Lisez! icon: Search engine
Editions Héloïse D'Ormesson
EAN : 9782350872117
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 205
Format : 142 x 207 mm

La Désobéissance d'Andreas Kuppler

Date de parution : 14/02/2013

Qu'un peuple débonnaire ait pu devenir ce peuple de chiens enragés, voilà un sujet inépuisable de perplexité et de stupéfaction. – Vladimir Jankélévitch

Février 1936. Les Jeux olympiques de Garmisch-Partenkirchen ont été une opération de communication réussie pour le régime nazi. Alors que le IIIe Reich entre dans sa phase triomphante, Andreas Kuppler, chroniqueur sportif réputé, traverse une crise existentielle. En acceptant de prendre sa carte du NSDAP n’est-il pas devenu un pantin...

Février 1936. Les Jeux olympiques de Garmisch-Partenkirchen ont été une opération de communication réussie pour le régime nazi. Alors que le IIIe Reich entre dans sa phase triomphante, Andreas Kuppler, chroniqueur sportif réputé, traverse une crise existentielle. En acceptant de prendre sa carte du NSDAP n’est-il pas devenu un pantin du pouvoir ? La dépression de Magdalena, son épouse, exacerbe son malaise. Au fil des années, la stérilité de leur union a pesé lourdement sur l’équilibre fragile du couple. Magdalena le vit d’autant plus mal que le gouvernement, exhorte les femmes allemandes à enfanter. Seul réconfort dans sa sinistre vie, l’avènement d’Hitler, garant de la prospérité du pays. Mais la frilosité de son mari à l’égard du chancelier l’inquiète.
Pendant ce temps, la traque aux ennemis du Reich s’intensifie. Une liste de journalistes, susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’État, circule. Andreas, qui, lors de ces JO d’hiver, a osé fréquenter des journalistes américains (dont 1 sur 3 était juif) et écouter du jazz et du blues, est passé du côté des suspects, des antiallemands. La Gestapo, qui veut le faire tomber, lance sur lui sa machine implacable. L’étau se resserre sur les Kuppler.

Quand adhère-t-on à un système fasciste? Comment s’instaure une dictature ? La Désobéissance d’Andreas Kuppler aborde avec une extrême subtilité cette terrible question. Sur les traces d’Andreas et de Magda, pris dans la tourmente de l’histoire, on pense à Seul dans Berlin. À l’instar de Hans Fallada, Michel Goujon nous replonge dans cette époque où les silences nourrissaient la terreur, où la propagande profitait de la peur. Un monde où le bien et le mal se confondaient sournoisement et rimaient tout à la fois avec amour, trahison et courage.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782350872117
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 205
Format : 142 x 207 mm
Editions Héloïse D'Ormesson
En savoir plus

