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La Dernière Conquête du major Pettigrew
Johan-Frédérik Hel-Guedj (traduit par)
Date de parution : 15/03/2012
Éditeurs :
Nil
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La Dernière Conquête du major Pettigrew

Johan-Frédérik Hel-Guedj (traduit par)
Date de parution : 15/03/2012

Scones, confiture d’orange amère, littérature et petite tasse de thé : le dernier joyau de la couronne !

À Edgecombe St. Mary, en plein cœur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait...

À Edgecombe St. Mary, en plein cœur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu’à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de...

À Edgecombe St. Mary, en plein cœur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu’à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l’archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n’est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son cœur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d’origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d’autant plus nombreux que leurs familles s’en mêlent : Roger s’installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché…
C’est avec beaucoup de charme et d’intelligence que Helen Simonson s’empare du thème des traditions pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger. Il se dégage de son roman une atmosphère so british qui enchante. Reste une question : votre tasse de thé, vous le prendrez avec un nuage de lait ou une tranche de citron ?

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EAN : 9782841114375
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 496
Format : 140 x 225 mm
Nil
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EAN : 9782841114375
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 496
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"(...) cette love story métissée entre seniors racontée avec justesse, pudeur et optimisme. Un best-seller programmé qui fait du bien."

Jean-Claude Perrier / Livres Hebdo

"La Dernière conquête du major Pettigrew se révèle un roman charmant et à contre-courant de la production contemporaine"

Alexandre Fillon / JDD

"Une jolie fable british à l'âme coquette, une authentique romance... et un coup de pied bien envoyé à tous les préjugés mesquins."

