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Perrin
EAN : 9782262082284
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 210 mm

La chute

Les derniers jours de Robespierre

Date de parution : 16/01/2020
Le crépuscule et la chute de l'"incorruptible"
Juillet 1794. Thermidor an II. Idole encensée du club des Jacobins, orateur acclamé de la Convention, inspirateur du redoutable Comité de salut public, Robespierre est à l’apogée de son pouvoir. En deux ans, il a tout conquis ; en trois jours, il va tout perdre.
Avec tout le talent narratif qui l’a rendu célèbre,...
Juillet 1794. Thermidor an II. Idole encensée du club des Jacobins, orateur acclamé de la Convention, inspirateur du redoutable Comité de salut public, Robespierre est à l’apogée de son pouvoir. En deux ans, il a tout conquis ; en trois jours, il va tout perdre.
Avec tout le talent narratif qui l’a rendu célèbre, Jacques Ravenne raconte la chute d’un homme et la fin d’un régime dans un récit à suspense où, à chaque page, la réalité dépasse la fiction.
Le roman vrai du crépuscule de la révolution.
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EAN : 9782262082284
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bigmammy Posté le 30 Avril 2020
    Ravenne est un véritable historien et a surtout un talent de conteur. Ce livre décrit une extraordinaire page de notre histoire, la fin de la Terreur, parmi les plus cruelles, et qui nous fait penser aussi aux affrontements politiques actuels. le progrès c'est que lorsqu'un clan est mis en minorité, il ne passe pas à la guillotine ... Jacques Ravenne s'attache ici à nous faire revivre les derniers jours des frères Robespierre, de leurs affidés et de leurs adversaires. Une période de notre histoire très confuse, où les lieux de pouvoir sont situés à Paris : la Convention, le Comité de Salut public, le club des Jacobins, l'Hôtel de Ville, les prisons … Les acteurs sont avec Robespierre – Saint Just, Hanriot, David, Fouquier-Tinville, Couthon – ou résolument contre : Barère, Barras, Tallien, Vadier, Collot … Chacun se tire la bourre et ne pense qu'à sauver sa peau. Pour Robespierre, "l'Incorruptible", « Jamais une Révolution n'avait enrichi autant de personnes. On spéculait sur tout : les ventes truquées des biens d'Eglise, le recel des oeuvres d'art volées aux aristocrates, les fournitures de denrées périmées aux armées, les rançons levées sur les familles de prisonniers. Voler, piller, corrompre était devenu aussi fréquent... Ravenne est un véritable historien et a surtout un talent de conteur. Ce livre décrit une extraordinaire page de notre histoire, la fin de la Terreur, parmi les plus cruelles, et qui nous fait penser aussi aux affrontements politiques actuels. le progrès c'est que lorsqu'un clan est mis en minorité, il ne passe pas à la guillotine ... Jacques Ravenne s'attache ici à nous faire revivre les derniers jours des frères Robespierre, de leurs affidés et de leurs adversaires. Une période de notre histoire très confuse, où les lieux de pouvoir sont situés à Paris : la Convention, le Comité de Salut public, le club des Jacobins, l'Hôtel de Ville, les prisons … Les acteurs sont avec Robespierre – Saint Just, Hanriot, David, Fouquier-Tinville, Couthon – ou résolument contre : Barère, Barras, Tallien, Vadier, Collot … Chacun se tire la bourre et ne pense qu'à sauver sa peau. Pour Robespierre, "l'Incorruptible", « Jamais une Révolution n'avait enrichi autant de personnes. On spéculait sur tout : les ventes truquées des biens d'Eglise, le recel des oeuvres d'art volées aux aristocrates, les fournitures de denrées périmées aux armées, les rançons levées sur les familles de prisonniers. Voler, piller, corrompre était devenu aussi fréquent que respirer. » Voilà