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La chute de la Maison aux Flèches d'Argent

Fleuve éditions
EAN : 9782265116337
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 512
Format : 140 x 210 mm
La chute de la Maison aux Flèches d'Argent

Emmanuel CHASTELLIERE (Traducteur)
Collection : Outre Fleuve
Date de parution : 12/01/2017
Paris n'est que ruines et décombres depuis la Grande Guerre magique qui a opposé les Maisons régnant sur la capitale. Et celles-ci n'ont pas été épargnées : elles ne sont plus que l'ombre de leur splendeur d'antan. La Maison aux Flèches d'Argent fut la plus puissante parmi toutes. Mais sa... Paris n'est que ruines et décombres depuis la Grande Guerre magique qui a opposé les Maisons régnant sur la capitale. Et celles-ci n'ont pas été épargnées : elles ne sont plus que l'ombre de leur splendeur d'antan. La Maison aux Flèches d'Argent fut la plus puissante parmi toutes. Mais sa position est précaire dans l'équilibre fragile qui s'est instauré. Et en son cœur, au sein de Notre-Dame, une malédiction terrible est dissimulée, prête à se déchaîner sur elle.
Son destin est désormais lié à celui d'un jeune homme aux mystérieux pouvoirs et d'une nouvelle Déchue.
La puissante magie de l'ange suffira-t-elle à les sauver de la chute ?
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EAN : 9782265116337
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 512
Format : 140 x 210 mm
Fleuve éditions

Ils en parlent

« À travers ses personnages soigneusement créés, à la fois complexes et profonds, De Bodard reflète le meilleur et le pire de la nature humaine dans son roman. » The Guardian
«Il y a une intelligence et une élégance dans La Chute de la Maison aux Flèches d'Argent qui est aussi rare et précieuse que l'essence des anges. » Niall Alexander, Tor.com

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Alfaric Posté le 28 Décembre 2018
    J’avais adoré la fantasy mésoaméricaine d’Aliette de Bodard avec le cycle des "Chroniques Aztèques" et Acatl son prêtre enquêteur (série bloquée par Panini qui ne sait pas quoi faire de la manne financière des amenée par les stickers de footballeurs mais plus radin qu’eux tu meurs, mais qui demande un pognon de dingue pour que les auteurs récupèrent les droits des séries qu’ils ont abandonnées), or si le pitch de "La Chute de la Maison aux Flèches d'Argent" est séduisant j’ai vraiment eu du mal à rentrer dedans avant la dernière partie du roman qui elle remonte bien le niveau de l’ensemble… - Il y a un dimension post-apocalyptique puisque que l’historie se déroule en 1974 soixante années après la Grande Guerre Magique qui a débuté en 1914 et dont le monde ne s’est jamais remis, car les guildes de magiciens de tous les pays se sent méchamment foutues sur la gueule et c’est l’Europe toute entière qui a été dévastée avec des conséquences irrémédiables pour l’environnement à cause des pollutions magiques qui en ont résulté… Là où le bât blesse c’est que l’Histoire nous a prouvé que n’importe quel peuple frappé par une catastrophe finit par se relever, et souvent... J’avais adoré la fantasy mésoaméricaine d’Aliette de Bodard avec le cycle des "Chroniques Aztèques" et Acatl son prêtre enquêteur (série bloquée par Panini qui ne sait pas quoi faire de la manne financière des amenée par les stickers de footballeurs mais plus radin qu’eux tu meurs, mais qui demande un pognon de dingue pour que les auteurs récupèrent les droits des séries qu’ils ont abandonnées), or si le pitch de "La Chute de la Maison aux Flèches d'Argent" est séduisant j’ai vraiment eu du mal à rentrer dedans avant la dernière partie du roman qui elle remonte bien le niveau de l’ensemble… - Il y a un dimension post-apocalyptique puisque que l’historie se déroule en 1974 soixante années après la Grande Guerre Magique qui a débuté en 1914 et dont le monde ne s’est jamais remis, car les guildes de magiciens de tous les pays se sent méchamment foutues sur la gueule et c’est l’Europe toute entière qui a été dévastée avec des conséquences irrémédiables pour l’environnement à cause des pollutions magiques qui en ont résulté… Là où le bât blesse c’est que l’Histoire nous a prouvé que n’importe quel peuple frappé par une catastrophe finit par se relever, et souvent plus vite qu’on ne le croit, or ici plusieurs décennies après l’Apocalypse on en est encore à piller les grands magasins parisiens et à voler le voisin d’à côté pour survivre plus longtemps que lui : ce manque d’imagination est