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La bataille d'Azincourt

Perrin
EAN : 9782262014933
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 196
Format : 132 x 201 mm
La bataille d'Azincourt
1415

Date de parution : 17/01/2002

Une des plus célèbres batailles de la guerre de Cent Ans qui faillit donner le royaume de France à l'Angleterre.

Pour la France, la bataille d'Azincourt (1415) est la plus célèbre et la plus dramatique des batailles de la guerre de Cent Ans. Elle marque le point suprême où était parvenu le conflit opposant la France et l'Angleterre. Un temps apaisé grâce à Charles V et du Guesclin, il fut...

Pour la France, la bataille d'Azincourt (1415) est la plus célèbre et la plus dramatique des batailles de la guerre de Cent Ans. Elle marque le point suprême où était parvenu le conflit opposant la France et l'Angleterre. Un temps apaisé grâce à Charles V et du Guesclin, il fut ranimé par Henri V d'Angleterre qui, profitant de la folie de Charles VI, de la discorde des princes de sang, de la guerre intestine provoquée par l'opposition des Armagnacs et des Bourguignons, résolut de conquérir le royaume. Il commença par la Normandie, avec le siège d'Honfleur, qui dura plus d'un mois et coûta si cher aux Anglais qu'il dut renoncer à son entreprise pour rentrer au plus vite à Calais. L'armée française parvint à lui couper la retraite près d'Azincourt, dans l'Artois. Malgré l'opposition du duc de Bourgogne, allié d'Henri V, les Armagnacs et les Bourguignons s'unirent pour en finir avec le roi d'Angleterre. Leur nombre (50 000), semblait leur assurer la victoire face à 15 000 Anglais. Mais cet excès de confiance les aveugla. En face d'eux, les Anglais animés par un chef énergique ne laissèrent rien au hasard. Le combat se déroula à pied, dans la boue. Les cavaliers qui faisaient la fierté de l'«ost » français furent cause du désastre. En voulant être chevaleresque, la chevalerie fut anéantie. Il y eut 10 000 morts du côté français. Ce désastre déboucha sur le honteux traité de Troyes qui faisait du roi d'Angleterre l'héritier du royaume de France. Dominique Paladilhe raconte cette bataille qui ne dura qu'un jour. Mais cette journée, comme celle de Poitiers, de Marignan, de Valmy ou de Waterloo, est gravée dans notre mémoire.

Dominique Paladhile a publié chez Perrin "Les Grandes Heures cathares", "Simon de Montfort", "Les Papes en Avignon", "Le Roi lépreux", "La Reine Jeanne, comtesse de Provence".

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EAN : 9782262014933
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 196
Format : 132 x 201 mm
Perrin

