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        La belle histoire d'une jeune femme qui avait le canon d'un fusil dans la bouche

        Fleuve éditions
        EAN : 9782265117822
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 304
        Format : 130 x 200 mm
        La belle histoire d'une jeune femme qui avait le canon d'un fusil dans la bouche

        Date de parution : 11/01/2018
        Josiane est femme de ménage. Josiane est un peu laide. Josiane est presque grosse. Elle est assise sur la cuvette des toilettes de la Gare du Nord, le canon d'un fusil dans la bouche. Après trente ans de bons et loyaux services en tant qu'être humain, elle a décidé d'en... Josiane est femme de ménage. Josiane est un peu laide. Josiane est presque grosse. Elle est assise sur la cuvette des toilettes de la Gare du Nord, le canon d'un fusil dans la bouche. Après trente ans de bons et loyaux services en tant qu'être humain, elle a décidé d'en finir. Mais avant de tirer, comme l'exigent la légende et son amour pour le cinéma, elle va vivre un dernier film dont elle sera l'héroïne, et laisser son histoire défiler. Avec, pour bande-son, les drôles d'énergumènes d'un hall de gare et des trains en partance. Ce qu'elle va découvrir sur elle-même et sur ceux qui ont croisé sa route jusqu'à cet instant crucial dépasse ce qu'elle pouvait penser. Est-ce sa vie qui foutait le camp ou ses yeux qui lui jouaient des tours?

        Dans une langue tonique et une délicate alternance d'instants magiques et de cruauté, voilà un conte moderne que porte une héroïne à laquelle le lecteur intime l'ordre de rester vivante.
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        EAN : 9782265117822
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 304
        Format : 130 x 200 mm
        Fleuve éditions
        18.90 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • penepuce Posté le 11 Mars 2018
          C'est l'histoire de Josiane, qui comme le titre l'indique est sur le point de se suicider dans ls toilettes publiques d'une gare. Ce récit est fait de petits chapitres qui nous baladent entre le présent et des moments clés du passé de Josiane. Récit cash, coloré et dénué de toutes fioritures. Parfois drôle, souvent triste. Une lecture pas comme les autres.
        • Sophie_Bazar Posté le 6 Février 2018
          Alors que Josiane s’apprête à se tirer une balle dans la bouche, assise sur les WC de la gare du Nord, des épisodes de sa vie défilent dans sa tête : son enfance défoncée à coups de mots assassins de la part d’un géniteur déficient et d’une mère adulée mais cruelle, qui ne se gênent pas pour lui faire sentir qu’elle n’a été qu’un accident. Persuadée de ne pas valoir plus que les friandises ou les lunettes offertes par les amants de sa génitrice pour acheter son silence de petite fille, elle grandit bercée par le mépris ou au mieux l’indifférence, vouant une admiration totale et entière à une mère qui se rêve star de cinéma. Tandis qu’autour de Josiane ça défile dans les toilettes (il semblerait que tout le monde se soit donné le mot pour l’empêcher d’appuyer sur la gâchette), entre deux chasses d’eau elle se remémore quelques souvenirs réconfortants, sa jeunesse à peine allégée par quelques rencontres, parfois poétiques, parfois dramatiques : Martin le premier amoureux, Germain le vieux monsieur solitaire, puis Clara, puis Anna… mais avec elle dès qu’un petit bout de positif se présente, cela finit toujours par un « Je ne l’ai plus jamais revu... Alors que Josiane s’apprête à se tirer une balle dans la bouche, assise sur les WC de la gare du Nord, des épisodes de sa vie défilent dans sa tête : son enfance défoncée à coups de mots assassins de la part d’un géniteur déficient et d’une mère adulée mais cruelle, qui ne se gênent pas pour lui faire sentir qu’elle n’a été qu’un accident. Persuadée de ne pas valoir plus que les friandises ou les lunettes offertes par les amants de sa génitrice pour acheter son silence de petite fille, elle grandit bercée par le mépris ou au mieux l’indifférence, vouant une admiration totale et entière à une mère qui se rêve star de cinéma. Tandis qu’autour de Josiane ça défile dans les toilettes (il semblerait que tout le monde se soit donné le mot pour l’empêcher d’appuyer sur la gâchette), entre deux chasses d’eau elle se remémore quelques souvenirs réconfortants, sa jeunesse à peine allégée par quelques rencontres, parfois poétiques, parfois dramatiques : Martin le premier amoureux, Germain le vieux monsieur solitaire, puis Clara, puis Anna… mais avec elle dès qu’un petit bout de positif se présente, cela finit toujours par un « Je ne l’ai plus jamais revu ». C’est un personnage intéressant, Josiane, qui se regarde bien plus qu’elle ne veut l’admettre, avec ses « si on était dans un film », et c’est vrai que l’histoire a tout du genre cinématographique. Mais je n’ai pas réussi à aimer ce personnage malgré sa sensibilité particulière, cette attention aux autres, ce regard développé en dépit – ou à cause de – son passé difficile et son incapacité à haïr – il y avait de quoi pourtant. Je n’ai pas non plus adhéré au style de l’auteur, peut-être que j’en ai un peu assez de ces histoires où le monde s’acharne sur un personnage de façon surréaliste, de ces personnages négatifs, de ces livres qui veulent sortir du lot par leur audace en usant de mots crus et de situations brutales. En me penchant sur un livre au titre pareil c’est bien que je cherchais à être secouée, mais justement j’adore ce titre, j’adore cette couv ! Peut-être bien qu’il est temps pour moi de faire un cure d’eau rose.