malheureusement typique des littératures de l’imaginaire yankee, qui sont persuadé qu’en dehors de la civilisation consumériste il n’y a point de salut… - Il y a toute une dimension uchronique puisque les mythes et légendes sont une réalité pour chaque civilisation qui les ont utilisée comme des instruments de pouvoirs au service des nations du monde entier (les quelques pages sur les magies exotiques sont fascinantes et ont se demande pourquoi l’auteure a volontairement laissée de coté toutes ses bonnes idées)… C’est l’Occident qui une fois de plus a fini par s’imposer, non grâce au christianisme mais grâce aux anges déchus qui amnésiques et aptères tombent du ciel à intervalles réguliers et ces créatures de pure magie sont traquées sans pitié par les contrebandiers pour transformer chaque morceau de leurs corps en artefacts, reliques ou ingrédients alchimiques en sachant que plus ils sont jeunes et plus il sont puissants ! Mais ces derniers se sont organisés pour prendre le contrôle de la société avant de se lancer à la conquête du monde entier, car leur supériorité en sciences magiques - Il y a une dimension politique assumée par l’auteure qui a de la suite dans les idées, puisqu’on suit principalement les états d’âmes d’un Vietnamien engagé de force dans la Première Guerre Magique et qui après la mort de ses compagnons d’armes aimerait enfin rentrer chez lui (plongé dans ses souvenirs idéalisés du passé il râle et se pleurniche, mais franchement il ne fait pas grand-chose pour y parvenir)… Car il a survécu là où les autres sont morts car il s’agit d’un Immortel banni de la Cour Céleste dont la magie exotique attire la curiosité voire la convoitise des anges et des alchimistes des différentes guildes parisiennes… IRL on a construit jusqu’à 5 monuments aux morts dans le moindre patelin de France et de Navarre, mais on a déboursé un radis pour rapatrié chez eux les soldats africains et asiatiques : c’est cela aussi l’impérialisme et le suprématisme, le colonialisme et le racisme ! Tout cela est très intéressant, sauf que le worldbuiling est survolé donc peu ou pas exploité, que le magicbuilding est survolé donc peu ou pas exploité et que le relationship drama tourne en rond puisqu’il est centré sur Philippe / Pham Van Minh Khiet qui ne veut pas qu’on découvre son passé, sur Emmanuelle qui fait tout pour oublier son passé et sur l’ange déchue Isabelle qui amnésique n’a aucun passé… Pire on pose l’ambiance et on s’attarde longuement sur les très nombreux états d’âme des uns et des autres, mais le Paris post-apo semble se limiter à la Seine, à l’Île de Cité et à la cathédrale Notre-Dame tandis que le siège de la Maison aux Flèches d’Argent où tout semble se dérouler semble se limiter à une aile ouest, une aile est et à un ensemble de souterrains. Tout tourne autour des maisons majeures et des maison mineures, les guildes de magie qui se sont transformer en gangs voire en tribus, mais on ne sait presque rien de leurs territoires, de leurs hiérarchies, de leurs organisations, de leurs objectifs, de leurs fonctionnements ou de leurs us et coutumes et on n’en sait pas plus sur l’équilibre des forces au sein de la capitale (c’est tout juste si on explique que la Maison aux Flèches d’Argent autrefois dirigée par Etoile-du-Matin est en déclin bien qu’il ait passé la main à la magicienne Sélène, et que la Maison Aubépine aujourd’hui dirigée par Asmodée est en train de s’élever). On est entre le polar et le récit d’apprentissage, puisque tandis que Philippe et Isabelle apprenne à s’intégrer dans la Maison aux Flèches d’Argent c’est sous les ordres de la magicienne Sélène que l’alchimiste Emmanuelle toxicomane enquête sur l’épidémie de morts mystérieuses qui semblent frapper l’ensemble de ses informateurs… Ces derniers étant souvent agents doubles, une réunion rassemble les chefs de guildes mais les meurtres ne s’arrêtent pas pour autant ce qui met de l’huile sur le feu et pas qu’un peu, mais certaines rivaux semblent ne pas être surpris du tout par la mauvaise tournure des événements (pire semble l’anticiper et l’accompagner), et on cherche dans un huis-clos fantastique la créature tueuse (esprit vengeur ou monstre mythologique ? l’un comme l’autre semble lié à la disparition d’Etoile-du-matin 10 ans auparavant)… Sauf que les 3 personnages principaux font l’aller-retour entre Paris et Notre-Dame en mode le loup, la chèvre et le chou, et qu’il faut attendre qu’Isabelle parte en guerre avec les ailes de fer de Lucifer pour que le souffle épique fasse enfin son apparition. La fin est bien, mais que ce fut long et lent avant d’y parvenir : je vais lire la suite, mais pas tout de suite ^^ PS : quitte à faire du LGBT, puisqu’on a des couples gays et lesbiens en veux-tu en voilà, et bien autant y aller à fond pour raconter quelque chose d’intéressant avec : [masquer]si on avait remplacé la naïve Isabelle par un Lucifer rajeunit et amnésique cela aurait fait une chouette romance homosexuelle entre un ange déchu occidental d’origine patricienne et un immortel oriental d’origine plébéienne… là cela aurait vachement chouette comme récit LGBT ! ^^[/masquer]