pourquoi il veut épurer physiquement la Convention. C'est finalement cette étrange initiative qui désarçonne l'ensemble des acteurs politiques : la célébration du culte de l'Etre Suprême … Car « au fond de lui, Robespierre était certain qu'une force impérieuse éclairait son chemin, guidait ses pas, faisait de lui l'incarnation de la vérité universelle, celle de l'histoire en marche que rien ne pourrait entraver. » Sans doute la goutte d'eau qui fait déborder le vase de sang de la Terreur. Une manière aussi, pour l'auteur, de trouver une sorte d'excuse à Robespierre, inspiré par les principes des Lumières et la philosophie franc-maçonne ... 26, 27, 28 et 29 juillet 1794, heure par heure, comment l'histoire fait basculer les destins des uns et des autres. Une course contre la montre, contre la guillotine, ou comment l'amour d'un homme (Tallien pour Térésa Cabarrus) va lui donner le courage de se jeter au-devant du tyran, comment chaque camp cherche avant tout à sauver sa peau … tout en conservant la fiction des principes juridiques nouveaux : il faut pousser l'autre camp à la faute. Robespierre est mis « hors la loi » en ne déférant pas – bien involontairement - à son arrestation, il n'est ainsi plus besoin d'un procès pour le condamner, quand lui manoeuvre pour soulever la foule des sans-culottes et réduire l'assemblée à sa merci, mais il faut forcer la Convention à tirer sur le peuple … Dans mon souvenir de vieille dame, il y a une série télévisée « La caméra explore le temps » en noir et blanc, "La Terreur et la Vertu", réalisée par Stellio Lorenzi en 1964 … Souvenir ineffaçable, une dramaturgie totalement rendue par les dialogues de Jacques Ravenne … Un roman historique passionnant, à compléter par la lecture de la somme de Jean Tulard « Les Thermidoriens ».
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  • Florel Posté le 26 Avril 2020
    Une fois n’est pas coutume je parlerai sur ce blog d’histoire et d’actu d’un roman historique, mais pas n’importe lequel, je parlerai d’un roman vrai. Car avec ce livre, Jacques Ravenne a su mettre magnifiquement en avant l’agitation et la tension des derniers jours de Robespierre. Tout en remettant chaque acteur dans son rôle et probablement sa psychologie. J’ignore si des romans sur la Révolution il en existe beaucoup et j’ignore leur valeur, mais si vous devez commencer par un, commencez par lui. D’une part parce qu’il est très bien écrit, accessible à tous, les évènements et les portraits sont bien ajustés pour capter l’intérêt du lecteur. Et d’autre part parce qu’il est bien renseigné, bien approfondi, afin de rendre aux lecteurs tout l’enjeu et l’esprit de cet énième basculement de la Révolution française. Vous qui commencerez ce livre, ne soyez donc pas étonnés de lire des petits passages antérieurs à ces trois jours, comme les massacres de Lyon, les noyades de Nantes, l’affaire Hébert, la fête de l’être suprême, etc., car tout ceci sert l’histoire et la compréhension du moment. En même temps bien entendu que la psychologie des grands personnages approchée ici afin de bien comprendre la pression qui pesait... Une fois n’est pas coutume je parlerai sur ce blog d’histoire et d’actu d’un roman historique, mais pas n’importe lequel, je parlerai d’un roman vrai. Car avec ce livre, Jacques Ravenne a su mettre magnifiquement en avant l’agitation et la tension des derniers jours de Robespierre. Tout en remettant chaque acteur dans son rôle et probablement sa psychologie. J’ignore si des romans sur la Révolution il en existe beaucoup et j’ignore leur valeur, mais si vous devez commencer par un, commencez par lui. D’une part parce qu’il est très bien écrit, accessible à tous, les évènements et les portraits sont bien ajustés pour