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Arthas Posté le 29 Juillet 2018
    Le 25 octobre 1415, la chevalerie française meurt sous les flèches des archers d'Henri V d'Angleterre. Ce qui devait être une victoire écrasante devint l'une des plus grandes défaites française et deviendra la plus célèbre bataille de la guerre de Cent Ans. A travers ce court ouvrage, Paladhille nous livre une analyse de la dite bataille mais narre aussi les événements qui y mèneront. L'auteur retrace ainsi l'origine de la rivalité entre la France et l'Angleterre, les raisons du déclenchement de la guerre par Edouard III, la folie de Charles VI, les luttes de pouvoir entre les ducs d'Orléans et de Bourgogne qui se transformeront guerre civile ainsi que les volontés de conquête d'Henri V. Il nous dévoile les erreurs qui mèneront à la mort de la fine fleur de la chevalerie française à Azincourt: une armée dirigée par un chef à l'autorité contestée, une tactique inappropriée au vu du terrain, des nobles trop confiant dans leur supériorité...il décortique tout pour nous livrer une analyse de la bataille, pointant du doigt tel ou tel fait d'arme qui aurait pu renverser le cours de l'affrontement mais qui n'a fait que aggraver les pertes françaises. Mais on y apprend aussi des informations surprenantes... Le 25 octobre 1415, la chevalerie française meurt sous les flèches des archers d'Henri V d'Angleterre. Ce qui devait être une victoire écrasante devint l'une des plus grandes défaites française et deviendra la plus célèbre bataille de la guerre de Cent Ans. A travers ce court ouvrage, Paladhille nous livre une analyse de la dite bataille mais narre aussi les événements qui y mèneront. L'auteur retrace ainsi l'origine de la rivalité entre la France et l'Angleterre, les raisons du déclenchement de la guerre par Edouard III, la folie de Charles VI, les luttes de pouvoir entre les ducs d'Orléans et de Bourgogne qui se transformeront guerre civile ainsi que les volontés de conquête d'Henri V. Il nous dévoile les erreurs qui mèneront à la mort de la fine fleur de la chevalerie française à Azincourt: une armée dirigée par un chef à l'autorité contestée, une tactique inappropriée au vu du terrain, des nobles trop confiant dans leur supériorité...il décortique tout pour nous livrer une analyse de la bataille, pointant du doigt tel ou tel fait d'arme qui aurait pu renverser le cours de l'affrontement mais qui n'a fait que aggraver les pertes françaises. Mais on y apprend aussi des informations surprenantes comme "l'union nationale" de la noblesse, pourtant divisée entre bourguignons et armagnacs qui mit de côté ses différents pour affronter l'Anglais, ou la cruauté d'Henri V, roi pourtant glorifié et adulé qui révèle un visage beaucoup moins lisse que celui laissé par l'Histoire. Le livre continue en nous racontant le ressenti de cette bataille par leurs contemporains en nous offre un bref résumé de la suite de la guerre. On sent bien que l'auteur n'est pas entièrement impartial et cherche à montrer les français sous leur meilleur jour mais il ne tombe pas dans le manichéisme et montre un souverain Anglais, certes impitoyable mais aussi magnanime et des ducs français prompt a tirer la couverture de leur côté lors de la folie de leur roi. En définitive un livre court, simple, doté d'un style fluide qui permet d'en apprendre un peu plus sur cette bataille si célèbre ainsi que sur l'une des guerres les plus connues de l'Histoire.
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  • Sarindar Posté le 22 Août 2014
    Partis le 11 août 1415 de Portsmouth et de Southampton, les deux mille hommes d'armes, les six mille archers et les quatre à six mille piétons et "coutiliers" de l'armée d'Henry V de Lancastre, déterminés à nous donner une bonne leçon ou à nous causer des frayeurs, à défaut de pouvoir faire œuvre de conquête en France, abordèrent les côtes de Normandie au Chef-de-Caux, sur la pointe occidentale de la rive septentrionale de l'estuaire de la Seine, le 14 août. La première chose à faire fut de s'assurer la possession d'un port. Le Havre n'était pas encore apparent sur la carte, mais il y avait Harfleur (nous disons bien Harfleur, et non pas Honfleur, localité située sur l'autre rive de la Seine). Cette place, ceinturée de remparts et défendue par une garnison de quatre cents hommes d'armes placés sous le commandement de Raoul de Gaucourt, que l'on devait retrouver plus tard auprès de Jeanne d'Arc à Orléans, résista héroïquement pendant plus d'un mois aux assauts lancés par les Anglais. Ceux-ci durent s'organiser comme pour un siège en règle. C'est seulement le 23 septembre que, faute de recevoir des secours extérieurs, la petite ville portuaire accepta d'ouvrir ses portes à l'assiégeant.... Partis le 11 août 1415 de Portsmouth et de Southampton, les deux mille hommes d'armes, les six mille archers et les quatre à six mille piétons et "coutiliers" de l'armée d'Henry V de Lancastre, déterminés à nous donner une bonne leçon ou à nous causer des frayeurs, à défaut de pouvoir faire œuvre de conquête en France, abordèrent les côtes de Normandie au Chef-de-Caux, sur la pointe occidentale de la rive septentrionale de l'estuaire de la Seine, le 14 août. La première chose à faire fut de s'assurer la possession d'un port. Le Havre n'était pas encore apparent sur la carte, mais il y avait Harfleur (nous disons bien Harfleur, et non pas Honfleur, localité située sur l'autre rive de la Seine). Cette place, ceinturée de remparts et défendue par une garnison de quatre cents hommes d'armes placés sous le commandement de Raoul de Gaucourt, que l'on devait retrouver plus tard auprès de Jeanne d'Arc à Orléans, résista