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  • micetmac Posté le 9 Juin 2018
    Aliette de Bodard steampunk Paris. Fantasy urbaine en mode enchanteresse, un genre de Harry Potter pour adultes, les anges en plus. Enfin, les anges... Ceux à qui Dieu a retiré les ailes et chassé de la cité divine. L'une d'entre eux vient se crasher au beau milieu des Galeries Lafayette en ruine, le corps démantibulé, les os brisés. Cela fait un bout de la cité divine au béton parisien. Mais les anges déchus récupèrent vite. Ils sont gavés, ras la timbale, de magie. Un reste de leur grâce divine en quelque sorte. Aliette de Bodard ne s’attarde guère sur cet aspect mystico-religieux (tant mieux) et se consacre surtout à la lutte qui opposent les Grandes Maisons qui ont déjà manqué de s'autodétruire. Les Anges diffèrent peu des humains, finalement : ils n'apprennent pas. Ces Déchus et autres créatures magiques se débattent dans un monde en ruine, ruines causées par les ambitions des Maisons qui ne pensaient qu'à supplanter la voisine. Aliette de Bodard trace à grands traits son univers et ne nous livre pas toutes les clés. Pour l'instant, on suppose que l'on entrera possiblement en possession du trousseau, vu que ces FLÈCHES D’ARGENT ne sont que le premier tome... Aliette de Bodard steampunk Paris. Fantasy urbaine en mode enchanteresse, un genre de Harry Potter pour adultes, les anges en plus. Enfin, les anges... Ceux à qui Dieu a retiré les ailes et chassé de la cité divine. L'une d'entre eux vient se crasher au beau milieu des Galeries Lafayette en ruine, le corps démantibulé, les os brisés. Cela fait un bout de la cité divine au béton parisien. Mais les anges déchus récupèrent vite. Ils sont gavés, ras la timbale, de magie. Un reste de leur grâce divine en quelque sorte. Aliette de Bodard ne s’attarde guère sur cet aspect mystico-religieux (tant mieux) et se consacre surtout à la lutte qui opposent les Grandes Maisons qui ont déjà manqué de s'autodétruire. Les Anges diffèrent peu des humains, finalement : ils n'apprennent pas. Ces Déchus et autres créatures magiques se débattent dans un monde en ruine, ruines causées par les ambitions des Maisons qui ne pensaient qu'à supplanter la voisine. Aliette de Bodard trace à grands traits son univers et ne nous livre pas toutes les clés. Pour l'instant, on suppose que l'on entrera possiblement en possession du trousseau, vu que ces FLÈCHES D’ARGENT ne sont que le premier tome d'une trilogie. LA CHUTE... commence très fort et arrive en peu de pages à camper des personnages attachants, mystérieux, sur lesquels plane l'ombre d'Etoile du matin, le premier des Déchus. Puis, cela se grippe. On navigue un brin à vue dans un brouillard narratif plaisant, ne comprenant pas l'entièreté de ce Paris des années folles, ravagé, mais peu décrit en fait. Un Paris cité, arpenté mais qui manque de chair. En revanche, Aliette de Bodard sait insuffler un vrai souffle à ses protagonistes, elle développe une belle palette de caractères qui s'entrechoquent, s'aiment, se haïssent et essayent de survivre. Aux ombres. A la malédiction qui rode. C'est là où ce roman pêche le plus. Ce sort funeste jeté des années auparavant, il tombe un peu comme le pavé sur le CRS, un poil soudainement. Je suis resté sur ma faim quant à la résolution, avec un "tout ça pour ça" qui vient sans faillir à l'esprit. Certes, la plume de Aliette Bodard ne manque jamais et son style précis, chaleureux, nous accompagne jusqu'au bout. Cependant, au final, si cette CHUTE est un vrai plaisir de lecture, sa construction un brin bâclée, un dénouement capillotracté sévère l'empêchent d'accéder à l'excellence Je replongerai, néanmoins, volontiers dans ce Paris réenchanté, pour voir si le brouillard se dissipe. Espérons le : laisser trop de questions sans réponses mobilise une "aura" particulière qu'il n'y pas ici, à mon sens.
