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Robert Laffont
EAN : 9782221253601
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 216
Format : 135 x 215 mm

La Fabrique des élites déraille

Grandes écoles : bizutage, sexisme, viols

Date de parution : 27/05/2021

Le livre noir des grandes écoles

HEC, ESSEC et EDHEC : trois écoles à la renommée mondiale, trois institutions où se forme la future élite économique et politique de la France. Un quart des patrons du CAC 40, des ministres et des dizaines de députés en sont diplômés.
Pourtant, le rêve étudiant sur ces campus vire parfois...

HEC, ESSEC et EDHEC : trois écoles à la renommée mondiale, trois institutions où se forme la future élite économique et politique de la France. Un quart des patrons du CAC 40, des ministres et des dizaines de députés en sont diplômés.
Pourtant, le rêve étudiant sur ces campus vire parfois au cauchemar. Bizutage, harcèlement sexuel, viols, racisme… Sous l’omerta imposée par des administrations avant tout soucieuses de préserver leur image, les dérapages sont nombreux, et les comportements les plus indignes souvent impunis. Dans ces bulles déconnectées, régies par des codes dégradants et où semble régner la violence, la loi du silence peut-elle être brisée ? Une enquête glaçante au coeur de la fabrique des élites françaises.

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EAN : 9782221253601
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 216
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Florianels Posté le 28 Juillet 2021
    Cet essai relate les excès et violences de trois écoles en particulier et est divisé en plusieurs parties : il débute par les dérives des week-ends d'intégration, poursuit sur le système des associations, puis les agressions sexistes et sexuelles subies dans les écoles, et finit sur les réponses et solutions apportées par les écoles. Issue d'une de ces écoles, je partais avec un a priori plutôt négatif, mais ce livre s'est révélé être une très bonne surprise. Tout d'abord, l'auteur a réussi à exposer les faits avec une grande précision, notamment sur le plan des dates et des sources. Il arrive, dans chaque école, à trouver des faits liés à une même thématique (par exemple les agressions sexuelles), ce qui illustre bien un problème généralisé au sein des écoles de commerce, et non particulier à une école. Précisons qu’il s’agit ici de faits nombreux et d’une extrême violence, suivant souvent le même schéma, ce qui fait froid dans le dos. Enfin, il s'est attaché à vouloir aller plus loin qu'une énumération d'excès, et à aller chercher des réponses du côté des administrations, à analyser les solutions mises en place par ces écoles à la suite de ces abus et leurs conséquences pas toujours... Cet essai relate les excès et violences de trois écoles en particulier et est divisé en plusieurs parties : il débute par les dérives des week-ends d'intégration, poursuit sur le système des associations, puis les agressions sexistes et sexuelles subies dans les écoles, et finit sur les réponses et solutions apportées par les écoles. Issue d'une de ces écoles, je partais avec un a priori plutôt négatif, mais ce livre s'est révélé être une très bonne surprise. Tout d'abord, l'auteur a réussi à exposer les faits avec une grande précision, notamment sur le plan des dates et des sources. Il arrive, dans chaque école, à trouver des faits liés à une même thématique (par exemple les agressions sexuelles), ce qui illustre bien un problème généralisé au sein des écoles de commerce, et non particulier à une école. Précisons qu’il s’agit ici de faits nombreux et d’une extrême violence, suivant souvent le même schéma, ce qui fait froid dans le dos. Enfin, il s'est attaché à vouloir aller plus loin qu'une énumération d'excès, et à aller chercher des réponses du côté des administrations, à analyser les solutions mises en place par ces écoles à la suite de ces abus et leurs conséquences pas toujours très fructueuses. Ce livre illustre donc de manière assez édifiante ce monde parallèle qu'est l'école de commerce, la banalisation des violences, du racisme, des agressions sexuelles, des viols, etc., le cercle vicieux mis en place qui reproduit les mêmes faits d'année en année (je fais subir aux premières années ce qu'on m'a fait subir l'an passé), et la très faible réaction des écoles, qui veulent à tout prix protéger leur image. Malgré tout, des voix commencent à s’élever face au silence de ces administrations, et ce livre ne pourra, espérons-le, apporter qu’un appui à leur cause et faire changer le « système », afin que chaque étudiant puisse profiter pleinement de sa scolarité.