Grazia

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Colombedelesperance 21/01/2017
    Parlons d’un roman que j’ai mis du temps à lire, et qui possède un résumé prodigieusement long ! (olé !) Le Major Pettigrew est un homme respectable, veuf et… qui vient de perdre son frère. Déboussolé, il va croiser sur sa route Madame Ali, la propriétaire de l’épicerie de la ville, et quelques points communs vont les rapprocher, offrant une perspective inattendue pour le Major, qui ne sait plus quoi en penser. Et si on ajoute un fusil dont il devait hériter mais qui n’est pas mentionné, un fils qui se comporte comme un sérieux arriviste et un village tout entier prêt à sauter sur les premiers bruits de couloir… non, vraiment, le Major Pettigrew n’est pas au bout de ses peines… ni de ses surprises ! J’avais acheté ce roman pour un euro sur un vide-grenier, puisque c’était une lecture que j’avais plusieurs fois vu passer sans jamais me décider. Je me suis dit : « pourquoi pas », et je dois avouer que si pour moi, j’ai apprécié sans que cela soit énorme, il m’a offert un bon moment de tranquillité ! Dès les premières pages, le lecteur découvre une plume très douce, très vieille école un peu british, et... Parlons d’un roman que j’ai mis du temps à lire, et qui possède un résumé prodigieusement long ! (olé !) Le Major Pettigrew est un homme respectable, veuf et… qui vient de perdre son frère. Déboussolé, il va croiser sur sa route Madame Ali, la propriétaire de l’épicerie de la ville, et quelques points communs vont les rapprocher, offrant une perspective inattendue pour le Major, qui ne sait plus quoi en penser. Et si on ajoute un fusil dont il devait hériter mais qui n’est pas mentionné, un fils qui se comporte comme un sérieux arriviste et un village tout entier prêt à sauter sur les premiers bruits de couloir… non, vraiment, le Major Pettigrew n’est pas au bout de ses peines… ni de ses surprises ! J’avais acheté ce roman pour un euro sur un vide-grenier, puisque c’était une lecture que j’avais plusieurs fois vu passer sans jamais me décider. Je me suis dit : « pourquoi pas », et je dois avouer que si pour moi, j’ai apprécié sans que cela soit énorme, il m’a offert un bon moment de tranquillité ! Dès les premières pages, le lecteur découvre une plume très douce, très vieille école un peu british, et immédiatement, on plonge auprès du Major Pettigrew, véritable anglais aux mœurs particulières et auquel on va très vite s’attacher. Ce pauvre homme vient de perdre son frère, et les complications vont s’enchaîner. Ce roman n’est définitivement pas un roman qui bouge, bien qu’il s’y passe pas mal de choses. On est plus dans une histoire de mœurs, de changements de points de vue, et de saga familiale, si on veut. J’ai trouvé le tout amusant et reposant, parce qu’il est vrai que les anglais sont parfois réputés pour leurs traditions bien ancrées. Le Major Pettigrew ne fait pas exception à la règle, bien qu’il devienne instigateur d’un changement notable dans la bourgade. Le roman nous embarque dans une histoire d’attirance entre deux personnes veuves, issues de cultures différentes, mêlant des aspects d’héritage et de transmission qui ne sont pas anodines. Ce bouquin nous parle de confrontation de mondes différents, avec une bonne dose de ridicule par moments, voire de saugrenu ! Parlons des personnages. Le Major est attendrissant, campé sur ses positions, mais capable de réfléchir pour s’adapter. Il est très touchant dans sa maladresse de vieux garçon, dans ses mots qu’il retient pour cause de bienséance, pour tout ce qu’il ne dit pas. Madame Ali aussi, est touchante, parce qu’elle est différente sans l’être totalement. On perçoit sa sensibilité et tout ce qui la rapproche du héros. Je pourrais vous parler de nombreux personnages secondaires, comme le neveu de Mme Ali, ou Amina, ou d’autres personnages atypiques que l’on croise plusieurs fois. Je voudrais simplement mentionner le fils du Major, qui risque de déclencher une envie de baffes assez puissante chez plusieurs lecteurs. Ce gars est stupide, profiteur et il semblerait qu’il ne comprenne rien à la vie, c’est affligeant ! Comme on peut le voir, le roman nous promet une belle fresque de caractères assez uniques. L’histoire possède en cela une profondeur non négligeable, de même concernant les aspects culturels qui sont bien renseignés. On apprend des choses sur le Pakistan, sur les mœurs dans les grandes