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  • boudicca Posté le 11 Septembre 2017
    Ma première expérience avec Aliette de Bodard s'étant révélée plutôt concluante (même s'il semblerait que la suite des « Chroniques aztèques » ne fera finalement pas l'objet d'une traduction), c'est avec curiosité que j'ai décidé de me lancer dans son dernier roman dont l'action se déroule dans notre bonne vieille ville de Paris. Un Paris presque méconnaissable car complètement défiguré par les dégâts causés par la guerre magique que se sont livrées les principales factions se partageant le pouvoir dans la capitale. Les « Maisons » qui ne sont pas sorties trop amochées du conflit cohabitent désormais en plus ou moins bonne intelligence et, si les plus puissantes ne résistent parfois pas à l'envie de continuer à titiller leurs rivales, toutes prennent en tout cas bien soin de ne jamais véritablement mettre en péril le fragile équilibre régnant sur la ville. Des Paris « réinventés », il en existe évidemment déjà des tas : rien que dans la production littéraire française de ces dernières années les exemples sont légion, d'Estelle Faye, à Karim Berrouka, en passant par Maïa Mazaurette jusqu'à, plus récemment encore, Aurélie Wellenstein Si le décor n'a donc en lui-même rien de bien original, l'ambiance dans laquelle baigne cette cité complètement défigurée et traumatisée par... Ma première expérience avec Aliette de Bodard s'étant révélée plutôt concluante (même s'il semblerait que la suite des « Chroniques aztèques » ne fera finalement pas l'objet d'une traduction), c'est avec curiosité que j'ai décidé de me lancer dans son dernier roman dont l'action se déroule dans notre bonne vieille ville de Paris. Un Paris presque méconnaissable car complètement défiguré par les dégâts causés par la guerre magique que se sont livrées les principales factions se partageant le pouvoir dans la capitale. Les « Maisons » qui ne sont pas sorties trop amochées du conflit cohabitent désormais en plus ou moins bonne intelligence et, si les plus puissantes ne résistent parfois pas à l'envie de continuer à titiller leurs rivales, toutes prennent en tout cas bien soin de ne jamais véritablement mettre en péril le fragile équilibre régnant sur la ville. Des Paris « réinventés », il en existe évidemment déjà des tas : rien que dans la production littéraire française de ces dernières années les exemples sont légion, d'Estelle Faye, à Karim Berrouka, en passant par Maïa Mazaurette jusqu'à, plus récemment encore, Aurélie Wellenstein Si le décor n'a donc en lui-même rien de bien original, l'ambiance dans laquelle baigne cette cité complètement défigurée et traumatisée par la guerre est en revanche nettement moins ordinaire. Et c'est là que réside à mon sens à la fois le plus gros atout de ce roman, mais aussi sa principale faiblesse. Car si l'atmosphère sombre et pesante qui entoure le récit n'a guère de mal à remporter l'adhésion du lecteur, le choix de l'auteur de ne pas s'attarder sur les spécificités de son décor en décevra plus d'un. La majorité des scènes se déroule ainsi dans l'enceinte même de la Maison aux Flèches d'argent, et non dans les rues de Paris dont nous n'avons que de furtifs aperçus (les grands magasins, la Seine et Notre-Dame). De même, Aliette de Bodard se montre relativement avare en détails concernant son univers et son histoire. On sait qu'une guerre terrible a opposé les Maisons les unes aux autres, que des alliés de l'étranger ont du être sollicités, que les Déchus (comprenez les anges bannis du Paradis) existent depuis un bon moment déjà... mais c'est à peu près tout. Si on devine grâce à quelques mentions qu'il existe effectivement un monde en dehors