capter l’intérêt du lecteur. Et d’autre part parce qu’il est bien renseigné, bien approfondi, afin de rendre aux lecteurs tout l’enjeu et l’esprit de cet énième basculement de la Révolution française. Vous qui commencerez ce livre, ne soyez donc pas étonnés de lire des petits passages antérieurs à ces trois jours, comme les massacres de Lyon, les noyades de Nantes, l’affaire Hébert, la fête de l’être suprême, etc., car tout ceci sert l’histoire et la compréhension du moment. En même temps bien entendu que la psychologie des grands personnages approchée ici afin de bien comprendre la pression qui pesait sur eux par la peur de la guillotine, la peur de Robespierre et de son équipe, la peur d’une justice paranoïaque qui voit des complots de partout. Mais outre cette tension psychologique des grands personnages que l’auteur a pris le temps de fouiller et d’installer (je reparlerai de Robespierre plus bas), outre la description du fonctionnement inique du tribunal révolutionnaire et de la Terreur, un autre atout du livre réside dans le fait que Jacques Ravenne a pris le temps de s’attarder sur le peuple. Le peuple parisien notamment. Ce peuple parisien qui a faim, qui voit l’emprisonnement de la société, qui crève toujours de misère malgré la fin de l’Ancien Régime et qui subit en plus le tribunal révolutionnaire et ses excès. Aborder le peuple, c’est bien sûr sentir sa température, lui accorder une part dans la Révolution, mais ce point non négligeable à l’intrigue et à l’ambiance montrera surtout pourquoi Robespierre l’adulé deviendra Robespierre le tyran. Néanmoins l’auteur ne fera pas oublier non plus cette autre partie de Paris qui le soutient. Et ça c’est encore un avantage du livre : nous n’avons pas ici qu’une seule version de la Révolution. On n’a pas ce côté bon ou mauvais de la Révolution que l’histoire a forgé. On n’a pas non plus Robespierre le gentil, Robespierre le méchant. On a seulement l’instant présent sans ajout historiographique. En tout cas, je n’ai pas eu l’impression que l’écrivain de ces pages c’était laissé influencer par l’Histoire et eu tenté d’effacer ce qui pouvait être effacé afin de coller avec le titre : La Chute. Et ceci est pour moi surtout visible dans le traitement de Robespierre Maximilien dit l’Incorruptible, étant donné que le personnage est ambivalent. Que ça soit clair, pour moi Robespierre fut et restera un personnage abject, et ceci malgré mon prof Marc Belissa qui a tenté dans son séminaire de le rendre un peu plus sympathique. Pourtant la manière dont il est abordé dans ce livre, à défaut de modifier mon opinion me l’a rendu plus concret et donc plus éloigné de l’image que l’histoire lui à façonner. Il me l’a rendu plus proche de la réalité que le mec qu’on peut imaginer derrière un bureau en train de choisir ses prochaines têtes. Et tout ceci a été rendu possible, car ici Robespierre a des remords, des questionnements, des doutes sur ses actions, du découragement face à certaines incompréhensions comme la fête de l’être suprême que le peuple ne comprend pas par exemple. Comme vous le voyez, on est loin de l’homme monstrueux que l’histoire a laissé, et on peut féliciter l’auteur d’avoir dépassé cette image pour se rapprocher sans doute d’avantage de la réalité. Même si elle n’est probablement pas la réalité entière. N’oubliez pas c’est un roman, inventer et mettre du faux c’est permis. Mais en tout cas, ne vous attendez pas à trouver ici un monstre dont chacun de ses cheveux porte un crime ou un Jésus bis comme les robespierristes ont pu parfois le voir. Bref ! Quand j’ai ouvert le livre pour être franche je ne m’attendais vraiment pas à apprécier à ce point ce roman, finalement mon intuition était mauvaise car j’ai apprécié grandement.