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  • Minouchka_books Posté le 24 Juillet 2021
    Cet essai est à la fois instructif et inquiétant. On en apprend plus ou découvre la face cachée de la vie étudiante au sein des trois grandes écoles françaises étudiées ici, à savoir HEC, l’Essec et l’Edhec. Tout (ancien) étudiant ne sera pas choqué d’apprendre que ces écoles proposent de multiples activités et clubs au sein de leur campus pour fédérer les troupes et développer la cohésion et les compétences des adhérents. Cependant, on insiste principalement ici sur le volet « off » et sur les sujets tabous à la fois dans la société en générale mais surtout dans ces institutions qui nous renvoient une image de prestige scolaire et d’où sont diplômés des étudiants qui vont être à la tête de grandes institutions ou entreprises. Des sujets forts sont traités tels que l’alcoolisme (subit ou volontaire) des étudiants, le poids des associations et la toute puissance de ses membres, la relation entre les anciennes promotions et les nouveaux, le bizutage toléré et enfin le sexisme ordinaire qui semble banalisé et accepté par tous. Le panorama de sujets montre également les dérives qui peuvent ressortir de certains comportements allant parfois jusqu’à la violence physique voire au viol. La lecture de cet essai est... Cet essai est à la fois instructif et inquiétant. On en apprend plus ou découvre la face cachée de la vie étudiante au sein des trois grandes écoles françaises étudiées ici, à savoir HEC, l’Essec et l’Edhec. Tout (ancien) étudiant ne sera pas choqué d’apprendre que ces écoles proposent de multiples activités et clubs au sein de leur campus pour fédérer les troupes et développer la cohésion et les compétences des adhérents. Cependant, on insiste principalement ici sur le volet « off » et sur les sujets tabous à la fois dans la société en générale mais surtout dans ces institutions qui nous renvoient une image de prestige scolaire et d’où sont diplômés des étudiants qui vont être à la tête de grandes institutions ou entreprises. Des sujets forts sont traités tels que l’alcoolisme (subit ou volontaire) des étudiants, le poids des associations et la toute puissance de ses membres, la relation entre les anciennes promotions et les nouveaux, le bizutage toléré et enfin le sexisme ordinaire qui semble banalisé et accepté par tous. Le panorama de sujets montre également les dérives qui peuvent ressortir de certains comportements allant parfois jusqu’à la violence physique voire au viol. La lecture de cet essai est fluide et on sent un vrai travail de recherche en profondeur tant les exemples sont documentés. Il faut néanmoins avoir une lecture avertie et raisonnée sur ces sujets forts et savoir faire la part des choses pour ne pas se laisser influencer par une vision manichéenne de la vie étudiante dans ces campus. Le travail de l’auteur est à saluer car il ose aborder des sujets tabous.
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  • Sam_L Posté le 4 Juillet 2021
    Une lecture captivante qui rend compte de l'enquête de ce journaliste au cœur des grandes écoles de commerce. Même si le sujet n'est pas nouveau et qu'il a été relayé dans de nombreux médias déjà depuis quelques temps, les faits restent glaçants. Parmi ces étudiants, nombreux sont ceux qui prendront bientôt la tête de l'économie de notre pays. Les mentalités autour de l'égalité hommes-femmes ainsi que les violences sexistes et sexuelles ne sont vraiment pas prêtes de changer. Et que dire des directions et administrations de ces grandes écoles qui ne font rien, clientélisme oblige. La dernière partie de ce livre amène une lueur d'espoir, avec la jeune génération, qui ose et s'impose pour que les étudiantes soient enfin reconnues et considérées autant que leurs homologues masculins. Je souhaite que l'exposition médiatique de ce livre les aidera dans leur combat. J'ai apprécié l'écriture de ce livre, clair et précis, sans voyeurisme ni jugement, il expose les faits. La lecture est facile et captivante. Je remercie les éditions Robert Laffont et l'opération Masse Critique Babelio pour la découverte de cet ouvrage.
  • BurjBabil Posté le 28 Mai 2021