de Paris, on ne connaît toutefois rien des relations entretenues entres les pays étrangers et les Maisons, ni entre celles-ci et le reste du pays. On ne sait pas non plus d'où elles viennent, ni la manière dont elles sont arrivées au pouvoir... : bref, tout ceci reste pour le moment bien trop flou. Parmi les rares repères fournis, la mention de troupes coloniales envoyées à Paris au moment de la guerre pour servir de chair à canon est en revanche intrigante et permet à l'auteur d'intégrer à son récit des éléments propres à la culture vietnamienne qu'elle connaît bien. Cela se manifeste notamment par la mise en scène de certaines créatures issues de la mythologie asiatique qui côtoient ici des figures plus « traditionnelles », à commencer par les Déchus, anciens anges incapables de se rappeler la raison de leur exil et doté de pouvoirs déclinants (que les lecteurs allergiques à la religion se rassurent, l'auteur se garde bien de mettre l'accent sur l'origine divine de ces créatures). Les mortels lambda qui sont parvenus à survivre à la guerre se mêlent quant à eux sans difficultés à tout ce petit monde mais ne semble en toute honnêteté pas servir à grand chose, à l'exception de ceux capables de manipuler les artefacts remplis de la magie des Déchus. Une magie dont on ne sait, là encore, presque rien et dont les personnages se servent un peu quand et comme ils le veulent, chose qui ne manquera pas de faire tiquer une partie des lecteurs. Je suis également assez mitigée en ce qui concerne l'intrigue qui démarre de manière fort prometteuse pour complètement s'essouffler au milieu du roman. La faute à un déclencheur franchement bancal, reposant davantage sur le hasard que sur une quelconque planification machiavélique de la part du « méchant » de l'histoire. Celle-ci se perd d'ailleurs très vite dans des sous-intrigues peu passionnantes dont certaines ne semblent servir qu'à retarder la résolution finale qui se révèle bien trop prévisible. Si la lecture ne peut pas vraiment être qualifiée de passionnante, elle n'en est pas pour autant ennuyeuse, loin de là. La plume de l'auteur est fluide, agréable, et propose d'aborder un certain nombre de thématiques vraiment intéressantes (la colonisation, l'exil, l'addiction...). Un mot, enfin, en ce qui concerne les personnages qui possèdent pour la plupart un beau potentiel mais qui ne m'ont, là encore, pas vraiment convaincu. Car si protagonistes comme personnages secondaires possèdent tous une personnalité relativement étoffés, on peine malgré tout à s'y attacher, soit en raison d'un trait de caractère agaçant, soit parce que certaines de leurs décisions manquent de logique. C'est notamment le cas de Séléné, Déchue ayant pris la tête de la Maison aux flèches d'argent, dont les crises d'autorité finissent par devenir lassantes, d'autant plus que la plupart de ses choix lui sont dictés par orgueil davantage que par volonté de préserver sa Maison. Le comportement des autres est plus logique mais leur personnalité manque bien souvent de sel : Madeleine est trop timorée, Emmanuelle trop effacée, Isabelle trop naïve... Les chefs des Maisons Lazare et Aubépine sont en revanche mieux campés mais pour le moment trop peu présents pour que l'on puisse se faire une idée précise de leur véritable caractère. Vous l'aurez compris, je ressors assez mitigée de cette lecture qui possède dans l'ensemble beaucoup de potentiel mais dont certains aspects demeurent trop peu étoffés pour véritablement parvenir à captiver le lecteur. Les tomes suivants (s'ils font bien l'objet d'une traduction) devraient mettre l'accent sur d'autres Maisons et ainsi, peut-être, développer un peu plus et l'univers. Affaire à suivre, donc...
