Lisez! icon: Search engine
Plon
EAN : 9782259185554
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 312
Format : 140 x 225 mm

La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao

Laurence VIALLET (Traducteur)
Collection : Feux croisés
Date de parution : 22/01/2009

La saga tragi-comique d'une famille dominicaine émigrée aux États-Unis, à travers le regard d'Oscar, recalé de l'amour en quête d'absolu.

Oscar est énorme. Au fond de la classe, isolé et définitivement hors du coup, il rêve de filles et d'aventures et ne récolte que des déceptions. La seule chose qu'il sait faire, c'est écrire et lire des histoires fantastiques. Exilé dans sa banlieue du New Jersey, il rêve de devenir...

Oscar est énorme. Au fond de la classe, isolé et définitivement hors du coup, il rêve de filles et d'aventures et ne récolte que des déceptions. La seule chose qu'il sait faire, c'est écrire et lire des histoires fantastiques. Exilé dans sa banlieue du New Jersey, il rêve de devenir le Tolkien dominicain. Mais le drame, chez Oscar, est un trait de famille.

Sa brève et merveilleuse vie est frappée au fer rouge d'une malédiction ancestrale: le fukú. Partie de Saint-Domingue, cette tragédie se transmet de génération en génération, comme une mauvaise graine. La saga familiale nous mène ainsi de Belicia, la mère, fuyant son île dominicaine, à ses enfants, Lola, la fugueuse, et son frère Oscar, dont les pas reviennent inexorablement aux origines. Honte à la réputation virile et macho des hommes dominicains, Oscar porte là-bas sa virginité tardive comme un fardeau. Ce n'est pourtant pas sa honte qui le tuera.

Nourrie des destins de ses aïeux brisés par la torture, la prison, l'exil et les amours impossibles, l'histoire d'Oscar s'écrit, fulgurante et désastreuse. Et rejoint la grande Histoire, celle de la dictature de Trujillo, de la diaspora dominicaine aux États-Unis, des promesses avortées du rêve américain.

À chaque page, la plume de Junot Díaz sème ses pépites: sa langue est un patchwork, une musique, un passe muraille entre les civilisations, les êtres et les âges, et son héros poursuit, entre humour et poésie, le but ultime des hommes, l'amour.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782259185554
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 312
Format : 140 x 225 mm
Plon

