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Presses de la cité
EAN : 9782258100336
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 640
Format : 140 x 225 mm

La Femme à 1000°

Jean-Christophe SALAUN (Traducteur)
Date de parution : 22/08/2013

Herbjörg Maria Björnsson. Un nom imprononçable que vous n’êtes pas près d’oublier.

Condamnée à vivre dans un garage avec pour seule compagnie son ordinateur portable, une provision de cigarettes et une grenade datant de la fin de la Seconde Guerre mondiale, une octogénaire islandaise atteinte d’un cancer en phase terminale revient sur sa vie en attendant la mort. Car Herra, comme on...

Condamnée à vivre dans un garage avec pour seule compagnie son ordinateur portable, une provision de cigarettes et une grenade datant de la fin de la Seconde Guerre mondiale, une octogénaire islandaise atteinte d’un cancer en phase terminale revient sur sa vie en attendant la mort. Car Herra, comme on l’appelle, a beaucoup de choses à raconter. Petite-fille du premier président d’Islande, fille d’une paysanne et du seul nazi islandais avéré, elle a, au fil de son existence mouvementée, vécu la guerre et l’exil, connu beaucoup d’hommes, parfois célèbres, et vu la mort, de bien trop près. Avant de s’envoyer en l’air pour de bon, elle passe en revue son passé et celui de son pays, l’occasion pour elle de régler au passage quelques comptes. 
Dans ce roman inclassable et truculent qui, à la manière d'un collage, alterne humour, cynisme, tendresse, absurde, poésie et noirceur, Hallgrímur Helgason fait preuve d'une inventivité linguistique époustouflante. La Femme à 1000° navigue entre légèreté et profondeur au gré du récité de l'irrévérencieuse Herra, dont l'histoire est à l'image de celle de l'Islande, sa patrie, et de celle de l'Europe: mouvementée, sanglante et tragique. 

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EAN : 9782258100336
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 640
Format : 140 x 225 mm
Presses de la cité

Ils en parlent

"Truculent et réjouissant, La Femme à 1000° enthousiasme par sa vitalité, son romanesque échevelé, sa protagoniste hors norme et le portrait en creux d'un pays qu'Herra juge taiseux, avec une langue bien trop grande pour une société si petite."

