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Plon
EAN : 9782259282499
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 210 mm

La chasse aux âmes

Date de parution : 27/08/2020
Rentrée littéraire 2020
Pour survivre, il faut sortir du ghetto. Par tous les moyens.
L’Histoire bouscule les âmes, la perversité de l’occupant nazi qui veut corrompre, voir ses victimes s’autodétruire et met en place un jeu ignoble dont l’objectif est de survivre, à n’importe quel prix : vendre son âme en dénonçant les siens ou ses voisins, abandonner ses enfants affamés, ou sauver son... L’Histoire bouscule les âmes, la perversité de l’occupant nazi qui veut corrompre, voir ses victimes s’autodétruire et met en place un jeu ignoble dont l’objectif est de survivre, à n’importe quel prix : vendre son âme en dénonçant les siens ou ses voisins, abandonner ses enfants affamés, ou sauver son enfant, lui apprendre à ne plus être juif, céder son âme au catholicisme pour un temps ou pour toujours en échange de sa vie.
 
Pour survivre, il faut sortir du ghetto. Par tous les moyens.
Trois femmes, une Polonaise, Janina, et deux juives, Bela et Chana, vont les leur donner. Elles ont organisé un réseau clandestin qui fait passer le mur aux enfants et leur donne, pour se cacher en zone aryenne, une nouvelle identité, un nouveau foyer, une nouvelle foi, polonais et catholiques.
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EAN : 9782259282499
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 210 mm

Ils en parlent

" Ce quotidien où la vie ne tient qu’à un fil est raconté avec une force empathique éblouissante dans ce deuxième roman.
M.P / Avenir Luxembourg
« Inspirée de l'histoire vraie d'Irena Sendlerowa, plongée dans les archives du ghetto et de l'histoire polonaise, l'auteure nous livre ici un récit dense et difficile, qui retrace pourtant assez fidèlement les horreurs et les erreurs commises pendant cette période.
[…] Vertigineux, glaçant, mais nécessaire ! »
Bernadette de Labarthe / Librairie La Procure Rouen
"Très bien documenté, souvent bouleversant, toujours glaçant, ce roman de Sophie Blandinières décrit une tragique comédie humaine."
Jean-René van der Plaetsen / Le Figaro Magazine

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mfrance Posté le 21 Janvier 2021
    Septembre 1939, la Wehrmacht envahit la Pologne. En quelques semaines le pays est sous la botte nazie et en quelques mois les juifs se retrouvent parqués dans le ghetto de Varsovie de sinistre mémoire. Et Sophie Blandinières d'immerger le lecteur en plein ghetto, ce qu'elle fait avec talent, pudeur et une parfaite justesse de ton, tentant avec succès de transcrire l'insupportable, l'insoutenable et de nous faire toucher l'indicible. Dire que cette lecture est éprouvante n'est qu'un euphémisme et le lecteur de feuilleter ce livre, absolument horrifié en suivant le parcours de ces enfants, adolescents et adultes qui tentent de .... Vivre ou survivre dans le ghetto de Varsovie ? Garder espoir ou s'abandonner au désespoir ? Croire en un possible avenir ou se laisser mourir ? Comment sortir de l'enfer, et comment en sauver les enfants ? Tant de questions auxquelles l'auteur propose quelques réponses, principalement en ce qui concerne cette mystérieuse "chasse aux âmes". Et trois femmes vont consacrer leurs forces à faire sortir le maximum d'enfants du ghetto. Mais ceux qui vont apporter leur aide le feront souvent contre rétribution et non par simple charité chrétienne, car "guerre et charité s'accordent mal" ! Cet ouvrage est une fiction, mais inspirée par des personnages ayant... Septembre 1939, la Wehrmacht envahit la Pologne. En quelques semaines le pays est sous la botte nazie et en quelques mois les juifs se retrouvent parqués dans le ghetto de Varsovie de sinistre mémoire. Et Sophie Blandinières d'immerger le lecteur en plein ghetto, ce qu'elle fait avec talent, pudeur et une parfaite justesse de ton, tentant avec succès de transcrire l'insupportable, l'insoutenable et de nous faire toucher l'indicible. Dire que cette lecture est éprouvante n'est qu'un euphémisme et le lecteur de feuilleter ce livre, absolument