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Perrin
EAN : 9782262082284
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 210 mm

La chute

Les derniers jours de Robespierre

Date de parution : 16/01/2020
Le crépuscule et la chute de l'"incorruptible"
Juillet 1794. Thermidor an II. Idole encensée du club des Jacobins, orateur acclamé de la Convention, inspirateur du redoutable Comité de salut public, Robespierre est à l’apogée de son pouvoir. En deux ans, il a tout conquis ; en trois jours, il va tout perdre.
Avec tout le talent narratif qui l’a rendu célèbre,...
Juillet 1794. Thermidor an II. Idole encensée du club des Jacobins, orateur acclamé de la Convention, inspirateur du redoutable Comité de salut public, Robespierre est à l’apogée de son pouvoir. En deux ans, il a tout conquis ; en trois jours, il va tout perdre.
Avec tout le talent narratif qui l’a rendu célèbre, Jacques Ravenne raconte la chute d’un homme et la fin d’un régime dans un récit à suspense où, à chaque page, la réalité dépasse la fiction.
Le roman vrai du crépuscule de la révolution.
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EAN : 9782262082284
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • g-duval Posté le 2 Août 2020
    Quand on m'a offert ce livre, je me suis dit "Ah, une biographie". Mais pas du tout !! le livre n'est pas axé que sur Robespierre. On est plongé dans "l'ambiance" de l'époque.
  • Bellonzo Posté le 7 Juin 2020
    La Révolution Française est un extraordinaire théâtre et n'a guère besoin des artifices du roman. Aussi Jacques Ravenne, auteur de polars à quatre mains avec Eric Giacometti, adopte-t-il un rythme de reporter pour raconter les journées de thermidor 1794, trois jours en juillet, les plus aigus de toute la Révolution. Comme une chaîne d'infos continues avant l'heure. Quand on aime l'Histoire c'est passionnant. Et on lit ça comme un quotidien d'une ville en pleine folie. Les derniers jours de la Terreur sont effectivement... terrifiants. Accélérateur sans précédent de la vie et surtout de la mort, Roche Tarpéienne inégalée de l'histoire de la France, La chute, c'est évidemmment celle de Robespierre, qui ne survécut que quelques semaines à son grand rival Danton. Pour Jacques Ravenne seuls les faits comptent, précis en leur temps et leur géographie. Car Paris est personnage à part entière. Je trouve qu'il manque d'ailleurs un petit plan de la ville sous la Révolution. Car on se déplace très vite en ces trois jours... La Révolution Française est un extraordinaire théâtre et n'a guère besoin des artifices du roman. Aussi Jacques Ravenne, auteur de polars à quatre mains avec Eric Giacometti, adopte-t-il un rythme de reporter pour raconter les journées de thermidor 1794, trois jours en juillet, les plus aigus de toute la Révolution. Comme une chaîne d'infos continues avant l'heure. Quand on aime l'Histoire c'est passionnant. Et on lit ça comme un quotidien d'une ville en pleine folie. Les derniers jours de la Terreur sont effectivement... terrifiants. Accélérateur sans précédent de la vie et surtout de la mort, Roche Tarpéienne inégalée de l'histoire de la France, La chute, c'est évidemmment celle de Robespierre, qui ne survécut que quelques semaines à son grand rival Danton. Pour Jacques Ravenne seuls les faits comptent, précis en leur temps et leur géographie. Car Paris est personnage à part entière. Je trouve qu'il manque d'ailleurs un petit plan de la ville sous la Révolution. Car on se déplace très vite en ces trois jours de chaleur. Certains s'u déplacent même morts ou à deux doigts de l'être. La psychologie n'est pas le propos. C'est le rapport d'un journaliste en pleine effervescence. Section des Tuileries. Section de la Fraternité (discutable en pleine Terreur ave le Comité de salut public). Section des Piques (plus adéquat surtout avec têtes aux extrémités). La Conciergerie, le Pont au Change, la Place de la Révolution, terminus des ambitieux. Robespierre et ses principaux soutiens n'ont plus que quelques minutes à vivre. Vivre c'est beaucoup dire pour trois d'entre eux. Maximilien l'Incorruptible dont la mâchoire s'est désolidarisée du reste suite à son suicide raté, son frère Augustin qui rata aussi le sien, et Couthon déjà en fauteuil roulant. Le Bas, lui, avait réussi le sien. Il n'y eut donc guère que Saint just, l'Archange de la révolution, pour affronter la veuve de Saint Pierre, dûment révisée pour le feu d'artifice, le pic ultime de cette épidémie de têtes roulant dans la sciure. La chute/ Les derniers jours de Robespierre est une lecture passionnante qui nous replonge dans le chaudron parisien de 1794, crépuscule de cette Révolution Française qui en quelques années devait bouleverser le pays. Quand les maîtres du soir sur la Seine pouvaient ne jamais voir l'aube du surlendemain.
