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            La Grâce des rois

            Fleuve éditions
            EAN : 9782265116757
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 848
            Format : 140 x 210 mm
            Nouveauté
            La Grâce des rois

            Elodie Coello (Traducteur)
            Collection : Outre Fleuve
            Date de parution : 04/10/2018
            L'événement de cette fin d'année en Imaginaire !
            L'une des nouvelles voix les plus retentissantes du genre
            Le Royaume de Dara est divisé en sept États, mais l’un d’entre eux, Xana, a pris l’ascendant sur les autres par la force et le jeu des alliances politiques. Son roi est devenu l’Empereur et a établi le règne du Céleste Diaphane. Tous désormais doivent chanter ses louanges et oeuvrer... Le Royaume de Dara est divisé en sept États, mais l’un d’entre eux, Xana, a pris l’ascendant sur les autres par la force et le jeu des alliances politiques. Son roi est devenu l’Empereur et a établi le règne du Céleste Diaphane. Tous désormais doivent chanter ses louanges et oeuvrer à sa gloire. Cependant, chez les nobles déchus comme chez le peuple corvéable, épuisé et écrasé d’impôts, la révolte gronde. Mais comment renverser cet empire dont les forces armées s’appuient sur une technologie élaborée et quasi magique ? C’est le défi que tenteront de relever Mata Zyndu, le dernier héritier de son clan, déchu pour avoir osé s’opposer à la Conquête et qui
            a juré de rétablir l’honneur de son nom, et Kuni Garu, un voyou charmeur et beau parleur qui s’apprête à embrasser un destin bien supérieur à ses ambitions les plus secrètes. Sauront-ils surmonter les défis qui les attendent pour accomplir leur destin sous la férule des dieux ?