horrifié en suivant le parcours de ces enfants, adolescents et adultes qui tentent de .... Vivre ou survivre dans le ghetto de Varsovie ? Garder espoir ou s'abandonner au désespoir ? Croire en un possible avenir ou se laisser mourir ? Comment sortir de l'enfer, et comment en sauver les enfants ? Tant de questions auxquelles l'auteur propose quelques réponses, principalement en ce qui concerne cette mystérieuse "chasse aux âmes". Et trois femmes vont consacrer leurs forces à faire sortir le maximum d'enfants du ghetto. Mais ceux qui vont apporter leur aide le feront souvent contre rétribution et non par simple charité chrétienne, car "guerre et charité s'accordent mal" ! Cet ouvrage est une fiction, mais inspirée par des personnages ayant existé et basée sur des faits historiques avérés, aussi il est à éviter si l'on se sent incapable émotionnellement d'appréhender l'horrible réalité qu'il nous décrit. Il est des choses tellement monstrueuses qu'elles ne se peuvent ni comprendre, ni admettre. Ce livre m'a été offert par Babelio, pour avoir gagné le défi d'écriture d'octobre 2020, consacré à l'uchronie. J'avais, ironiquement, effacé la guerre de cent ans de la réalité historique ! Ah, si l'on pouvait réécrire l'histoire et annuler purement et simplement cette abominable période où l'humanité a fait la démonstration de la bassesse dont elle est capable !
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  • Stemilou Posté le 18 Janvier 2021
    Un homme meurt sous les coups et finit brûlé lui et sa maison, le coupable est un homme de passage. On comprend vite qu'il s'agit d'un règlement de compte mais le coupable explique son geste par cette phrase simple mais qui revêt une grande signification : "Je suis juif et je reviens". Il est condamné à dix ans de prison, pour l'exemple mais surtout afin d'éviter que tout un chacun puisse imaginer se venger sans en subir les conséquences. Pourtant ce geste aussi atroce qu'il puisse être est compréhensible, la victime a lui aussi tué et en toute impunité pendant la seconde guerre mondiale. Ainsi débute ce roman qui retrace la vie dans le ghetto de Varsovie. On rencontre Joachim, un rescapé, qui a tenté d'oublier et de fonder une famille en France. Cet homme taciturne, qui ne dévoilait que peu ses sentiments, s'est replié sur lui-même après la venue d'une très ancienne connaissance. Un de ses fils, Szymon, partira à la recherche de ce père, de son passé pour tenter de comprendre ce qu'il est devenu. A Varsovie il retrouve Ava alias Maria, elle aussi rescapé du ghetto, qui va lui raconter une histoire commencée le 31 octobre 1940. Ce jour-là, l'annonce... Un homme meurt sous les coups et finit brûlé lui et sa maison, le coupable est un homme de passage. On comprend vite qu'il s'agit d'un règlement de compte mais le coupable explique son geste par cette phrase simple mais qui revêt une grande signification : "Je suis juif et je reviens". Il est condamné à dix ans de prison, pour l'exemple mais surtout afin d'éviter que tout un chacun puisse imaginer se venger sans en subir les conséquences. Pourtant ce geste aussi atroce qu'il puisse être est compréhensible, la victime a lui aussi tué et en toute impunité pendant la seconde guerre mondiale. Ainsi débute ce roman qui retrace la vie dans le ghetto de Varsovie. On rencontre Joachim, un rescapé, qui a tenté d'oublier et de fonder une famille en France. Cet homme taciturne, qui ne dévoilait que peu ses sentiments, s'est replié sur lui-même après la venue d'une très ancienne connaissance. Un de ses fils, Szymon, partira à la recherche de ce père, de son passé pour tenter de comprendre ce qu'il est devenu. A Varsovie il retrouve Ava alias Maria, elle aussi rescapé du ghetto, qui va lui raconter une histoire commencée le 31 octobre 1940. Ce jour-là, l'annonce est faite de parquer tous les juifs de Varsovie entre des barbelés, puis un mur fait de briques. Au début tous pense à un événement mineur, une erreur qui sera vite rectifiée mais de jour en jour de nouvelles familles arrivent, s'entassent dans les appartements restés encore vacants. Très vite la place manque alors c'est la rue qui abritera