familles, et on peut réfléchir à de nombreux points. Après tout, qui sait comment nous réagirions dans pareille situation ? La dernière conquête du Major Pettigrew nous pousse à la réflexion, sans pour autant juger ceux que nous rencontrons entre les pages. L’intrigue, comme je l’ai précisée plus haut, n’est pas de type « addictive ». J’avoue m’être presque ennuyée, par moments, parce que c’est calme et qu’on se laisse porter. Pour autant, cela n’est pas dérangeant, puisque cela me changeait de mon cadre habituel. On a quand même envie de savoir ce qui va se produire dans la suite, si le Major va retrouver ses fusils, si son imbécile de fils va changer… plus on avance, plus le tout devient compliqué et nous donne envie de voir la pelote se dénouer. Concernant les valeurs, c’est tout simple : il y en a beaucoup et les messages sont chous. C’est un appel à la tolérance, à la discrétion et à la rencontre, tout simplement. En se trouvant des affinités avec Mme Ali, le Major va se rendre compte qu’il était resté enfermé dans son monde et ses relations toute sa vie, sans chercher à voir plus loin. Ça peut aussi nous remettre en question ! C’est aussi un joli message sur le fait que la vie ne s’arrête pas à la mort d’un proche, et que de périodes d’ombres peuvent jaillir de beaux moments de lumière. Ça nous montre aussi qu’il faut se battre pour ceux qu’on aime, et oser aller de l’avant. Personnellement, ça me parle bien ! Au niveau de la plume, je la trouve très douce, maîtrisée et fluide. Si je me suis parfois un peu ennuyée, j’avoue qu’au final, cela ne m’aura pas vraiment dérangée : j’ai passé un agréable moment de lecture, reposant et divertissant ! En fin de compte, La dernière conquête du Major Pettigrew est un roman intéressant, qui finit par nous prendre au jeu, pour peu qu’on se donne la peine d’aller voir plus loin. L’histoire peu commune et attendrissante entre le Major et Mme Ali nous permet de réfléchir sur des questions de culture et de rencontre entre les différents groupes qui forment nos villes. L’intrigue prend parfois des tournants inattendus, et les personnages qui sont présentés ne laisseront aucunement le lecteur indifférent, c’est un fait ! En bref, une lecture agréable et reposante, parfaite pour faire une petite pause dans le quotidien ! Ce sera donc un 16/20 pour moi et je le recommande !
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  • Perlune 04/12/2016
    A Edgecombe Saint Mary, le Major Ernest Pettigrew, la soixantaine, veuf, perd brutalement son frère. Le chagrin lui ouvre la porte sur Mme Ali, l'adorable et bienveillante épicière du village. Elle devient vite un rayon de soleil dans le quotidien du Major entre la douleur du deuil, un fils distant, prétentieux et égoïste, un problème d'héritage familial qui lui tient tant à coeur et une solitude dont il n'avait plus conscience. Véritable amie, elle le rappelle au bonheur et à l'importance de la compagnie des autres mais, d'origine pakistanaise, les préjugés forment comme une barrière invisible entre elle et le Major si fier de son titre et si respectueux des convenances. De l'amitié à l'amour, de la solitude morose au véritable bonheur, notre Major Pettigrew va devoir s'élever contre sa fierté et les médisances s'il ne veut pas perdre celle qui a subtilement volé son coeur, d'autant plus que Mme Ali a aussi ses soucis… La délicieuse plume d'Helen Simonson nous emporte dans la vie de l'attachant, sarcastique mais plein de sagesse et de respect, Major Pettigrew et de son aventureuse conquête au-delà des traditions et des préjugés. Le charme et la légèreté de cette romance anglaise permettent d'aborder ce thème... A Edgecombe Saint Mary, le Major Ernest Pettigrew, la soixantaine, veuf, perd brutalement son frère. Le chagrin lui ouvre la porte sur Mme Ali, l'adorable et bienveillante épicière du village. Elle devient vite un rayon de soleil dans le quotidien du Major entre la douleur du deuil, un fils distant, prétentieux et égoïste, un problème d'héritage familial qui lui tient tant à coeur et une solitude dont il n'avait plus conscience. Véritable amie, elle le rappelle au bonheur et à l'importance de la compagnie des autres mais, d'origine pakistanaise, les préjugés forment comme une barrière invisible entre elle et le Major si fier de son titre et si respectueux des convenances. De l'amitié à l'amour, de la solitude morose au véritable bonheur, notre Major