Livres Hebdo

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Aproposdelivres Posté le 1 Mars 2020
    J'ai facilement lu le début du livre car les chapitres sont assez courts. Chaque chapitre est daté car l'histoire se déroule de 1929 année de naissance de Herra à 2009, c'est à dire de nos jours avec quelques incursions dans un passé encore plus lointain... La narratrice, Herbjörg Maria Björnsson dit Herra a 80 ans, elle termine sa vie dans un garage. Elle a un cancer et elle attend la mort, elle a même déjà pris rendez-vous pour sa crémation. Elle est seule avec son ordinateur branché sur internet et les visites quotidiennes de deux aides à domicile. Elle nous raconte sa vie à travers de nombreuses anecdotes car sa famille et sa vie sont plus qu'originales ! En même temps, le lecteur découvre l'histoire de l'Islande. Dans les 100 premières pages, le récit passe d'une année à l'autre dans un tel désordre que l'on a peine à suivre... Ensuite commence la période de la Seconde Guerre Mondiale de façon chronologique, et donc plus facile à suivre. Hella est née en Islande, elle vivra au Danemark, en Allemagne, en Pologne, à Paris, en Argentine... Elle est la petite-fils du premier président de la République d'Islande. Son père s'engage dans l'Armée Allemande. Hella... J'ai facilement lu le début du livre car les chapitres sont assez courts. Chaque chapitre est daté car l'histoire se déroule de 1929 année de naissance de Herra à 2009, c'est à dire de nos jours avec quelques incursions dans un passé encore plus lointain... La narratrice, Herbjörg Maria Björnsson dit Herra a 80 ans, elle termine sa vie dans un garage. Elle a un cancer et elle attend la mort, elle a même déjà pris rendez-vous pour sa crémation. Elle est seule avec son ordinateur branché sur internet et les visites quotidiennes de deux aides à domicile. Elle nous raconte sa vie à travers de nombreuses anecdotes car sa famille et sa vie sont plus qu'originales ! En même temps, le lecteur découvre l'histoire de l'Islande. Dans les 100 premières pages, le récit passe d'une année à l'autre dans un tel désordre que l'on a peine à suivre... Ensuite commence la période de la Seconde Guerre Mondiale de façon chronologique, et donc plus facile à suivre. Hella est née en Islande, elle vivra au Danemark, en Allemagne, en Pologne, à Paris, en Argentine... Elle est la petite-fils du premier président de la République d'Islande. Son père s'engage dans l'Armée Allemande. Hella aura quatre enfants, quatre maris... J'ai globalement aimé ce roman même si j'y ai trouvé quelques longueurs, j'ai appris beaucoup de choses sur l'histoire de l'Islande. Avant la Seconde Guerre mondiale, l'Islande est sous domination du Danemark, en avril 1940 le Danemark est envahi par l'Allemagne nazie donc l'Islande se retrouve sous domination de l'Allemagne. Le Royaume Uni, craignant que les Allemands occupent l'Islande, s'installe d'autorité en Islande, puis en 1941 ce sont les Américains qui les remplacent, ils ne quitteront le pays qu'en 2006... En 1944, c'est la proclamation de l'Indépendance et la création de la République d'Islande. Sveinn Björnsson (le grand-père d'Hella) devient le premier président de la République. J'ai beaucoup aimé les chapitres datés de 2009, lorsque Herra raconte son quotidien dans son garage. Elle fume cigarettes sur cigarettes, elle a toujours avec elle une vieille grenade datant de la Seconde Guerre Mondiale. Connectée à internet, elle s'invente plusieurs profils et se fait passer pour Linda une ancienne miss Monde de 1988. Le ton est grinçant, plein d'humour noir.
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  • Blackbooks Posté le 6 Janvier 2020
    Mauvaise nouvelle pour ceux qui espéraient un peu de chaleur, assurément, un vent froid soufflera encore pour la rentrée littéraire. Une bise venue d’Islande, avec ce petit bijou de cynisme signé Hallgr#943;mur Helgason. Certes, il faudra faire des efforts de pro-non-ci-a-tion, mais après quelques verres de schnaps, on y arrive facilement. Hiver 2009, pour éviter le froid glacial, Herbj#1255;rg Maria Bj#1255;rnsson (vous voyez, je vous avais prévenu !) a appelé un bon chauffagiste. Elle a pris rendez-vous avec le crématorium local pour organiser sa propre cérémonie. Pendant que le four préchauffe, elle règne sans partage entre les quatre murs de son garage. Tel un vieux tacot, vieille carcasse espérant la casse, elle trône sur son piédestal avec pour compagnons une grenade et un ordinateur connecté à internet. La vie ne lui a pas fait de cadeaux, alors notre grand-mère n’est pas prête à se transformer en Père-Noel. Non ! Notre glaciale islandaise agonisante bout intérieurement en attendant d’être refroidie par le four. Cette engeance rumine sa vengeance contre ses brus, ses fils ingrats, le monde en général. A l’aube de sa mort, ses souvenirs affleurent, sa vie se consume devant nous, empruntant