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  • Lune Posté le 2 Avril 2020
    D’une plume alerte, sans fioritures, l’auteur nous livre un roman où l’Histoire se raconte. Rien ne nous est épargné de l’horreur précédant la mort de « l’Incorruptible ». Les dialogues permettent de nous replonger et de nous instruire. Ainsi la réalité brutale jaillit. De la constuction précise et soignée de la guillotine jusqu’à la décapitation et la foule au « spectacle », en passant par les prisons, de l’accusateur publique, un « Fouquier-Tinville » d’une inhumanité absolue jusqu’aux manipulations politiques et ses sbires à tous vents, un portrait sans concession d’une « Terreur » nous donne à voir et ressentir l’imagination fertile de l’homme en matière de cruauté et d’ambition mal placée La souffrance de l’homme est absolue, on dirait que le sang versé est seule manière pour se positionner. Il ya aussi un jeu avec le peuple dont l’éducation reste à faire. « L’Être suprême » a pris un relent de despotisme et les autres… se rebellent en versant le sang ignomineusement. Voilà ce qui ressort de cette lecture qui demande un approfondissement dans la connaissance des uns et des autres afin de se forger une opinion nuancée. Je ne ressens d’ailleurs pas de prise de position chez l’auteur. Juste trois jours, les ultimes jours de Robespierre, les manoeuvres de la Convention, les positions, les hésitations et les... D’une plume alerte, sans fioritures, l’auteur nous livre un roman où l’Histoire se raconte. Rien ne nous est épargné de l’horreur précédant la mort de « l’Incorruptible ». Les dialogues permettent de nous replonger et de nous instruire. Ainsi la réalité brutale jaillit. De la constuction précise et soignée de la guillotine jusqu’à la décapitation et la foule au « spectacle », en passant par les prisons, de l’accusateur publique, un « Fouquier-Tinville » d’une inhumanité absolue jusqu’aux manipulations politiques et ses sbires à tous vents, un portrait sans concession d’une « Terreur » nous donne à voir et ressentir l’imagination fertile de l’homme en matière de cruauté et d’ambition mal placée La souffrance de l’homme est absolue, on dirait que le sang versé est seule manière pour se positionner. Il ya aussi un jeu avec le peuple dont l’éducation reste à faire. « L’Être suprême » a pris un relent de despotisme et les autres… se rebellent en versant le sang ignomineusement. Voilà ce qui ressort de cette lecture qui demande un approfondissement dans la connaissance des uns et des autres afin de se forger une opinion nuancée. Je ne ressens d’ailleurs pas de prise de position chez l’auteur. Juste trois jours, les ultimes jours de Robespierre, les manoeuvres de la Convention, les positions, les hésitations et les rivalités des uns et des autres députés, la couardise et la peur qui règnent voire jusqu’à ce geôlier refusant d’ouvrir sa prison à Robespierre et des lieux évocateurs que l’on regardera différemment en y déambulant. La Chute. Trois jours… qui étreignent grâce au talent de Jacques Ravenne. Un grand merci à Babelio et aux Éditions Perrin pour cette lecture passionnante.
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  • Holon Posté le 31 Mars 2020
    La chute de Jacques Ravenne raconte les trois derniers jours de la vie de Robespierre.
  • glegat Posté le 23 Mars 2020
    J'ai reçu la "machine" par la poste. Elle était bien protégée dans une enveloppe banalisée avec un renfort cartonné. Rien ne pouvait distinguer cet envoi des millions d'autres qui chaque jour parcourent le monde pour apporter des bonnes ou mauvaises nouvelles. Ce que j'ai reçu avait toutes les apparences d'une lettre normale, un peu épaisse et d'une taille respectable, mais rien ne pouvait indiquer la singularité de son contenu. J'ai ouvert délicatement l'enveloppe et j'en ai extrait la "machine" avec précaution. Dimension 14 cm x 21 cm, épaisseur environ 3 cm, sur la face avant quelques inscriptions en blanc sur fond noir indiquaient la destination. Cette machine à voyager dans le temps était préréglée pour explorer une très courte période de l'histoire. Seulement trois jours, les trois jours qui ont précédé la mort de Robespierre. Son titre : "La chute, les derniers jours de Robespierre". Bien calé dans mon fauteuil et sans autre provision qu'une fiche bristol, un crayon et une tasse de café, j'ai ouvert l'engin et je me suis retrouvé propulsé au mois de juillet 1794. Un bruit de charrette et une odeur de sang attirèrent aussitôt mon attention. #8195;Dès le premier chapitre, on rentre dans le vif... J'ai reçu la "machine" par la poste. Elle était bien protégée dans une enveloppe banalisée avec un renfort cartonné. Rien ne pouvait distinguer cet envoi des millions d'autres qui chaque jour parcourent le monde pour apporter des bonnes ou mauvaises nouvelles. Ce que j'ai reçu avait toutes