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Plon
EAN : 9782259218450
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 132 x 201 mm

La dernière nuit de Claude Eatherly

Date de parution : 16/08/2012

Entre haine et fascination, la relation trouble entre une jeune journaliste et le pilote de l’avion de reconnaissance qui a donné le feu vert au bombardement d’Hiroshima.

Texas, 1949 : photographe-reporter débutante, Rose Calter est jolie, ambitieuse et obsessionnelle. Dans le petit tribunal de Sherman, elle croise un certain Claude Eatherly, un jeune vétéran de l’armée de l’air. Après enquête, elle découvre que cet ancien pilote a ouvert la route d’Hiroshima au premier bombardier atomique de l’histoire....

Texas, 1949 : photographe-reporter débutante, Rose Calter est jolie, ambitieuse et obsessionnelle. Dans le petit tribunal de Sherman, elle croise un certain Claude Eatherly, un jeune vétéran de l’armée de l’air. Après enquête, elle découvre que cet ancien pilote a ouvert la route d’Hiroshima au premier bombardier atomique de l’histoire. C’est le début d’une relation mystérieuse et trouble de trente ans entre la photographe et l’ancien as de l’aviation qui a sombré dans la délinquance et la boisson, alternant prison et hôpital psychiatrique. Le beau pilote, qui fascine journalistes et intellectuels du monde entier, reste une énigme. Transformé par les médias en icône mondiale du pacifisme et en Dreyfus de l’ère nucléaire, est-il sincère ou cherche-t-il à s’emparer de la lumière noire d’Hiroshima afin d’entrer dans a postérité ?

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EAN : 9782259218450
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 132 x 201 mm
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Ils en parlent

Après la seconde guerre mondiale, les expériences atomiques ont provoqué deux réactions aux Etats-Unis. La peur bien sûr mais aussi un extraordinaire enthousiasme. C'est ce que rappelle Marc Durin-Vallois dans son dernier livre La dernière nuit de Claude Eatherly

Philippe Vallet / France Info

Marc Durin-Valois invité spécial de Web TV Culture

Web TV Culture

Attention, grand, très grand roman de forme classique et d’une très grande profondeur de champ (la narratrice est photographe).