    J’avais cru comprendre après les quelques débordements médiatisés que le bizutage et tout ce qui s’y rapporte était devenu interdit. C’est faux. Il est vrai que nos « journaux » télévisés préfèrent sortir les violons de la collection « liberté confinée » retrouvée (été 2020) puis reperdue (automne-hiver 2020) puis retrouvée (printemps 2021) que d’enquêter sur les pratiques de leurs maîtres. Et bien ce n’est pas très reluisant... Je suis d’ailleurs surpris que notre journaliste enquêteur parle encore « d’élite » pour ces jeunes gens issus pour la plupart de milieux sociaux plus que favorisés (des héritiers selon la terminologie de M. Bourdieu) mais dont l’apport à la société Française semble les occuper peu en comparaison de ce que nos impôts pourront faire pour eux. Je rappelle que M. Todd qualifie cette caste de « stato-financière » tant ils dépendent de l’état et sont bien incapables de réussir comme les états-uniens sans l’assise de ce dernier. On trouve dans cette enquête -des journaux étudiants qui titrent « À travers la fenêtre, mais du bon côté… » après la défenestration d’un étudiant en soirée d’intégration (interdite l’année suivante puis repartie ensuite) - des soirées alcoolisées permettant de trouver son futur job (pour les compétences, pas... J’avais cru comprendre après les quelques débordements médiatisés que le bizutage et tout ce qui s’y rapporte était devenu interdit. C’est faux. Il est vrai que nos « journaux » télévisés préfèrent sortir les violons de la collection « liberté confinée » retrouvée (été 2020) puis reperdue (automne-hiver 2020) puis retrouvée (printemps 2021) que d’enquêter sur les pratiques de leurs maîtres. Et bien ce n’est pas très reluisant... Je suis d’ailleurs surpris que notre journaliste enquêteur parle encore « d’élite » pour ces jeunes gens issus pour la plupart de milieux sociaux plus que favorisés (des héritiers selon la terminologie de M. Bourdieu) mais dont l’apport à la société Française semble les occuper peu en comparaison de ce que nos impôts pourront faire pour eux. Je rappelle que M. Todd qualifie cette caste de « stato-financière » tant ils dépendent de l’état et sont bien incapables de réussir comme les états-uniens sans l’assise de ce dernier. On trouve dans cette enquête -des journaux étudiants qui titrent « À travers la fenêtre, mais du bon côté… » après la défenestration d’un étudiant en soirée d’intégration (interdite l’année suivante puis repartie ensuite) - des soirées alcoolisées permettant de trouver son futur job (pour les compétences, pas la peine, nous sommes avec les délites) - des bars où trône un trophée de petite culottes qui n’existe plus selon la direction alors que la photo qui le prouve vient de lui être envoyé. - des courses croisières (CCE par exemple) où les organisateurs font venir une star sur scène : le DJ électro Brodinski en 2013, les rappeurs Nekfeu et JoeyStarr en 2016 et 2017 ou encore Michaël Youn en 2014 payé 23 000 euros pour une heure et demie de show ! On ne s’étonnera pas qu’on en parle peu, qui peut gagner autant pour si peu ? - du réseau : « Ensuite parce que la CCE, c’est un réseau. Un réseau tentaculaire. La Course existe depuis plus de cinquante ans, ce sont donc quelque 2 500 membres de l’association qui se serrent les coudes et sont prêts à tout pour aider un « fiston » ou une « fistonne » – comprendre leurs filleuls... Obtenir un stage, une promesse d’emploi après le diplôme...Si je vois passer le CV d’un "courseux", je vais le sortir de la pile, lui donner plus de valeur qu’aux autres » - du sexisme incroyable, que je qualifierais de ... bah rien, je n’ai pas les mots... Laissons chanter les membres d’une grande école que je ne citerai pas : « Et HEC, et HEC ! Et HEC, ils ont un beau campus, nous on s’en fout, on a des filles qui sucent. HEC, elles prennent la pilule, nous on s’en fout, on les encule. HEC, c’est comme des allumettes, quand on les craque, elles perdent la tête. HEC, ils mettent des préservatifs, nous on s’en fout, on est séropositifs. HEC, elles vont chez Goldman Spring, et nous, elles prennent sur un parking ! » Après cela plus rien à dire sauf que c’est chanté pendant les matchs inter écoles de commerce d’indulgence, auxquels assistent parfois des membres de la direction qui réfuteront tout comportement déviant (là, on peut le qualifier ainsi). On comprend mieux le scandale récent d’une autre grande école... Et le naufrage entamé de notre pays. Si toute cette médiocrité n’avait pas de conséquences sur la marche de notre société, cela pourrait faire tristement sourire, et encore... Gageons qu’après la sortie de ce livre, on entendra parler dans les médias dirigés par des anciens de ces écoles la rédaction d’une charte de bonne conduite pour la rentrée 2021. En attendant 2022.
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