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Fleuve éditions
EAN : 9782265117822
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 130 x 200 mm

La belle histoire d'une jeune femme qui avait le canon d'un fusil dans la bouche

Date de parution : 11/01/2018
Josiane est femme de ménage. Josiane est un peu laide. Josiane est presque grosse. Elle est assise sur la cuvette des toilettes de la Gare du Nord, le canon d'un fusil dans la bouche. Après trente ans de bons et loyaux services en tant qu'être humain, elle a décidé d'en... Josiane est femme de ménage. Josiane est un peu laide. Josiane est presque grosse. Elle est assise sur la cuvette des toilettes de la Gare du Nord, le canon d'un fusil dans la bouche. Après trente ans de bons et loyaux services en tant qu'être humain, elle a décidé d'en finir. Mais avant de tirer, comme l'exigent la légende et son amour pour le cinéma, elle va vivre un dernier film dont elle sera l'héroïne, et laisser son histoire défiler. Avec, pour bande-son, les drôles d'énergumènes d'un hall de gare et des trains en partance. Ce qu'elle va découvrir sur elle-même et sur ceux qui ont croisé sa route jusqu'à cet instant crucial dépasse ce qu'elle pouvait penser. Est-ce sa vie qui foutait le camp ou ses yeux qui lui jouaient des tours?