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  • Bigmammy Posté le 30 Avril 2020
    Ravenne est un véritable historien et a surtout un talent de conteur. Ce livre décrit une extraordinaire page de notre histoire, la fin de la Terreur, parmi les plus cruelles, et qui nous fait penser aussi aux affrontements politiques actuels. le progrès c'est que lorsqu'un clan est mis en minorité, il ne passe pas à la guillotine ... Jacques Ravenne s'attache ici à nous faire revivre les derniers jours des frères Robespierre, de leurs affidés et de leurs adversaires. Une période de notre histoire très confuse, où les lieux de pouvoir sont situés à Paris : la Convention, le Comité de Salut public, le club des Jacobins, l'Hôtel de Ville, les prisons … Les acteurs sont avec Robespierre – Saint Just, Hanriot, David, Fouquier-Tinville, Couthon – ou résolument contre : Barère, Barras, Tallien, Vadier, Collot … Chacun se tire la bourre et ne pense qu'à sauver sa peau. Pour Robespierre, "l'Incorruptible", « Jamais une Révolution n'avait enrichi autant de personnes. On spéculait sur tout : les ventes truquées des biens d'Eglise, le recel des oeuvres d'art volées aux aristocrates, les fournitures de denrées périmées aux armées, les rançons levées sur les familles de prisonniers. Voler, piller, corrompre était devenu aussi fréquent... Ravenne est un véritable historien et a surtout un talent de conteur. Ce livre décrit une extraordinaire page de notre histoire, la fin de la Terreur, parmi les plus cruelles, et qui nous fait penser aussi aux affrontements politiques actuels. le progrès c'est que lorsqu'un clan est mis en minorité, il ne passe pas à la guillotine ... Jacques Ravenne s'attache ici à nous faire revivre les derniers jours des frères Robespierre, de leurs affidés et de leurs adversaires. Une période de notre histoire très confuse, où les lieux de pouvoir sont situés à Paris : la Convention, le Comité de Salut public, le club des Jacobins, l'Hôtel de Ville, les prisons … Les acteurs sont avec Robespierre – Saint Just, Hanriot, David, Fouquier-Tinville, Couthon – ou résolument contre : Barère, Barras, Tallien, Vadier, Collot … Chacun se tire la bourre et ne pense qu'à sauver sa peau. Pour Robespierre, "l'Incorruptible", « Jamais une Révolution n'avait enrichi autant de personnes. On spéculait sur tout : les ventes truquées des biens d'Eglise, le recel des oeuvres d'art volées aux aristocrates, les fournitures de denrées périmées aux armées, les rançons levées sur les familles de prisonniers. Voler, piller, corrompre était devenu aussi fréquent que respirer. » Voilà pourquoi il veut épurer physiquement la Convention. C'est finalement cette étrange initiative qui désarçonne l'ensemble des acteurs politiques : la célébration du culte de l'Etre Suprême … Car « au fond de lui, Robespierre était certain qu'une force impérieuse éclairait son chemin, guidait ses pas, faisait de lui l'incarnation de la vérité universelle, celle de l'histoire en marche que rien ne pourrait entraver. » Sans doute la goutte d'eau qui fait déborder le vase de sang de la Terreur. Une manière aussi, pour l'auteur, de trouver une sorte d'excuse à Robespierre, inspiré par les principes des Lumières et la philosophie franc-maçonne ... 26, 27, 28 et 29 juillet 1794, heure par heure, comment l'histoire fait basculer les destins des uns et des autres. Une course contre la montre, contre la guillotine, ou comment l'amour d'un homme (Tallien pour Térésa Cabarrus) va lui donner le courage de se jeter au-devant du tyran, comment chaque camp cherche avant tout à sauver sa peau … tout en conservant la fiction des principes juridiques nouveaux : il faut pousser l'autre camp à la faute. Robespierre est mis « hors la loi » en ne déférant pas – bien involontairement - à son arrestation, il n'est ainsi plus besoin d'un procès pour le condamner, quand lui manoeuvre pour soulever la foule des sans-culottes et réduire l'assemblée à sa merci, mais il faut forcer la Convention à tirer sur le peuple … Dans mon souvenir de vieille dame, il y a une série télévisée « La caméra explore le temps » en noir et blanc, "La Terreur et la Vertu", réalisée par Stellio Lorenzi en 1964 … Souvenir ineffaçable, une dramaturgie totalement rendue par les dialogues de Jacques Ravenne … Un roman historique passionnant, à compléter par la lecture de la somme de Jean Tulard « Les Thermidoriens ».