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        • CathyBorie Posté le 31 Janvier 2018
          Outre le fait que l'auteur a été publié auparavant chez Librinova comme moi, c'est le titre qui m'a incontestablement attirée, ainsi que sa façon de constituer entièrement la couverture du livre, une vraie réussite graphique et visuelle. J'ai eu bien évidemment envie de découvrir cette héroïne et la raison de sa position si tragique. Incontestablement, l'auteur a un style : assez direct, entrecoupé de passages très poétiques, rythmé par une ponctuation parfois fantaisiste (mais toujours justifiée), qui fait qu'on accroche assez vite au récit et que l'on poursuit la lecture sans effort. L'histoire tourne essentiellement autour de la relation de la narratrice à sa mère, ou plutôt de son absence de relation, qui génère des morceaux poignants, et explique le cheminement de sa vie au milieu de personnages souvent cruels, et parfois pleins de générosité, ainsi que sa situation finale avec ce fameux canon de fusil dans sa bouche, où elle voit donc défiler sa vie et ses multiples rebondissements. Ce qui entraine la construction du récit, faisant alterner les épisodes et les rencontres de sa vie avec les moments présents, et ce va-et-vient permanent entre passé et présent. J'ai adhéré à tout cela et j'ai aimé. Pourtant, je n'ai jamais pu... Outre le fait que l'auteur a été publié auparavant chez Librinova comme moi, c'est le titre qui m'a incontestablement attirée, ainsi que sa façon de constituer entièrement la couverture du livre, une vraie réussite graphique et visuelle. J'ai eu bien évidemment envie de découvrir cette héroïne et la raison de sa position si tragique. Incontestablement, l'auteur a un style : assez direct, entrecoupé de passages très poétiques, rythmé par une ponctuation parfois fantaisiste (mais toujours justifiée), qui fait qu'on accroche assez vite au récit et que l'on poursuit la lecture sans effort. L'histoire tourne essentiellement autour de la relation de la narratrice à sa mère, ou plutôt de son absence de relation, qui génère des morceaux poignants, et explique le cheminement de sa vie au milieu de personnages souvent cruels, et parfois pleins de générosité, ainsi que sa situation finale avec ce fameux canon de fusil dans sa bouche, où elle voit donc défiler sa vie et ses multiples rebondissements. Ce qui entraine la construction du récit, faisant alterner les épisodes et les rencontres de sa vie avec les moments présents, et ce va-et-vient permanent entre passé et présent. J'ai adhéré à tout cela et j'ai aimé. Pourtant, je n'ai jamais pu complètement entrer dans la peau de l'héroïne... J'ai essayé de comprendre pourquoi, et il me semble que c'est une question de langage : j'ai eu du mal en effet à associer certaines formulations au vécu d'une petite fille, puis d'une jeune fille, comme si le genre de l'auteur perçait au travers de son texte et m'empêchait ainsi de m'identifier à Josiane. Mais c'est une remarque presque anecdotique au regard de l'ensemble du roman, qui est original et bien mené, une façon d'aborder la résilience de manière étonnante et hors des sentiers battus.
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        • viou03 Posté le 21 Janvier 2017
          Le récit d'une histoire dure, cruelle, poignante. Josiane se retrouve dans les toilettes avec le canon d'un fusil dans la bouche. Elle se repasse sa vie. On découvre un personnage blessé par la vie, une enfant mal-aimée, non désirée, qui recherche l'attention et l'amour de ses parents et des autres sans succès. La lecture de ce roman fait ressortir un grand mal-être. On est touché par ce que ressent Josiane. Ce roman narre une histoire très dure, cruelle avec parfois quelques éclaircies à travers l'amitié que peut trouver Josiane auprès de Martin, Germain et d'autres. La plume de l'auteur est frénétique et pleine de poésie. Elle est aussi embrouillée entre le passé et le présent, il est parfois difficile de s'y retrouver. L'écriture fait ressortir une certaine précipitation, nervosité qui rend le récit touchant mais rend la lecture un peu hachée. J'ai eu du mal avec le style de l'auteur. Un récit où le sentiment de mal-être est quasi omniprésent, on ne peut qu'être troublé par ce qu'a vécu Josiane. L'histoire est touchante mais le style de l'auteur frénétique m'a beaucoup gênée pour apprécier complètement ce roman.