Dans une langue tonique et une délicate alternance d'instants magiques et de cruauté, voilà un conte moderne que porte une héroïne à laquelle le lecteur intime l'ordre de rester vivante.
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EAN : 9782265117822
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 130 x 200 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Kaky Posté le 3 Mai 2020
    Un livre qui se lit très rapidement. Une jolie histoire, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable je crois. J'ai eu plus d'attachement pour l'un des personnages secondaire que pour Josiane.
  • decloitrecynthiaz Posté le 12 Janvier 2019
    Un roman original et dont je me souviendrai. Un peu trop cru parfois.
  • Ladybirdy Posté le 25 Juillet 2018
    La couverture de ce roman ressemble à une affiche de cirque, rouge comme le sang, rouge de ces lèvres d'une mère aux lèvres maquillées d'un rouge violent. C'est avec une sensation pleine que je referme ce roman qui ne m'a pas laissé indifférente et m'a beaucoup plu. L'histoire, c'est celle de Josiane (« nom de la truie du voisin qu'on a fait rôtir »), une gamine puis une femme laide, grosse aux yeux tellement proches qu'ils se regardent pour approuver cette laideur. Le canon d'un fusil dans la bouche, elle laisse sa vie s'ouvrir avant de clore les dernières secondes. Et quelle vie ! Avec une force rarement ressentie proche d'un Céline bouche ouverte sur la condition humaine, la vie de Josiane est bouleversante. Arrivée au monde par accident, elle se confronte dés les premières secondes à une mère aussi belle extérieurement que glaciale intérieurement. Actrice qu'elle ne sera jamais, elle se complaît dans les films en noir et blanc où Josiane cueillera une tendresse fortuite née de l'émoi de sa mère devant l'ecran. On suit par brefs chapitres avec des titres dignes d'un grand film ou d'une semi comédie tragique, la vie découpée de Josiane. Destin marqué par le rejet de... La couverture de ce roman ressemble à une affiche de cirque, rouge comme le sang, rouge de ces lèvres d'une mère aux lèvres maquillées d'un rouge violent. C'est avec une sensation pleine que je referme ce roman qui ne m'a pas laissé indifférente et m'a beaucoup plu. L'histoire, c'est celle de Josiane (« nom de la truie du voisin qu'on a fait rôtir »), une gamine puis une femme laide, grosse aux yeux tellement proches qu'ils se regardent pour approuver cette laideur. Le canon d'un fusil dans la bouche, elle laisse sa vie s'ouvrir avant de clore les dernières secondes. Et quelle vie ! Avec une force rarement ressentie proche d'un Céline bouche ouverte sur la condition humaine, la vie de Josiane est bouleversante. Arrivée au monde par accident, elle se confronte dés les premières secondes à une mère aussi belle extérieurement que glaciale intérieurement. Actrice qu'elle ne sera jamais, elle se complaît dans les films en noir et blanc où Josiane cueillera une tendresse fortuite née de l'émoi de sa mère devant l'ecran. On suit par brefs chapitres avec des titres dignes d'un grand film ou d'une semi comédie tragique, la vie découpée de Josiane. Destin marqué par le rejet de ses géniteurs, de ses camarades de classe, elle rencontrera néanmoins l'un et l'autre rayons de soleil tels ce Germain ornithologue offrant à Josiane un peu de répit et une vision différente d'elle même. Denis Faick amène des passages très durs et très forts tant dans la forme que dans le fond. J'ai trouvé l'écriture magnifique et aboutie. Ça coule, ça empoigne, ça glisse, ça écorche, ça nous ouvre les bras pour la serrer cette Josiane.
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  • penepuce Posté le 11 Mars 2018
    C'est l'histoire de Josiane, qui comme le titre l'indique est sur le point de se suicider dans ls toilettes publiques d'une gare. Ce récit est fait de petits chapitres qui nous baladent entre le présent et des moments clés du passé de Josiane. Récit cash, coloré et dénué de toutes fioritures. Parfois drôle, souvent triste. Une lecture pas comme les autres.
  • Sophie_Bazar Posté le 6 Février 2018
    Alors que Josiane s’apprête à se tirer une balle dans la bouche, assise sur les WC de la gare du Nord, des épisodes de sa vie défilent dans sa tête : son enfance défoncée à coups de mots assassins de la part d’un géniteur déficient et d’une mère adulée mais cruelle, qui ne se gênent pas pour lui faire sentir qu’elle n’a été qu’un accident. Persuadée de ne pas valoir plus que les friandises ou les lunettes offertes par les amants de sa génitrice pour acheter son silence de petite fille, elle grandit bercée par le mépris ou au mieux l’indifférence, vouant une admiration totale et entière à une mère qui se rêve star de cinéma. Tandis qu’autour de Josiane ça défile dans les toilettes (il semblerait que tout le monde se soit donné le mot pour l’empêcher d’appuyer sur la gâchette), entre deux chasses d’eau elle se remémore quelques souvenirs réconfortants, sa jeunesse à peine allégée par quelques rencontres, parfois poétiques, parfois dramatiques : Martin le premier amoureux, Germain le vieux monsieur solitaire, puis Clara, puis Anna… mais avec elle dès qu’un petit bout de positif se présente, cela finit toujours par un « Je ne l’ai plus jamais revu... Alors que Josiane s’apprête à se tirer une balle dans la bouche, assise sur les WC de la gare du Nord, des épisodes de sa vie défilent dans sa tête : son enfance défoncée à coups de mots assassins de la part d’un géniteur déficient et d’une mère adulée mais cruelle, qui ne se gênent pas pour lui faire sentir qu’elle n’a été qu’un accident. Persuadée de ne pas valoir plus que les friandises ou les lunettes offertes par les amants de sa génitrice pour acheter son silence de petite fille, elle grandit bercée par le mépris ou au mieux l’indifférence, vouant une admiration totale et entière à une mère qui se rêve star de cinéma. Tandis qu’autour de Josiane ça défile dans les toilettes (il semblerait que tout le monde se soit donné le mot pour l’empêcher d’appuyer sur la gâchette), entre deux chasses d’eau elle se remémore quelques souvenirs réconfortants, sa jeunesse à peine allégée par quelques rencontres, parfois poétiques, parfois dramatiques : Martin le premier amoureux, Germain le vieux monsieur solitaire, puis Clara, puis Anna… mais avec elle dès qu’un petit bout de positif se présente, cela finit toujours par un « Je ne l’ai plus jamais revu ». C’est un personnage intéressant, Josiane, qui se regarde bien plus qu’elle ne veut l’admettre, avec ses « si on était dans un film », et c’est vrai que l’histoire a tout du genre cinématographique. Mais je n’ai pas réussi à aimer ce personnage malgré sa sensibilité particulière, cette attention aux autres, ce regard développé en dépit – ou à cause de – son passé difficile et son incapacité à haïr – il y avait de quoi pourtant. Je n’ai pas non plus adhéré au style de l’auteur, peut-être que j’en ai un peu assez de ces histoires où le monde s’acharne sur un personnage de façon surréaliste, de ces personnages négatifs, de ces livres qui veulent sortir du lot par leur audace en usant de mots crus et de situations brutales. En me penchant sur un livre au titre pareil c’est bien que je cherchais à être secouée, mais justement j’adore ce titre, j’adore cette couv ! Peut-être bien qu’il est temps pour moi de faire un cure d’eau rose.
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