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  • Florel Posté le 26 Avril 2020
    Une fois n’est pas coutume je parlerai sur ce blog d’histoire et d’actu d’un roman historique, mais pas n’importe lequel, je parlerai d’un roman vrai. Car avec ce livre, Jacques Ravenne a su mettre magnifiquement en avant l’agitation et la tension des derniers jours de Robespierre. Tout en remettant chaque acteur dans son rôle et probablement sa psychologie. J’ignore si des romans sur la Révolution il en existe beaucoup et j’ignore leur valeur, mais si vous devez commencer par un, commencez par lui. D’une part parce qu’il est très bien écrit, accessible à tous, les évènements et les portraits sont bien ajustés pour capter l’intérêt du lecteur. Et d’autre part parce qu’il est bien renseigné, bien approfondi, afin de rendre aux lecteurs tout l’enjeu et l’esprit de cet énième basculement de la Révolution française. Vous qui commencerez ce livre, ne soyez donc pas étonnés de lire des petits passages antérieurs à ces trois jours, comme les massacres de Lyon, les noyades de Nantes, l’affaire Hébert, la fête de l’être suprême, etc., car tout ceci sert l’histoire et la compréhension du moment. En même temps bien entendu que la psychologie des grands personnages approchée ici afin de bien comprendre la pression qui pesait... Une fois n’est pas coutume je parlerai sur ce blog d’histoire et d’actu d’un roman historique, mais pas n’importe lequel, je parlerai d’un roman vrai. Car avec ce livre, Jacques Ravenne a su mettre magnifiquement en avant l’agitation et la tension des derniers jours de Robespierre. Tout en remettant chaque acteur dans son rôle et probablement sa psychologie. J’ignore si des romans sur la Révolution il en existe beaucoup et j’ignore leur valeur, mais si vous devez commencer par un, commencez par lui. D’une part parce qu’il est très bien écrit, accessible à tous, les évènements et les portraits sont bien ajustés pour capter l’intérêt du lecteur. Et d’autre part parce qu’il est bien renseigné, bien approfondi, afin de rendre aux lecteurs tout l’enjeu et l’esprit de cet énième basculement de la Révolution française. Vous qui commencerez ce livre, ne soyez donc pas étonnés de lire des petits passages antérieurs à ces trois jours, comme les massacres de Lyon, les noyades de Nantes, l’affaire Hébert, la fête de l’être suprême, etc., car tout ceci sert l’histoire et la compréhension du moment. En même temps bien entendu que la psychologie des grands personnages approchée ici afin de bien comprendre la pression qui pesait sur eux par la peur de la guillotine, la peur de Robespierre et de son équipe, la peur d’une justice paranoïaque qui voit des complots de partout. Mais outre cette tension psychologique des grands personnages que l’auteur a pris le temps de fouiller et d’installer (je reparlerai de Robespierre plus bas), outre la description du fonctionnement inique du tribunal révolutionnaire et de la Terreur, un autre atout du livre réside dans le fait que Jacques Ravenne a pris le temps de s’attarder sur le peuple. Le peuple parisien notamment. Ce peuple parisien qui a faim, qui voit l’emprisonnement de la société, qui crève toujours de misère malgré la fin de l’Ancien Régime et qui subit en plus le tribunal révolutionnaire et ses excès. Aborder le peuple, c’est bien sûr sentir sa température, lui accorder une part dans la Révolution, mais ce point non négligeable à l’intrigue et à l’ambiance montrera surtout pourquoi Robespierre l’adulé deviendra Robespierre le tyran. Néanmoins l’auteur ne fera pas oublier non plus cette autre partie de Paris qui le soutient. Et ça c’est encore un avantage du livre : nous n’avons pas ici qu’une seule version de la Révolution. On n’a pas ce côté bon ou mauvais de la Révolution que l’histoire a forgé. On n’a pas non plus Robespierre le gentil, Robespierre le méchant. On a seulement l’instant présent sans ajout historiographique. En tout cas, je n’ai pas eu l’impression que l’écrivain de ces pages c’était laissé influencer par l’Histoire et eu tenté d’effacer ce qui pouvait être effacé afin de coller avec le titre : La Chute. Et ceci est pour moi surtout visible dans le traitement de Robespierre Maximilien dit l’Incorruptible, étant donné que le personnage est ambivalent. Que ça soit clair, pour moi Robespierre fut et restera un personnage abject, et ceci malgré mon prof Marc Belissa qui a tenté dans son séminaire de le rendre