ses pauvres hères. La faim tiraille et les maladies déciment, les massacres en pleine rue sont de plus en plus courants, une vie misérable s'installe mais certains résistent encore. C'est Szymon, l'aîné de la famille, qui prendra les choses en mains rapidement, tentant de trouver de quoi nourrir chaque membre et d'aider ses proches. Malgré sa débrouillardise il sait pertinemment que cela ne suffira pas et qu'il faut trouver une solution, et la seule existante est de quitter le ghetto mais c'est aussi celle la moins probable. Une autre famille, plus aisée, est confrontée aux mêmes problèmes. Le père est médecin et la mère ancienne cantatrice, pourtant leurs deux filles sont tiraillées elles-aussi par les événements. L'une d'elle, Luba, la plus jeune, est bien décidée à quitter le ghetto. Le quotidien la submerge, devient trop difficile, des enfants comme elle qui rendent leur dernier souffle sur le trottoir d'en face est une vision trop cruelle. Dans cet enfer, trois femmes feront leur possible pour sortir un maximum d'enfants du ghetto et de les faire adopter par des familles polonaises catholiques. Le seul espoir pour rester vivant mais un déchirement sans nom pour les parents. Je n'ose imaginer la détresse de ses familles écartelées entre l'espoir et la peur. Trop d'image et de sentiments lors de cette lecture, bouleversée, troublée et marquée même par une scène en particulier; rares sont les livres pouvant m'arracher une larme. La profondeur de l'être humain est ici détaillée dans son ensemble, la lâcheté et le courage se côtoient. L'espoir, même s'il reste approximatif dans de telles conditions, est toutefois moins présent que l'envie ou la rage de vivre. Le besoin de gagner face à l'absurde, de vaincre une idéologie totalitaire grâce à son courage et sa force. L'histoire de cette famille, de cette fratrie, est bouleversante. Le quotidien dans le ghetto fait de violence et de survie est bien décrit, avec des scènes déchirantes. La chasse aux âmes, ce titre avec tant d'écho, reflète parfaitement le contenu du récit; une traque à l'être humain, une réalité impensable! Attention Coup de cœur garanti.
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  • Eve-Yeshe Posté le 27 Décembre 2020
    Le roman commence avec une scène très forte : un étranger qui rodait dans les parages, en Pologne, s’en est pris à un homme, le poursuivant avec un gourdin et pour finir lui mettant le feu à lui et à sa maison. Il s’agit d’un vieux « règlement de compte » car l’homme, qui s’appelle Joachim explique son geste par une phrase laconique et néanmoins très explicite : « je suis juif et je reviens ». On a bien compris que l’homme assassiné s’est rendu coupable pendant la seconde guerre mondiale et la justice, même si elle comprend bien cette vengeance, se doit de la condamner pour éviter de donner des idées à d’autres personnes. Il est condamné à dix ans de prison. On va faire ainsi la connaissance de Joachim, rescapé du ghetto de Varsovie, qui a tenté de fonder une famille en France avec une épouse infirmière et des enfants dont Szymon qui va partir à la recherche du passé de son père, et pour cela il part à Varsovie rencontrer une femme Ava alias Maria, qui a échappé à l’holocauste. Elle est âgée de 79 ans et veut raconter le passé. On comprend très vite pourquoi Joachim a déserté... Le roman commence avec une scène très forte : un étranger qui rodait dans les parages, en Pologne, s’en est pris à un homme, le poursuivant avec un gourdin et pour finir lui mettant le feu à lui et à sa maison. Il s’agit d’un vieux « règlement de compte » car l’homme, qui s’appelle Joachim explique son geste par une phrase laconique et néanmoins très explicite : « je suis juif et je reviens ». On a bien compris que l’homme assassiné s’est rendu coupable pendant la seconde guerre mondiale et la justice, même si elle comprend bien cette vengeance, se doit de la condamner pour éviter de donner des idées à d’autres personnes. Il est condamné à dix ans de prison. On va faire ainsi la connaissance de Joachim, rescapé du ghetto de Varsovie, qui a tenté de fonder une famille en France avec une épouse infirmière et