        • Emimi06 Posté le 20 Janvier 2017
          Avant tout, je tiens à remercier Mathieu et l’équipe de Librinova pour leur confiance et l’envoi de ce roman. Lorsque l’on m’a proposé de découvrir ce livre, je n’ai pas longtemps hésité. Il faut dire qu’avec un titre à rallonge comme celui-là, j’étais déjà intriguée. Et puis j’ai vu que l’auteur, Denis Faïck, est docteur en philosophie et maître de conférences. Ce qui a grandement piqué ma curiosité. Et enfin, le résumé a confirmé mon intérêt. Dès les premières lignes, l’auteur plante le décor. Nous sommes dans une cabine des toilettes de la gare du Nord à Paris. Notre « héroïne », Josiane, un canon de fusil dans la bouche s’apprête à en finir avec la vie. Mais sans crier gare, la voilà assaillie de souvenirs. Elle voit sa vie défiler et nous raconte les moments marquants de son enfance jusqu'à cet instant, là, dans ces toilettes puantes de cette gare. Au début très sceptique, j’ai finalement été agréablement surprise. Pour commencer, Denis Faïck donne un très bon rythme à son histoire. Les chapitres ne sont pas très longs et entre deux réminiscences, nous avons un détail supplémentaire... Avant tout, je tiens à remercier Mathieu et l’équipe de Librinova pour leur confiance et l’envoi de ce roman. Lorsque l’on m’a proposé de découvrir ce livre, je n’ai pas longtemps hésité. Il faut dire qu’avec un titre à rallonge comme celui-là, j’étais déjà intriguée. Et puis j’ai vu que l’auteur, Denis Faïck, est docteur en philosophie et maître de conférences. Ce qui a grandement piqué ma curiosité. Et enfin, le résumé a confirmé mon intérêt. Dès les premières lignes, l’auteur plante le décor. Nous sommes dans une cabine des toilettes de la gare du Nord à Paris. Notre « héroïne », Josiane, un canon de fusil dans la bouche s’apprête à en finir avec la vie. Mais sans crier gare, la voilà assaillie de souvenirs. Elle voit sa vie défiler et nous raconte les moments marquants de son enfance jusqu'à cet instant, là, dans ces toilettes puantes de cette gare. Au début très sceptique, j’ai finalement été agréablement surprise. Pour commencer, Denis Faïck donne un très bon rythme à son histoire. Les chapitres ne sont pas très longs et entre deux réminiscences, nous avons un détail supplémentaire sur la situation dans laquelle se trouve Josiane. De plus, la plume de l’auteur est très agréable. Les mots coulent et déroulent une histoire touchante malgré quelques passages difficiles à lire (difficiles par leur teneur). Les pages défilent sans s’en apercevoir et cette question subsiste : Va-t-elle vraiment le faire ? Va-t-elle appuyer sur la gâchette ? Même si je n’étais pas en accord avec certaines actions de Josiane, elle a réussi à me toucher. Dès le départ sa vie n’a pas été facile. Du comportement de ses parents, de ses camarades de classe et encore moins celui des amants de sa mère : rien ne jouait en sa faveur. Personne pour lui faire prendre confiance en elle, pour la rassurer et la faire grandir avec l’amour qu’un enfant mérite. Et puis elle finit par faire quelques belles rencontres, mais tellement rares et fugaces qu’elle peut les compter sur les doigts d’une main. Des personnages atypiques, à son image, mais tellement touchants eux aussi. L’auteur réussit, en abordant des thèmes compliqués, tels que la mésestime de soi, le harcèlement, ou encore l’amitié et l’amour, à nous faire ressentir un bel arc-en-ciel d’émotions. Au fur et à mesure que les souvenirs affluaient, mes sentiments évoluaient. J’ai été en colère puis émue, attendrie et triste, compatissante puis choquée, soulagée et heureuse. Je suis en tout cas satisfaite de la fin avec sa morale et de l’histoire, dans sa globalité. Je suis ravie d’avoir pu lire ce roman grâce à Librinova, car je ne me serais peut-être pas attardée dessus. Si d’expérience Denis Faïck écrit un nouveau un roman contemporain, je le lirai avec grand plaisir. Ma note : 7.5/10
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