Pettigrew va devoir s'élever contre sa fierté et les médisances s'il ne veut pas perdre celle qui a subtilement volé son coeur, d'autant plus que Mme Ali a aussi ses soucis… La délicieuse plume d'Helen Simonson nous emporte dans la vie de l'attachant, sarcastique mais plein de sagesse et de respect, Major Pettigrew et de son aventureuse conquête au-delà des traditions et des préjugés. Le charme et la légèreté de cette romance anglaise permettent d'aborder ce thème à la fois avec délicatesse et sévérité et malgré certaines longueurs et le fait que les évènements des trois derniers chapitres m'ont déstabilisé, c’est touchée par l’ambiance et toute la morale pleine de vérité, d’enseignements, de valeurs et de sentiments de ce roman, que j’ai refermé cette histoire.
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  • Domichel 12/09/2016
    Certes, être veuf et en retraite n’avait rien de bien enthousiasmant, mais Ernest Pettigrew, Major du Royal Sussex, ne s’ennuyait pas et avait ses petites habitudes bien à lui depuis que sa femme Nancy l’avait quitté pour un monde sans doute meilleur. Oh, il y avait bien des matins ternes où le ciel était si bas que rien ne l’encourageait à sortir de sous la couette mais le Major trouvait toujours un prétexte pour ne pas se laisser aller à la mélancolie. Entre l’incontournable tea-time, le golf avec quelques vieux amis, ses lectures au-dessus desquelles flottait l’esprit de Rudyard Kipling, écrivain majuscule à ses yeux, et les petites courses alimentaires à la boutique de Madame Ali, d’origine pakistanaise, la vie se déroulait un peu comme un fleuve tranquille à Edgecombe St-Mary au sud-est de l’Angleterre. Mais aujourd’hui, tout est différent car le fleuve a débordé. Ernest Pettigrew vient d’apprendre en même temps que son frère Bertie est mort et que les obsèques sont imminentes. Son fils Roger, dont il n’a de nouvelles que lorsqu’il a besoin de lui, se rappelle à son bon souvenir juste pour lui dire qu’il ne pourra pas venir le chercher pour l’enterrement, pour des raisons trop... Certes, être veuf et en retraite n’avait rien de bien enthousiasmant, mais Ernest Pettigrew, Major du Royal Sussex, ne s’ennuyait pas et avait ses petites habitudes bien à lui depuis que sa femme Nancy l’avait quitté pour un monde sans doute meilleur. Oh, il y avait bien des matins ternes où le ciel était si bas que rien ne l’encourageait à sortir de sous la couette mais le Major trouvait toujours un prétexte pour ne pas se laisser aller à la mélancolie. Entre l’incontournable tea-time, le golf avec quelques vieux amis, ses lectures au-dessus desquelles flottait l’esprit de Rudyard Kipling, écrivain majuscule à ses yeux, et les petites courses alimentaires à la boutique de Madame Ali, d’origine pakistanaise, la vie se déroulait un peu comme un fleuve tranquille à Edgecombe St-Mary au sud-est de l’Angleterre. Mais aujourd’hui, tout est différent car le fleuve a débordé. Ernest Pettigrew vient d’apprendre en même temps que son frère Bertie est mort et que les obsèques sont imminentes. Son fils Roger, dont il n’a de nouvelles que lorsqu’il a besoin de lui, se rappelle à son bon souvenir juste pour lui dire qu’il ne pourra pas venir le chercher pour l’enterrement, pour des raisons trop longues à expliquer ici. Et pourtant le Major, encore sous le choc, aurait bien aimé ne pas avoir à conduire. La visite impromptue de Madame Ali va se révéler être le départ d’une nouvelle tranche de vie. J’avais découvert ce livre à travers les commentaires des lecteurs de Babelio, et leurs avis largement consensuels m’avaient donné envie de le lire. C’est maintenant chose faite et j’en suis ravi. À mon tour d’en dire du bien. Côté distribution l’éventail est large ! Un fils, Roger, improbable mélange de snobisme, d’opportunisme et d’incompétence, plus ou moins fiancé avec Sandy, jeune américaine qui navigue dans les sphères de la jet-set et découvre avec ravissement la campagne anglaise. Une brochette de dames patronnesses tout droit sorties d’une aventure de Miss Marple, cancanières en diable et rivalisant d’idées saugrenues. Amina, une punkette au franc-parler qui couve son fils George, petit bonhomme qui croisera avec bonheur le Major. Abdul Wahid, employé et neveu de Madame Ali, pakistanais d’origine lui-aussi, à la religion rigide et aux sens de l’honneur exacerbé. Plus quelques personnages du cru, Lord Dagenham aristocrate et chasseur, Marjorie, belle-sœur