Chroniques de la rentrée littéraire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • valeriepascual Posté le 16 Juin 2013
    j'ai beaucoup aimé ce livre. Et plutôt que d'en publier une critique, j'ai choisi d'un publier quelques extraits sur mon blog.
  • Jeromine Posté le 9 Juin 2013
    Claude Eatherly a une silhouette de cinéma, un uniforme de héros qu'il déboutonne aux tables de poker, dans l'alcool et les filles, pour le plaisir, et pour tenir dans son avion, ne jamais décrocher d'avec la tension sans laquelle on tombe tôt ou tard. Le 6 août 1945, il est au bout de la chaîne : l'Enola Gay qui porte le désastre d'Hiroshima est à une heure de vol derrière son avion, le Straight Flush. Il dira si la météo est bonne, si l'Enola Gay peut accoucher de Little boy. Ensuite, il retournera à la table de poker, là où les cartes offrent un monde de symboles rassurants, loin de ceux pervertis de la monstrueuse victoire. Marc Durin-Valois a choisi Claude Eatherly, sans doute parce que le pilote est une brèche dans l'histoire cimentée de la bombe, une déchirure dans la carte postale américaine des années 50. Revenu dans le civil, il enchaîne les coups minables, les séjours à l'hôpital psychiatrique de Waco, Texas, où les docteurs diagnostiquent un complexe de culpabilité atomique. Mais l'homme qui se soumet aux traitements psychiatriques les plus lourds est-il rongé par la culpabilité ou bien n'est-il qu'un opportuniste avide d'une gloire que le Straight Flush... Claude Eatherly a une silhouette de cinéma, un uniforme de héros qu'il déboutonne aux tables de poker, dans l'alcool et les filles, pour le plaisir, et pour tenir dans son avion, ne jamais décrocher d'avec la tension sans laquelle on tombe tôt ou tard. Le 6 août 1945, il est au bout de la chaîne : l'Enola Gay qui porte le désastre d'Hiroshima est à une heure de vol derrière son avion, le Straight Flush. Il dira si la météo est bonne, si l'Enola Gay peut accoucher de Little boy. Ensuite, il retournera à la table de poker, là où les cartes offrent un monde de symboles rassurants, loin de ceux pervertis de la monstrueuse victoire. Marc Durin-Valois a choisi Claude Eatherly, sans doute parce que le pilote est une brèche dans l'histoire cimentée de la bombe, une déchirure dans la carte postale américaine des années 50. Revenu dans le civil, il enchaîne les coups minables, les séjours à l'hôpital psychiatrique de Waco, Texas, où les docteurs diagnostiquent un complexe de culpabilité atomique. Mais l'homme qui se soumet aux traitements psychiatriques les plus lourds est-il rongé par la culpabilité ou bien n'est-il qu'un opportuniste avide d'une gloire que le Straight Flush a devancée d'une heure ? Son pacifisme bientôt militant est-il un véritable engagement ou bien une escroquerie de plus, cette fois-ci montée sur les ressorts médiatiques ? La jeune Rose Martha Calter, photographe reporter, s'accroche à cette énigme, elle y flaire la célébrité après laquelle elle-même court. Sorte de double de Claude Eatherly, elle donne au récit son tempérament frondeur, sa conscience morale et une ambiguïté plus féminine. Le livre est une lente progression - sur 50 ans - au cours de laquelle l'auteur déjoue les évidences tout en condamnant l'horreur d'Hiroshima. Il le fait avec une douleur sourde qui semble se mêler au sentiment mélancolique des vies perdues, peut-être ratées, celles du pilote de jadis et de Rose. Le Texas, où chaque essai nucléaire fait écho au drame, est là tout du long, avec ses villes, petites et grandes, ses routes poussiéreuses et sa musique qui entraînent Rose toujours un peu plus loin. Territoire essentiel, il porte en lui la tension propre aux tragédies que la vie finalement désamorce. Il fallait un écrivain pour nous porter dans cette histoire américaine, nous confronter avec force et légèreté à Claude Eatherly, homme insaisissable, pathétique et séduisant. L'écriture de Marc Durin-Valois, dynamique, nerveuse à la façon de la jeune photographe reporter, et puis sensible et poétique par endroits se coule dans cette énigme. Elle ne s'appesantit pas dans les précisions historiques, elle est à l'écoute d'une voix, celle d'un monde qui chanta "Atomic Baby" avant de s'érailler doucement. Un beau roman donc.
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  • djoulpim Posté le 14 Janvier 2013
