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            La foire aux vanités

            Hors collection
            EAN : 9782701400341
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 320
            Format : 140 x 225 mm
            La foire aux vanités
            Souvenirs du Festival de Cannes

            Date de parution : 09/05/2019
            Le festival de Cannes vu par le petit bout de la lorgnette et raconté avec verve et humour par un fin connaisseur du monde du cinéma. Indiscrétions et potins mondains garantis !
            Pandémonium est un néologisme inventé à la fin du XVIIe siècle par le poète anglais John Milton  pour désigner un lieu où règnent chaos, confusion, vacarme et fureur. Autrement dit un enfer. Pour l’avoir fréquenté pendant plus de trente ans ans, je peux du haut de ma modeste légitimité témoigner... Pandémonium est un néologisme inventé à la fin du XVIIe siècle par le poète anglais John Milton  pour désigner un lieu où règnent chaos, confusion, vacarme et fureur. Autrement dit un enfer. Pour l’avoir fréquenté pendant plus de trente ans ans, je peux du haut de ma modeste légitimité témoigner que le festival de Cannes est un parfait pandémonium où bien des démons s’agitent. Une foire aux vanités qui est aussi un bûcher.
            Mais d’expérience, il s’avère que cet enfer est aussi un paradis. Le paradis des films bien évidemment mais aussi le paradis d’une vie quotidienne littéralement extraordinaire : celle du festivalier qui, glissé dans une identité très provisoire, Grande Duchesse du cinéma ou Manant de la critique, habite une Principauté d’opérette (Monaco est à un jet de Riviera) où le comique le dispute au tragique, les coups fourrés aux coups de cœur, les bonnes blagues aux crises de nerfs. Etre citoyen du Festival de Cannes, c’est osciller sans cesse entre crise de nerfs, fous rires puissants et joie de vivre — somme toute des grandes vacances, comme une parenthèse enchantée et maléfique, hors norme, hors de soi et parfois hors la loi.
            Entre Mission Impossible et Marx Brothers, c’est le récit de ces vacances en Festival, que je voudrais entreprendre. Un « roman » parallèle, marginal et underground. Au hasard des souvenirs, bons ou mauvais, des anecdotes, hilarantes ou à pleurer, mais sans aucune nostalgie. Chaque année on peste d’aller au Festival, chaque année on est ravi d’y être. Jusqu’au jour où, c’est juré ! on n’y mettra plus jamais les pieds. Jusqu’à la prochaine fois.

            Anecdote
            En mai 1988, à l’occasion de la présentation à Cannes de son nouveau film Bird, consacré au jazzman Charlie Parker, ma collègue Marie Colmant et moi-même décrochons pour Libération une interview exclusive de son réalisateur Clint Eastwood.
            Il aurait sans doute été plus simple de rencontrer le président des Etats-Unis. Rendez-vous top secret avec l’attachée de presse dans le hall de l’hôtel Carlton ; exfiltration par les cuisines ; porte dérobée sur une rue adjacente ; limousine noire à verres fumés ; départ en trombe vers l’hôtel Eden Roc du cap d'Antibes où sont logées les super stars. « Ça manque un peu de gyrophares et de motards », commente Marie.
            Arrivés sur place, nous sommes réceptionnés par trois gardes du corps en lunettes noires et oreillettes, qui, après un brin de fouille corporelle, nous accompagnent vers un coin retiré du parc de l’hôtel. Nous pénétrons dans le sanctuaire dit des « cabanas », paradis pour milliardaires avec crique privée et cabanon de luxe. Eastwood nous y attend, cordial et sympathique comme si on s’était quittés la veille.
            L’entretien commence. Mais au bout d’un quart d’heure, un gros animal s’interpose entre nous et  la vue sur mer, avant de détaler. « Tiens, un lièvre », dit Marie à voix basse. Euh, non Marie, ce n’était pas un lièvre mais un rat, énorme, dodu à souhait, palace oblige. Nous n’osons pas en parler à Eastwood. Mais, intrigué par notre conciliabule, il nous en demande la raison et nous lâchons le morceau. « Un rat ? commente Clint Eastwood plus cool que jamais. Dommage que vous ne m’ayez rien dit, j’ai toujours un flingue à portée de main. »




             
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            EAN : 9782701400341
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 320
            Format : 140 x 225 mm
            Hors collection

            Ils en parlent

            « Vous avez été journaliste agitateur de la presse écriture et de la radio française pendant presque 40 ans. Farouche et pertinent critique de cinéma, nous le verrons avec votre livre sur le festival de Cannes. »
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