du Major, et veuve depuis peu, sa fille Jemima absolument obsédée par l’héritage de son père, sans oublier Grace, la voisine dévouée corps et âme à Pettigrew. Quelques amis du club de golf, un américain d’ascendance écossaise lointaine, une ligue pro-nature et une classe de bambins joyeusement égaillés au beau milieu d’une chasse au canard, viennent compléter la liste de protagonistes d’un roman de 500 pages qui se lit avec gourmandise. Et une paire de fusils ”Churchill“… Ancienne publicitaire reconvertie à l’écriture, Helen Simonson signe ici son premier roman. Certes, d’après ses remerciements ça n’a pas été pour elle toujours facile ni évident, mais grâce à un atelier d’écriture dans lequel elle a trouvé de solides soutiens elle a pu arriver à bon port. Est-ce une raison pour trouver cela tellement agréable à lire et pour certains “génial pour une première œuvre” ? Non, bien sûr, car à moins de prendre le livre par la fin on n’en sait rien avant d’en avoir terminé la lecture. Et pourtant c’est incontestablement le sentiment qui s’en dégage, un réel plaisir, tellement les personnages sont bien “brossés“ physiquement autant que psychologiquement, on a vraiment l’impression de les connaître ou d’en avoir déjà croisés. De la voisine la plus aimable à la peste la plus sévère, du flegmatique le plus typé à l’imbécile parfait, toute cette micro-société forme un tout à l’échelle de ce village comme on on peut l’imaginer à celle d’un pays. Si les britanniques sont ici dépeints c’est que l’auteur(e) à l’origine en est une, et que le village du sud de l’Angleterre qu’elle connaît si bien, pourrait se trouver n’importe où sur le territoire. Pour les téléspectateurs qui connaissent, j’ai très vite pensé à “Causton” en “Midsomer” de la série Barnaby. L’histoire si elle se lit aussi bien, c’est qu’elle est écrite avec application et sincérité tant dans la dramaturgie que dans les passages les plus désopilants. Les bons sentiments y côtoient les plus exécrables, du service rendu par simple gentillesse, au racisme le plus primaire, voire primitif. Et les situations s’enchaînent avec fluidité, alternant poésie, tension, tendresse et cocasserie, jusqu’à l’improbable et irrésistible bal annuel du golf. Ce n’est pas seulement une étude de mœurs c’est aussi une peinture de la société d’aujourd’hui, mais on y retrouve les mêmes ingrédients que dans les romans d’Anne Perry, situés 150 ans plus tôt, ce qui est un compliment venant d’un lecteur assidu comme je peux l’être des enquêtes de la famille Pitt. Au bout du compte j’ai été tout à fait conquis par ce gros roman rafraîchissant qui se lit tout seul si l’on a un peu de temps devant soi, pourvu qu’on lise plusieurs chapitres à suivre, les personnages sont nombreux et certain(e)s finissent par se ressembler !
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  • jimruel 12/09/2016
    C'est drôle, c'est léger, c'est anglais ! Les aventures sentimentales d'un major à la retraite, tiraillé entre ses relations familiales compliquées et son attirance pour l'épicière du village. Peut-on envisager de rencontrer l'amour même pendant l'âge mûr de la vie ? Peut-on imaginer former un couple avec une personne issue d'une culture différente, même au sein d'une société pétrie de valeurs traditionnelles? Vous trouverez ici la réponse à ces questions existentielles...
  • sweetie 05/09/2016
    Quel beau personnage que ce major Ernest Pettigrew : charmant, distingué, galant, un brin philosophe, un brin blagueur, bref, un homme du monde. Ce monde décrit par l'auteure, c'est celui d'une petite communauté de la côte sud-est de l'Angleterre (Sussex), renommée pour avoir héberger en leur temps des écrivains célèbres tels Henry James et H.G. Wells. D'ailleurs, le ton donné au roman nous ramène aux premières années du XXe siècle même si l'intrigue est bien contemporaine. Le major promène son veuvage dans les parties de chasse, les activités sociales et profite des bienfaits de madame Jasmina Ali, la propriétaire de la boutique du village. D'origine paskitanaise, la dame héberge son neveu, Abdul Wahid, à qui elle veut léguer son commerce. Mais un drame familial viendra assombrir ses desseins et le major s'y retrouvera mêlé malgré lui. Un beau roman d'amour avec en toile de fond l'étanchéité encore présente des classes sociales anglaises et de la discrimination raciale.
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