un peu plus sympathique. Pourtant la manière dont il est abordé dans ce livre, à défaut de modifier mon opinion me l’a rendu plus concret et donc plus éloigné de l’image que l’histoire lui à façonner. Il me l’a rendu plus proche de la réalité que le mec qu’on peut imaginer derrière un bureau en train de choisir ses prochaines têtes. Et tout ceci a été rendu possible, car ici Robespierre a des remords, des questionnements, des doutes sur ses actions, du découragement face à certaines incompréhensions comme la fête de l’être suprême que le peuple ne comprend pas par exemple. Comme vous le voyez, on est loin de l’homme monstrueux que l’histoire a laissé, et on peut féliciter l’auteur d’avoir dépassé cette image pour se rapprocher sans doute d’avantage de la réalité. Même si elle n’est probablement pas la réalité entière. N’oubliez pas c’est un roman, inventer et mettre du faux c’est permis. Mais en tout cas, ne vous attendez pas à trouver ici un monstre dont chacun de ses cheveux porte un crime ou un Jésus bis comme les robespierristes ont pu parfois le voir. Bref ! Quand j’ai ouvert le livre pour être franche je ne m’attendais vraiment pas à apprécier à ce point ce roman, finalement mon intuition était mauvaise car j’ai apprécié grandement.
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  • Lune Posté le 2 Avril 2020
    D’une plume alerte, sans fioritures, l’auteur nous livre un roman où l’Histoire se raconte. Rien ne nous est épargné de l’horreur précédant la mort de « l’Incorruptible ». Les dialogues permettent de nous replonger et de nous instruire. Ainsi la réalité brutale jaillit. De la constuction précise et soignée de la guillotine jusqu’à la décapitation et la foule au « spectacle », en passant par les prisons, de l’accusateur publique, un « Fouquier-Tinville » d’une inhumanité absolue jusqu’aux manipulations politiques et ses sbires à tous vents, un portrait sans concession d’une « Terreur » nous donne à voir et ressentir l’imagination fertile de l’homme en matière de cruauté et d’ambition mal placée La souffrance de l’homme est absolue, on dirait que le sang versé est seule manière pour se positionner. Il ya aussi un jeu avec le peuple dont l’éducation reste à faire. « L’Être suprême » a pris un relent de despotisme et les autres… se rebellent en versant le sang ignomineusement. Voilà ce qui ressort de cette lecture qui demande un approfondissement dans la connaissance des uns et des autres afin de se forger une opinion nuancée. Je ne ressens d’ailleurs pas de prise de position chez l’auteur. Juste trois jours, les ultimes jours de Robespierre, les manoeuvres de la Convention, les positions, les hésitations et les... D’une plume alerte, sans fioritures, l’auteur nous livre un roman où l’Histoire se raconte. Rien ne nous est épargné de l’horreur précédant la mort de « l’Incorruptible ». Les dialogues permettent de nous replonger et de nous instruire. Ainsi la réalité brutale jaillit. De la constuction précise et soignée de la guillotine jusqu’à la décapitation et la foule au « spectacle », en passant par les prisons, de l’accusateur publique, un « Fouquier-Tinville » d’une inhumanité absolue jusqu’aux manipulations politiques et ses sbires à tous vents, un portrait sans concession d’une « Terreur » nous donne à voir et ressentir l’imagination fertile de l’homme en matière de cruauté et d’ambition mal placée La souffrance de l’homme est absolue, on dirait que le sang versé est seule manière pour se positionner. Il ya aussi un jeu avec le peuple dont l’éducation reste à faire. « L’Être suprême » a pris un relent de despotisme et les autres… se rebellent en versant le sang ignomineusement. Voilà ce qui ressort de cette lecture qui demande un approfondissement dans la connaissance des uns et des autres afin de se forger une opinion nuancée. Je ne ressens d’ailleurs pas de prise de position chez l’auteur. Juste trois jours, les ultimes jours de Robespierre, les manoeuvres de la Convention, les positions, les hésitations et les rivalités des uns et des autres députés, la couardise et la peur qui règnent voire jusqu’à ce geôlier refusant d’ouvrir sa prison à Robespierre et des lieux évocateurs que l’on regardera différemment en y déambulant. La Chute. Trois jours… qui étreignent grâce au talent de Jacques Ravenne. Un grand merci à Babelio et aux Éditions Perrin pour cette lecture passionnante.
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