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  • tchii17 Posté le 9 Août 2017
    un peu a l'ouest au depart de ma lecture le temps d'assimiler le contexte, les personnages, mais tres vite je me suis retrouvée happée par ma lecture. On se trouve tres vite embarqué dans une danse de jeux de pouvoirs entre les differentes maisons tout en essayant d'en apprendre plus sur Philipe d'une part, et sur cette mysterieuse ombre d'une autre. Tres bon premier livre qui m'a quelque peu laissé sur ma faim quant aux devenir de certains personnages mais qui reste un tres bon moment de lecture. Une suite ? enfin disons, une autre histoire sur une autre maison ?? :D ps : mes petites etoiles ne veulent plus apparaitre depuis quelques temps.... ca sera un 4/5 ^^
  • BMMousseron Posté le 30 Mars 2017
    Dans un Paris dévasté, il y a plus de 60 ans, par une guerre magique à laquelle se sont livrées toutes les Maisons (sortes de communautés dirigées par des anges déchus), à une époque où aurait dû avoir lieu la 1ère Guerre Mondiale, nous faisons la connaissance de Philippe, exilé annamite, membre d'un gang et d'Isabelle, ange nouvellement déchu. Leur rencontre ne se fait pas sous les meilleurs hospices puisque, alors qu'Isabelle, suite à sa chute, gît, brisée, au milieu des décombres d'un grand magasin, le gang dont fait partie Philippe se précipite pour la démembrer et récupérer ainsi toute sa magie. Avant que le pire n'arrive, ils sont "récupérés" par la Maison Flèches d'Argent, dirigée par Séléné. Philippe, parce qu'il soulève beaucoup d'interrogations, en est un invité-prisonnier tandis qu'Isabelle y est envoyée pour être soignée et protégée. Un lien va unir ses deux figures malgré des différences inconciliables (ils se respectent mais ne se comprennent pas): ils n'ont pas les mêmes croyances, n'utilisent pas la même magie; Philippe, vieux de plusieurs siècles, a une vision du monde sombre et désabusée tandis qu'Isabelle, jeune déchue (presqu'un nouveau-né), est naïve et innocente; le premier est épris de liberté et ne veut pas... Dans un Paris dévasté, il y a plus de 60 ans, par une guerre magique à laquelle se sont livrées toutes les Maisons (sortes de communautés dirigées par des anges déchus), à une époque où aurait dû avoir lieu la 1ère Guerre Mondiale, nous faisons la connaissance de Philippe, exilé annamite, membre d'un gang et d'Isabelle, ange nouvellement déchu. Leur rencontre ne se fait pas sous les meilleurs hospices puisque, alors qu'Isabelle, suite à sa chute, gît, brisée, au milieu des décombres d'un grand magasin, le gang dont fait partie Philippe se précipite pour la démembrer et récupérer ainsi toute sa magie. Avant que le pire n'arrive, ils sont "récupérés" par la Maison Flèches d'Argent, dirigée par Séléné. Philippe, parce qu'il soulève beaucoup d'interrogations, en est un invité-prisonnier tandis qu'Isabelle y est envoyée pour être soignée et protégée. Un lien va unir ses deux figures malgré des différences inconciliables (ils se respectent mais ne se comprennent pas): ils n'ont pas les mêmes croyances, n'utilisent pas la même magie; Philippe, vieux de plusieurs siècles, a une vision du monde sombre et désabusée tandis qu'Isabelle, jeune déchue (presqu'un nouveau-né), est naïve et innocente; le premier est épris de liberté et ne veut pas être inféodé alors que la deuxième a besoin de la protection d'une maison puissante pour survivre. Tous ces thèmes sont des leitmotivs dans ce roman. Le drame va se nouer autour de ces personnages et Philippe va être l'outil, malgré lui, d'une malédiction vieille de 20 ans alors qu'Etoile-du-Matin, premier des déchus, était encore à la tête de la Maison. Mélange d'uchronie post-apocalyptique et de fantasy urbaine, le roman m'a laissée un peu perplexe dans les premières pages au point où je me demandais si je n'avais pas loupé un tome tant l'univers du livre est bien installé : Paris en ruine à cause d'une guerre magique dont on ne connaît pas les raisons, une société reposant sur des Maisons dont on ne comprend pas bien le fonctionnement... J'avais l'impression d'arriver comme un cheveu sur la soupe dans la lecture de ce roman. Et puis passée cette phase de questionnement, la magie a opéré grâce à l'écriture de l'auteur. Elle est parvenue à tisser et faire vivre un univers riche et complexe, à donner de la force et de la profondeur à chacun de ces personnages (bizarrement je n'en ai trouvé aucun de vraiment antipathique), tous avec leurs fêlures, leurs passions... Tout en apportant une certaine profondeur à son récit grâce aux thèmes de l'Autre, la différence culturelle (voire religieuse), l'exil, la déchéance mais aussi le lien omniprésent décliné sous toutes ses formes : subordination, amitié, amour, maître à élève, équilibre... J'attends la suite avec impatience.
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