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Zippo Posté le 21 Octobre 2021
    Un journaliste sportif, Andreas Kuppler, à l'esprit libre qui ne supporte pas l'abomination nazie se retrouve dans l'Allemagne de 1936 en tant que journaliste, sous la surveillance de la Gestapo. Un homme libre et d'une grande humanité dans ce récit oppressant que nous propose cette passionnante bande dessinée. Au-delà des péripéties du scénario, c'est le drame de l'individu conscient face à une colossale machine totalitaire. Le totalitarisme qui envahit tous les aspects de l'existence : l'univers professionnel, la vie amoureuse... Le climat oppressant de l'époque est excellement bien rendu par les couleurs sombres appliquées au dessin qui lui aussi a quelque chose de dramatique. Les auteurs ont accompli là une oeuvre véritablement bouleversante. De plus c'est une arme contre la peste brune ! Un immense BRAVO !
  • MIMI1025 Posté le 7 Juillet 2021
    Un livre qui analyse le peuple allemand au moment de la mise en place du régime nazis. Intéressant et je le recommande. Histoire d'un journaliste sportif marié à une jeune femme issue d'une famille bourgeoise et qui va soutenir Hitler alors que lui-même se pose des questions sur le changement de comportement du peuple vis-à-vis des juifs et personnes de couleur.
  • fb1643 Posté le 19 Juin 2021
    Plus "digeste" qu'une leçon d'histoire (avec "H" majuscule ou minuscule?), ce petit bouquin décortique très bien à la fois les techniques d'enbrigadement d'un régime totalitaire, et les hésitations (voire menues compromissions) des "tièdes".. Je ne sais pas si le choix de ce patronyme est un clin d'oeil, mais les germanistes s'amuseront du fait qu'en allemand, "Kuppler" signifie "entremetteur", voire "maquereau"... "Marche bien au pas, Andreas, ou il t'arrivera des contrariétés..." Un "détail de l'histoire" ( ! ) à ne pas oublier, c'est que l'accession au pouvoir d'Hitler s'est faite par les urnes, pas par les armes... Donc... ça pourrait parfaitement se reproduire. Méfiance !
  • bere75010 Posté le 11 Mai 2021
    Une plume délicate qui nous transporte dans l'intimité d'un couple que le Nazisme déchire. Michel Goujon nous entraine avec brio dans cette période sombre de l'histoire et parvient à traiter ce sujet d'un point de vu très intéressant. Les personnages et leur histoire ne vous laisseront pas indifférent. Un excellent moment passé en leur compagnie.
  • Pris Posté le 22 Décembre 2020
    Je pense que l'objectif que l'auteur s'est fixé est atteint : montrer comment le nazisme a gangréné en très peu de temps toute une société. Comme il le dire, on ne peut pas le comprendre mais on peut et oserai-je ajouter on doit le montrer. Le personnage principal est un homme tiède, peu intéressé par la politique, mais qui a dû adhérer au NSDAP pour garder son travail, comme beaucoup d'autres sans doute. A la différence de beaucoup d'autres justement, il n'adhère pas totalement au dogme et s'il en salue le développement économique du pays, il est choqué par les actions des nazis lors de la Nuit de cristal ou les autodafés de 1933. Mais il reste dans ce que j'appelle 'le ventre mou', il laisse faire, il a sa vie à vivre, un travail qui le passionne. Le livre révèle sa prise de conscience assez lente qui se dévoile grâce à un coup de pouce de journalistes américains. Son épouse est empêtrée dans la dépression et passe pour une nazie convaincue aux yeux de son mari. Mais la vérité n'est pas aussi simple, bien sûr. La désobéissance d'Andréas Kuppler est un livre tout en nuances sur l'aliénation totale d'une société à... Je pense que l'objectif que l'auteur s'est fixé est atteint : montrer comment le nazisme a gangréné en très peu de temps toute une société. Comme il le dire, on ne peut pas le comprendre mais on peut et oserai-je ajouter on doit le montrer. Le personnage principal est un homme tiède, peu intéressé par la politique, mais qui a dû adhérer au NSDAP pour garder son travail, comme beaucoup d'autres sans doute. A la différence de beaucoup d'autres justement, il n'adhère pas totalement au dogme et s'il en salue le développement économique du pays, il est choqué par les actions des nazis lors de la Nuit de cristal ou les autodafés de 1933. Mais il reste dans ce que j'appelle 'le ventre mou', il laisse faire, il a sa vie à vivre, un travail qui le passionne. Le livre révèle sa prise de conscience assez lente qui se dévoile grâce à un coup de pouce de journalistes américains. Son épouse est empêtrée dans la dépression et passe pour une nazie convaincue aux yeux de son mari. Mais la vérité n'est pas aussi simple, bien sûr. La désobéissance d'Andréas Kuppler est un livre tout en nuances sur l'aliénation totale d'une société à une idéologie mortifère. Mais parle-t-il seulement de l'Allemagne de 1936? Je n'en suis pas persuadée.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez! La newsletter qui vous inspire !
Découvrez toutes les actualités de nos maisons d'édition et de vos auteurs préférés