des enfants dont Szymon qui va partir à la recherche du passé de son père, et pour cela il part à Varsovie rencontrer une femme Ava alias Maria, qui a échappé à l’holocauste. Elle est âgée de 79 ans et veut raconter le passé. On comprend très vite pourquoi Joachim a déserté un jour la famille, laissant en plan sa femme et ses fils, en le suivant dans le ghetto avec ses parents, ses frères ses amis car tout a basculé le 31 octobre 1940 on les a tous parqués comme des bêtes derrière des barbelés avant de construire un mur en brique qu’on leur fera financer bien-sûr ! « … Quatre cent mille personnes sur trois kilomètres carrés, soit 2,4 % de la ville, causant une densité extrême, de cent vingt-huit mille habitants au kilomètre carré contre quatorze mille dans le reste de Varsovie … » La faim, la promiscuité, puis les maladies vont faire des ravages, mais pas assez vite pour l’Occupant, alors on massacre au hasard pour semer un peu plus la terreur. Le plus débrouillard de la famille Szymon, le frère ainé de Joachim essaie de trouver un peu de nourriture, de venir en aide. Il n’y a qu’une seule manière d’échapper à la faim, à la souffrance ou à la folie : quitter le ghetto. Luba, veut tenter à tout prix de sortir en apprenant les prières catholiques, et laissant sa culture pour s’imprégner de celle des Polonais (elle pensait pourtant bien être une vraie Polonaise avant le ghetto !) mais l’espoir résiste difficilement à la souffrance du quotidien. Trois femmes vont faire tout leur possible pour faire sortir des enfants du ghetto et les faire adopter par des familles polonaises chrétiennes ; l’une Janina est Polonaise, les deux autres, Bela et Chana sont juives. Il faut user de stratagèmes pour ne pas se faire arrêter, et la décision n’est pas toujours facile à prendre pour les parents, surtout lorsque l’un des deux espère toujours que les choses vont s’arranger et qu’il vaut mieux rester ensemble… Je n’entrerai pas dans les détails pour évoquer un comportement que je n’ai jamais réussi à comprendre et encore moins à admettre : à la tête du ghetto se trouvait le Conseil Juif dont les membres se comportaient de manière aussi monstrueuse que les nazis, s’en mettant plein les poches, usant de violence et perversité. A quoi cela leur servira-t-il ensuite quand les trains partiront pour Auschwitz ? Durant toute cette lecture, j’ai été accompagnée par les images du film génialissime « Le pianiste » que je venais de revoir pour la énième fois. J’avais l’impression d’accompagner Joachim, Szymon et les autres adolescents et leurs familles, le courage des uns, la lâcheté de certains. On espère toujours que cela ne recommencera pas, mais en 1968 la Pologne renoue avec ses vieux penchants : « En mars, la Pologne avait renoué avec son vice, avec ses mauvais gestes, son vilain réflexe, sa vieille pulsion de déjudaïsation, (odzydzanie). De nouveau, on refusait aux Juifs le droit d’être polonais et, pour être bien certains qu’ils s’en iraient, habilement, on les avait destitués, on les avait privés de leur métier, de leurs revenus. On comptait sur l’humiliation, l’appauvrissement et la terreur. » D’autre part, comment oublier le raffut du premier ministre (ou du président ?) il y a un an environ concernant le camp d’Auschwitz ? Utiliser l’expression « le camp polonais de Auschwitz serait passible de sanction, les Polonais n’y étant pour rien ou comment réécrire l’Histoire ? Ce livre est un coup de cœur pour moi, malgré un petit, tout petit bémol : la ponctuation est particulière, beaucoup de virgules, moins de points. Je me suis demandé si c’était lié au fait que c’était un livre électronique ou si c’était pour rythmer la narration. Le titre « La chasse aux âmes » m’a beaucoup plu car il est très évocateur, point n’est besoin d’expliquer quelles sont âmes qu’il convient de chasser, voire d’exterminer. Un grand merci à NetGalley et aux éditions Plon qui m’ont permis de découvrir ce livre et son auteure. #rentreelitteraire2020 #NetGalleyFrance
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  • Aa2liiinee Posté le 3 Novembre 2020
