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Julliard
EAN : 9782260005452
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 250
Format : 205 x 140 mm

La Femme sous l'horizon

Date de parution : 01/04/1988

Quelle fatalité poursuit de génération en génération, jusqu'à nos jours, cette famille d'exilés russes réfugiés en Lorraine ?
Dans un manoir en bois de la forêt vosgienne, réplique d'une demeure ancestrale incendiée par les moujiks à la Révolution, vit la petite Ilinka surnommée Tita. Rescapée à six mois d'un accident d'auto...

Quelle fatalité poursuit de génération en génération, jusqu'à nos jours, cette famille d'exilés russes réfugiés en Lorraine ?
Dans un manoir en bois de la forêt vosgienne, réplique d'une demeure ancestrale incendiée par les moujiks à la Révolution, vit la petite Ilinka surnommée Tita. Rescapée à six mois d'un accident d'auto où sa mère a péri brûlée, marquée par une cicatrice au visage, Tita refuse son rôle de personnage tragique et fatal annoncé depuis toujours par les tarots et cherche la vérité sur sa naissance.
Pour rompre l'envoûtement d'une famille autodestructrice et repliée sur ses nostalgies, il lui faut fuir la fascination du manoir, l'autorité cruelle de la grand-mère Zinnaïfde, la séduction déchirante de l'oncle Lev, les violences d'un père hanté par Camilla, sa femme disparue.
Tita vivra des amours douloureuses et compliquées. Le mariage, un enfant seraient peut-être son salut. Mais la malédiction qui la poursuit n'est-elle pas inconsciemment sa raison de vivre ?

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EAN : 9782260005452
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 250
Format : 205 x 140 mm
Julliard