des chemins tortueux. Derrière ces... Mauvaise nouvelle pour ceux qui espéraient un peu de chaleur, assurément, un vent froid soufflera encore pour la rentrée littéraire. Une bise venue d’Islande, avec ce petit bijou de cynisme signé Hallgr#943;mur Helgason. Certes, il faudra faire des efforts de pro-non-ci-a-tion, mais après quelques verres de schnaps, on y arrive facilement. Hiver 2009, pour éviter le froid glacial, Herbj#1255;rg Maria Bj#1255;rnsson (vous voyez, je vous avais prévenu !) a appelé un bon chauffagiste. Elle a pris rendez-vous avec le crématorium local pour organiser sa propre cérémonie. Pendant que le four préchauffe, elle règne sans partage entre les quatre murs de son garage. Tel un vieux tacot, vieille carcasse espérant la casse, elle trône sur son piédestal avec pour compagnons une grenade et un ordinateur connecté à internet. La vie ne lui a pas fait de cadeaux, alors notre grand-mère n’est pas prête à se transformer en Père-Noel. Non ! Notre glaciale islandaise agonisante bout intérieurement en attendant d’être refroidie par le four. Cette engeance rumine sa vengeance contre ses brus, ses fils ingrats, le monde en général. A l’aube de sa mort, ses souvenirs affleurent, sa vie se consume devant nous, empruntant des chemins tortueux. Derrière ces aléas et cette fatalité se cachent parfois de lourds secrets. Helgason nous livre à l’instar d’un Forrest Gump une saga moderne de l’histoire de l’Islande, jetant un regard cynique et corrosif sur les évènements marquant de son pays, usant de mots valises et de néologismes pour abonder dans ce sens. Un humour noir et grinçant pour nous accompagner dans ses réflexions. L’auteur n’hésite pas à recourir aux clichés, rendant ce personnage de Herra très « attachiant ». Malgré quelques longueurs, on plonge de bon cœur dans la vie de Maria et de sa famille, replongeant en plein cœur de la Seconde Guerre Mondiale avec délectation et sourire aux lèvres devant ces portraits au vitriol, notamment le chapitre sur Halb Hitler.
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  • lolomito Posté le 1 Juin 2019
    Un pavé de 632 pages dont l'héroïne principale Herra est une octogénaire au seuil de la mort, en phase terminale d'un cancer et qui nous livre au fil des pages, le parcours de sa vie entre 1929 et 2009 à travers l'histoire de son pays, l'Islande. J'avoue avoir eu un peu de mal avec les noms de lieux ou de personnages à consonances islandaises et de ce fait, j'ai parfois trouvé ce livre un peu difficile à lire mais cependant très intéressant d'un point de vue historique. J'ai aussi eu parfois le sentiment d'étouffer lors des longs chapitres qui s'attardaient sur la politique du pays mais fort heureusement, de par la construction sans continuité chronologique, je pouvais reprendre souffle au chapitre suivant, chapitre dans lequel la protagoniste nous relate ses relations virtuelles via internet, outil moderne dont la vieille dame sait se servir à merveille pour communiquer avec des pseudo prétendants auprès de qui elle se fait passer pour une autre qu'elle. C'est aussi avec beaucoup d'humour qu'elle nous parle tout au long de ce livre de la multitude d'hommes qu'elle a connu tout au long de sa vie, prenant soin de les baptiser chacun d'un surnom évocatif. J'ai... Un pavé de 632 pages dont l'héroïne principale Herra est une octogénaire au seuil de la mort, en phase terminale d'un cancer et qui nous livre au fil des pages, le parcours de sa vie entre 1929 et 2009 à travers l'histoire de son pays, l'Islande. J'avoue avoir eu un peu de mal avec les noms de lieux ou de personnages à consonances islandaises et de ce fait, j'ai parfois trouvé ce livre un peu difficile à lire mais cependant très intéressant d'un point de vue historique. J'ai aussi eu parfois le sentiment d'étouffer lors des longs chapitres qui s'attardaient sur la politique du pays mais fort heureusement, de par la construction sans continuité chronologique, je pouvais reprendre souffle au chapitre suivant, chapitre dans lequel la protagoniste nous relate ses relations virtuelles via internet, outil moderne dont la vieille dame sait se servir à merveille pour communiquer avec des pseudo prétendants auprès de qui elle se fait passer pour une autre qu'elle. C'est aussi avec beaucoup d'humour qu'elle nous parle tout au long de ce livre de la multitude d'hommes qu'elle a connu tout au long de sa vie, prenant soin de les baptiser chacun d'un surnom évocatif. J'ai mis du temps à essayer de comprendre le sens du titre et de petits indices sont donnés ça et là au fil de la lecture et lorsque l'on pense l'avoir trouvé, voilà que l'auteur nous oriente dans une toute autre direction. Finalement ce titre est donc un titre à double sens; 1000 degrés étant la température à laquelle se consument les corps en crématorium pour ceux qui font le choix de se faire incinérer, choix que fait bien entendu la vieille dame au terme de sa vie, et 1000 degrés car selon Herra, l'amour se mesure en degrés et non pas en minutes. Un livre intéressant mais oh combien difficile à lire ! Heureusement il est composé de tout petits chapitres mais il y en a 155 ! Il me tardait de passer à autre chose.