les apparences d'une lettre normale, un peu épaisse et d'une taille respectable, mais rien ne pouvait indiquer la singularité de son contenu. J'ai ouvert délicatement l'enveloppe et j'en ai extrait la "machine" avec précaution. Dimension 14 cm x 21 cm, épaisseur environ 3 cm, sur la face avant quelques inscriptions en blanc sur fond noir indiquaient la destination. Cette machine à voyager dans le temps était préréglée pour explorer une très courte période de l'histoire. Seulement trois jours, les trois jours qui ont précédé la mort de Robespierre. Son titre : "La chute, les derniers jours de Robespierre". Bien calé dans mon fauteuil et sans autre provision qu'une fiche bristol, un crayon et une tasse de café, j'ai ouvert l'engin et je me suis retrouvé propulsé au mois de juillet 1794. Un bruit de charrette et une odeur de sang attirèrent aussitôt mon attention. #8195;Dès le premier chapitre, on rentre dans le vif du sujet, des corps sans têtes sont jetés dans une fosse commune et recouverts de chaux vives. Parmi ces corps, se trouve celui qui, il y a encore trois jours, était l'homme le plus puissant de France : Maximilien Robespierre. #8195;Les chapitres suivants relatent les événements qui ont précédé cette scène. Trois journées qui racontent la fin tragique d'un homme arrivé au sommet du pouvoir, craint et admiré par tous et qui subitement va connaître le sort qu'il réservait à ses opposants. #8195;Je ne suis pas fan des romans historiques, j'ai toujours peur d'encombrer ma mémoire de faits ou de personnages entièrement fictifs, créés par l'imagination d'un auteur pour rendre son récit plus attractif. Mais je dois admettre que le talent d'un romancier permet au lecteur de mieux percevoir l'ambiance d'une époque et apporte une densité émotionnelle à l'histoire. #8195;L'historien ne peut rien inventer. Il doit s'en tenir aux faits et être en mesure de citer avec précision les sources des informations qu'il dévoile. le romancier prend la liberté d'imaginer les détails, les costumes, les gestes, les attitudes ou les pensées intimes des personnages qui pourraient sans cela nous paraître froid et sans humanité. #8195;Dans le roman historique, l'auteur agit comme un metteur en scène, son pouvoir d'évocation crée des images dans l'esprit du lecteur, il met du relief, du bruit et des odeurs dans un récit qui sans son intervention se réduirait à une terne énumération de faits et de dates. Mais le roman historique ne doit pas être réduit à cela, sous peine de donner de l'histoire une image trop cinématographique et spectaculaire. Il doit divertir, mais rendre compte des réalités sans chercher à séduire le lecteur en déformant trop les faits. #8195;Le roman historique peut être une bonne introduction à l'histoire s'il donne envie au lecteur de se documenter sur les personnages et les événements dont il parle. Nourri par l'imagination du romancier et l'esprit peuplé d'images permettant de fixer un décor, le lecteur peut s'engager avec motivation, dans l'étude d'ouvrages plus savants et surtout plus objectifs. #8195;Je pense que Jacques Ravenne s'est acquitté de cette difficile tâche avec talent. #8195;On peut toutefois lui reprocher de ne montrer que les faits saillants sans développer les idées. Ainsi, Robespierre est montré uniquement sous l'aspect d'un homme froid, sans état d'âme et dont l'intransigeance a conduit à l'échafaud. Les idées politiques de Robespierre ne sont abordées que sommairement et en lisant ce livre on n'apprendra rien de ses combats pour le suffrage universel, pour l'accès des Juifs, des hommes de couleur et des comédiens à la citoyenneté. On ne saura rien de son militantisme pour la suppression de la peine de mort et l'abolition de l'esclavage, ni de ses préconisations pour un enseignement gratuit, laïque, obligatoire et commun aux garçons et aux filles. Ce livre ne nous éclaire pas sur les contradictions de cette figure emblématique de la révolution, mais il a le mérite de donner envie d'en connaître davantage sur cette période. L'auteur dresse aussi le portrait et la destinée des amis ou ennemis de "l'Incorruptible" : Carnot, Couthon, Tallien, Barras, Fouquier-Tinville, Saint-Just et quelques autres. #8195;Même si cela peut paraître péjoratif, je résumerais mon impression en disant qu'il s'agit d'une excellente bande-annonce introductive à l'histoire de la Révolution française et en particulier à la période de la Terreur. En tout cas, cet ouvrage m'a permis de passer un excellent moment de lecture. - "La chute, les derniers jours de Robespierre", Jacques Ravenne, Perrin Plon (2019), 277 pages. - "Etudes sur Robespierre", Alberty Mathiez, Editions sociales (1973), 280 pages. - "Danton et Robespierre", Christine le Bozec, Editions Garnier pour Le Figaro et L Express (2012), 378 pages.
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