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • kakine16 Posté le 11 Mai 2016
    Un livre qui se laisse lire mais qui en demeure pour le moins... étrange !
  • luis1952 Posté le 13 Février 2016
    Quelque part en Lorraine du côté de Strasbourg. Un manoir au milieu des bois. Une famille d'origine russe y vit. Une grand-mère, ses deux fils, et ses deux petites filles : le décor est planté pour en faire un roman plein de rebondissements, le tout noyé dans l'alcool et le froid, la haine, la folie, le malheur et la vengeance.
  • BrindeCulture Posté le 24 Octobre 2015
    Si mes souvenirs sont bons, malgré un incipit assez lent, j'ai été frappé par le malheur et l'obstination de cette petite Tita pour découvrir la vérité sur la mort accidentelle de sa mère. Entre un père alcoolique et désespéré, une grand-mère autoritaire et une soeur imprévisible, cette narratrice va trouver l'amour jusqu'au bout. Moi qui, d'habitude, a du mal avec le style de Yann Queffélec, ce livre-là m'a plu. Vincent L. (stagiaire)
  • Slava Posté le 19 Septembre 2015
    Dans la Lorraine, à l'intérieur d'un étrange manoir presque retiré du monde et un peu délabré, vit une famille russe : les Tarassévitch. Et c'est une famille très chaleureuse : une grand-mère paranoïaque et misanthrope, un homme alcoolique et violent, son frère insignifiant et étrange... et les petites-filles, vivant dans ce climat pas franchement sympathique. Surtout pour Tita, une petite enfant qui se pose sans cesse des question sur sa mère, morte mais dont personne ne veut en entendre parler tant elle déchaîne les disputes, coups et tensions chez les Tarassévitch. Un beau jour, elle trouve une lettre de sa mère lui signalant qu'elle est victime d'une malédiction et qu'elle doit s'éloigner au plus vite de sa famille. Devenue grande, après une suite d'horribles drames, elle fuit effectivement le domicile pour se rendre à Strasbourg où elle trouve l'amour... Mais peut-on échapper à une malédiction ? J'avais été frappé par le roman de Queffélec, les Noces barbares, récit d'un enfant voulant chercher l'amour d'une mère... qui le hait. Je voulais découvrir encore une oeuvre de cet auteur et j'ai craqué pour la Femme sous l'horizon : une teinte slave, une malédiction, une petite fille au centre de tout... Et j'ai bien... Dans la Lorraine, à l'intérieur d'un étrange manoir presque retiré du monde et un peu délabré, vit une famille russe : les Tarassévitch. Et c'est une famille très chaleureuse : une grand-mère paranoïaque et misanthrope, un homme alcoolique et violent, son frère insignifiant et étrange... et les petites-filles, vivant dans ce climat pas franchement sympathique. Surtout pour Tita, une petite enfant qui se pose sans cesse des question sur sa mère, morte mais dont personne ne veut en entendre parler tant elle déchaîne les disputes, coups et tensions chez les Tarassévitch. Un beau jour, elle trouve une lettre de sa mère lui signalant qu'elle est victime d'une malédiction et qu'elle doit s'éloigner au plus vite de sa famille. Devenue grande, après une suite d'horribles drames, elle fuit effectivement le domicile pour se rendre à Strasbourg où elle trouve l'amour... Mais peut-on échapper à une malédiction ? J'avais été frappé par le roman de Queffélec, les Noces barbares, récit d'un enfant voulant chercher l'amour d'une mère... qui le hait. Je voulais découvrir encore une oeuvre de cet auteur et j'ai craqué pour la Femme sous l'horizon : une teinte slave, une malédiction, une petite fille au centre de tout... Et j'ai bien aimé. Dans ce livre, on change complètement de décor : je me suis cru dans un roman gothique avec ce manoir sombre, son lac redouté, le peu de soleil... Et si on ajoute l'ambiance qui règne autour des Tarassévitch... En effet, chacun se déteste, hanté par son passé : Zennaide, la grand-mère, par l'incendie de sa maison quand elle était jeune puis sa fuite en France, Vladimir, le père de Tita, buvant à tire-lagot pour oublier le décès de sa femme, Lev, son frère, souffrant d'avoir été le souffre-douleur de Zennaide... Chacun chercher pourtant son bonheur mais sans cesse le poids du malheur les rattrape et comme ils ont du mal à s'aimer entre eux... Seul Lev, avec Tita, m'a parut légèrement humain et bon... Tous sont hantés également par la mère de Tita, Carmilla, une femme dont le spectre rode auprès de Tita et du clan, une femme sulfureuse et mystérieuse, dont Tita va peu à peu y ressembler... Tita est un personnage émouvant. Une fillette qui grandit dans un contexte difficile, qui subit malgré elle la violence familiale, se tourmente ensuite autour de l'avertissement de sa mère, puis va à Strasbourg pour tomber amoureuse mais refaisant inconsciemment le parcours amoureux de sa mère... Et malgré tout, on perçoit un appel à l'aide. Les non-dits, les secrets, les coups, les insultes sont légion dans le manoir, et en plus, avec la fameuse détresse slave dans sa grande sensibilité, me rappelant les romans russes. En effet, on a plein d'éléments russes comme les matriochkas (les poupées russes !), les prénoms... L'amour aussi est présent, autant son absence que la flamme qu'il allume entre Vladimir et Carmila (même si leur relation va rapidement se dégrader) et entre Tita et son amant, Misha. Quand à l'écriture de l'auteur, elle est splendide. Contrairement aux noces barbares, ici, elle est empreinte d'une grande poésie, avec des descriptions frôlant le fantastique (bien que l'histoire n'est pas fantastique...). Même si on trouve toujours des termes crues. La fin est terriblement tragique, elle clôt l'intrigue brutalement et nous rappelle que nul n'échappe aux signes du destin. Ni au poids de l’hérédité... En revanche, si il y a une chose que je n'ai pas apprécie, c'est que le livre était un peu court, on aurait pu avoir encore une quarantaine de pages. Et qu'on devine quand même facilement le fameux mystère autour de Carmilla, on le pressent à quelques kilomètres... Dommage. Mais c'est un roman singulier que nous donne Queffélec, toujours aussi dur certes mais très poignant et jolie.
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  • TCHITAT92 Posté le 9 Novembre 2014
    Que j'ai aimé cette lecture !!! Dès le premier commentaire que j'ai croisé sur Babelio à propos de ce livre ce livre, je l'avais mis dans ma PAL (et sur ma liste d'anniversaire par la même occasion !). Un roman qui réunisse tous mes thèmes de prédilection - la Russie, les relations familiales, la psychologie, le style - le rêve ! Je craignais d'être déçue, comme on l'est souvent à trop attendre de quelque chose ou de quelqu'un, mais non, Yann Queffélec a rempli sa mission jusqu'au bout ! Commençons par la forme : un style magnifique, à la fois classique et unique, des descriptions précises et émouvantes (moi qui ne suis pas une grande fanatique des descriptions en général), une écriture de la psychologie, du ressenti des personnages, tout en finesse et profondeur... Continuons avec le fond ; un fond sans fin, qui nous pousse à réfléchir, à nous remettre en question, les conséquences de notre vécu, de non-dits, sur nos enfants, petits-enfants... Nous sommes le fruits, nos vies sont aussi le fruit de ceux qui nous ont précédé, et même si, heureusement, nous pouvons agir sur nos trajectoires, nous ne le pouvons qu'en ayant pris conscience de ce qui pèse sur nous de... Que j'ai aimé cette lecture !!! Dès le premier commentaire que j'ai croisé sur Babelio à propos de ce livre ce livre, je l'avais mis dans ma PAL (et sur ma liste d'anniversaire par la même occasion !). Un roman qui réunisse tous mes thèmes de prédilection - la Russie, les relations familiales, la psychologie, le style - le rêve ! Je craignais d'être déçue, comme on l'est souvent à trop attendre de quelque chose ou de quelqu'un, mais non, Yann Queffélec a rempli sa mission jusqu'au bout ! Commençons par la forme : un style magnifique, à la fois classique et unique, des descriptions précises et émouvantes (moi qui ne suis pas une grande fanatique des descriptions en général), une écriture de la psychologie, du ressenti des personnages, tout en finesse et profondeur... Continuons avec le fond ; un fond sans fin, qui nous pousse à réfléchir, à nous remettre en question, les conséquences de notre vécu, de non-dits, sur nos enfants, petits-enfants... Nous sommes le fruits, nos vies sont aussi le fruit de ceux qui nous ont précédé, et même si, heureusement, nous pouvons agir sur nos trajectoires, nous ne le pouvons qu'en ayant pris conscience de ce qui pèse sur nous de part notre hérédité, notre passé. Il est question de matriochkas dans ce roman, et je trouve que le récit lui-même est une matriochka, où chaque personnage imbrique celui qui le suit, l'enferme dans son propre passé. Bien sûr, ce n'est pas un roman "solaire", lumineux, duquel on sort tout rasséréné ; le dégoût, la colère, peuvent nous traverser au cours de cette lecture, mais tout est tellement beau dans la noirceur, tellement vrai dans cette histoire de conte sombre, les personnages sont tellement humains dans leurs névroses... Concluons maintenant ! En un mot (deux, plus précisément), ce roman a été une véritable "claque littéraire" pour moi. Je ne pense pas que ce soit le genre de roman qui plaise à tous, mais quand il plaît, il plaît au centuple ! J'ai hâte de découvrir les autres romans de cet auteur qu'à ma grande honte je ne connaissais pas encore... Un petit conseil de lecture pour le suivant ? Merci d'avance !
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