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bill Posté le 10 Juin 2020
    Un roman foisonnant ! Un roman comme hje n'en avais encore jamais lu !  Un roman aux rebondissements multiples, au notes de bas de page si exubérantes qu'elles débordent parfois sur la page suivante, où il ne subsiste qu'une seule ligne de texte !  Une langue riche, vivante, une langue de la rue, avec de l'argot, des hispanismes, du verlan qui contribuent à entraîner le lecteur au cœur de l'histoire.   Ce récit de la vie d'Oscar Wao ne pouvait être complet sans remettre ce jeune homme dans sa généalogie. Pour expliquer comment le fuku, cette malédiction, cet œil noir avait marqué sa famille et pourri la vie de tous  En remontant à ses grands parents, Abélard et Soccorro, médecin et infirmière, fondateurs d'une clinique dans les années 50, dont le grand malheur fut d'avoir une fille aînée si belle qu'elle attira les regards du grand Satan de l'époque l'atroce dictateur Trujillo.  En parlant de sa mère, Béli, la troisième fille d'Abélard et Soccorro, celle qui n'avait pas connu ses parents et qui avait été recueillie par La Inca, jusqu'au moment où, pour se sauver, elle avait dû quitter l'île et partir pour New York. En évoquant sa sœur Lola, celle qui voulait vivre ailleurs, pour se désengluer des tragédies... Un roman foisonnant ! Un roman comme hje n'en avais encore jamais lu !  Un roman aux rebondissements multiples, au notes de bas de page si exubérantes qu'elles débordent parfois sur la page suivante, où il ne subsiste qu'une seule ligne de texte !  Une langue riche, vivante, une langue de la rue, avec de l'argot, des hispanismes, du verlan qui contribuent à entraîner le lecteur au cœur de l'histoire.   Ce récit de la vie d'Oscar Wao ne pouvait être complet sans remettre ce jeune homme dans sa généalogie. Pour expliquer comment le fuku, cette malédiction, cet œil noir avait marqué sa famille et pourri la vie de tous  En remontant à ses grands parents, Abélard et Soccorro, médecin et infirmière, fondateurs d'une clinique dans les années 50, dont le grand malheur fut d'avoir une fille aînée si belle qu'elle attira les regards du grand Satan de l'époque l'atroce dictateur Trujillo.  En parlant de sa mère, Béli, la troisième fille d'Abélard et Soccorro, celle qui n'avait pas connu ses parents et qui avait été recueillie par La Inca, jusqu'au moment où, pour se sauver, elle avait dû quitter l'île et partir pour New York. En évoquant sa sœur Lola, celle qui voulait vivre ailleurs, pour se désengluer des tragédies familiales ... Et Oscar dans tout ça ! Ado mal dans sa peau de la banlieue new-yorkaise, obèse, fans de BD et de SF, se voulant écrivain, sans copine, avec un seul ami qui résiste à tous les accrocs. Un jeune adulte qui pense se refaire dans l'île des origines ... Mais le fuku est toujours là, tapi, attendant le moment de frapper cette malheureuse famille une fois encore ....  Un roman tourbillonnant qui m'a absorbée et m'a enchantée au fil des aventures de cette famille atypique. Emprunté pour ajouter un item au challenge Globe-Trotter, je me suis régalée en découvrant la République Dominicaine dont je ne connaissais pas grand chose !  Une belle découverte ! 
    Lire la suite
    En lire moins
  • pasiondelalectura Posté le 30 Avril 2020
    Ce livre est différent, d’un côté c’est un roman historique qui retrace les années de dictature en République Dominicaine du sanguinaire Trujillo (31 années !), et d’autre part, un roman de formation où nous suivrons la vie brève d’Oscar Cabral alias Oscar Wao (déjà annoncé dans le titre du livre, donc pas de risque de spoiler). Oscar Wao est le sobriquet qui a collé à Oscar Cabral originaire de République Dominicaine, établi aux USA avec sa mère et sa soeur ainée. Lors d’une fête de Halloween, le gros Oscar s’étant déguisé en Doctor Who (personnage de SF), un camarade lui avait trouvé une ressemblance avec un autre gros Oscar, Oscar Wilde, et les camarades ignares ne sachant pas de qui il s’agissait, ils avaient prononcé Wao. C’est resté ainsi. C’est un livre de lecture difficile en raison de la vulgarité du langage employé, c’est du Spanglish mélangé à de l’espagnol des Caraïbes. Coup de chapeau à la traductrice (Achy Obejas) qui a su redonner cet aspect tellement baroque du langage. Il y a par ailleurs un livre dans le livre avec beaucoup de notes en bas de page qui racontent l’Histoire de la République Dominicaine, la dictature de Trujillo et autres « préciosités » dominicaines. Oscar... Ce livre est différent, d’un côté c’est un roman historique qui retrace les années de dictature en République Dominicaine du sanguinaire Trujillo (31 années !), et d’autre part, un roman de formation où nous suivrons la vie brève d’Oscar Cabral alias Oscar Wao (déjà annoncé dans le titre du livre, donc pas de risque de spoiler). Oscar Wao est le sobriquet qui a collé à Oscar Cabral originaire de République Dominicaine, établi aux USA avec sa mère et sa soeur ainée. Lors d’une fête de Halloween, le gros Oscar s’étant déguisé en Doctor Who (personnage de SF), un camarade lui avait trouvé une ressemblance avec un autre gros Oscar, Oscar Wilde, et les camarades ignares ne sachant pas de qui il s’agissait, ils avaient prononcé Wao. C’est resté ainsi. C’est