    Découvert grâce à Masse critique, j’ai beaucoup aimé ce roman. Tout d’abord pour le coté historique sur une période que l’on connait tous (Hiroshima et post Hiroshima) mais finalement que l’on a peu approfondi, notamment concernant la course au nucléaire qui suit la 2e guerre mondiale. L’auteur nous plonge dans cette période ambigüe à travers la relation étrange entretenue par Rosa, une journaliste-photographe en quête de notoriété, et Claude Eatherly, un vétéran qui a ouvert la voie à l’Enola Gay, l’avion qui bombarda Hiroshima. Intrigué par les errements psychologiques de Claude, Rose va tacher de découvrir la véritable personnalité de ce dernier et le rapport qu’il entretient véritablement par rapport à cette attaque nucléaire. A ce niveau-là je trouve que le livre présente quelques longueurs et l’intrigue et ses rebondissements m’ont un peu déçue. La relation entre Claude et Rose reste assez plate, les questionnements de cette dernière ne trouvent pas de réponse et on a un peu l’impression de tourner en rond et de manquer de profondeur. Cependant, j’ai trouvé ce livre magnifiquement écrit avec plusieurs passages qui méritent d’être relevés. Le style n’est peut-être pas des plus légers mais l’écriture reste très fluide et agréable. J’en garderai un très bon souvenir et je... Découvert grâce à Masse critique, j’ai beaucoup aimé ce roman. Tout d’abord pour le coté historique sur une période que l’on connait tous (Hiroshima et post Hiroshima) mais finalement que l’on a peu approfondi, notamment concernant la course au nucléaire qui suit la 2e guerre mondiale. L’auteur nous plonge dans cette période ambigüe à travers la relation étrange entretenue par Rosa, une journaliste-photographe en quête de notoriété, et Claude Eatherly, un vétéran qui a ouvert la voie à l’Enola Gay, l’avion qui bombarda Hiroshima. Intrigué par les errements psychologiques de Claude, Rose va tacher de découvrir la véritable personnalité de ce dernier et le rapport qu’il entretient véritablement par rapport à cette attaque nucléaire. A ce niveau-là je trouve que le livre présente quelques longueurs et l’intrigue et ses rebondissements m’ont un peu déçue. La relation entre Claude et Rose reste assez plate, les questionnements de cette dernière ne trouvent pas de réponse et on a un peu l’impression de tourner en rond et de manquer de profondeur. Cependant, j’ai trouvé ce livre magnifiquement écrit avec plusieurs passages qui méritent d’être relevés. Le style n’est peut-être pas des plus légers mais l’écriture reste très fluide et agréable. J’en garderai un très bon souvenir et je le conseille fortement.
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  • feudouce007 Posté le 18 Novembre 2012
    Pouvez vous imaginer ce qui se passe dans la tête de Claude Eatherly, pilote de l’armée américaine chargé de repérer et confirmer les bonnes conditions météo avant que Tibbets prenne l’ordre de larguer la première bombe nucléaire de l’Histoire, à Hiroshima le 6 août 1945 ? Le dernier roman de Marc Durin-Valois, « la dernière nuit de Claude Eatherly » publié chez PLON.évoque ce personnage ( dont le vrai nom paraît être le même) . Rose Calter , une jeune journaliste, séduisante et ambitieuse a le privilège de récupérer , contre quelques dollars, les confidences que ce prestigieux pilote aurait écrit en prison . Rose cherche à le faire authentifier et signer pour le publier dans un magazine. Mais l’auteur se fait prier. Impatiente de quitter la rubrique des chiens écrasés, Rose poursuit son enquête, qui - elle espère- lui ouvrira les portes de la gloire et du succès. Mais le pilote accumule les ennuis avec la justice et les séjours en hôpital psychiatrique. Simulateur ou pas ? La reporter photographe multiplie les clichés, mais sans pellicule ! Elle se sent dépossédée de son sujet lorsque l’affaire éclate dans d’autres journaux et provoque une tempête médiatique. Jusqu’au bout elle se demande si ce pilote regrette... Pouvez vous imaginer ce qui se passe dans la tête de Claude Eatherly, pilote de l’armée américaine chargé de repérer et confirmer les bonnes conditions météo avant que Tibbets prenne l’ordre de larguer la première bombe nucléaire de l’Histoire, à Hiroshima le 6 août 1945 ? Le dernier roman de Marc Durin-Valois, « la dernière nuit de Claude Eatherly » publié chez PLON.évoque ce personnage ( dont le vrai nom paraît être le même) . Rose Calter , une jeune journaliste, séduisante et ambitieuse a le privilège de récupérer , contre quelques dollars, les confidences que ce prestigieux pilote aurait écrit en prison . Rose cherche à le faire authentifier et signer pour le publier dans un magazine. Mais l’auteur se fait prier. Impatiente de quitter la rubrique des chiens écrasés, Rose poursuit son enquête, qui - elle espère- lui ouvrira les portes de la gloire et du succès. Mais le pilote accumule les ennuis avec la justice et les séjours en hôpital psychiatrique. Simulateur ou pas ? La reporter photographe multiplie les clichés, mais sans pellicule ! Elle se sent dépossédée de son sujet lorsque l’affaire éclate dans d’autres journaux et provoque une tempête médiatique. Jusqu’au bout elle se demande si ce pilote regrette vraiment son geste ou si la mise en scène de son tout nouvel engagement politique sert de support à obtenir une gloire posthume que Tibbets lui a ravie. Marc Durin Valois, spécialiste du militaire nucléaire , nourrit une réflexion très bien documentée sur la responsabilité morale des militaires, le remord et la folie des soldats quand ils comprennent la