héroïquement pendant plus d'un mois aux assauts lancés par les Anglais. Ceux-ci durent s'organiser comme pour un siège en règle. C'est seulement le 23 septembre que, faute de recevoir des secours extérieurs, la petite ville portuaire accepta d'ouvrir ses portes à l'assiégeant. Les Anglais allaient pouvoir contrôler ainsi le commerce fluvial sur la Seine à son débouché. Sans s'occuper des défenseurs, prisonniers libérés sous caution, qui s'étaient engagés à gagner Calais où devait être fixé le montant de leur rançon, du moins pour les plus valeureux et les plus fortunés d'entre eux, Henry V prit la route du nord le 8 octobre. Pendant ce temps, l'ost français réuni provisoirement à Rouen et commandé par Bernard d'Armagnac, Charles d'Orléans et Charles d'Albret, acceptait le renfort de chevaliers et soldats bourguignons tout en veillant à empêcher le Jean Sans Peur de venir en personne. Cinq cents hommes d'armes et trois cents bourguignons vinrent ainsi grossir les rangs français, qui se trouvèrent rapidement forts d'un effectif de vingt mille hommes. Inquiété par de faux renseignements qui donnaient le gué de la Blanchetaque par où jadis Edward the Third était passé, Henry V franchit la Somme à Voyennes le 18 octobre 1415, et arriva bientôt à Maisoncelle le 24. Il trouve devant lui l'armée française, positionnée entre Tramecourt et Azincourt, et qui lui ferme le passage. Chacun installe son campement pour la nuit, qui s'annonce plus ou moins pluvieuse et en prévision de la bataille qui s'annonce pour le lendemain. L'état-major français, où se trouve aussi le maréchal Boucicaut, décide d'ordonner l'armée en trois "batailles" composées d'un grand nombre de combattants qui laissent leurs montures. Les cavaliers se trouvent essentiellement aux ailes pour faire place nette devant le gros de l'armée et ils ont pour consigne de bousculer les lignes d'archers anglais. Comme la place est comptée entre les bois de Tramecourt et d'Azincourt, on décide de ne pas donner les archers et les arbalétriers français et de les laisser sur place entre les groupes d'armée avant que ceux-ci ne s'ébranlent. L'ennui est que le sol, imbibé d'eau de pluie, est détrempé et boueux, ce qui n'augure rien de bon. Mais qu'importe : on se dit qu'à trois contre un, on aura facilement le dessus. En face, les Anglais, harangués par le roi qui leur dit qu'ils seront victorieux en ce 25 octobre 1415, jour de la Saint-Crépin et selon Shakespeare qu'ils constitueront une joyeuse "band of brothers", se sont organisés : ils ont fiché en terre des pieux effilés en pointe vers l'attaquant pour protéger leur archerie, armée du grand arc dit Long Bow et placée entre les corps de bataille du duc d'York, de lord Camoys et d'Henry V, s'avança pour décocher les premières grosses volées de flèches sur la première vague française vite désarçonnée. La suite de la bataille donna rapidement l'avantage aux Anglais, car la cohue française acheva de s'empêtrer dans ces champs bourbeux. Un horrible massacre s'ensuivit, car Henry V donna l'ordre de ne pas trop s'embarrasser de prisonniers, hormis ceux qui étaient hautement rançonnables (et encore !) Le prisonnier le plus célèbre fut le duc Charles d'Orléans, qui devait faire un long séjour dans des prisons plus ou moins dorées en Angleterre. Seul trait de bravoure - acte totalement vain - de la journée, du côté français, un petit groupe monté parvint à contourner les lignes anglaises et à pénétrer dans le campement anglais pour y commettre un acte de brigandage, juste derrière l'arrière-garde commandée par Sir John Cornwall. L'impétueux et présomptueux duc d'Alencon, à la tête d'un autre groupe, chargea droit sur le roi Henry et réussit à s'approcher de lui, mais la garde rapprochée du Lancastre réagit et le tua sans pitié. Le sol était jonché de cadavres français, picards et bourguignons. Au bruit que firent les pillards qui agissaient dans son dos, Henry V, qui se croyait tourné par une partie de l'armée ennemie, ordonna à trois cents coutiliers d'exterminer le plus possible de blessés et de prisonniers, ce qui fit que l'on dénombra là un "royal cortège de morts", selon les mots empruntés à Shakespeare. Acte qui entacha quelque peu la réputation du roi d'Angleterre. Mille cinq cents chevaliers et cinq mille autres combattants français laissèrent la vie sur le champ de bataille d'Azincourt. Un nom qui vint de ce qu'Henry V, avisant une maison forte à peu de distance du lieu des combats, demanda quel nom elle portait, et on lui dit que c'était : "Agincourt", anglicisation d'Azincourt. Du coup, le nom resta pour désigner cet affrontement. Dominique Paladilhe, qui a brillamment résumé les faits du jour, ne s'est pas contenté de cela : il a aussi analysé les conséquences de cette bataille qui ne suffisait pas à elle seule pour donner à Henry V le pouvoir en France. Il lui fallut revenir et conquérir la Normandie, prendre Rouen et se montrer à Paris, avant que le traité de Troyes ne fît de lui l'héritier de la couronne française pour le cas où, ayant épousé Catherine, la fille de Charles VI de Valois et d'Isabeau de Bavière, il survivrait au roi de France. Ce ne fut pas ce qui arriva, et son fils, Henry VI, aidé par le frère d'Henry, Bedford, ne fut finalement pas capable d'assurer la relève. Jeanne la Pucelle puis le dauphin Charles, désavoué à Troyes, mais finalement couronné à Reims, et devenu Charles VII l'en empêchèrent. François Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)
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  • Nikoz Posté le 27 Juin 2013
    Un bonne mise en perspective de la bataille d'Azincourt. Simple.
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