un livre de lecture difficile en raison de la vulgarité du langage employé, c’est du Spanglish mélangé à de l’espagnol des Caraïbes. Coup de chapeau à la traductrice (Achy Obejas) qui a su redonner cet aspect tellement baroque du langage. Il y a par ailleurs un livre dans le livre avec beaucoup de notes en bas de page qui racontent l’Histoire de la République Dominicaine, la dictature de Trujillo et autres « préciosités » dominicaines. Oscar Cabral arrive aux USA vers 1970 à l’âge de 6 ans avec sa mère et sa soeur aînée Lola. La mère fuit littéralement son pays en raison des complications liées à sa vie privée et doit travailler durement pour élever seule ses deux enfants. C’est une mère assez hystérique, mais responsable. Les dominicains font partie de la diaspora avec d’autres centraméricains et font colonie dans l’État de New Jersey. Ils cohabitent, parlent, vivent comme des centraméricains, sans trop s’intégrer. Oscar Wao est un obèse morbide, un geek, un friki et un nerd. Son drame est de ne pas avoir encore « connu » de femme ce qui constitue une honte collective pour un jeune dominicain car les jeunes sont plutôt très libres et désinvoltes avec la chose sexuelle. Et le pauvre Oscar vit dans un monde de SF et de fantasy. C’est un inadapté social. Sa soeur Lola, une belle plante au corps de déesse se fait beaucoup de souci pour Oscar et demande à un copain (le narrateur) d’aider Oscar à maigrir et à perdre sa virginité si possible. Les dominicains croient fort dans le fukú, une sorte de malédiction collante qui peut se transmettre de génération en génération, sans que l’on puisse grand chose pour la conjurer. Or la famille d’Oscar cumule les malheurs depuis l’époque de l’opulent arrière grand-père, puis les parents et pas mal de collatéraux. Les personnages du roman même sur fond de pathétisme, sont truculents. Certaines choses sont incompréhensibles pour les non caribéens. Le drame d’Oscar Wao est pathétique mais le ton est drôle, cru par moments, transgresseur, parfois trop triste. Le texte prend tantôt le ton de la comédie la plus loufoque, tantôt le ton du drame le plus sinistre; il y a du réalisme mais aussi du surnaturel, de la profondeur et de l’extrême verdeur. La prose peut paraître très classique, mais par moments elle est d’un baroque total, le tout baignant dans un Spanglish et dans un espagnol si adultéré que c’est difficile à supporter. Je l’ai lu en espagnol traduit de l’anglais et ce fut une lecture plutôt intéressante, différente, un peu difficile mais qui passe grâce à l’humour décapant de Junot Diaz.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Nicolosette Posté le 26 Mars 2018
    Je recommande avant tout de lire la critique de liligalipette particulièrement pertinente ! En ce qui me concerne J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre : l'humour malgré la tragédie ,les personnages attachants et bien campés ,le style cash adapté à la description de cette jeunesse dominicaine immigrée (même si quelques rudiments d'espagnol aident à la lecture ). Les bas de pages , parfois longs ,ne m'ont pas dérangée ,ils apportent beaucoup pour la compréhension du contexte historique .Une lecture jubilatoire qui m'a beaucoup émue.
  • Carteroutiere Posté le 10 Août 2017
    J'ai lu ce livre parce qu'il a reçu le prix Pulitzer Au début je pensais qu'il s'agissait d'un roman un peu fantastique. En plus sa lecture n'est pas aidée car il est écrit avec des mots en verlan et de nombreuses citations en Espagnol En fait au travers du destin de d'Oscar et de sa famille, vouvoyez l'histoire mal connue de la republique dominicaine sous Trujillo et après (1960 à nos jours) C'est passionnant, dur et prenant J'avais lu sur le même thème "la fête au bouc" de Vargas llosa Passe les premières pages difficiles (beaucoup de verlan et d'expressions espagnoles) le livre relate au travers de l'histoire d'une famille la vie à Saint Domingue de 1960 à nos jours. Passsionnant, dur ( parce que la réalité est difficile à imaginer) et prenant Dans le même esprit j'avais lu "la fête au bouc" de Vargas Llosa. J'ai préféré le livre de Diaz
  • LadyOsoleil Posté le 20 Février 2017
    Wao, mon cher Wao! Quelle vie tu as pu mener! Voilà une histoire qui a le mérite de sortir du commun. Bienvenue chez les Cabral, famille dominicaine frappée d'une malédiction traînant sur plusieurs générations. Junot Diaz nous transporte dans l'histoire, que dis-je l'épopée de cette famille de façon crue. A la manière des Cent ans de Solitude de Marquez, ils sont frappés par la même malédiction et font les mêmes erreurs. On ne suit pas que l'histoire d'Oscar, jeune homme atypique tant sur la forme que sur le fond, mais de toute une famille de bras cassés, d'amours transis et malheureux sur fond de dictature T-illiste. On y découvre la RD, pays posé sur une moitié d'île de la Caraïbe à qui il est arrivé plus de bricoles que la simple bachata. J'avais déjà lu le Guide du Loser amoureux, aussi je savais à quoi m'attendre, Diaz a un style bien particulier, parfois porté sur l'introspection, et même si on reconnaît le même style dans ces deux romans, c'est plutôt efficace.
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER PLON
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…