farouche et plus fort que moi me prenait de me rebeller contre toute espèce de discipline et ceci sans aucune réflexion. Petit à petit, j’en suis venu à rêver que, si j’en avais le courage, je supprimerais carrément quiconque s’aviserait de vouloir me faire plier à sa volonté. Grâce au ciel, je n’eus jamais ce courage. Sinon, j’aurais fait plus de victimes que cinq ou six guerres réunies, vu que l’autoritarisme est une manie des plus répandues. J’étais d’avance perdu pour l’armée où le commandement et l’obéissance sont la règle absolue. Incapable de me soumettre et me refusant à soumettre les autres, il m’était difficile de ne pas rencontrer l’antimilitarisme ». BRASSENS est tout cela : une force libre, une puissance pacifiste, un esprit anarchiste au service de la poésie et de la chanson. Son ombre continue à planer au-dessus des révoltes du quotidien. Pour longtemps. Car reste ce somptueux héritage, les enregistrements, disques, et ces diables de bouquins lui étant consacrés (pas tous essentiels, certes). Une mine d’or en somme. Le présent livre est délectable et à consommer lentement, accompagné d’une odeur de tabac. BRASSENS n’appartient à personne. https://deslivresrances.blogspot.fr/
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  • feanora 15/08/2015
    Ce journal confirme l'image que l'on pouvait avoir de Georges Brassens et son humilité, refusant d'être considéré comme un poète, ne se reconnaissant que comme parolier. Et pourtant que de créativité dans les textes quIl écrivit mais que jamais il n'interpreta.. Ci-dessous un extrait d'un cahier dans lequel il s' est dépeint: " Je connais quelques mots, je connais quelques notes. Je sais l'a b c de la musique et de la guitare. J'ai lu quelques poètes. J'ai passé ma vie, dès l'enfance, à écouter des chansons. Je suis doté d'un peu de sensibilité, de pas mal d'imagination, de beaucoup de mémoire et d'un petit filet de voix. La volonté ne me fait pas défaut et j'ai eu beaucoup de chance:quelques amis crurent en moi. Il revendique son côté anarchiste dans la mesure où il ne supportait aucune autorité. Je pense vraiment qu'il restera longtemps son empreinte et qu'il continuera à inspirer les générations futures.
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