             
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            EAN : 9782265116757
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 848
            Format : 140 x 210 mm
            Fleuve éditions
            24.90 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • boudicca Posté le 7 Novembre 2018
              Ken Liu est un auteur américain qui a acquis une belle renommée en France depuis la parution il y a trois ans de son recueil de nouvelles « La ménagerie de papier », ainsi que celle d'un très bon court roman, édité dans la collection Une Heure Lumière du Belial (« L'homme qui mit fin à l'histoire »). C'est chez Fleuve que nous revient cette fois l'auteur, avec « La grâce des rois », premier tome d'une série qui en comporte pour le moment deux en version originale, et qui a d'ores et déjà été récompensé par le Prix Locus. Considéré comme l’œuvre fondatrice du courant « silkpunk », le roman de Ken Liu a pour ambition de relater l'émergence, dans un contexte politique particulièrement troublé, d'une nouvelle dynastie fortement inspirée de la civilisation asiatique. Le récit prend place à Dara, une grande île entourée de plusieurs autres de taille plus réduites, unifiées depuis peu sous la férule d'un seul et même empereur. Plusieurs décennies après les faits, la conquête de l'ensemble des royaumes par celui de Xana (pourtant autrefois le moins considéré de tous) reste toujours mal perçue par une partie de la population, qu'il s'agisse du peuple (qui souffre de la folie des grandeurs de l'empereur),... Ken Liu est un auteur américain qui a acquis une belle renommée en France depuis la parution il y a trois ans de son recueil de nouvelles « La ménagerie de papier », ainsi que celle d'un très bon court roman, édité dans la collection Une Heure Lumière du Belial (« L'homme qui mit fin à l'histoire »). C'est chez Fleuve que nous revient cette fois l'auteur, avec « La grâce des rois », premier tome d'une série qui en comporte pour le moment deux en version originale, et qui a d'ores et déjà été récompensé par le Prix Locus. Considéré comme l’œuvre fondatrice du courant « silkpunk », le roman de Ken Liu a pour ambition de relater l'émergence, dans un contexte politique particulièrement troublé, d'une nouvelle dynastie fortement inspirée de la civilisation asiatique. Le récit prend place à Dara, une grande île entourée de plusieurs autres de taille plus réduites, unifiées depuis peu sous la férule d'un seul et même empereur. Plusieurs décennies après les faits, la conquête de l'ensemble des royaumes par celui de Xana (pourtant autrefois le moins considéré de tous) reste toujours mal perçue par une partie de la population, qu'il s'agisse du peuple (qui souffre de la folie des grandeurs de l'empereur), ou des nobles (privés de leur titre et de leurs terres après la fin de la guerre). Profitant d'un moment de faiblesse au niveau des hautes instances du pouvoir, la révolte éclate enfin, et ne tarde pas à embraser l'ensemble des anciens royaumes. Parmi la multitude de leaders qui émergent à cette occasion, deux chefs charismatiques ne tardent pas à prendre le dessus sur les autres. Le premier est un ancien bandit, bon vivant et grand charmeur, suffisamment rusé pour parvenir à s'attacher la loyauté de tous ceux qui le côtoient. Le second est issu d'une famille noble victime de la répression post-conquête, et a été entraîné pour devenir un formidable guerrier, très attaché aux notions d'honneur et de hiérarchie. L'intrigue a l'air relativement simple exposée ainsi, mais dites-vous bien que ce n'est qu'une infime portion de ce que le roman de Ken Liu a à offrir. La forme de ce premier tome peut en effet paraître assez surprenante puisqu'on a souvent l'impression d'avoir affaire non pas à un roman mais à des chroniques recensant l'histoire de tous les bouleversements politiques et militaires qu'aurait connu l'île de Dara. Batailles, retournements d'alliances, mise en place de stratagèmes militaires, trahisons... : il se passe une foule de choses en l'espace de très peu de pages, et on peine au départ à comprendre où veut nous emmener l'auteur. Le phénomène est donc assez déroutant, mais on s'y habitue bien vite tant on ne tarde pas à être pris à notre tour dans la folie des événements. Le récit est mené tambour battant du début à la fin, sans aucun temps mort, ce qui permet de venir à bout de ces plus de huit cents pages en un temps record. Il faut dire aussi que les intrigues politiques relatées dans ce premier tome sont assez passionnantes, même si certaines sont moins subtiles que d'autres et qu'on peut regretter la répétition de certains schémas narratifs (dès qu'un personnage accède au pouvoir, il se transforme aussitôt en monstre despotique). L'ensemble reste cela dit remarquablement construit et permet de traiter de manière approfondie des thématiques sociétales et politiques essentielles. Faut-il considérer le peuple comme un vaste troupeau devant être guidé par un petit groupe de personnes éduquées pour cette tâche, ou des individus capables de prendre une part active aux décisions politiques qui les concernent ? La fin justifie-t-elle les moyens ? Peut-on créer une société idéale à partir d'actes moralement discutables, bien que perpétrés pour le bien du plus grand nombre ? Autant de questions qui hantent le roman de Ken Liu qui ne propose aucune réponse formelle mais ne cesse au contraire de jouer avec les croyances et les certitudes de ses personnages, et, de fait, celles du lecteur. Autre atout, et non des moindres : son univers et son inspiration asiatique, trop rarement exploitée en fantasy. On prend plaisir à découvrir les subtilités de cette nouvelle culture qui puise l'essentiel de son inspiration dans les dynasties chinoises. Difficile de ne pas faire le parallèle avec le dernier diptyque de Guy Gavriel Kay dont les tomes ont respectivement été consacrés aux Tang (« Les chevaux célestes ») et aux Song (« Le fleuve céleste »). Quand bien même le texte de Ken Liu n'a pas la même force de ceux de son homologue canadien, on retrouve dans ce premier tome un soin équivalent apporté aux détails. L'auteur prend ainsi le temps de s'attarder non seulement sur les subterfuges politiques utilisés par les personnages pour contrôler leur territoire (centralisation du pouvoir, uniformisation de la langue et de l'écriture, sape de l'influence des nobles, entretien des forces navales et aériennes...), mais aussi sur des détails du quotidien ou de l'histoire de l'île (fonctionnement de l'administration, noms, œuvres et thèses défendues par les grands intellectuels du pays, spécialités culinaires, variation des postures et leur signification...). Tous ces éléments contribuent à familiariser peu à peu le lecteur avec la culture évoquée et à mettre en lumière sa complexité. Le roman est également considéré comme fondateur de ce qu'on appelle la « silkpunk fantasy » (pour plus d'informations sur le sujet, je vous conseille de consulter le dieu Apophis et ses articles consacrés à la classification des genres et sous-genres de SFFF). Concrètement, cela se traduit par