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  • JeanPierreV Posté le 21 Juin 2016
    Une vieille femme islandaise atteinte de multiples cancers vit sur un lit d’hôpital dans un garage…..un début pas banal.Cette vieille femme sait que le « Fermier qui est là-haut va l’appeler ». Elle nous raconte quatre-vingt ans de vie! Nous sommes en 2009, une mamie qui de temps en temps est lumineuse, pleine de vivacité, d’humour décapant, iconoclaste, pleine de bon sens, et parfois, et même un peu trop souvent casse-pieds… elle radote, mais n’a pas perdu la mémoire, revient à plusieurs reprises sur les mêmes faits, nous embrouille quelquefois. Une mamie qui connu une vie pas banale, petite fille du premier président islandais, fille du seul nazi islandais, engagé dans les Waffen SS. Une mamie parfois libidineuse dont de multiples hommes croisèrent sa vie, viols, amours de passage, 4 gosses, dont 3 garçons en 10 ans de trois pères. Elle a vécu plusieurs vies, a connu des événements majeurs, l’Islande sous domination danoise, la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne nazie, la création de la République d’Islande, l’exil en Amérique du Sud… Une mamie qui a souvent une grande lucidité et le don de rire et de nous faire sourire, jaune parfois, y compris avec ses cancers, ses soucis divers liés à... Une vieille femme islandaise atteinte de multiples cancers vit sur un lit d’hôpital dans un garage…..un début pas banal.Cette vieille femme sait que le « Fermier qui est là-haut va l’appeler ». Elle nous raconte quatre-vingt ans de vie! Nous sommes en 2009, une mamie qui de temps en temps est lumineuse, pleine de vivacité, d’humour décapant, iconoclaste, pleine de bon sens, et parfois, et même un peu trop souvent casse-pieds… elle radote, mais n’a pas perdu la mémoire, revient à plusieurs reprises sur les mêmes faits, nous embrouille quelquefois. Une mamie qui connu une vie pas banale, petite fille du premier président islandais, fille du seul nazi islandais, engagé dans les Waffen SS. Une mamie parfois libidineuse dont de multiples hommes croisèrent sa vie, viols, amours de passage, 4 gosses, dont 3 garçons en 10 ans de trois pères. Elle a vécu plusieurs vies, a connu des événements majeurs, l’Islande sous domination danoise, la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne nazie, la création de la République d’Islande, l’exil en Amérique du Sud… Une mamie qui a souvent une grande lucidité et le don de rire et de nous faire sourire, jaune parfois, y compris avec ses cancers, ses soucis divers liés à sa santé. Une mamie qui dissertera avec philosophie et philosophie sur les hommes, les femmes, la vieillesse, la maladie, l’amour, la vie de couple, les enfants, l’argent, le pouvoir, la Vie… Elle ne se plaint jamais. Elle vit dans ce garage, car ses fils ont vendu sa maison et gardé pour eux l’argent de la vente. Une mamie très branchée, son seul bonheur c’est son ordinateur, Internet et ses nombreux profils sur Facebook. Une mamie exceptionnelle, dans tous les sens du terme, et unique dans son genre. Elle connut mille vies qui refont surface par petits bouts dans des chapitres courts, de moins de cinq, six pages, des souvenirs de quelques minutes ou d’une période. Des souvenirs qui arrivent sans aucun ordre, qui se chevauchent, s’entrecroisent, se suivent parfois…Heureusement l’auteur nous en précise la date, depuis son enfance dans les années 30 jusqu’à 2009, période du roman. Ses souvenirs de vie de gamine, de fille, de mère, de femme, amoureuse, déçue, un peu pute parfois et ses souvenirs de vies au cours desquelles elle observa ou participa à des faits historique qu’elle nous fait partager, vie de son père SS, occupation de pays et débâcle, intronisation de son grand-père premier président islandais, indépendance de l’Islande…Grands événements entrecoupés du fait de la juxtaposition des chapitres par des événements personnels ou familiaux, des d’amours déçus, des viols, des enfants. Un roman pas banal, très documenté sur certains points, qui m’a beaucoup appris sur l’Islande, un pays qui me fascine, qui m’a fait sourire, un roman qui m’a énervé parfois… mais une fin pas banale, un doigt explosive.
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  • lolo_et_alex Posté le 14 Mai 2016
    Un livre frais, drôle, nostalgique, actuel et surprenant. Faut dire qu'elle n'est pas pas ordinaire la mamie ! Et j'ai apprécié la triste relation mère-fils qui est très vraie et day l'air du temps. Bref un bon moment de lecture, bien écrit meme si j'ai trouvé quelques passages longuets.
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