    On connaît tous la seconde Guerre Mondiale, que ça soit de nos cours du lycée, à des romans, essais, films ... Mais la Chasse aux âmes retrace une partie de l'histoire du ghetto de Varsovie, celle de ce réseau clandestin mis en place pour faire passer les enfants de l'autre côté pour tenter d'échapper à l'effroi.#8201; #8201; Un roman féroce, témoignage de l'horreur, de la cruauté face à certains agissements. Certains trahissent, d'autres font preuve d'un extrême courage pour tenter de s'enfuir de cet endroit. Ce roman pointe du doigt certains comportements des Polonais, des dirigeants catholiques.#8201; #8201; J'ai été parfois perdu par tous ces personnages qui se ressemblent, qui n'ont pas forcément une distinction physique ou caractériel. Cela a rendu ma lecture un peu confuse, mais je me suis concentrée sur le contenu peu importe à quel personnage cela arriver après tout.#8201; #8201; Un roman nécessaire pour ne pas oublier #8201;
  • MAPATOU Posté le 24 Octobre 2020
    Le narrateur, à la mort de sa mère, découvre des documents sur la vie de son père qui les a abandonnés 30 ans auparavant sans explication : « des restes de la vie de mon père, des bouts avec lesquels vieillir correctement, non pas des réponses à des questions dont je n’avais pas les moyens, mais des fragments à déposer dans un espace en moi inhabité, délaissé depuis près de 30 ans, comme un trou d’air dangereux qui avait un prénom, Joachim, c’était tout. Sans parents, sans lieu de naissance, sans souvenirs, mon père était une abstraction, un homme sans corps, sans début ni fin. « Il se rend à Varsovie pour rencontrer la dernière survivante de sa famille paternelle et va découvrir que son père a vécu dans le ghetto, la façon dont il a pu s’en échapper ainsi que l’histoire de ses grands-parents et oncles. Ce roman nous raconte de façon très bien documentée la vie dans le ghetto, toutes les facettes de la personnalité humaine des persécutés et des leurs persécuteurs dans ce qu’il peut y avoir de plus sombre mais aussi de plus courageux. Ainsi, nous découvrons le circuit clandestin d’évacuation des jeunes enfants hors du ghetto mis en... Le narrateur, à la mort de sa mère, découvre des documents sur la vie de son père qui les a abandonnés 30 ans auparavant sans explication : « des restes de la vie de mon père, des bouts avec lesquels vieillir correctement, non pas des réponses à des questions dont je n’avais pas les moyens, mais des fragments à déposer dans un espace en moi inhabité, délaissé depuis près de 30 ans, comme un trou d’air dangereux qui avait un prénom, Joachim, c’était tout. Sans parents, sans lieu de naissance, sans souvenirs, mon père était une abstraction, un homme sans corps, sans début ni fin. « Il se rend à Varsovie pour rencontrer la dernière survivante de sa famille paternelle et va découvrir que son père a vécu dans le ghetto, la façon dont il a pu s’en échapper ainsi que l’histoire de ses grands-parents et oncles. Ce roman nous raconte de façon très bien documentée la vie dans le ghetto, toutes les facettes de la personnalité humaine des persécutés et des leurs persécuteurs dans ce qu’il peut y avoir de plus sombre mais aussi de plus courageux. Ainsi, nous découvrons le circuit clandestin d’évacuation des jeunes enfants hors du ghetto mis en place grâce au courage de trois jeunes femmes. Certains lutteront de façon acharnée pour survivre mais à quel prix et dans quelle mesure est-il possible après avoir vu ou subi de telles horreurs peut on vivre ensuite sereinement ? « Mais il se trompait, mon père, ils avaient piégé les âmes à vie ». J’ai aimé l’écriture sobre et puissante à la fois de Sophie Blandinières qui fait de ce roman une belle oeuvre de témoignage.
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    Plus que jamais, la rentrée littéraire 2020 est l'occasion de célébrer ensemble le plaisir de la lecture. Côté domaine français, nos éditeurs ont retenu 20 romans, autant de pépites qui invitent à l'évasion et au questionnement. Auteurs confirmés et primo romanciers se croisent et se rejoignent pour vous raconter des histoires singulières et inoubliables. Bonne(s) découverte(s) !

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