l'introduction de petites touches de technologies plus ou moins avancées et concoctées avec les moyens du bord (on est très loin du steampunk et de son esthétique). L'auteur mentionne ainsi à plusieurs reprises la présence d'aérostats ou de portiques magnétiques, et relate les innovations réalisées dans le domaine de l’ingénierie ainsi que l'utilisation de nouvelles inventions (parachute, ULM...). Le tout reste toutefois très léger et n'occupe pas de rôle véritablement important dans l'univers de l'auteur. Autre élément notable de cet univers : l'intervention des divinités du panthéon de Dara. Ken Liu nous dépeint une famille de divinités qui prennent apparemment beaucoup de plaisir à voir les mortels se déchirer. A tel point d'ailleurs que certains se désignent dans l'un ou l'autre des camps des favoris, à qui ils tentent parfois de donner des petits coups de pouce dans la mesure de leurs pouvoirs (quoique jamais directement). On pense aussitôt au panthéon grec (et notamment à la célèbre guerre de Troie) ainsi qu'aux romans de Javier Negrete, à commencer par ses « Chroniques de Tramorée » dans lesquelles on retrouve le même principe, mais avec une inspiration plus occidentale. Si les dieux occupent un rôle non négligeable dans l'intrigue, ce sont les hommes qui sont bel et bien au centre de ce premier tome. Un premier tome qui comporte d'ailleurs un nombre hallucinant de personnages, au point qu'il est dans un premier temps difficile de ne pas s’emmêler les pinceaux, et ce malgré la présence d'un dramatis personae plus que conséquent Heureusement, Ken Liu a trouvé la bonne technique pour parvenir à bien caractériser chacun d'entre eux au moyen de petites anecdotes marquantes qui nous permettent de bien saisir l'essence du personnage, et ainsi de nous le rappeler plus facilement par la suite. Cela permet aussi de rendre plus humains, et donc plus sympathiques, l'ensemble des personnages, qu'ils soient de passage ou occupent le devant de la scène. Mata et Kuni bénéficient d'un traitement encore plus soigné de la part de l'auteur qui cultive au fil du récit les différences entre les deux hommes, ce qui lui permet d'aborder des thématiques sociétales intéressantes et de confronter deux visions du monde et de la politique. On peut toutefois regretter un manque d'équilibre dans le traitement des deux camps, les personnages gravitant autour de Mata étant nettement moins attachants que ceux entourant Kuni. Enfin, on peut saluer la présence de plusieurs personnages féminins particulièrement bien campés, tour à tour habile politicienne, princesse dévouée à son peuple, sœur honorant la mémoire de son frère ou grande stratège commandant à des légions d'hommes. Les femmes sont certes bien moins nombreux que leurs homologues masculins, mais toutes ont le mérite de marquer durablement les esprits. Premier tome de « La dynastie des Dents-de-Lions », « La grâce des rois » est un roman surprenant par bien des aspects, à commencer par son mode de narration et son univers inspiré de la culture chinoise et mâtiné d'un soupçon de technologie. L'ensemble se lit avec une facilité déconcertante (en dépit d'un nombre de pages conséquent) et, quand bien même ce premier tome pourrait tout à fait se suffire à lui-même, on a hâte de connaître ce que l'auteur réserve aux personnages pour la suite.
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            • culturevsnews Posté le 6 Novembre 2018
              Dans ce premier volume de la série nous découvrons un univers fantastique avec une technologie d'âge moyen, des dieux interférents et un merveilleux mélange d'histoires et de légendes inspirées de la mythologie chinoise et polynésienne classique. Essentiellement, c'est l'histoire de Mata et Kuni et comment leur relation en évolution (pas de spoilers !) affecte le monde insulaire de Dara. Bien qu'il faille un certain temps au lecteur occidental pour apprécier la multitude de personnages, l'histoire s'accélère vraiment et divertit tout au long du récit. Il permet de briser les frontières de la mythologie traditionnelle en mettant en vedette des personnages féminins forts et en introduisant surprise après surprise dans l'intrigue. Il y a aussi beaucoup de science et de nature, ce qui est essentiel pour les temps sombres dans lesquels nous vivons. Comme le dit Jia, la femme de Kuni : "Quand on en sait assez sur le monde, même un brin d'herbe peut être une arme." (P. 114). Je me suis retrouvé à plonger de plus en plus profondément dans ce monde fantastique et j'ai vraiment apprécié la profondeur et la variété des personnages présentés ainsi que l'incroyable imagination de l'auteur pour créer les dirigeables impériaux, les baleines... Dans ce premier volume de la série nous découvrons un univers fantastique avec une technologie d'âge moyen, des dieux interférents et un merveilleux mélange d'histoires et de légendes inspirées de la mythologie chinoise et polynésienne classique. Essentiellement, c'est l'histoire de Mata et Kuni et comment leur relation en évolution (pas de spoilers !) affecte le monde insulaire de Dara. Bien qu'il faille un certain temps au lecteur occidental pour apprécier la multitude de personnages, l'histoire s'accélère vraiment et divertit tout au long du récit. Il permet de briser les frontières de la mythologie traditionnelle en mettant en vedette des personnages féminins forts et en introduisant surprise après surprise dans l'intrigue. Il y a aussi beaucoup de science et de nature, ce qui est essentiel pour les temps sombres dans lesquels nous vivons. Comme le dit Jia, la femme de Kuni : "Quand on en sait assez sur le monde, même un brin d'herbe peut être une arme." (P. 114). Je me suis retrouvé à plonger de plus en plus profondément dans ce monde fantastique et j'ai vraiment apprécié la profondeur et la variété des personnages présentés ainsi que l'incroyable imagination de l'auteur pour créer les dirigeables impériaux, les baleines blindées, et un million d'autres idées et inventions brillantes. Alors que le roman s'ouvre, il semble que ce soit l'histoire d'une victoire capitale, mais il s'agit en réalité d'une série de victoires multiples et encore plus de défaites. C'est un conflit qui avance à un rythme effréné, passant d'une île à l'autre, d'une armée à l'autre. C'est sanglant et brutal, mais c'est aussi beau. C'est une histoire qui fonctionne à tant de niveaux - personnel, politique, martial et magique. La mythologie et la science sont des partenaires égaux dans le conflit, tous deux poussant le conflit dans la bonne direction, mais, au bout du compte, tout se résume à la relation entre Kuni et Mata. Hâte de lire le prochain tome. Note : 9,5/10
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            Ils en parlent

            « Ken Liu a écrit le Game of Thrones du roman de chevalerie chinois. Sa vision est à couper le souffle. L'histoire est épique.»
            Wes Chi, auteur de Time Salvager

            « Au sommet de mon Top 10 de l’année ! Peu importent d’avance toutes mes lectures à venir. » Elbakin
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