portée de leur action. Sa confrontation avec une jeune reporter, elle aussi avide de gloire, interroge le rapport entre les « anti- héros » de l’histoire et la fascination qu’ils continuent à exercer dans la mémoire collective et chez les journalistes en particulier. Après « NOIR PROPHETE » , qui décortiquait la création d’un personnage charismatique assez proche des Indignés, et aux menaces internationales pour détruire ce mythe avant qu’il ne devienne trop populaire, voici en miroir, Le portrait d’un homme que personne ne voudrait être: Celui qui a dit" GO" à cause d’une belle trouée nuageuse, pour la bombe la plus redoutable de toute l’histoire de l’humanité. • le musée du mémorial pour la paix de Hiroshima avance le chiffre de 140 000 morts, pour la seule ville d'Hiroshima
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  • babaou Posté le 16 Novembre 2012
    J'ai adoré ce roman. Le suspens est terrible tout au long quant à ce qui anime Claude Eatherly: imposteur, militant pacifiste... ? On s'attend à ce que le voile finisse par être levé sur cet homme controversé, mais le mystère reste entier jusqu'à la fin. On peut s’interroger sur le fait qu’un homme comme Paul Tibbets (pilote du B-29 Enola Gay ayant largué la bombe A sur Hiroshima) avec qui Claude Eatherly a été en compétition tout au long de la préparation aux missions de bombardement atomique, si sûr de lui, ne se remettant jamais en question, avide lui aussi de reconnaissance et de notoriété, ne soit pas sorti de l'ombre plus tôt pour tenter de voler la vedette à Eatherly. On a le sentiment qu'à un moment cette compétition va rejaillir pour s'approprier ce que Marc Durin-Valois a justement appelé "la lumière noire d'Hiroshima". Tibbets aurait laisser la presse américaine et mondiale se fourvoyer à propos d'Eatherly pendant si longtemps ? Peut-être tout simplement parce que lui ne regrette rien, ne se remet absolument pas en question, qu'il se justifie par le fait qu'il a sauvé des milliers de vie de soldats américains en évitant un débarquement au Japon, et qu'il... J'ai adoré ce roman. Le suspens est terrible tout au long quant à ce qui anime Claude Eatherly: imposteur, militant pacifiste... ? On s'attend à ce que le voile finisse par être levé sur cet homme controversé, mais le mystère reste entier jusqu'à la fin. On peut s’interroger sur le fait qu’un homme comme Paul Tibbets (pilote du B-29 Enola Gay ayant largué la bombe A sur Hiroshima) avec qui Claude Eatherly a été en compétition tout au long de la préparation aux missions de bombardement atomique, si sûr de lui, ne se remettant jamais en question, avide lui aussi de reconnaissance et de notoriété, ne soit pas sorti de l'ombre plus tôt pour tenter de voler la vedette à Eatherly. On a le sentiment qu'à un moment cette compétition va rejaillir pour s'approprier ce que Marc Durin-Valois a justement appelé "la lumière noire d'Hiroshima". Tibbets aurait laisser la presse américaine et mondiale se fourvoyer à propos d'Eatherly pendant si longtemps ? Peut-être tout simplement parce que lui ne regrette rien, ne se remet absolument pas en question, qu'il se justifie par le fait qu'il a sauvé des milliers de vie de soldats américains en évitant un débarquement au Japon, et qu'il est totalement incapable d'incarner quoi que ce soit susceptible d'intéresser l'opinion publique en tant que fervent partisan de l'emploi de l'arme atomique dont on découvre l'horreur absolue tout au long des années 50-60 où on frôle l'anéantissement total à plusieurs reprises. La réponse réside peut-être dans le fait qu’Eatherly se place d'emblée comme un pacifiste perçu comme tel, alors que Tibbets serait nécessairement apparu comme un criminel au sang froid, sauf à remettre en cause ses convictions en cherchant à briller sur le devant de la scène. De toute manière dans ce roman, c'est Eatherly qui est intéressant. Tibbets ne présente aucun intérêt. En tout cas bravo, c'est extrêmement bien documenté. Le chapitre 3 est sensationnel et le personnage de Claude Eatherly est extrêmement intéressant: à la fois captivant et attachant. A travers ce roman, chacun est libre de voir en lui ce qu'il a envie d'y voir. Pour ma part, je pense qu'il incarne parfaitement le syndrome de stress post-traumatique lié à l'emploi d'une arme aussi puissante que la bombe A. Ce qu'il y a de sûr et de totalement déroutant, c'est la manière dont Eatherly cherche à attirer l’attention sur lui, et que l'on ne peut que s'interroger sur ce que cette mission sur Hiroshima a bien pu causer dans la tête de cet homme. Peut-être finalement que ce type de mission n'est pas fait pour des hommes qui ont tendance à se poser des questions. Mais comment ne pas s'en poser ? C'est là que pour moi un homme comme Tibbets reste un mystère et que Claude Eatherly révèle peut-être ce qu’il a gardé d’humain en lui. Un excellent roman, très bien écrit !
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